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mercredi 25 juillet 2012

Le taux d'emploi des seniors progresse fortement en France


La France a longtemps été le mauvais élève de l'emploi pour les seniors. Or, une récente étude donne raison à ceux qui pensaient qu'en reportant l'âge de départ à la retraite et en supprimant les mesures d'incitation aux préretraites, le taux d'emploi augmenterait sans pour autant conduire à une augmentation du chômage de la population concernée.

En 2011, 44,4 % des personnes âgées de 55 à 64 ans sont actives en France métropolitaine. 41,5 % le sont en occupant un emploi et 2,9 % sont  au chômage.

Une fois corrigé de l’effet de la structure démographique, le taux d’activité des seniors a augmenté de 3,2 points au cours de l’année 2011, après une hausse de près de 2 points chaque année de 2008 à 2010. Cette accélération est due à une hausse d’environ 3 points en 2011 du taux d’activité des 60-64 ans, après environ 1 point par an en moyenne les trois années précédentes.

Le taux d’activité des 55-59 ans a également progressé d’environ 3 points en 2011, au même rythme que de 2008 à 2010.

Inférieur de 2,9 points à celui de l’ensemble de la population active, le taux de chômage des seniors s’établit à 6,5 % fin 2011, soit un niveau identique à celui de la fin 2010.

Hors effet de structure démographique, le taux d’emploi des seniors a, comme le taux d’activité, connu une accélération en 2011, progressant de 3,0 points au cours de l’année. Sa hausse s’élève à 7,4 points depuis le début 2008 et à un total de 10,0 points depuis le début 2003.

Le taux d’emploi des seniors en France est désormais légèrement supérieur à la moyenne européenne entre 55 et 59 ans, mais il reste largement inférieur entre 60 et 64 ans.

Pour l’ensemble des 55-64 ans, il a augmenté de 11 points entre 2000 et 2011, en France, comme dans l’ensemble de l’Union européenne.

De 2005 à 2011, le taux d'emploi des seniors est passé de 38 à 44 % se rapprochant ainsi de l'objectif de 50 % fixé par l'Union européenne.Le taux d'activité des 55/59 ans est de 69 % proche de celui des 18/64 ans qui est de 70,4 %. En revanche, le taux d'emploi des 60/64 ans reste faible à 19,8 % contre 17 % en 2005.

Les seniors ont été moins touchés par le chômage que les autres actifs mais la durée de chômage est pour cette tranche d'âge plus longue.

lire l'étude de la DARES

mercredi 25 mai 2011

Emploi des seniors, une aide pour les chômeurs de plus de 45 ans


Afin de favoriser l'emploi des salariés les plus âgés conformément à l'esprit de la loi sur la réforme des retraites de 2010, une aide, d'un montant de 2 000 euros, est accordée en cas d'embauche d'un chômeur de 45 ans et plus sous contrat de professionnalisation débutant.


Aucune condition d'effectif de l'entreprise n'est exigée. Pour obtenir l'aide,  l'employeur doit ne pas avoir  procédé dans les 6 mois précédant l'embauche à un licenciement économique sur le poste pourvu par le recrutement. Par ailleurs,  le titulaire du contrat de professionnalisation ne doit pas avoir appartenu à l'effectif de l'entreprise au cours des 6 mois précédant la date de début du contrat.


L'aide est  versée par Pôle emploi. Son montant est de 2 000 €, calculé à due proportion du temps de travail effectif pour les salariés à temps partiel. Elle est cumulable avec les aides déjà en vigueur au 17 mai 2011 pour l'embauche en contrat de professionnalisation de salariés âgés de 45 ans et plus.

jeudi 16 juillet 2009

Les motivations de départ à la retraite selon l'IRDES

Une étude de l’Institut de recherche et documentation en économie de la santé (Irdes) a établi un rapport sur les motivations des départs à la retraite en Europe.

Un des problèmes de l'Europe est la faible taux d'emploi des seniors. L'objectif est fixé à 50 % pour 2010. selon les statistiques produites par Eurostat le taux d’emploi est passé de 36,4% en 1997 à 44,7% en 2007.

Le taux d’emploi des seniors s'élève en Suède à 70%, à 58,6 % au Danemark, à 57,4 % au Royaume-Uni, à 51,5 % et en Allemagne quand en Autriche, il est de 38,6%, en France de 38,3%, en Belgique de 34,4% et en Italie de 33,8%.

L'étude souligne que les résultats dépendent tant des contraintes liées à la demande de travail que âgés et des choix personnels liés par exemple à l’état de santé, à l’environnement familial, à la structure du marché du travail, ou aux différences institutionnelles entre les pays.



Les déterminants individuels :


- le genre et le niveau d’étude,
- la santé

Ce dernier point est clef en ce qui concerne le maintien en emploi et donc de l’offre de travail des seniors.

L’espérance de vie anticipée est un autre indicateur lié à la santé qui a un effet propre sur la décision de départ en retraite. Les actifs semblent donc avoir une idée assez précise de leur espérance de vie individuelle et ajusteraient leur départ à la retraite en fonction de leur espérance de vie après leur départ à la retraite.


Les facteurs de contexte familial et professionnel


- la situation de famille joue un rôle dans la décision du départ en particulier avec la question de la coordination des dates de départ à la retraite des conjoints.

Parmi les autres contraintes sociales pesant sur les décisions individuelles, l’état de santé du conjoint ou d’un autre membre de la famille constitue également un facteur significatif du départ à la retraite.

Le rapport à son travail joue également un rôle non négligeable. Un haut taux de satisfaction et l'adéquation entre ses capacités physiques et le travail demandé sont des paramètres importants.

Le rôle des systèmes de protection sociale

Le développement des préretraites a accru naturellement les départs anticipés. Leur abandon progressif devrait avoir un impact sur l'âge moyen de départ à la retraite.

Tous les pays européens ont pris des mesures favorisant l’employabilité » des seniors et le cumul emploi-retraite. La quasi totalité ont pris également des mesures de recul de l’âge légal du départ à la retraite.

Depuis quelques années, l’état de santé occupe une place de plus en plus importante ; de nouveaux dispositifs « individualisés » ont été créés : des pensions d’invalidité et des dispositifs qui permettent aux seniors d’anticiper leur cessation d’activité pour raison de santé. Cependant, ces dispositifs d’invalidité qui ont, à l’origine, pour but de compenser un état de santé détérioré, ne bénéficient pas toujours à l’ensemble de la population en mauvaise santé.

Les dispositifs d'incapacité ont également favorisé le faible taux d'emploi des seniors.

Retrouver l'étude de l'IRDES