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mardi 23 juin 2015

Retraite, faut-il s'inquiéter ?

Philippe Crevel a publié un article sur le site de Figarovox au sujet de la situation du système de retraite français.

Lire l'article 

vendredi 2 janvier 2015

Le décret d'application pour la prime de 40 euros en faveur des retraités touchant moins de 1200 euros est publié

Le Gouvernement avait promis de faire un geste en faveur des petites pensions après le gel qui court jusqu'au mois d'octobre 2015. Après tergiversations, il a adopté pour une prime de 40 euros versée en une seule fois. le décret d'application a été publié mercredi 31 décembre 2014.  La prime de 40 euros (3,30 euros mensuels sur un an) sera ainsi versée en un paiement unique aux retraités dont le montant total des pensions de retraite était inférieur ou égal à 1.200 euros mensuels au 30 septembre 2014.

«Lorsqu'un assuré relève de plusieurs régimes obligatoires de base, le versement exceptionnel est effectué par celui qui lui verse la pension de base dont le montant est le plus élevé au 30 septembre 2014», mentionne le décret. Avec le  coût du relèvement de 8 euros du minimum vieillesse à 800 euros, le gouvernement a décidé d'affecter aux petites pensions  250 millions d'euros. Le gel des retraites générera une économie de 1,3 milliard d'euros. Dans les faits, elle sera moindre car l'inflation s'est entre temps effondrée.

mercredi 31 décembre 2014

Les nouveautés du 1er janvier 2015 en matière de retraite


  • Cotisations en hausse
  • CSG en hausse pour certains, en baisse pour d'autres
  • Cumul emploi retraite durci
  • Retraite progressive assoupli
  • Age de la retraite reculé


Pour en savoir plus consulter la page du Cercle de l'Epargne 

Le compte à rebours du compte de pénibilité est lancé


Les dirigeants d'entreprise et en particulier les dirigeants de PME sont hostiles au compte de pénibilité qui est issu de la loi de 2014 sur les retraites et qui est la contrepartie accordée à la CFDT pour accepter l'allongement de la durée de cotisation. Cette généreuse idée aboutit à un dispositif kafkaien. Le Gouvernement a du accepter une mise en place progressive et une suspension des taxes jusqu'en 2016. .

Le fonctionnement : 

Tous les salariés exposés à des facteurs de pénibilité répertoriés par les partenaires sociaux en 2008 bénéficient d’un compte personnel de prévention de la pénibilité. A terme, 20 % des salariés devraient être concernés soit 4,8 millions de salariés sur un total 24 millions de salariés.

L’exposition à ses facteurs de pénibilité permet d’acquérir des points.

En 2015, quatre facteurs ouvriront droit à des points

Les facteurs de pénibilité retenus sont :

  •  Travail de nuit (au moins 120 nuits par an)
  • Travail en équipe alternante avec au moins 50 nuits par an
  •  Travail répétitif au moins 900 heures par an
  •  Travail en milieu hyperbare au moins 60 interventions par an (tunnelier, exploration pétrole, mines


Pour 2016, 6 autres facteurs seront ajoutés

  -  Manutentions manuelles de charges (600 heures par an)
  -  Postures pénibles (positions accroupies, bras tendus) au moins 900 heures par an
  -  Vibrations mécaniques au moins 450 heures par an
  - Agents chimiques et dangereux
   - Températures extrêmes au moins 900 heures par an
  -    Bruit au moins 600 heures par an

Chaque trimestre d’exposition vaut 1 point. Une année d’exposition à un facteur de pénibilité équivaut à 4 points. Les facteurs pouvant se cumuler les points aussi.

Le Compte est plafonné à 100 points.Les employeurs seront tenus d’établir des fiches d’exposition pour leurs salariés qui retraceront les conditions de travail.

Les salariés pourront avoir accès à leur compte sur Internet et pourront contester auprès des caisses de retraite et devant les prud’hommes.

Les employeurs devront établir des durées d'exposition en fonction des gestes, des produits utilisés, des températures, du bruit.... Il y a évidemment une source de complexification. Soit la loi ne sera pas appliquée avec des risques de recours, soit le personnel sera placé en facteur de pénibilité de manière automatique pour éviter toute contestation. Dans ce cas, il est possible que la taxe ne suffise pas à financer l'ensemble des points. Il y a un risque d'irresponsabilité collective. 



Les points peuvent être utilisés de trois manières

     -    en temps de formation pour sortir d’un emploi exposé à la pénibilité ;
    -     en passage à temps partiel en fin de carrière avec maintien de rémunération ;
   -      en trimestres de retraite.

Sauf pour ceux qui sont proches de l’âge de la retraite (nés avant 1960) les 20 premiers points sont utilisés pour la formation et sont versés sur le compte individuel de formation qui est institué également au 1er janvier 2015.

1 point donne droit à 25 heures de formation

10 points de pénibilité pourra permettre de gagner un trimestre pour la retraite. Un salarié pourra gagner au maximum 2 ans pour la retraite soit au total 80 points

Les salariés qui sont aujourd’hui trop proches de la retraite pour avoir le temps d’accumuler suffisamment de points bénéficieront d’un doublement de leurs points, et ils ne seront pas obligés de les utiliser pour des formations.

10 points permettent de financer un mi-temps sans perte de salaire.

Les comptes de pénibilité seront financés par deux cotisations.

La cotisation de base dont le taux est de 0,01 % sera du par tous les employeurs (sauf les employeurs particuliers). Elle sera exigible à compter de 2017.

La cotisation additionnelle sera due par les entreprises employant des salariés exposés à des facteurs de risques au-delà des seuils retenus. Elle sera payée en janvier 2016. Son taux sera de 0,1 % pour 2015 et 2016 et sera doublé en 2017. En cas de poly-exposition, le taux est de 0,2 % en 2015 et 2016 et de 0,4 % à partir de 2017.



Un site a été institué par les pouvoirs publics afin d’aider les employeurs et les salariés : www.preventionpenibilite.fr

jeudi 20 novembre 2014

Interview de Philippe Crevel au sujet du livre "Retraite, Juste un autre monde"


A l'occasion de la sortie du Livre "Retraite, juste un autre monde", le 21 novembre, Philippe Crevel a répondu aux questions de Jean-Philippe Dubosc pour le site "Tout Sur La Retraite"

Lire l'interview



samedi 9 août 2014

Comment les pensions seront revalorisées au mois d'octobre ?

Afin de réduire les tensions avec la gauche de la gauche, manuel Valls avait accepté de maintenir l'actualisation des petites pensions au 1er octobre quand les autres seront gelés jusqu'au 1er octobre 2015. Le Conseil constitutionnel a validé cette différenciation de traitement. Il a indiqué que ce dispositif avait une durée de vie limitée et que l'ampleur de la différence de traitement est réduite.

 Ainsi, les personnes touchant des pensions ne dépassant pas 1200 € échapperont  au gel.  Pour éviter un effet de seuil, les retraités ayant des pensions entre  1200 et 1205 € n'auront le droit qu'à une demi-revalorisation.

Les retraités bénéficiant de pensions dont le montant est inférieur ou égal à 1200 €, ces dernières seront revalorisées a 1er octobre. Le taux de hausse sera connu au mois de septembre et sera fonction de l'inflation qui pour le moment ne dépasse pas 0,5 %. Le Gouvernement prendra en compte l'inflation constatée depuis la dernière revalorisation, c'est à dire le 1er avril 2013 et tiendra compte de la majoration passée qui avait été trop forte; Dans ces conditions, la revalorisation tournera au mieux autour de 0,6 %. 

Si les pensions se situent entre 1200 € et 1205 €, le taux de revalorisation sera de 50 % de la hausse prévue pour celles de moins de 1200 euros. 

Le problème sera pour les pouvoirs publics de sérier les bénéficiaires de la revalorisation car un retraité peut par définition toucher des pensions issues de plusieurs régimes. Il faut donc cumuler les pensions pour savoir si le total dépasse 1200 euros ou pas.

jeudi 17 juillet 2014

Le Conseil d'Orientation des Retraites passe au crible les carrières incomplètes

Avec la progression du chômage, le nombre de carrière incomplète devrait s'accroître dans les années à venir contrairement à la tendance enregistrée depuis plusieurs décennies. Le Conseil d'Orientation des Retraites a étudié à l'occasion de sa séance du 9 juillet dernier ce point crucial pour les retraites et leur montant.

Consulter le dossier du COR

mercredi 16 juillet 2014

Le premier avis du Comité de Suivi des Retraites

Le Comité de Suivi des Retraites institué par la loi sur les retraites de 2014 a rendu son premier avis le 16 juillet 2014. Sans surprise, il a donné un satisfecit général sur l'évolution des comptes retraites. 

La loi de 2014 a raffiné le pilotage des retraites. Désormais, le  dispositif de pilotage se déploie en quatre temps : 

 le COR produit un rapport annuel et public, qui tient lieu de bilan du système et fournit  une série d’indicateurs (dispositif de suivi) ; 

 le comité de suivi des retraites analyse la situation du système en tenant compte notamment de ces indicateurs et rend un avis sur le respect des objectifs, tels que  définis par la loi, avant le 15 juillet de chaque année (dispositif de suivi) ; 

 si le comité estime que le système s’éloigne « de façon significative » de ses objectifs, il peut formuler des recommandations portant notamment sur l’évolution de la durée  d’assurance requise pour le bénéfice d’une pension sans décote et le niveau des taux de  cotisation. Ces mesures ne peuvent avoir pour conséquence de dépasser un certain  niveau de cotisation ou de faire baisser le taux de remplacement en deçà de limites 
fixées par décret (dispositif d’appui au pilotage) ; 

 lorsque le comité a fait des recommandations, le Gouvernement présente au Parlement après consultation des partenaires sociaux, les mesures qu’il juge nécessaires pour  corriger la situation (dispositif de pilotage stricto sensu). 

Le COR ayant  rendu public son rapport le 12 juin 2014 et le Comité de suivi ayant été installé le 27 juin dernier, le premier avis a été émis très rapidement. 

Le Comité de suivi ne rajoute pas grand chose au rapport du Conseil d'Orientation des Retraites. Ainsi, de manière lapidaire, le comité estime que, pour les régimes de base et compte tenu des mesures  récemment prises, la trajectoire de retour à l’équilibre financier d’ici 2020 reste accessible, sous réserve de la réalisation des prévisions macro-économiques retenues dans le cadre du programme de stabilité. Le comité prend acte de la volonté des partenaires sociaux de mener prochainement une négociation permettant de garantir la pérennité des régimes complémentaires des salariés du secteur privé

Il n'émet par ailleurs aucune recommandation particulière.

mercredi 18 juin 2014

Les pensions inférieures à 1200 euros seront gelées jusqu'en 2015

C'était prévisible mais maintenant c'est officiel, la promesse de maintenir l'actualisation des pensions inférieures à 1200 euros ne pourra être tenue. En effet, du fait que les retraités touchent plusieurs pensions, pensions de base, pensions complémentaires. En outre, un retraités peut dépendre de plusieurs régimes, régime général, TNS, régime agricole; Or, en l'état, il n'est pas possible de connaître en temps réel le montant de la pension. De ce fait, il n'est pas possible techniquement de distinguer les pensions de moins 1200 euros et celles de plus de 1200 euros. Seule l'administration fiscale dispose des données mais a posteriori. 

lundi 2 juin 2014

Les congés maternité pris en compte pour le calcul des retraites

La loi de 2014 sur les retraites améliore la retraite des femmes ayant eu des enfants en permettant de valider tous les trimestres liés à la maternité. Ainsi jusqu'à présent les femmes ne pouvaient valider qu'un seul trimestre de congé maternité par enfant, même quand la durée légale de leur congé avait excédé un trimestre. Or, pour un troisième enfant ou en cas de naissance multiple, le congé maternité est supérieur, allant jusqu'à six mois ou plus. Avec la loi de 2014, tous les trimestres de congé maternité vont être pris en compte pour la retraite. Le décret d'application a été publié au Journal Officiel dimanche 1er juin..
En vertu du décret paru dimanche, pour tous les enfants nés depuis janvier dernier, tous les trimestres de maternité seront pris en compte : "Un trimestre est également décompté pour chaque nouvelle période d'indemnisation de quatre-vingt-dix jours", Lles congés pour adoption donnant droit à des indemnités journalières seront également validés à raison d'un trimestre pour 90 jours de congé.

samedi 17 mai 2014

Les TNS et la retraite : Question d'Argent sur France Info de Patrick Lelong avec Philippe Crevel

Après la publication de la lettre de l'épargne et de la retraite du mois de mai 2014 consacrée à la retraite des TNS, Philippe Crevel a été interrogé par Patrick Lelong sur France info.

Retrouver l'intervention de Philippe Crevel 

vendredi 2 mai 2014

Les retraités : état des lieux de 2012

La France compte, selon le rapport  sur les retraites de la DRESS de 2014, 15,5 millions de personnes, vivant en France ou à l’étranger qui bénéficient de pensions endroit direct d’au moins un régime français à la fin de l’année 2012. Avec les droits dérivés, le nombre atteint 16,6 millions.  Chaque année, durant la période 2006 à 2010, le nombre de retraités augmente de 360 000 personnes. Cette croissance est néanmoins ralentie en 2011 et 2012 (avec respectivement 210 000 et 225 000 personnes de plus), en raison principalement de la réforme des retraites de 2010, qui repousse progressivement l’âge légal d’ouverture des droits à partir de juillet 2011.

Le montant des pensions distribuées continue à augmenter du fait d'un effet noria. La pension moyenne tous régimes s’établit à 1 288 euros mensuels en 2012, soit 2,6 % de plus qu’à la fin 2011. Cette hausse provient de la revalorisation légale des pensions appliquée par chaque caisse de retraite et de l’effet de noria, c’est-à-dire du remplacement des retraités les plus âgés, décédés au cours de l’année, par de nouveaux retraités disposant en général de carrières salariales plus favorables. Contrairement à la tendance des années précédentes, l’écart de pension entre les hommes et les femmes s’accroît en 2012 à la suite notamment de la fermeture progressive du dispositif de départ anticipé pour les fonctionnaires parents de 3 enfants ou plus. Il s’agit cependant d’un effet transitoire.

13,3 millions de retraités dépendent de la CNAV. 11,3 millions de retraités sont affiliés à l'ARRCO et 2,7 millions à l'AGIRC. Il y 1,6 million de retraités de la fonction publique et 500 000 de la fonction publique militaire.Il y a 1 million de retraités dépendants de la CNRACL et 1,8 million de l'IRCANTEC ; le premier régime spécial est celui de la SNCF avec 276 000 retraités.
81 % des retraités ont une pension de la CNAV et un retraité sur trois est polypensionné, 39 % des hommes et 25 % des femmes.
4,4 millions de personnes touchent une retraite en droit dérivé et 1,1 million d'entre eux ne touchent aucune pension en droit direct.
En 2012, 628 000 personnes ont touchés pour la première fois leur pension. Ce nombre est en baisse de 7,9 % en 2012. En 2011, la baisse avait été de 12,3 %. Cette diminution est imputable au report de l'âge légal de départ à la retraite.
En 2012, en euros constants, la revalorisation des pensions a été de 0,23 %. Au 1er avril 2012, les pensions avaient été augmentées de 2,1 % quand l'inflation s'est élevée à 1,87 %. Entre 2007 et 2012, les pensions nettes diminuent de 0,15 % en euros constants par an.

En 2012, le montant mensuel moyen de la pension était de 1288 euros contre 1256 euros en 2011. En 2004, ce montant était de 1029 euros. Pour les hommes, le montant de la pension était de 1654 euros contre 951 euros pour les femmes. Pour les retraités de la fonction publique, le montant moyen est de 1985 euros. Pour celui de la fonction publique militaire, ce montant est de 1647 euros. Pour le régime spécial de l'industrie de l'énergie, le montant moyen est de 2 431 euros contre 1887 euros pour celui de la SNCF et de 2 180 pour celui de la RATP. Ces montants moyens peuvent être difficilement être comparés les uns aux autres du fait des structures différentes des métiers. Il y a plus de cadres dans la fonction publique et les salaires sont plus élevés dans l'industrie de l'énergie avec une technicité élevée des postes...

La pension des nouveaux retraités est en moyenne de 1277 euros en augmentation de 2,3 %. Ce montant est de 2 105 euros dans la fonction publique d'Etat.

En 2012, 30 % des personnes ont liquidé un premier droit direct au cours de l'année des 61 ans soit une progression de 16 points par rapport  à 2011. Cette progression s'explique par l'application de la réforme 2010. 62 % des nouveaux retraités de 2012 avaient 61 ans ou moins. 25 % avaient plus de 65 ans. L'âge moyen de liquidation pour la génération de 1940 est de 61,7 ans à la CNAV, de 61,3 ans à la MSA, 58,4 ans à la CNRACL et 58,3 ans pour la fonction publique d'Etat. Pour la génération de 1946 titulaire d'une pension en 2012, l'âge moyen de liquidation est de 61,3 ans à la CNAV, de 60,8 ans pour la MSA, de 58,8 ans pour la CNRACL, de 58,9 ans pour la fonction publique d'Etat.

En 2012, 14 % des retraités ont bénéficié d'une surcote. Pour la fonction publique d'Etat, ce taux est de 35,6 %. Lé décote touche de 3 à 8 % des nouveaux retraités selon les régimes.Pour la fonction publique d'Etat, ce taux est de 16,1 %.

23 % des retraités du régime général ont bénéficié du minimum contributif qui constitue le plancher de versement. Les conditions d'attribution ont été durcies au 1er janvier 2012 ce qui a fait fortement diminué le nombre de bénéficiaires.

En 2012, 2,8 %des retraités de droit direct du régime général cumulent leur pension avec des revenus issuS d'une activité salarié dans le secteur privé soit 336 000 personnes. Dans le régime RSI, le cumul concerne 3 % des retraités anciens artisans soit 19 000 personnes.
563 300 personnes ont en 2012 touché le minimum vieillesse.

L'âge de la retraite à 70 ans en Australie

L'Australie franchit le cap des 70 ans pour l'âge de départ  à la retraite. En effet, le gouvernement veut fixer l'âge légal de la retraite à 70 ans en 2035 afin d'assurer l'équilibre des régimes de retraite. 

Le précédent gouvernement travailliste avait prévu un relèvement à 67 ans de l'âge minimum de cessation d'activité professionnelle en 2023 contre 65 ans actuellement.


Depuis 1908 en Australie, les hommes peuvent faire valoir leurs droits à la retraite à partir de 65 ans, les femmes à partir de 60.

Au cours des 30 prochaines années, le nombre d'Australiens de plus de 65 ans devrait doubler quand celui de plus de 85 ans triplera. L'Australie compte actuellement 23,4 millions d'habitants avec une espérance de vie à la naissance de 79 ans pour les hommes et de 84 ans pour les femmes.

Le Royaume-Uni a prévu de reculer à 68 ans l'âge de départ à la retraite. En Allemagne, cet âge est fixé à 67 ans. Des discussions sont en cours pour assouplir cet âge. Dans un très grand nombre d'Etats, l'âge varie entre 65 et 67 ans. 


lundi 28 avril 2014

Retraite, le geste en faveur des petites pensions

Le Gouvernement prévoirait d'effacer l'effet du gel des prestations pour les pensions inférieurs à 1200 euros par mois. Seraient concernés par cette mesure plus de 40 % des retraités. Il faudra avoir le contenu du dispositif pour bien en analyser les conséquences. Il devrait être rendu public mardi 29 avril.


vendredi 25 avril 2014

Retraite : le Gouvernement s'oriente vers le crédit d'impôt

Manuel Valls a confirmé qu'un geste en faveur des petites pensions serait réalisé afin de compenser en tout et partie le gel des pensions jusqu'au 1er octobre 2015.

Du fait de ne pas pouvoir jouer sur le montant des pensions compte tenu du nombre important des régimes de base et complémentaires, le Gouvernement s'oriente vers l'instauration d'un crédit d'impôt qui risque d'être une nouvelle usine à gaz. Il faudra prendre en compte l'ensemble des revenus, financiers, fonciers et pensions ainsi que la situation familiale.

L'autre piste est un allègement de la CSG qui est déjà réduite pour les retraités. Dans tous les cas, il faudra trouver des ressources complémentaires pour financer cette mesure.

jeudi 24 avril 2014

Après Sapin, Valls annonce un geste pour les retraités mais que peut-il faire ?

Michel Sapin sur France Info a indiqué ce matin qu'un geste serait fait pour les pensions se situant en-dessous de 800 à 900 euros.

Manuel Valls a également annoncé à l'occasion d'un déplacement une avancée sur ce dossier sensible qui concerne 15 millions de retraités.

Le problème auquel sera confronté le Gouvernement est la détermination des petites pensions. En effet, les retraités touchent des pensions en provenance de plusieurs organismes. De ce fait, il est tout à fait possible d'avoir plusieurs petites pesions sans pour autant être dans les retraités modestes.

Le Gouvernement pourrait jouer sur la CSG afin de corriger en partie l'impact du gel des pensions en exonérant un nombre croissant de retraités. Aujourd'hui, les retraités retraités  acquittent la CSG à un un taux plus faible  que les actifs : 6,6% au lieu de 7,5%

Par ailleurs sont exonérés de ce prélèvement: les bénéficiaires d’une pensions non contributive  (allocation de solidarité pour les personnes âgées, minimum vieillesse…) et les retraités dont les ressources de l'avant-dernière année sont inférieures à un plafond. 

Le taux est réduit (3,8%) pour ceux dont les ressources sont supérieures à ce même plafond, mais dont l'impôt sur le revenu reste inférieur à 61€ (montant en dessous duquel l'administration fiscale ne réclame pas le paiement de l'impôt).

Durant la réforme des retraites de 2013, il avait été évoqué une harmonisation sur le régime des actifs....

mardi 15 avril 2014

Est-ce une bonne idée de racheter des trimestres ?

La loi sur les retraites du 20 janvier 2014 autorise le rachat de trimestres de retraite au titre des années d'études supérieures et cela même si l'on a cotisé durant cette période. Une circulaire de la Caisse nationale d'assurance vieillesse (Cnav), parue le 10 avril 2014, supprime la condition de non affiliation à un régime de retraite pendant les périodes d'études supérieures « faisant l'objet de la demande de versement pour la retraite ».
Depuis la loi Fillon de 2003, les salariés, fonctionnaires, indépendants (artisans, commerçants, entrepreneurs) et professions libérales ont la possibilité d'effectuer des versements pour la retraite (VPLR), plus communément appelés « rachats de trimestres », pour compenser les périodes durant lesquelles ils n'ont pas pu cotiser. 
Les actifs peuvent ainsi racheter jusqu'à 12 trimestres  par régimes (de base et complémentaires) auxquels ils sont assurés. Jusqu'ici, pour effectuer un VPLR au titre des années d'études, il ne fallait pas avoir travaillé (et donc cotisé) en tant qu'étudiant. L'article 27 de la loi du 20 janvier 2014 a supprimé cette condition qui réduisait les possibilités de rachats de trimestres.
La nouvelle règle s'applique aux demandes de VPLR déposées à compter du 22 janvier 2014. « Sont visées les scolarités accomplies au sein des établissements d'enseignement supérieur, des écoles techniques supérieures, des grandes écoles et classes préparatoires du second degré. L'assuré doit avoir obtenu un diplôme ou avoir été admis dans une grande école ou classe préparatoire. Les périodes d'études ayant permis l'obtention d'un diplôme équivalent délivré par un Etat membre de l'Union européenne peuvent, dans les mêmes conditions, faire l'objet d'un versement pour la retraite », précise la circulaire.
Le Gouvernement a prévu toujours dans le cadre de la loi sur les retraites de favoriser les  VPLR si l'actif dépose sa demande dans les dix premières années de sa vie professionnelle. . Si le montant du rabais doit être fixé par décret, l'amendement au projet de loi évoquait 1.000 euros par trimestre dans la limite de 4 trimestres. Soit une aide de 4.000 euros prise en charge par l'Etat et dont on ne connaît pas encore le mode de financement. Il faudra suivre le décret d'application.
Faut-il racheter ou non des trimestres ? Le rachat en tant que tel est intéressant pour sa conséquence sur les complémentaires qui assurent surtout pour les cadres le coeur de la pension. Il repose sur un pari, sur celui que les règles de calcul des pensions ne changent pas ou pas trop. Le report de l'âge légal de départ en 2010 a rendu sans intérêt certains rachats car des actifs se sont vus contraints de continuer à travailler et de ce fait bénéficient de trimestres supplémentaires. Si dans le futur il y avait un nouveau report de l'âge légal, cette situation se reproduirait. La réforme de 2010 prévoyait le remboursement des trimestres rachetés inutilement avec une simple actualisation en fonction de l'inflation. Pour les jeunes, le rachat peut apparaître risqué compte tenu du haut niveau d'incertitudes planant sur nos régimes de retraite. En revanche, le coût d'acquisition est faible. Pour un actif en fin de carrière qui est en bonne santé et qui peut imaginer avoir une bonne espérance de vie à la retraite, le rachat de trimestres peut être intéressant même si son coût qui est fonction de l'âge et de ses revenus est plus onéreux. 

Les règles de comptabilisation des retraites changent

La loi sur les retraites a modifié les règles pour le calcul des trimestres et en particulier le montant minimal de revenus pour valider un trimestre. Le Gouvernement souhaitait favoriser les salariés ayant eu des emplois peu rémunérés ou à temps partiel qui de ce fait ne pouvaient pas valider auparavant un trimestre. Dorénavant, pour valider un trimestre de retraite en 2014, il faut gagner au moins 1.429,50 euros dans l'année. Une annuité étant composée de 4 trimestres, il suffit donc à un actif de percevoir au moins 5.718 euros (1.429,50 X 4) pour valider une année entière. Cette disposition a été précisé par une circulaire de la Caisse nationale d'assurance vieillesse du 10 avril 2014.
Le seuil de validation de trimestres de cotisation est passé de  200 heures à 150 heures payées au Smic. Par application de cette mesure, un salarié à temps partiel payé au Smic va ainsi désormais pouvoir valider 4 trimestres au lieu de 3. Cette mesure s'applique à tous les actifs du secteur privé. La validation de trimestres dans le secteur public se base en effet sur la durée de services et non sur le montant de la rémunération comme dans le privé. Les fonctionnaires et les agents des régimes dits « affiliés » (EDF, GDF, SNCF, RATP, Banque de France...) ne sont donc pas concernés par la circulaire.

La désindexation des pensions en France vue par l'INSEE

L'INSEE vient de mettre en ligne un document très intéressant sur les conséquences des changements de règles d'indexation des retraites. L'INSEE souligne que si rien n'avait été entreprise, le poids des pensions aurait atteint plus de 20 % du PIB en 2060. Du fait des réformes, ce poids devrait être réduit à 16 % du PIB. En revanche, ce qui est logique, les pensions dont le niveau avait augmenté dans les années 70 et 80 progressent moins vite que les salaires.

jeudi 3 avril 2014

La Lettre de l'Epargne et de la Retraite : avril 2014



La lettre de l'épargne et de la retraite N°93 du mois d'avril est dans les bacs !!!!

Au sommaire de cette lettre, des analyses sur le regard des jeunes de 18 à 24 ans ainsi que des jeunes actifs sur l'épargne et la retraite. Cette lettre reprend des résultats de l'enquête conduite par Jérôme Jaffré et Philippe Crevel sur l'Epargne et la Retraite et réalisée par CSA et le CECOP.

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Lire la lettre N°93 avril 2013