jeudi 30 août 2012

Les Grecs ne sont pas à la fête en matière de retraite


Dans le cadre du futur plan de rigueur proposé par le Gouvernement grec, les retraités seraient lourdement frappés avec notamment une contribution de 1% du montant de la retraite pour tous ceux qui ont déjà perçu leur pension. Cette mesure concernerait à peu près 800 000 travailleurs.

Le Gouvernement étudie aussi la possibilité de réduire toutes les pensions de retraites supérieures à 600 ou 700 euros. Pour les retraites les plus faibles la réduction serait de 1 à 2%. Pour une retraite proche de 1000€ la coupe serait de 5% tandis que pour une pension de 2000€ la réduction atteindrait 20%. Pour les pensions supérieures à 2000€ le taux augmenterait, et un plafond pourrait être institué (autour de 2500€).

Un prélèvement supplémentaire serait également institué sur les retraites complémentaires supérieures à 400€ avec une réduction de 8 à 12% si la retraite ne dépasse pas 1000€, et de 15 à 20% au-delà.

mercredi 29 août 2012

Retraite, les Allemands se mettent au cumul

Comme en France, voire plus nettement, les Allemands cumulent de plus en plus une retraite et un emploi. Ainsi, 761.000  retraités allemands continuent de travailler.

Le "retour au travail" des seniors à la retraite se développe depuis 2000. Ils n'étaient que  280.000 au début du siècle. Il est à noter que ce mouvement ne concerne pas uniquement les "jeunes" retraités. Parmi ces travailleurs, on compte 120.000 Allemands âgés de 75 ans ou plus, selon les chiffres officiels.

Les retraités travaillent par souhait, pour améliorer leurs leurs revenus alors que le niveau des retraites est de plus en plus bas.Le fait que la situation de l'emploi, en Allemagne, est très bonne conduit également les retraités à reprendre une activité. Il faut savoir de plus que la population active diminue du fait de la démographie.
 
Pour la Süddeutsche Zeitung, c'est la loi Hartz IV de 2003 qui a accéléré le processus en incitant les chômeurs à accepter des emplois ne correspondant pas à leur qualification. Les petits boulots proposés aux Allemands sans emploi permettent aux employeurs de ne payer aucune charge sociale et aux salariés concernés d'être exemptés d'impôts sur le salaire qu'ils perçoivent, dès lors que celui-ci ne dépasse pas 400 euros.

mardi 28 août 2012

L'avenir des retraites chapeaux en question


Après l'augmentation des taxes versées par les employeurs dans le cadre des retraites chapeaux, l'Argus de l'assurance a mené l'enquête sur l'avenir de ce produit. Philippe Crevel a été interrogé sur ce sujet.

Lire l'article de l'Argus

lundi 27 août 2012

Le programme du Conseil d'Orientation des Retraites pour la réunion du 25 septembre


Le 25 septembre prochain, le Conseil d'Orientation des Retraites traitera de la question des règles d'acquisition des droits et de calcul des pensions. Le Conseil donnera également son avis technique sur la durée d'assurance de la génération 1956. Néanmoins, cet avis sera sans surprise du fait que le Gouvernement a déjà annoncé que la durée restera fixée à 41 années et 6 mois pour la génération 1956.

L'Afrique face au vieillissement


L'Institut national des études démographiques vient de publier une étude sur les conséquences du vieillissement du continent africain. Actuellement, l'Afrique est le continent jeune mais du fait de la rapidité de la transition démographique, il sera très rapidement confronté aux problèmes liées au vieillissement (retraite, santé, dépendance).

5,5 %de la population africaine est âgée de 60 ans et plus quand  cette proportion est double en Asie (9,9 %) et en Amérique latine (10,0 %), et quatre fois supérieure dans les pays les plus développés (18,6 % en Amérique du Nord et 21,7 % en Europe).   Lire l'étude

jeudi 23 août 2012

Retraite, pas d'allongement de la durée de cotisation pour la génération 1956


L'année dernière, au mois d'août, le Gouvernement avait allongé de 3 mois la durée de cotisation pour les générations 1955 et suivantes portant cette durée de 41 années et 3 mois à 41 années et 6 mois. A priori, le Gouvernement ne rallongera pas cette année cette durée de cotisation. Ainsi, les Français nés en 1956 devraient cotiser la même durée que leurs ainés nés en 1955.

Depuis la loi de 2010 et en application d'un principe posé par la loi Fillon de 2003, les générations doivent connaître leur durée de cotisation quatre années avant leur soixantième anniversaire. Par ailleurs, la durée de cotisation est liée à l'espérance de vie à la retraite avec un rapport de 1,79. la durée de cotisation doit être 1?79 plus longue que l'espérance de vie moyenne à la retraite. La fixation de la durée de cotisation s'effectue par décret après un "avis technique" délivré par le Conseil d'orientation des retraites (COR).

A priori, compte tenu des calculs du COR, le nombre de trimestres nécessaires pour partir à taux plein devrait passer à 42 ans pour les personnes nées vers les années 1960, et à 43 ans pour ceux nés vers 1980.

Le projet de loi de financement de la sécurité sociale sera avant tout maladie et moins retraite


Le Gouvernement devrait présenter le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2013 au début du mois d'octobre. Les principales mesures devraient concerner l'assurance maladie. Les retraites devront fair l'objet d'un débat public au cours de l'année 2013 avec le cas échéant l'engagement d'une réforme plus structurelle.

vendredi 10 août 2012

Sortir du PERP plus facilement en cas de problème


Mme Jeanine Dubié, député radical de gauche a posé une question écrite au ministre de l'économie et des finances au sujet du PERP. Elle demande qu'en cas de changement de situation ou d'accidents de la vie, les épargnants souhaiteraient puissent renoncer à ce plan pour en récupérer les fonds par anticipation. Elle considère que les possibilités de récupération anticipée sont restrictives.

Voir le texte de la question écrite

jeudi 9 août 2012

Maroc, le sujet explosif des retraites


Selon une étude réalisée par les pouvoirs publics marocains, la dépense totale des retraites devraient représenter 10% du PIB à l'horizon 2050 contre 3% du PIB en 2010. Dans le même temps, les recettes seraient en baisse, passeraient de 3,2% du PIB à 2,6%.

Il en résultera l'accroissement des déficits considérables qui atteindront 7,4% du PIB en 2050 au lieu d'un léger excédent de 0,23% du PIB en 2009.

Pour contrecarrer cette évolution, une amélioration du taux d'activité au Maroc est indispensable avec notamment une augmentation du taux d'activité des femmes.

L'étude examine plusieurs scénarii et prévoit la réorganisation du système de retraite. Les caisses de retraite, à l'exception de la CIMR, fusionnent en constituant un seul régime à partir de 2015. La situation financière de ce nouveau régime serait nettement améliorée par rapport à celle des trois caisses considérées séparément.

Sur le plan macroéconomique, la réduction des déficits générés par cette fusion permet d'augmenter l'épargne agrégée, ce qui garantit une accumulation de capital plus importante et donc une croissance économique plus élevée.

Ce modèle développé par le HCP et le CPII a pris en considération l'interaction entre la sphère économique et les régimes de retraite. Il fournit un cadre cohérent qui permet d'analyser les impacts du choc démographique sur l'évolution de l'offre du travail et du capital.

mercredi 8 août 2012

Le cumul emploi/retraite décolle en France


Selon un rapport de l'IGAS et cité par les Echos, environ 500 000  Français travaillent tout en touchant une  pension de retraite. Avec la modification du régime de cumul emploi/retraite,  le nombre de personnes concernées a été multiplié par trois  depuis 2005.





Les Français qui cumulent emploi et retraite sont essentiellement des hommes et  des femmes encore jeunes, aux revenus relativement élevés.


La période du cumul est  de moins de deux ans pour 50 %  d'entre eux. Pour les salariés du privé, cette pratique, désormais libéralisée,  est fréquemment utilisée comme un aménagement de fin de carrière. Pour les  artisans et les commerçants, il s'agit souvent d'une création d'activité.


Lire le rapport

mardi 7 août 2012

Le Gouvernement algérien fait un geste en faveur de ses retraités


Depuis plusieurs années, les retraités algériens exigent une amélioration de leur situation. Des manifestations ont été régulièrement organisées en vue d'obtenir des revalorisations des pensions et une amélioration des conditions de versement des pensions. Le Gouvernement algérien, avant la fin du ramadan, a décidé de prendre quelques mesures sur ce sujet. Ainsi, 2,5 millions de retraités algériens toucheront leurs pensions entre le 10 et le 15 du mois en cours au lieu de les toucher vers le 26. A l'occasion de l'Aïd el Fitr, la direction générale de la Caisse nationale des retraites (CNR) a adressé, récemment, des notes à ses différentes directions régionales pour accélérer les versements. Néanmoins, la Fédération nationale des travailleurs retraités (Fntr) continue de réclamer une revalorisation, un nombre non négligeable d'Algériens retraités vivant sous le seuil de pauvreté.

lundi 6 août 2012

Le Japon repousse l'âge de départ à la retraite à 65 ans


Le Japon qui possède une des plus fortes espérance de vie a décidé de reculer l'âge de la retraite du fait du vieillissement de la population.

La Chambre basse du Parlement japonais a ainsi adopté la semaine dernière le projet de loi fixant l'âge légal de la retraite de 60 ans à 65 ans. Actuellement, ce sont les entreprises qui décident de garder ou non ses salariés au-delà de 60 ans, avec une rémunération sensiblement diminuée. Avec l'adoption de la loi les employés choisiront s'ils veulent travailler jusqu'à 65 ans.

En 2050, 38,8 % des Japonais auront en effet 65 ans et plus, contre près de 24 % aujourd'hui.

Pendant que la France augmente les cotisations vieillesse, l''Allemagne les baisse


La France a décidé dans le cadre du retour partiel de la retraite à 60 ans d'augmenter les cotisations vieillesse. Mais dans le même temps, du fait de la bonne situation du marché de l'emploi, les caisses de retraite allemandes sont en excédent au point de pouvoir baisser les cotisations sociales et donc d'améliorer la compétitivité de l'économie.

La baisse du taux de cotisation pourrait atteindre 0,6 point compte tenu de l'évolution des ressources et des charges ; il passerait de 19,6 à 19 % en 2013. Le gouvernement allemand pourrait être tenté par prudence de retenir un taux de 19,2 %.

Le taux de prélèvement avait déjà baissé de 19,9 à 19,6 % au mois de janvier de cette année.

Malgré cette baisse, les ressources devraient augmenter de 29 milliards d'euros à la fin de l'année. Cela représenterait environ 1,7 mois de dépenses en prestations versées à quelque 20 millions de retraités allemands.

En Allemagne dès que les excédents atteignent 1,5 mois de dépenses en prestations, une baisse des cotisations est obligatoire.

dimanche 5 août 2012

Les jeunes Canadiens et la retraite


82 % des jeunes adultes canadiens (18-34 ans) sondés considèrent que la planification de la retraite est importante. plus de la moitié d'entre eux des jeunes Canadiens possèdent un plan d'épargne retraite.

En revanche et c'est assez logique, seulement un jeune adulte sur dix a réfléchi sérieusement à la somme qu’il devra épargner pour sa retraite. 27 % des sondés admettent qu’ils n'ont pas encore commencé à épargner en vue de leur retraite.

vendredi 3 août 2012

L'AGIRC et l'ARRCO s'alignent sur la CNAV pour le retour partiel de la retraite à 60 ans


Par une circulaire du 1er août 2012, l'Agirc et l'Arrco intègrent le nouveau dispositif de retraite à 60 ans institué par le nouveau Gouvernement. De ce fait, les bénéficiaires du retour partiel de la retraite à 60 ans pourront toucher leurs pensions complémentaires.

jeudi 2 août 2012

L'immortalité en question


L'INED s'est interrogé sur la question qui taraude les humains, l'immortalité. En retenant une approche évidemment scientifique, l'Institut propose une petite vidéo idéal pour l'été.



Dans cette série de science-fiction qui sort en DVD, les humains ne meurent plus ! Du coup, le nombre d'habitants sur la planète augmente de façon vertigineuse... Le démographe Gilles Pison (INED) imagine pour nous un monde dans lequel la mort aurait disparu. Pour en savoir plus sur les questions de population,

Vivre seul ou en couple ? une étude de l'INED


Faut-il vivre seul ou en couple durant sa retraite ? En France, le nombre de ménages composés d'une seule personne progresse à grande vitesse. Cette évolution a des conséquences sur les conditions de vie, sur les relations sociales et l'état de santé. L'INED a publié sur ce sujet une étude très détaillée.

Consulter l'étude de l'INED

mercredi 1 août 2012

Pas la fête pour le forfait social


La loi de finances rectificative pour 2012 a entériné la hausse du forfait social qui passe de 8 à 20 % à compter du 1er août.

Le forfait social s’applique à des éléments de rémunération exclus de l’assiette des cotisations de sécurité sociale mais assujettis à la contribution sociale généralisée (CSG).

Sont concernés :
  • les sommes versées au titre de l’intéressement et de la participation ;
  • les abondements de l’employeur aux plans d’épargne d’entreprise (PEE et PERCO) ;
  • les contributions des employeurs au financement des régimes de retraite supplémentaire ;
  • des contributions des employeurs au financement des prestations complémentaires de prévoyance.


La contribution des employeurs aux régimes de prévoyance reste soumise à un taux de 8 %.

Par ailleurs, la contribution patronale sur la valeur des actions gratuites acquittée lors de la décision d’attribution de ces actions (par décision du Conseil d’administration), passe de 14 % à 30 % à compter du 11 juillet 2012.La contribution salariale due au titre du gain d’acquisition passe de 8 % à 10 %.

Les retraites chapeau mangent une fois de plus leur chapeau


Dans le cadre de la discussion du projet de loi de finances rectificative qui a été adopté par le parlement le 31 juillet, les sénateurs ont voté un amendement sur les régimes de retraites supplémentaires visant à doubler les taux de la contribution patronale.
Cette contribution est assise :

• soit à l’entrée sur les primes ou dotations au régime ;
• soit à la sortie sur les rentes versées.

Pour les versements effectués ou les rentes versées à compter du 1er janvier 2013, les taux passent ainsi :

• de 12 % à 24 % sur les primes versées à un organisme gestionnaire
• de 24 % à 48 % sur les dotations aux provisions constituées en cas de gestion interne ;
• de 16 % à 32 % sur les rentes servies

Ce doublement succède aux différentes majorations intervenues sous la précédente législature.

mardi 31 juillet 2012

Pour vivre vieux, choisissez Hong Kong


Pour la première fois depuis un quart de siècle, les Japonaises ne sont plus en tête pour l'espérance de vie la plus élevée. Ce sont les femmes de Hongkong qui prennent la tête devant l'Espagne et la France.

Du fait du tremblement de terre, l'espérance de vie des Japonaises est passée de 86,3 ans en 2010 à 85,9 ans en 2011. Le niveau record avait été atteint en 2009 avec une espérance de vie de 86,44 ans.

En 2011, l'espérance de vie des Hongkongaises est de 86,7 ans devant les Espagnoles (84,9 ans) et les Françaises. De même, l'espérance de vie moyenne pour les hommes japonais a diminué de 0,11 année à 79,44 ans.Les Japonais ,e sont plus que huitième au classement mondial. Pour les hommes, l'espérance de vie la plus longue pour les hommes est détenue par Hongkong (80,5 ans) qui précède la Suisse (80,2 ans). Il apparaît de plus en plus nettement que les habitudes alimentaires jouent un rôle clef tout comme la consommation d'alcool.

L'épargne baisse en France

En 2011, le taux d'épargne des ménages français avait dépassé 16 % du revenu disposnible brut. Il avait même atteint 16,8 %.Cette baisse s'explique par la diminution du pouvoir d'achat des ménages en raison de l'augmentation de l'inflation à la fin de l'année 2011 mais surtout par le relèvement des prélèvements obligatoires. La baisse du taux 'épargne était attendue mais peut être pas aussi rapidement et aussi nettement

dimanche 29 juillet 2012

La lettre du Cercle N°73 août 2012

Au sommaire de la lettre du Cercle des Epargnants N°73 du mois d'août :
  • L'édito du Cercle, "le plomb, l'or et l'alchimiste"
  • Le relèvement du plafond du Livret A en question
  • La France entre épargne et consommation, il faut choisir !
  • La réforme des retraites ou les 12 travaux d'Astérix


  • Lire la lettre

L'IGAS réclame la fusion des différents régimes cumul emploi/retraite


Le dispositif cumul emploi/retraite a été réformé en 2009 afin d’encourager les retraités à reprendre une activité. Néanmoins, le Gouvernement avait décidé de maintenir le précédent régime pour les retraités de moins de 65 ans ne remplissant pas les conditions de la retraite à taux plein. Le dispostif est assez complexe et donne lieu à des différences de traitement en fonction de l’âge et des carrières. L’IGAS réclame une fusion des deux régimes.

jeudi 26 juillet 2012

L'augmentation des cotisations vieillesse pour les indépendants


Le Régime social des indépendants a publié le 12 juillet une circulaire qui précise les modalités d'augmentation de la cotisation vieillesse de base des artisans, industriels et commerçants, destinée à financer l'élargissement des possibilités de départ anticipé à la retraite.

L'augmentation du taux de la cotisation vieillesse de base des artisans, industriels et commerçants, actuellement fixée 16,65 %, passera à :

  • 16,85 % à compter du 1er novembre 2012 ;
  • 16,95 % à compter du 1er janvier 2014 ;
  • 17,05 % à compter du 1er janvier 2015 ;
  • 17,15 % à compter du 1er janvier 2016.
L'augmentation de ce taux au 1er novembre 2012 sera mise en œuvre de la façon suivante :

  • il n'y aura pas de remise en cause de l'appel provisionnel de l'année 2012 ;
  • un taux moyen de 16,68 % sera appliqué sur les appels de régularisation de l'année 2012, que l'assuré ait eu, ou non, une activité complète au cours de cette année.
  • le taux de 16,85 % sera appliqué dès l'appel provisionnel de l'année 2013.
Les assurés qui se sont radiés avant le 1er novembre 2012 se verront toutefois appliquer le taux de 16,65 % pour la régularisation des cotisations de 2012.

Lire la circulaire

mercredi 25 juillet 2012

Le taux d'emploi des seniors progresse fortement en France


La France a longtemps été le mauvais élève de l'emploi pour les seniors. Or, une récente étude donne raison à ceux qui pensaient qu'en reportant l'âge de départ à la retraite et en supprimant les mesures d'incitation aux préretraites, le taux d'emploi augmenterait sans pour autant conduire à une augmentation du chômage de la population concernée.

En 2011, 44,4 % des personnes âgées de 55 à 64 ans sont actives en France métropolitaine. 41,5 % le sont en occupant un emploi et 2,9 % sont  au chômage.

Une fois corrigé de l’effet de la structure démographique, le taux d’activité des seniors a augmenté de 3,2 points au cours de l’année 2011, après une hausse de près de 2 points chaque année de 2008 à 2010. Cette accélération est due à une hausse d’environ 3 points en 2011 du taux d’activité des 60-64 ans, après environ 1 point par an en moyenne les trois années précédentes.

Le taux d’activité des 55-59 ans a également progressé d’environ 3 points en 2011, au même rythme que de 2008 à 2010.

Inférieur de 2,9 points à celui de l’ensemble de la population active, le taux de chômage des seniors s’établit à 6,5 % fin 2011, soit un niveau identique à celui de la fin 2010.

Hors effet de structure démographique, le taux d’emploi des seniors a, comme le taux d’activité, connu une accélération en 2011, progressant de 3,0 points au cours de l’année. Sa hausse s’élève à 7,4 points depuis le début 2008 et à un total de 10,0 points depuis le début 2003.

Le taux d’emploi des seniors en France est désormais légèrement supérieur à la moyenne européenne entre 55 et 59 ans, mais il reste largement inférieur entre 60 et 64 ans.

Pour l’ensemble des 55-64 ans, il a augmenté de 11 points entre 2000 et 2011, en France, comme dans l’ensemble de l’Union européenne.

De 2005 à 2011, le taux d'emploi des seniors est passé de 38 à 44 % se rapprochant ainsi de l'objectif de 50 % fixé par l'Union européenne.Le taux d'activité des 55/59 ans est de 69 % proche de celui des 18/64 ans qui est de 70,4 %. En revanche, le taux d'emploi des 60/64 ans reste faible à 19,8 % contre 17 % en 2005.

Les seniors ont été moins touchés par le chômage que les autres actifs mais la durée de chômage est pour cette tranche d'âge plus longue.

lire l'étude de la DARES

mardi 24 juillet 2012

retraites entreprise : bilan 2011, net recul des retraites chapeaux


Les cotisations versées dans le cadre des contrats retraite d'entreprise ont baissé de 13 % en 2011 et sont passées de 5,5 à 4,8 milliards d'euros. cette contraction s'explique par une diminution des contrats retraite à prestations définies (article 39) qui subissent de fortes augmentations des taxes. La chute est de 26 % en 2011; les produits article 83 réenregistrement également une baisse de 10 %. Les cotisations article 39 atteignent 1,5 milliard d'euros et celles "article 83" 2 milliards d'euros.

Les cotisations d'indemnités de fin de carrière progressent de 5 % et s'élèvent à 1,1 milliards d'euros.

Désormais, les cotisations des contrats à prestations définies représentent 32 % de l'ensemble des cotisations des contrats retraite entreprise soit une baisse de 8 points par rapport à 2010. la part des contrats à prestations définies est de 41 % en 2011 contre 39 % en 2010 et les contrats d'indemnités de fin de carrière représentent 23 % contre 17 %.

En 2011, les versements en unités de compte représentent 28 % de l'ensemble des cotisations soit 1,3 milliards d'euros.

Les prestations ont diminué de 3 % et atteignent 5,1 milliards d'euros en 2011. Les prestations des contrats à cotisations définies progressent de 10 % quand celles des contrats à prestations définies reculent de 9 %.

Les rentes versées se sont élevées en 2011 à 3,2 milliards d'euros.

Au 31 décembre 2011, les provisions mathématiques atteignent 88,4 milliards d'euros en progression de 1 % en un an. les unités de compte pèsent 21 % dans l'ensemble des provisions.

Les provisions des contrats retraite d'entreprise ont été multipliées par 1,9 en 10 ans et représentent 7 % de l'ensemble des provisions de l’assurance-vie. 46 % des provisions sont liées à l'article 83, 35 % à l'article 39, 14 % aux IFC, 2 % à l'article 82.

L'assurance-vieillesse face à la fraude


Selon le rapport du Ministère de l'économie rendu public le 23 juillet, en 2011? 3,86 milliards d'euros de fraude ont été détectés dont 479,5 millions concernent la Sécurité sociale. L'assurance vieillesse a enregistré 14,4 millions d'euros de fraude en 2011 contre 10,1 millions en 2010. Ce montant est faible au regard du montant des dépenses vieillesse, plus de 280 milliards d'euros dont 110 milliards d'euros pour la CNAV.

Sur les 14,4 millions d'euros de fraudes, la CNAV a notifié 12,8 millions de créances pour recouvrement auprès des assurés. 104 sanctions administratives ont été prononcées.

15 627 dossiers ont fait l'objet d'un contrôle antifraude contre 9600 en 2010.

vendredi 20 juillet 2012

rachats de trimestres pour les TNS


En vertu de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2009, les travailleurs non salariés peuvent d'ici le 31 décembre 2013. La publication récemment d'un décret a ouvert aux commerçants, artisans ou libéraux la possibilité de valider quatre trimestres au cours d'une année civile. Ce rachat est possible aux seuls assurés nés avant le 1er janvier 1960 dont la durée d'affiliation au régime social des indépendants (RSI) est au moins égale à quinze ans. Seules les années civiles antérieures à 2012 peuvent être validées. Sept trimestres au maximum peuvent être ainsi rachetés à hauteur à raison d'un trimestre par période d'affiliation, continue ou discontinue, de cinq ans. Le montant du rachat s'élève à deux fois le minimum de cotisations retraite des travailleurs non salariés, soit la somme de 614 euros pour des demandes en 2012.

mardi 17 juillet 2012

Baisse du nombre de retraités agricoles


Du fait de l'application de la réforme des retraites pour 2010 et de la démographie de ce secteur d'activité, le nombre de retraités agricoles a diminué de 10,6 % en 2011. Le nombre de départs est passé de 215 529 à 192 657 de 2010 à 2011. Le nombre de bénéficiaires des deux régimes agricoles est de 3,6 millions en baisse de 0,9 % en un an. 17 % sont polypensionnés. En ajoutant les salariés agricoles, le total des bénéficiaires est de 4,2 millions en baisse de 1,2 %. Pour en savoir plus

lundi 16 juillet 2012

Les pyramides des âges


Les pyramides des âges permet d'avoir une image synthétique de la composition de la population d'un ou plusieurs pays. Elle traduit le s chocs démographique s liés  à  l'histoire : déficit des naissances pendant la guerre de 1914-18, baby-boom des années 1946 à 1973, relative stabilité des naissances depuis 30 ans. Elle permet de constater les différences de mortalité entre les hommes et les  femmes. En faisant des comparaison avec des Etats ou avec des groupes d'Etat, elle permet d'analyser la sensibilité à la question du vieillissement.

Consulter l'article de l'INED

vendredi 13 juillet 2012

Réforme des retraites, Marisol Tourraine précise les contours et les objectifs


Marisol Tourraine a précisé sur Europe A les contours de la future réforme des retraites. «L’allongement de l’espérance de vie est là, c’est une réalité dont on ne peut pas ne pas tenir compte, les contraintes financières sont là, nous devons en tenir compte.» «L’objectif intangible, c’est de ne pas toucher au niveau des pensions, a-t-elle a mentionné. "La philosophie, c’est de faire en sorte que des gens qui ont travaillé plus jeunes que les autres puissent partir à 60 ans», a indiqué la ministre en évoquant le décret pris par le gouvernement pour permettre aux salariés ayant commencé à travailler avant 20 ans de partir à la retraite à 60 ans. La réforme «sera une réforme qui garantira ce que n’a pas garanti la réforme précédente, c’est-à-dire un financement dans la durée», a-t-elle également mentionné.

jeudi 12 juillet 2012

Pas de retraite pour les Stones


Les Stones ont 50 ans et n'envisagent pas de prendre leur retraite. Mick, Keith et Charlie ont plus que l'âge de la retraite à taux plein. Il ont cotisé plus que 41,5 années mais non ils continuent. Certes, avec plus de 200 millions d'albums vendus et des tournées rapportant plus de 500 millions de dollars, ils sont à l'abri du besoin.

Comme cadeau pour les 50 ans, une vidéo de Time is on my side.

Retraite : quels déficits pour demain ? Le COR se remet au travail


Le Conseil d'Orientation des Retraites a engagé mercredi 11 juillet un important chantier d'actualisation des prévisions de déficit. Ce travail vise à prendre en compte de nouvelles 'hypothèses de croissance et de chômage qui sont  moins optimistes qu'en 2010, année de la dernière prévision.

Les nouvelles projections serviront de base à la négociation annoncée lors de la conférence sociale.

La Direction du Trésor a présenté trois scénarii qui s'échelonne jusqu'en 2060 contre 2050 lors de ces précédentes prévisions.

Pour le court terme, jusqu'en 2017, les prévisions de chômage, de croissance du PIB et de la productivité du travail sont communes. Elles correspondent aux hypothèses retenues par le gouvernement pour ses prévisions du quinquennat : un taux de chômage de 8,4 % en moyenne, une hausse de la productivité limitée à 1,1 % par an, un taux de croissance potentielle du PIB de 1,6 %. Par rapport aux prévisions de 2010, la diminution du chômage a été revue à la baisse  ainsi que  prévisions de progression de la productivité.

Au-delà de 2017, deux des trois scénarios ont été retenues par la Direction du  Trésor reprenant ceux de 2010.  Néanmoins, "un nouveau scénario plus défavorable a été ajouté pour tenir compte de la possibilité que les gains de productivité aient été durablement amoindris par la crise".

Selon ce scénario, le taux de chômage  ne descendrait pas en dessous de 7 % jusqu'en 2060 quand  les deux autres tablent sur un taux de 4,5 % à long terme. Une telle situation serait lourde de conséquences en matière de déficit.

Le Conseil d'Orientation devrait publier son rapport d'ici la fin de l'année.

Retraite : des prévisions plus pessimistes en vue de la réforme de 2013

mercredi 11 juillet 2012

Réforme des retraites, c'est repartie


Après 2003 et 2010, 2013 sera encore marquée par la question des retraites. 20 ans après es premières mesures prises pour faire face au papy-boom, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault doit à nouveau se remettre à l'ouvrage.

A l'automne, le Conseil d'Orientation des Retraites remettra de nouvelles simulations prenant en compte les évolutions démographiques et les dernières données économiques. A priori, il devrait constater une dérive d'environ une dizaine de milliards d'euros.

La publication de ces simulations lancera une phase de négociation. Elle sera complexe car si certains au PS ou à la CFDT sont pour le changement de système en reprenant le principe du modèle suédois, ils sont nombreux à préférer pour le rafistolage en jouant sur les curseurs habituels (cotisations, durée de cotisation...). De toute façon à terme, les droits retraite seront revues à la baisse. Le Gouvernement devra faire preuve de talents pour masquer la baisse des pensions.

lundi 9 juillet 2012

Un livre sur la retraite : répartition ou capitalisation ?


Aux éditions Le Muscadier, un livre intitulé "Nos retraites : répartition ou capitalisation ?" a été publié au mois de juin dernier. Il s'agit d'un débat contradictoire est cosigné par Pierre-Yves Chanu (CGT) et Philippe François avec Anne Reimat comme médiateur (maître de conférences en économie à l’université de Reims et chercheur au laboratoire Regards).

  Acheter le livre sur Amazon

 

Taux de fécondité, l'Algérie fait bande à part !

Le taux de fécondité de l'Algérie est remonté fortement à partir de 2005 à la différence de ce qui est constaté chez ses voisins, Maroc ou Libye. Il est ainsi passé de 2,1 à 2,9. Cette évolution intervient après la grande vague de terrorisme. Il peut s'agir d'un phénomène de rattrapage après des années de plomb. De nombreuses naissances ont été différées du fait des menaces et des incertitudes. Cette progression peut s'expliquer par la montée du fait religieux qui aboutit à une diminution de la contraception. Il sera intéressant de suivre l'évolution de ce taux de fécondité dans les prochaines années pour savoir s'il s'agit d'une mutation ou d'un simple accident.

lire l'étude

samedi 7 juillet 2012

Accélération de l'épuisement des réserves pour les régimes complémentaires de retraite


Les partenaires sociaux ont examiné vendredi 6 juillet de nouvelles simulations concernant les régimes complémentaires. Compte tenu des règles en vigueur,les réserves de l'AGIRC seront épuisées en 2016 ou 2018 contre 2026 dans les prévisions précédentes. pour l''ARRCO, l'épuisement est avancé à 2020/2023 contre 2030 auparavant. Une nouvelle réunion est prévue le 12 octobre afin d'élaborer des solutions pour équilibrer les régimes complémentaires. La CGC est favorable à l'instauration d'un régime complètement contributif quand la CGT demande l'élargissement de l'assiette des cotisations. Le MEDEF est hostile à toute augmentation des cotisations. L'organisation patronale a, par ailleurs, demandé une étude juridique pour savoir si le retour partiel de la retraite à 60 ans s'appliquait de fait aux régimes complémentaires. En cas de réponse négative et à défaut d'accord entre partenaires sociaux, le 1er novembre, les bénéficiaires de ce nouveau dispositif pourrait subir un abattement sur leurs pensions complémentaires.

vendredi 6 juillet 2012

9,4 milliards d'euros de déficit pour l'assurance-vieillesse (FSV compris)


La publication des comptes de la sécurité sociale, le 5 juillet, révèle que le déficit de l'assurance-vieillesse devrait atteindre, en 2012, 5,2 milliards d'euros contre 6 milliards d'euros en 2010. Cette réduction marque les premiers effets de la réforme des retraites de 2010 et de l'entrée en vigueur du report progressif de l'âge de départ à la retraite de 60 à 62 ans.

Mais cette bonne évolution est atténuée par la dégradation du solde du Fonds de solidarité vieillesse qui prend en charge les dépenses de solidarité au titre de la vieillesse. Le déficit du FSV passe de 3,5 à 4,2 milliards d'euros. De fait, le solde général vieillesse ne se contracte que de 0,1 milliard d'euros en passant de 9,5 à 9,4 milliards d'euros.

jeudi 5 juillet 2012

Le nouveau quiz du cercle : quel épargnant êtes-vous ?


C'est l'été et les vacances et donc l'époque des quiz. Le Cercle vous propose, en répondant à quelques questions, de mieux apprécier votre tendance fourmi ou cigale. Vous saurez si vous êtes un épargnant dans l'âme, si vous aimez le risque, les actions, si vous épargnez par devoir ou passion...

A vous de jouer....

mercredi 4 juillet 2012

Le décret sur le retour à la retraite à 60 ans est publié


Le décret sur le retour partiel de la retraite à 60 ans a été publié au Journal Officiel du 3 juillet 2012. Il reprend intégralement les dispositions qui avaient été présentées par le Gouvernement au mois de juin ainsi que la majoration des cotisations vieillesse.

  Lire le décret

mardi 3 juillet 2012

Attention aux erreurs au moment de la liquidation de la pension !


Au moment de la liquidation de ses droits, il est fortement conseillé de regarder avec attention les calculs de la CNAV. En effet, selon la Cour es Comptes, les dossiers retraites comporteraient dans 7 % des cas des erreurs qui peuvent être en faveur ou en défaveur des assurés.

La Cour des Comptes souligne ainsi que "des erreurs de portée financière, en faveur ou au détriment des assurés sociaux, affectent dans une mesure encore significative les pensions liquidées, mises en paiement et comptabilisées". Elle souligne également que des risques de fraudes existent du fait d'une trop faible séparation des activités au sein de la CNAV

dimanche 1 juillet 2012

L'abattement de 10 % des retraités dans la ligne de mire du Gouvernement


Le Ministère du budget a mis en ligne le coût de certaines niches fiscales avec les dérapages constatés depuis l'adoption de la loi de finances initiale. Ainsi, Bercy met en avant l'abattement de 10 % sur le montant des pensions et des retraites imposables. Cet abattement a coûté 2,88 milliards en 2011, au lieu des 2,7 milliards prévus. Bercy conteste le maintien de cet abattement qui est appliqué par parallélisme à celui dont bénéficie les actifs au titre des frais professionnels. Or, par nature, un retraité n'a pas de frais professionnels.

La lettre du Cercle des Epargnants : N°72 - juillet 2012



Au sommaire de la lettre n°72 du Cercle des Epargnants :

- l'édito du Cercle
- le nouveau quizz épargne du Cercle
- les régimes complémentaires dans le rouge
- la victoire à la Pyrrhus
- les inégalités de revenus et de patrimoines
- France/Allemagne, le combat démographique
Lire la lettre

vendredi 29 juin 2012

La retraite à 60 ans, une mesure en demi teinte selon Florence Legros


Florence Legros, professeur d'économie à Paris Dauphine et membre du Conseil scientfique du Cercle a publié dans l'Agefi une tribune sur le nouveau dispositif de retraite à 60 ans décidé par le Gouvernement Ayrault.

Lire l'article sur le site de l'AGEFI

"La retraite à 60 ans, une mesure en demi-teinte

L’extension du dispositif «carrières longues» présentée le 6 juin marque une rupture intéressante dans l’histoire des réformes affectant les régimes de retraite de base.

Jusqu’à présent, deux dispositifs cohabitaient selon l’âge de début de cotisation. D’abord, le dispositif général qui combine une durée minimum de validation (par exemple 165 trimestres pour une personne née en 1953, suite à la réforme de 2003 qui allonge progressivement d’un trimestre par an la durée validée minimum afin de l’aligner avec l’augmentation de l’espérance de vie) et un âge minimum légal (qui s’élève depuis 2011 à raison de 5 mois par an jusqu’à atteindre 62 ans en 2017) faisait que quelqu’un - disons un homme - qui avait commencé à travailler à 18 ans devait attendre 61 ans et deux mois (et donc valider 43 années et deux mois) pour liquider sa pension.

Il y avait également un dispositif dit « carrières longues » qui autorisait quelqu’un qui a commencé à travailler à 16 ans à partir à 60 ans dès lors qu’il avait validé la durée nécessaire. Ce dispositif concernait uniquement les personnes ayant débuté leur vie professionnelle avant 18 ans. Deux points sont ici à préciser: d’une part, certaines périodes validées et non cotisées étaient prises en compte; c’était le cas du service militaire ou de congés liés à la maladie ou à la maternité, et ce dans la limite de 4 trimestres maximum (52 semaines). D’autre part, les personnes qui décidaient d’utiliser le dispositif, c'est à dire de partir à 60 ans, ne bénéficiaient pas de la surcote à laquelle ont droit les gens qui prolongent leur activité au-delà de l’âge légal.

En résumant et en négligeant temporairement la différence entre durée cotisée et durée validée, le dispositif « carrières longues » permet de raisonner sur la durée validée, tout comme le dispositif standard dès lors qu’on a commencé à travailler après 20 ans et qu’on est né après 1956 (cohorte qui devra avoir validé 42 ans).

Le dispositif qui va être mis en place pour les personnes qui ont commencé à cotiser entre 18 et 20 ans vient donc assurer la continuité du système. Ces personnes pourront donc partir à 60 ans dès lors qu’elles auront cotisé le nombre d’annuités nécessaires depuis la réforme de 2003, par exemple 41 ans et 1 trimestre pour la génération 1953, 42 ans pour la génération 1956. Un homme né en 1953 qui aura débuté sa carrière à 18 ans et aura cotisé 41 ans et 1 trimestre pourra donc partir en retraite à 60 ans soit un an et deux mois avant l’âge antérieurement requis.

D’une certaine manière, on a le sentiment d’une simplification en concentrant le critère sur la durée d’activité et non sur le double critère de la durée et de l’âge. Cela dit, une des subtilités du nouveau dispositif afin de limiter son coût tient à la distinction entre durée cotisée et durée validée. Si l’on regarde le sort réservé aux mères de famille, comme dans le dispositif antérieur de « carrières longues », le nouveau dispositif propose toujours d’inclure 4 trimestres au titre de la maternité et ajoute 2 trimestres supplémentaires au titre de l’ensemble des maternités, ce qui fait un maximum de 6 trimestres ou 78 semaines. Ce qui signifie qu’une mère de famille nombreuse ayant cumulé de nombreux congés de maternité n’en bénéficie que partiellement.

En outre, les personnes usant de ce dispositif ne pourront toujours pas bénéficier de la surcote avant 62 ans. Bref, celles-ci ne sont pas incitées à poursuivre leur activité quand bien même elles seraient motivées.

Ajoutons enfin que le dispositif, s’il a un coût pour les finances publiques et pour les régimes complémentaires qui a été largement commenté, va impliquer un manque à gagner pour les personnes qui prendront leur retraite de manière anticipée; d’une part parce qu’ ils se privent, en cas de carrière ascendante, de deux années « hautes » qui comptaient dans la moyenne des 25 meilleures années, d’autre part parce qu’ils font l’impasse sur quelques trimestres de régime par points Agirc ou Arrco. Certaines simulations font état d’une perte de 5% à 10% de retraite globale.

En rompant avec la logique de l’âge, le dispositif met en avant la durée d’activité. Le dispositif ouvre indéniablement la voie à une discussion sur une refonte du système appelée par certains syndicats à l’occasion d’un rendez-vous en 2013. Néanmoins, cette refonte systémique est souhaitée dans le sens d’une plus grande contributivité, afin d’inciter à la prolongation de l’activité. Très clairement, le décret sur l’extension du dispositif « carrières longue », s’il va dans le bon sens en saluant les durées d’activité élevées, ne participe pas à motiver de longues carrières."

Le projet de décret pour le retour partiel de la retraite à 60 ans


Le Gouvernement devrait publier très rapidement le décret relatif à l'âge d'ouverture du droit à pension de vieillesse.

Le texte a été soumis aux institutions concernées et aux partenaires sociaux.
L'assuré ayant commencé à travailler avant 18 ans peut demander la liquidation de sa retraite à taux plein avant l'âge légal de départ à la retraite s'il justifie d'une durée totale d'assurance égale à la durée nécessaire pour le taux plein majorée de 8 trimestres et d'un nombre minimal de trimestres cotisés, qui varie en fonction de l'âge de début de carrière et celui du départ en retraite. Avec le nouveau dispositif,  le Gouvernement prévoit, d'une part, de supprimer la majoration de 8 trimestres de la durée d'assurance requise et, d'autre part le décret relève de 2 ans la condition d'âge de début de carrière professionnelle, pour l'étendre aux personnes ayant commencé à travailler à 18 ou 19 ans

Intégration dans la période cotisée :
•Jusqu’à 4 trimestres au titre du service nationale
•Jusqu’à 4 trimestres de périodes assimilées liées à la maternité ou à la maladie
•jusqu’à 2 trimestres de périodes de chômage indemnisé et deux trimestres supplémentaires liés à la maternité


Consulter le texte

Les fonctionnaires partent désormais à la retraite après 60 ans


Selon le Ministère e l'Economie, l'âge moyen de départ en retraite des fonctionnaires civils de l'État augmenté de deux depuis 2007 pour atteindre a «60,19 ans» contre 61 ans et 11 mois en moyenne dans le secteur privé.

En 2011, l'âge effectif de la retraite des fonctionnaires a reculé de 5 mois du fait de l'application de la réforme des retraites de 2010.

La part des nouveaux retraités frappés d'une décote, car cessant le travail sans avoir tous leurs trimestres, recule légèrement (16% au lieu de 17% en 2010). Celle des agents ayant prolongé leur carrière pour bénéficier d'une surcote reste stable, à 28%.

Enfin, l'âge moyen de départ en retraite des militaires demeure inchangé à «46,56 ans».

jeudi 28 juin 2012

Le recensement 2009 est en ligne


L'INSEE vient de mettre en ligne les résultats du recensement 2009 avec de nombreuses données concernant la démographie mais aussi l'économie. Il faut souligner que l'INSEE a créé de nombreuses cartes interactives. Il est possible d'avoir des données sur les revenus, les salaires, les inégalités par villes, départements ou régions. Consulter le site

Le retour de la retraite à 60 ans serait-il une bonne affaire pour la CNAV ?


Le dispositif permettant à ceux ayant commencé de travailler avant 20 ans de prendre leur retraite à 60 ans pourrait être une bonne affaire du fait qu'il s'accompagne d'une augmentation des cotisations. Or les dernières simulations sembleraient démontrer que le coût de la mesure serait inférieur aux recettes. En 2013, le bénéfice de la réforme serait de 600 millions d'euros en 2013 pour la CNAV.

Selon le gouvernement, le coût du retour de la retraite à 60 ans pour les personnes ayant commencé à travailler tôt, tous régimes confondus, sera de 1,1 milliard d'euros en 2013, 3 milliards en 2017. L'augmentation des cotisations rapportera 1,050 milliard d'euros en 2013 alors que la mesure coûtera pour la même année 448 millions d'euros, a précisé la Cnav. En 2020, le bénéfice serait d'un milliard d'euros. Néanmoins, la CNAV sera en déficit de plus de 6 milliards d'euros en 2013.

Le résultat surprenant du retour partiel de la retraite à 60 ans est lié à une révision de son coût. Initialement, le coût avait été estimé à 5 milliards en 2017.Le retour à la retraite à 60 ans pour les salariés ayant commencé à travailler à 19 ou 20 ans devait concerner environ 110.000 personnes en 2013 .Pour le régime général, le nombre de bénéficiaires est estimé à 59.713 en 2013 et 90.831 en 2017 selon la CNAV.

En prenant en compte tous les dispositifs de départ anticipés, le nombre de salariés concernés pour le seul régime général devrait s'élever à 134.539 en 2013 (sur un total de départs de 703.308), atteignant un pic de 182.185 en 2018, puis 176.327 en 2020, selon la Cnav.

lundi 25 juin 2012

Le Président européen demande aux Etats membres d'engager la réforme de leur système de retraite


Le président de l'Union européenne Herman Van Rompuy demande à tous les pays membres d'engager une réforme de leurs systèmes de retraite afin de mieux prendre en compte l'espérance de vie. Il a ainsi déclaré dans le quotidien allemand "Welt am Sonntag", "On peut donner des recommandations à l'Union dans son ensemble, comme par exemple qu'il y a une relation entre l'âge de départ en retraite et l'espérance de vie", explique d'abord Herman Van Rompuy. "On peut engager tous les 27 pays membres à ce qu'ils réforment leurs systèmes de retraite dans un temps déterminé et de manière conforme à un objectif fixé".

Selon lui, il est décisif de "ne pas seulement faire des recommandations, puis qu'après chacun fasse ce qu'il veut". "Mais plutôt, dit-il, de le faire de manière contraignante". C'est l'un des points que nous devrons discuter dans les mois qui viennent et nous comptons à ce propos mettre quelque chose sur la table au cours du conseil européen de jeudi et vendredi" a t-il mentionné.

Il faut souligner que le système français prend déjà en compte l'espérance de vie. la durée de cotisation est progressivement relevé en fonction de la progression de l'espérance de vie. C'est ainsi qu'elle est passée de 37,5 à 41,5 années.

Les régimes complémentaires impactés par le retour partiel de la retraite à 60 ans


En 2013, le coût du retour partiel de la retraite à 60 ans coûtera 500 millions d'euros aux régimes complémentaires. Agirc-Arrco. Une réunion est prévue le 6 juillet pour fixer les modalités du financement pour les régimes complémentaires. En 2011, l'Arrco a enregistré une perte de 2 milliards d'euros. Ce déficit pourrait dépasser 4 milliards d'euros en 2013. De ce fait, il y aura une forte pression pour augmenter les cotisations. L'Arrco dispose de réserves lui permettant de tenir quelques années, 40 milliards d'euros à la différence de l'Agirc qui n'a que 8 milliards d'euros de réserves.

vendredi 22 juin 2012

Le projet de décret de départ à la retraite à 60 ans en cours d'examen final


Le Gouvernement devrait publier d'ici le 4 juillet prochain le décret prévoyant la possibilité sous certaines conditions le retour de la retraite à 60 ans.  Le projet de décret est actuellement soumis aux partenaires sociaux et aux  caisses de retraite. Le dispositif retenu vise bien à prolonger celui de « carrière longue » institué en 2003 pare la loi Fillon. Le projet de décret  conforte l'idée qu'il s'agit d'un retour partiel et que les conditions sont un peu complexes voire confuses en ce qui concerne le décompte des trimestres entre la notion de trimestres validés et de trimestres cotisés.

Pour pouvoir partir en retraite dès 60 ans, l'actif devra  avoir commencé à travailler avant 20 ans et cotisé au moins le nombre de trimestres nécessaires pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Ce nombre de trimestres est de  164 trimestres pour les personnes nées en 1952, de 165 pour celles nées en 1953 et 1954 et de 166 pour celles nées en 1955.

En revanche, par rapport à  l’ancien dispositif des carrières longues, il n’est donc pas nécessaire d’avoir 8 trimestres « validés » de plus que la durée d’assurance requise pour le taux plein. Pour pouvoir partir en retraite avant 60 ans, ce sont les conditions du dispositif  "carrières longues" qui s'appliquent.
Comme suite au débat qui a eu lieu depuis la présidentielle, le projet de décret détermine les trimestres qui, bien que « non cotisés », seront retenus dans le calcul de la durée de cotisation exigée pour un départ anticipé. Les périodes  concernées sont  :

- des périodes de service national, dans la limite de quatre trimestres ;
- des périodes de chômage dans la limite de 2 trimestres (jusqu’au 31 décembre 1979, il peut s’agir d’une période indemnisée ou non ; à partir du 1er janvier 1980, seules les périodes de chômage indemnisées sont retenues) ;
- des périodes de maladie, de congé maternité et d’incapacité temporaire de travail, dans la limite totale de six trimestres (sans que les périodes retenues au titre de la maladie et de l’incapacité temporaire de travail ne puissent dépasser quatre trimestres).

Année de naissanceAge à partir duquel il est possible de partir en retraite anticipée (1)Durée d’assurance cotiséeAge de début d'activité
195259 ans et 4 mois164 trimestresAvant 17 ans
60 ans164 trimestresAvant 20 ans
195356 ans173 trimestresAvant 16 ans
58 ans et 4 mois169 trimestresAvant 16 ans
59 ans et 8 mois165 trimestresAvant 17 ans
60 ans165 trimestresAvant 20 ans
195456 ans173 trimestresAvant 16 ans
58 ans et 8 mois169 trimestresAvant 16 ans
60 ans165 trimestresAvant 20 ans
195556 ans et 4 mois174 trimestresAvant 16 ans
59 ans170 trimestresAvant 16 ans
60 ans166 trimestresAvant 20 ans
1956 (2)56 ans et 8 mois174 trimestresAvant 16 ans
59 ans et 4 mois170 trimestresAvant 16 ans
60 ans166 trimestresAvant 20 ans
1957 (2)57 ans174 trimestresAvant 16 ans
59 ans et 8 mois170 trimestres ou 166Avant 16 ans
60 ans170 trimestres ou 166Avant 20 ans
1958 (2)57 ans et 4 mois174 trimestresAvant 16 ans
60 ans166 trimestresAvant 20 ans
1959 (2)57 ans et 8 mois174 trimestresAvant 16 ans
60 ans166 trimestresAvant 18 ans
1960 (2)58 ans174 trimestresAvant 16 ans
60 ans166 trimestresAvant 18 ans
(1) Le départ en retraite anticipé est possible dès que l’assuré remplit toutes les conditions. S’il manque un ou plusieurs trimestres à un salarié pour partir à l’âge indiqué dans le tableau, il devra attendre d’avoir réuni le nombre de trimestres manquants. S’il totalise le nombre de trimestres requis avant l’âge indiqué, il devra patienter jusqu’à l’âge précisé dans le tableau pour bénéficier du dispositif.
(2) pour les assurés nés à partir de 1956, les calculs ont été effectués à partir de la durée d’assurance applicable aux assurés nés en 1955 (soit 166 trimestres).

La Chine sera-t-elle vieille avant d'être riche ?


La Chine est confrontée au vieillissement rapide de sa population du fait de la règle de l'enfant unique. La population active pourrait décliner d'ici quelques années. Les plus de 65 ans pourraient représenter plus de 25 % de la population en 2050, contre 8 % en 2008. Le ministère des Ressources humaines et de la Sécurité sociale étudie un système «plus flexible» de retraites, permettant de travailler au-delà des limites actuelles, 60 ans pour les hommes et 55 ans pour les femmes (ou respectivement 55 ans et 50 ans, pour les ouvriers). Par ailleurs, l'espérance de vie a fortement progressé passant de 50 ans en 1950 contre 73 ans en 2011. 93 % des Chinois interrogées sont opposées à l'élévation de l'âge de la retraite. Un relèvement de l'âge de la retraite des Chinois à 65 ans permettrait d'augmenter la force de travail de 25 % et de diminuer le nombre de retraités de 28 %. Cette mesure est jugée nécessaire car le déficit des caisses s'accroît. Le déficit des retraites pourrait atteindre 18,3 milliers de milliards de yuans en 2013. Et monter jusqu'à 68 milliers de milliards de yuans en 2033, soit environ 38 % du PIB estimé de l'époque. Actuellement, le système de retraites est très partiel et ne couvre environ 289 millions de personnes sur une population de 1,3 milliards d'habitants. Le système est récent ; il date de 1997 et est essentiellement réservé aux urbains.

mercredi 20 juin 2012

Les jeunes actifs broient du noir en matière de retraite


Selon un sondage TNS Sofres commandé par le groupe Amundi Asset Management, 82 % des jeunes actifs n'ont pas confiance dans le système de retraite. Réalisé auprès d'un échantillon de 819 actifs âgés de 25 à 34 ans et de 206 actifs âgés de 35 à 44 ans, le sondage (enquête en ligne du 24 au 30 avril) montre aussi que 88% d'entre eux sont conscients que les pensions des régimes obligatoires (régime général, régimes complémentaires, régimes spéciaux) vont baisser. Ces résultats confirment ceux de l'enquête menée au printemps par le Cercle des Epargnants.

80% des 25-34 ans et 86% des 34-45 ans pensent que leur retraite sera insuffisante pour assurer un niveau convenable de revenus après la cessation d'activité. Ils pensent même qu'elle sera trop faible pour couvrir les besoins essentiels (logement, alimentation etc...): 50% des 35-44 ans et 36% des 25-34 ans.

Selon les jeunes actifs, le taux moyen de remplacement idéal (proportion du salaire touché à la retraite par rapport au dernier salaire) devrait s'élever à 76% quand ils pensent qu'il ne sera que de 56%, soit déjà un taux supérieur à ce qui est prévu pour les prochaines générations partant à la retraite.

34% des 25-34 ans et 41% des 35-44 ans indiquent avoir commencé épargner pour la retraite.

Le système de retraite français est fortement redistributif


Une étude de l'INSEE montre que le système de retraite français est plutôt redistributif. Ce résultat est assez logique compte tenu des modalités de calcul de retraite et en particulier de la retraite de base.

« Parce qu'il corrige les aléas de carrière, il entraîne une dispersion des retraites sensiblement moindre que celle des salaires », souligne l'institut dans son étude. Le rapport entre les salaires perçus sur l'ensemble de leur carrière par les 10 % les mieux payés et les 10 % les moins bien payés atteint 5,9. Pour les pensions de retraite, le rapport est de 4,1.

Cette redistribution s'opère du fait de la validation des trimestres de chômage, de l'assurance-vieillesse des parents au foyer, de dispositions en faveur des personnes qui ont cessé de travailler pour élever un enfant, et enfin des minima de pension, qui favorisent les petites retraites.

Si les femmes sont pénalisées par des salaires plus faibles, en matière de retraite, certaines dispositions corrigent cette situation. Ainsi, l'écart passe de 6,7 à 4,3 entre la vie active et la retraite. Pour les hommes, il passe de 3,4 à 3.

En revanche, l'étude démontre que le mode de calcul des pensions fondé sur la prise en compte des 25 meilleures années favorise les assurés qui ont eu des carrières complètes, au détriment de ceux qui ont connu des périodes de chômage, de temps partiel ou d'inactivité.

lundi 18 juin 2012

La pénibilité ne fait pas recette


Selon la CNAV, au 31 mars, seulement 1 731 demandes de retraites au titre de la pénibilité, dispositif institué par la réforme des retraites de 2010 ont été acceptées et 535 ont fait l'objet d'un rejet. 948 demandes sont en cours d'instruction. Le nombre de bénéficiaires est très inférieur aux prévisions, 30 000 par an. La complexité du dispositif et la lenteur de la procédure peuvent expliquer ce faible résultat.

dimanche 17 juin 2012

Même à Monaco, le système des retraites est réformé


Afin d'assurer l'équilibre du régime des retraites monégasques, un projet de loi sera présenté en septembre en session extraordinaire au parlement monégasque. Il prévoit une augmentation des cotisations salariales et patronales dans le secteur privé. La réforme, visant à financer les retraites jusqu’en 2030, concerne quelque 40.000 salariés dont une majorité de travailleurs français transfrontaliers.

vendredi 15 juin 2012

Un tiers des Belges ont un produit d'épargne retraite


2,3 millions de personnes ont souscrit à l'épargne pension en 2009. Environ un Belge sur trois entre 18 et 67 ans l'a indiqué dans sa déclaration fiscale en 2009. Le montant total de l'épargne pension déclarée aux impôts s'élève à 1,71 milliard d'euros soit un montant de 741 euros par personne, ce qui correspond à t 85 % du montant maximum qui pouvait être déduit des impôts dans le cadre de l'épargne pension en 2009 (870 euros.

Les Flamands (41 %) épargnent plus que les Wallons (25 %) et les Bruxellois (17 %). Les Flamands (761 euros) ont également versé en moyenne davantage que les Bruxellois (706 euros) et les Wallons (689 euros).

Les plus fortes sommes sont versées par des personnes de la tranche d'âge 48-57 ans, suivies par celles des tranches d'âge 38-47 ans et 28-37 ans.

Ces chiffres sont issues des statistiques de l'impôt sur les revenus et concernent les revenus de l'année 2009 (exercice d'imposition 2010).

jeudi 14 juin 2012

Les cotisations des fonctionnaires augmenteront pour financer la réforme des retraites


Les cotisations retraite des fonctionnaires augmenteront à la fois du fait de la réforme des retraites de 2010 qui prévoit leur alignement progressif sur celles des salariés du privé mais aussi du fait de l'application du futur décret sur le retour partiel de la retraite à 60 ans. Le taux de cotisation devrait passer de 8,12 à 10,80 % d'ici 2020.   consulter l'article des Echos

mercredi 13 juin 2012

Dissensions franco-allemandes au sujet des retraites


Wolfgang Schäuble a régi à la mesure française du retour partiel de la retraite à 60 ans en France dans le cadre d'un entretien au quotidien italien La Stampa "La décision du président Hollande d'abaisser l'âge de la retraite ne correspond pas" à la "décision" européenne "d'adapter nos systèmes de protection sociale à l'évolution démographique", a déclaré le ministre allemand. Pierre Moscovici a répondu "Je ne fais jamais de commentaire sur la politique menée en Allemagne", manière diplomatique pour renvoyer le ministre allemand à ses cahiers d'école... Ambiance, ambiance.

lundi 11 juin 2012

L'OCDE demande de reporter l'âge de la retraite et de développer l'épargne retraite


L'OCDE dans son rapport annuel sur les retraites demandent aux gouvernements de relever l'âge de départ à la retraite et de développer l'épargne retraite afin de faire face aux échéances. L'OCDE souligne en effet, que "l'espérance de vie continuant d’augmenter partout dans le monde, les gouvernements devront graduellement augmenter l’âge de départ à la retraite pour que leurs systèmes nationaux de pension soient à la fois financièrement viables et adaptés".

Au cours des cinquante prochaines années,il est rappelé que  l’espérance de vie à la naissance devrait s’accroître de plus de 7 ans dans les économies développées. L'organisation mentionne que  l'âge de départ à la retraite sera de 65 ans dans la moitié des pays de l'OCDE et de 67 ou 69 ans dans 14 pays. Les Perspectives de l’OCDE sur les pensions 2012 indiquent que de nombreux gouvernements ont entrepris de relever l’âge de la retraite, dans 28 des 34 pays de l’OCDE. Cependant, ces relèvements sont insuffisants et ne  devraient compenser  les effets de l’allongement de l’espérance de vie que dans six pays seulement pour les hommes et dans dix pays pour les femmes.

L'OCDE préconiser d'instituer un lien entre l’âge de la retraite à l’espérance de vie, comme au Danemark et en Italie.

L'OCDE souligne qu'« Il faut agir avec vigueur. Faire tomber les obstacles à la poursuite d’activité au-delà de l’âge habituel d’accès à la retraite sera indispensable pour garantir à nos enfants et à nos petits enfants le bénéfice d’une retraite adéquate au terme de leur vie active ». « Quoique ces réformes puissent parfois être impopulaires et douloureuses, elles peuvent aussi, à un moment où les finances publiques sont contraintes et les marges de manœuvre limitées sur le plan budgétaire et monétaire, contribuer à stimuler une croissance bien nécessaire dans des économies vieillissantes ».

Les Perspectives de l’OCDE sur les pensions 2012 observent que les réformes intervenues réduisent le montant des pensions publiques  de 20 à 25 %. Les personnes qui commencent de travailler aujourd’hui peuvent compter percevoir une pension nette de régime public d’environ la moitié de leurs revenus nets, en moyenne, dans les pays de l’OCDE, si elles prennent leur retraite après une carrière pleine, à l’âge officiel du départ à la retraite.  Les pays ayant développé des retraites privées ont des taux de remplacement supérieurs. Ainsi dans 13 pays qui ont rendu les pensions privées obligatoires, les retraités peuvent espérer percevoir une pension représentant environ 60 % de leurs revenus.

Entre autres recommandations, le rapport observe "qu’il est essentiel de fixer le taux de cotisation minimum ou par défaut, dans les systèmes à cotisations définies, à un niveau approprié. Les cotisations à ces dispositifs doivent être suffisamment importantes pour générer un revenu suffisant au moment de la retraite, associé à une pension publique. Si l’Australie va dans la bonne direction en faisant passer le taux de cotisation de 9 % à 12 %, le taux reste trop bas dans des pays comme le Mexique et la Nouvelle-Zélande (6.5 % et 3 % respectivement)".

Consulter le rapport

jeudi 7 juin 2012

La réforme de la réforme des retraites


Le décret qui va être soumis à concertation reprend le principe du dispositif de carrière longue. Il élargit les possibilités de retraite anticipée Il sera financé par une augmentation des cotisations sociales et des cotisations pour les complémentaires Agirc-Arrco.

Les bénéficiaires

Le droit au départ à la retraie à 60 ans est rétabli, à compter du 1 er novembre, pour les personnes ayant commencé à travailler à 18 ou 19 ans et disposant du nombre de trimestres requis (41 annuités pour la génération née en 1952, un trimestre de plus pour les générations 1953 et 1954, 41 et 2 trimestres pour la génération 1955). Tous les actifs sont concernés. Pour entrer dans le champ du dispositif, les assurés devront avoir cotisé cinq trimestres à la fin de l'année civile de leurs 20 ans.

Officiellement 110.000 personnes devraient bénéficier en 2013 de ce dispositif.

Une mesure en faveur des mères de famille et des chômeurs

Le dispositif de départ anticipé actuel ne prend pas en compte la totalité des périodes de congés maternité. Le décret permettra de compter jusqu'à deux trimestres supplémentaires de congé maternité (ce qui concernera en particulier les mères de trois enfants ou plus) et donne la possibilité d'intégrer deux trimestres de chômage 25.000 à 30.000 personnes par an bénéficieraient de cette mesure.

En 2013, ce dispositif coûtera 1,1 milliard d'euros en 2013 s'il n'y a pas de dérapage sur le nombre de bénéficiaires. .Avec la montée en puissance de la mesure, le coût passera progressivement à 3 milliards d'euros en 2017. Cette dépense supplémentaire pour la Sécurité sociale sera financée par une hausse des cotisations de 0,2 point en 2013 (0,1 pour la part patronale, 0,1 pour la part salariale). Les cotisations progresseront ensuite pour atteindre une augmentation de 0,5 point en 2017.

A ce coût, il faut ajouter celui supporté par les complémentaires, environ 600 millions d'euros en 2013 et environ 1,8 milliard en 2017.

mercredi 6 juin 2012

Le décret sur le retour partiel de la retraite à 60 ans est avancé


Marisol Touraine a présenté en Conseil des Ministres le décret modifiant l'âge de départ à la retraite.

Ainsi, selon ce décret qui sera soumis à une rapide concertation, les salariés désirant pouvoir partir avant l'âge minimum légal devront avoir rempli la totalité de leur durée de cotisation soit 166 trimestres ou 41,5 ans, pour les personnes nées en 1955 et après. Le départ sera possible dès cette durée de cotisation atteinte. Le dispositif de carrière longue continuera à s'appliquer pour ceux ayant commencé à travailler avant 17 ans.

Pour les salariés ayant commencé plus tôt, à 14 ou 15 ans par exemple, il continuera d'être demandé une durée de "validation", qui comprend également les périodes de chômage ou de maladie, un peu plus longue que la durée de cotisation. Il ne devrait pas ainsi être possible à un salarié ayant commencé à 14 ans de partir à 55,5 ans. Un dispositif de lissage est prévu pour l'ajustement ces deux périodes.

Les arrêts maladie maternité et le service militaire entrent dans le décompte des trimestres à hauteur de 4 trimestres comme dans le dispositif de carrière longue. Le Gouvernement a décidé de permettre la prise en compte jusqu'à deux trimestres au titres du chômage et de deux trimestres supplémentaires au titre de la maternité seulement, et non de la maladie. "La caisse de retraite vérifiera manuellement si des trimestres de maternité ont pu être écartés en raison du plafond de quatre trimestres", a-t-il été indiqué par le Gouvernement.

Les deux mesures pour les chômeurs et pour les femmes s'appliqueront au nouveau dispositif et à celui des carrières longues. le nombre de bénéficiaires est évalué entre 100 000 et 120 000 par an, soit 20 % des départs en retraite et pour un coût de 1,2 milliard d'euros en 2013. En 2017, le coût devrait être de 3 milliards d'euros par an du fait de la remontée progressive de l'âge de départ à la retraite.

Afin de financer le dispositif, le Gouvernement a prévu de relever de 0,2 point de cotisation pour 2013 (0,1 point pour les salariés, 0,1 point pour les employeurs) les cotisations d'assurance-vieillesse. De nouvelles augmentations pourraient intervenir ultérieurement.

Des augmentations de cotisations ou de baisses des rendements sont à prévoir pour les complémentaires.

mardi 5 juin 2012

La politique démographique sert-elle à quelque chose ?


L'INED tente de répondre à la question de l'utilité d'une politique démographique. Avec le problème du financement des retraites, avec l'évolution de la population active, il n'est pas anodin de se poser cette question. Lire la note de l'INED

lundi 4 juin 2012

Les congés maternité seront intégrés au 41 années ouvrant droit à la retraite à 60 ans


Sans surprise, le Gouvernement, par l'intermédiaire de sa porte-parole, a pris position en faveur de l'intégration des congés maternité dans les 41 années nécessaires pour prendre sa retraite à 60 ans. "Toute la question est de sur quelle durée exactement, et là, ça fera l'objet d'une concertation puis d'une décision de Marisol Touraine et du premier ministre", a ajouté la porte-parole du gouvernement sur iTélé.

dimanche 3 juin 2012

L'âge de la retraite à 67 ans en Pologne, c'est fait...


Le Président polonais,  Bronislaw Komorowski,  a, après des mois de débat et après quelques manifestations,   promulgué vendredi 1er juin,  la loi sur le recul de l'âge de la retraite  à 67 ans. Ce projet de loi a été préparé  par le gouvernement  du Premier ministre Donald Tusk.  L'âge de la retraite, actuellement de 60 ans pour les femmes et de 65 ans pour les hommes passera  progressivement à partir de 2013, à  67 ans en 2020 pour les hommes et en 2040 pour les femmes.

La loi prévoit que les femmes, à 62 ans, et les hommes, à 65 ans, pourront, s'ils le souhaitent, prendre une retraite anticipée d'un montant réduit de 50%. Les femmes devront toutefois avoir cumulé 35 ans de cotisations et les hommes 40 ans. La réforme concerne également les militaires de carrière et les policiers de différentes formations qui devront travailler 25 ans, contre 15 ans aujourd'hui, pour acquérir le droit à la retraite.

Les pays européens ayant fixé l'âge de la retraite à 67 ans sont donc la Pologne, le Danemark, l'Allemagne, l'Espagne et les Pays-Bas. L'âge de la retraite à taux plein est également fixé à 67 ans en France.

Les Français sont à 70 % pour le retour de la retraite à 60 ans


Confirmant les enquêtes réalisées par le Cercle des Epargnants, sans surprise, les Français sont favorables au retour de la retraite à 60 ans. Ainsi, selon un sondage réalisé pour Sud Ouest par l'IFOP, environ 70% des Français sont "plutôt favorables" à un retour partiel de la retraite à 60 ans pour les salariés. 29 % sont opposés. Cette mesure est clivante car 93 % des électeurs de François Hollande pour seulement 42 % des électeurs de Nicolas Sarkozy. Les électeurs de Marine Le Pen y sont "plutôt favorables" à 66%.

L'enquête a été réalisée du 31 mai au 1er juin 2012 par téléphone auprès d'un échantillon de 1005 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de l'interviewé) après stratification par région et catégorie d'agglomération.

Ce sondage marque bien l'ancrage de la retraite à 60 ans dans l'inconscient collectif même si la question du financement des retraites est une source majeur d'inquiétude. Il y a un divorce entre l'intérêt privé qui s'exprime par un départ précoce à la retraite et l'intérêt collectif qui supposerait une autre répartition des charges.