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jeudi 3 avril 2014

La Lettre de l'Epargne et de la Retraite : avril 2014



La lettre de l'épargne et de la retraite N°93 du mois d'avril est dans les bacs !!!!

Au sommaire de cette lettre, des analyses sur le regard des jeunes de 18 à 24 ans ainsi que des jeunes actifs sur l'épargne et la retraite. Cette lettre reprend des résultats de l'enquête conduite par Jérôme Jaffré et Philippe Crevel sur l'Epargne et la Retraite et réalisée par CSA et le CECOP.

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Lire la lettre N°93 avril 2013

samedi 29 mars 2014

La lettre économique de Philippe Crevel



Le coin des Epargnants

La bourse a connu une bonne semaine avec une progression du CAC 40 de 1,75 %. Il a terminé vendredi soir à 4 411 points tout près de son record de l’année à 4 419 points atteint le 24 février. Les tensions ukrainiennes n’impactent pas trop les marchés financiers. Les déclarations des responsables chinois en faveur de la croissance ont favorisé la hausse tout comme les bons indicateurs américains ou européens.
L’assurance-vie a enregistré un bon mois de février marquant le fait que les ménages français souhaitent maintenir un volant suffisant d’épargne. Néanmoins, ce résultat positif est avant tout le résultat d’une diminution des rachats. En revanche, les épargnants français boudent toujours les actions au vu des résultats des unités de compte.

Le coin des prévisions

France, des résultats qui pleurent…

La progression du chômage en France, la faible progression de la consommation qui ne compense pas la baisse du mois de janvier.

Pour autant, les indicateurs avancés qui scrutent le moral des entreprises et des consommateurs restent bien orientés et peuvent laisser penser qu’une reprise se dessine.

Néanmoins, jamais depuis quarante ans, la France n’avait connu une sortie de récession aussi pénible. En règle générale, après une diminution du PIB, il y a un rattrapage. Depuis 2009, aucun rebond n’a été réellement enregistré. L’économie française connaît une véritable atonie qui a force de perdurer entrave la future croissance. Le retard pris sur l’investissement est cumulatif et rend plus délicat l’adaptation de notre outil production à la demande finale française et internationale.

Europe, des indicateurs qui rient mais rien n’est acquis…

Pour le moment, la reprise manque de couleur mais tout le monde veut y croire ; les indicateurs avancés en sont la meilleure preuve.
La zone euro a connu durant près de deux ans une récession qui a laissé des traces.  Du premier trimestre 2011 au quatrième trimestre 2013, leur retard cumulé de croissance vis-à-vis des Etats-Unis atteint huit points de PIB.

Le déficit d’activité par rapport au potentiel (output gap) est estimé à 3,8 points de PIB selon l’Organisation pour la coopération et le développement économique (OCDE), à 2,7 points de PIB selon le Fonds monétaire international (FMI).
La croissance attendue pour 2014 reste modeste autour de 1,4 % et ne retrouverait un taux correct qu’au mieux en 2015 avec une prévision de 2 %.

La bonne nouvelle provient de l’Europe du Sud qui sort du trou noir. En Espagne, Portugal, Grèce, les enquêtes de la Commission européenne ou encore celles menées auprès des directeurs d’achats se teintent d’optimisme. Ces pays ont amélioré leur compétitivité permettant un rééquilibrage des comptes extérieurs et le retour des investissements directs étrangers. En revanche, pour le moment, la demande interne reste faible en raison du taux élevé de chômage.

Certes, les taux de chômage commencent à baisser au sud de l’Europe (sauf en Italie), comme dans la moitié des pays de l’UEM, la France restant à la traine. Néanmoins, le reflux reste modeste au regard des taux historiquement élevés (25,8% en Espagne, 15,3% au Portugal, 27,5% en Grèce).
Les enquêtes auprès des directeurs d’achats, ou encore les indices du climat économique de la Commission européenne et des instituts économiques soulignent que la reprise s’affirme de jour en jour même si les signes concrets restent ténus. La confiance s’accroît chez les chefs d’entreprise de la zone euro et les ménages se déclarent un peu moins inquiets. Si pour le premier trimestre, le taux de croissance devrait rester mesuré, celui du deuxième montrera réellement les capacités de la zone euro si ce n’est de rebondir mais du moins de passe un cap.

Actualité

Japon, augmentation de la TVA de 3 points en avril

« Abenomics », est au pied du mur avec la future hausse de la TVA qui pourrait tuer dans l’œuf l’esquisse de croissance. L’Abenomics qui est un mélange d’hyperstimulation monétaire, de relance budgétaire et de réformes structurelles semble trouver ses limites. Dans un premier temps, les marchés avaient « acheté » la reprise dans l’Archipel avec une hausse de la bourse de Tokyo de 57% (Nikkei). L’activité économie a été dopée mais le maintien du déficit public à 10% du PIB en 2013 et la dégradation vertigineuse des comptes extérieurs constituent deux points noirs. L’augmentation de la TVA de 3 points (passage de 5 à 8 %) pourrait plomber la croissance en pénalisant la consommation qui représente 60% du PIB. Cette dernière a progressé ces derniers mois que par l’anticipation de cette hausse.
De ce fait, la croissance est attendue en baisse en 2014 vers 1 /1,2% en 2014, contre 1,6% en 2013.

France, consommation étale mais confiance en hausse

La consommation a faiblement progressé de 0,1 % en février selon l’INSEE ne compensant pas la baisse du mois de janvier. Ce résultat est de mauvais augure pour la croissance du premier trimestre.
La semaine dernière, l’INSEE a publié l’indicateur sur la confiance des ménages qui ressort en hausse de 3 points en mars par rapport à février. Il retrouve ainsi son niveau de juillet 2012. Les ménages français sont tout à la fois plus confiants sur leur situation personnelle future et plus nombreux à juger opportun la réalisation d’achats importants. Par ailleurs, la capacité à épargner des ménages progresse.
Si ces résultats sont fiables, cela devrait se traduire par une augmentation de la consommation au mois de mars et par un raffermissement de la croissance. Affaire à suivre…

A suivre, Next week

Lundi 31 mars

Eurostat publiera, pour la zone euro, le taux d’inflation du mois de mars. Ce taux sera attendu pour connaître si les menaces déflationnistes sont toujours présentes et pour apprécier l’éventuelle réaction de la Banque centrale européenne. Au mois de février, l’inflation était en baisse en février, à 0,7%. Les experts économiques l’attendent en baisse.
En France, il faudra suivre les résultats pour des 2013 des comptes nationaux des administrations publiques et le montant de la dette au sens de Maastricht.
Il sera également communiqué les résultats définitifs du PIB 2013.

Mardi 1er avril

Aux Etats-Unis, il faudra suivre l’indice ISM de mars. Cet indice devrait être en hausse autour de 55 après 53,2 en février et 51,3 en janvier traduisant l’enracinement de la croissance américaine.
Au Royaume-Uni, il faudra également regarder l’indice  PMI manufacturier de mars qui est attendu en progression confirmant le résultat de février.
En Allemagne, il faudra scruter le rapport sur l’emploi de mars. Le chômage est encore attendu en diminution en mars. Le taux de chômage devrait rester autour de 6,8 % ce qui est son plus bas taux depuis 20 ans.
En France, il faudra suivre les immatriculations de voitures neuves en mars ainsi que l’indice PMI manufacturier.

Jeudi 3 avril

Au Royaume-Uni, sera publié l’indicateur PMI pour les services du mois de mars. Cet indice est attendu à la hausse.

Pour la zone euro, il faudra évidemment suivre la réunion de la BCE du mois d’avril. En fonction du taux d’inflation qui sera publié au début de semaine, le débat sur l’engagement d’actions énergiques sera incontournable. Néanmoins, le consensus parie pour le statuquo. La BCE veut se garder les mains libres en cas de remonter des taux sur les marchés mondiaux du fait de la fin des injections de liquidités par la FED, hausse des taux qui pourrait impacter la zone euro assez fortement. L’idée sous-jacente est pour la BCE de ne pas griller de manière anticipée ses cartes. Par ailleurs, du fait des indicateurs convergents, elle parie toujours sur une accélération de la croissance à compter de la fin du premier trimestre.
En France, il faudra regarder les Indices PMI des services et composite de mars ainsi que l’adjudication d'OAT long terme. A 22h00 sera communiquée la note de conjoncture de l'Insee.

Vendredi 4 avril

Aux Etats-Unis, il faudra suivre le rapport emploi de mars. Le taux de chômage devrait se maintenir à 6,7 % avec la création de 200 000 postes soit un volume assez classique en légère hausse par rapport à février (175 000).


La semaine économique est une publication réalisée par Lorello Eco Data, société d’études et de stratégies économiques dirigée par Philippe Crevel.

Téléphone : 01 45 00 37 37
Mail : pcrevel@gmail.com
Site Internet

samedi 15 mars 2014

La lettre économique hebdomadaire du 15 mars 2014 par Philippe Crevel


Le coin des épargnants

La bourse de Paris a passé une mauvaise semaine avec un recul de 3,44 %. Le CAC 40 est ainsi revenu à 4216 points. Paris suit la tendance des places occidentales qui sont assez nerveuses avant les résultats sans surprise du référendum en Crimée et face au ralentissement de la Chine. Les inquiétudes sur la solidité financière de certaines banques chinoises pèsent sur l’activité de ce pays.
En période de crise, l’or retrouve quelques couleurs. Après avoir perdu 23 % de sa valeur en 2013, le métal précieux a gagné 12 % depuis le début de l’année. Cette appréciation est liée à une augmentation de la demande en provenance des banques centrales et de certains institutionnels qui s’ajoute à celle toujours forte des particuliers en Chine ou en Inde. A 1382 dollars l’once vendredi 14 mars, l’or n’a pas encore retrouvé les sommets atteints en 2011 / 2012 autour de 1900 dollars.

L’euro continue de s’apprécier par rapport au dollar en atteignant un taux de 1,40 soit son plus haut niveau depuis trois ans. Cette valorisation repose sur les bons résultats de la zone euro en matière d’échanges extérieurs et par le repli des investissements dans les pays émergents. Cette appréciation pénalisera les exportateurs français qui sont très sensibles aux variations de prix.

Le coin des Prévisions

France

La majorité des experts économiques tablent pour une croissance de 0,2 % pour le premier trimestre 2014.

De nombreux indicateurs restent mal orientés ou nettement en-dessous de leur moyenne de longue période.

Zone euro

Pour l’OCDE, la prévision de croissance du PIB (en variation trimestrielle) est de de 0,5 % au 1er trimestre et de 0,3 % au 2ème trimestre 2014.

Pour la BCE (6 mars 2014, la croissance du PIB devrait être de  1,2 % en 2014 et 1,5 % en 2015.
Pour la Commission européenne (prévisions d’hiver, 25 février 2014), les prévisions de croissance du PIB sont de + 0,3 % au 1er trimestre 2014, de + 0,4 % au 2e trimestre ainsi qu’au 3e trimestre 2014 ; + 1,2 % pour 2014 et + 1,8 % pour 2015 sous l’hypothèse technique d’absence de nouvelles mesures budgétaires.

Selon Eurostat, le PIB de la zone euro était en hausse en de 0,3 % au 4ème trimestre 2013, après + 0,1 % au 3ème trimestre.

En moyenne annuelle, la croissance s’établit à – 0,4 % pour 2013 après – 0,6 % en 2012.

Selon l’Insee (Note de conjoncture de décembre 2013), la croissance du PIB de la zone euro devrait être de  + 0,3 % aux 1er et 2ème trimestres 2014. L’acquis pour 2014 à la fin du 2ème trimestre 2014 serait de 0,9 %.

A la différence de la France, de nombreux indicateurs sont bien orientés témoignant d’une reprise de l’activité. L’indicateur du sentiment économique a atteint 101,2, après 101,0 en janvier (moyenne de long terme égale à 100).

L’indicateur du climat des affaires dans l’industrie manufacturière est en hausse à + 0,37, après + 0,25 en janvier (moyenne de long terme égale à 0).

La confiance des industriels est de – 3,4, après – 3,8 en janvier (moyenne de long terme égale à – 7,0).
La confiance des ménages, final est de  – 12,7 (flash confirmé), après – 11,7 en janvier (moyenne de long terme égale à – 13,3).

Retour sur la semaine passée

Zone euro, un retour de la croissance par la petite porte

La BCE juge prudent d’attendre avant de dégoupiller l’artillerie lourde. La semaine passée semble lui donner raison. Il y a eu une série de petits signes encourageants mais la croissance demeure faible et fragile.

Ainsi, le nombre de personnes ayant un emploi a augmenté de 0,1% tant dans la zone euro que dans l’Union Européenne au quatrième trimestre 2013 par rapport au trimestre précédent. Au troisième trimestre 2013, l’emploi était resté stable dans la zone euro et avait progressé de 0,1% dans l’UE28.
Néanmoins, par rapport au même trimestre de l’année précédente, l’emploi a néanmoins diminué de 0,5% dans la zone euro et de 0,1% dans l’UE au quatrième trimestre 2013 (après respectivement -0,8% et -0,3% au troisième trimestre 2013).

Sur l’ensemble de l’année 2013, l’emploi a reculé de 0,9% dans la zone euro et de 0,4% dans l’UE28, contre respectivement -0,7% et -0,2% en 2012. Eurostat estime qu’au quatrième trimestre 2013, 223,6 millions d’hommes et de femmes avaient un emploi.

En matière de production industrielle, les résultats sont encore très décevants. Ainsi au mois de janvier 2014, la production industrielle a diminué, au sein de la zone euro, de 0,2 %  par rapport à décembre 2013. Elle a augmenté de 0,1% au sein de l’Union européenne selon Eurostat. En décembre 2013, la production industrielle avait diminué de 0,4% dans les deux zones.

Néanmoins, en janvier 2014 par rapport à janvier 2013, la production industrielle a progressé de 2,1% dans la zone euro et de 2,4% dans l’UE28.

La baisse de la production industrielle s’explique par les moindres dépenses dans le secteur énergétique et par la sortie de la période des fêtes.

Au niveau des pays, c’est la France qui plombe la zone euro avec un recul de l’activité de 0,2% qui est certes  compensé par la croissance soutenue en Allemagne (+0,7%) et en Italie (+1,0%).
Point positif, l’indice de sentiment économique (ESI) de la Commission européenne indique une amélioration des opinions sur l’évolution antérieure de la production manufacturière après la pause récente liée au ralentissement de l’activité en décembre

Japon, l’Abenomics commence à avoir du plomb dans les ailes

Au Japon, l’exercice budgétaire se termine au 31 mars. Or, au moment des comptes,  ’optimisme n’est pas de rigueur car la croissance est passée de 3,3 à 1,7 % du premier au second semestre 2013. La demande intérieure (FBCF, consommation des ménages) ainsi que les exportations sont sur la pente descendante. Pour 2014, la croissance ne devrait pas dépasser 1 % ce qui est bien au regard du faible potentiel de croissance qui se situe autour de 0,3 %.

Jusqu’au 1er avril, la consommation devrait être dopée par les anticipations d’achats du fait de la hausse de 3 point de la TVA qui devrait intervenir à cette date.

En revanche, de nombreux signaux tournent au rouge. En février, l’indice global de diffusion des anticipations se trouve inférieur de dix points au seuil des 50 qui délimite les phases d’expansion et de contraction de l’activité

Les autorités japonaises espèrent une reprise des exportations qui étaient sur le recul ces derniers mois avec même l’apparition d’un déficit de la balance commerciale certains mois qui s’explique également par le coût des importations énergétiques. Dans les prochains mois, les exportations pourraient être soutenues par la dépréciation du yen et par la reprise de la demande européenne.
Le plan dit en arc à trois flèches, une politique monétaire ultra-accommodante couplée à une politique budgétaire expansionniste et des réformes structurelles n’a pas encore réussi. La Banque du Japon s’est lancée dans une politique monétaire accommodante en acheté les obligations émises par l’Etat pour financer son plan de relance budgétaire. La base monétaire du Japon devrait atteindre 60 % du PIB d’ici le milieu de l’année avec un objectif d’inflation à 2 %. Elle a augmenté ces derniers mois en atteignant 1,4 %. 

La hausse de la TVA au 1er avril devrait par ailleurs y contribuer. Les prix des biens de consommation augmenteraient de 3,5 % au second semestre.  Il y a un an, l’indice des prix était à -0,3 %. Cette accélération toute modeste des prix doit plus au renchérissement des importations occasionnées par la dépréciation du Yen et par la montée en puissance des achats de produits énergétiques. Sans élément exceptionnel, l’inflation reste cantonnée dans les faits à 1 %.

Malgré les souhaits du Premier Ministre, les salaires restent toujours stables voire diminuent. Hors primes et heures supplémentaires, les salaires réels ont reculé de
0,5% en 2013. Certes, il est à noter que pour la première fois en six ans, les grands groupes industriels ont accordé des hausses de salaire.

La compétitivité japonaise est mise à mal par l’augmentation du coût des importations du fait de la baisse du yen. De ce fait, les entreprises ont tendance à réduire les coûts salariaux.

La mise en œuvre des réformes structurelles reste délicate. Ces réformes visent à favoriser l'investissement des entreprises, à restructurer le secteur agricole, moderniser le droit du travail. Le Japon souhaite également moderniser ses accords commerciaux en particulier dans le cadre des négociations d’un Accord de Partenariat Transpacifique – APTP – mais aussi avec l’Union européenne.

Le Japon, sans l’engagement rapide de réformes, peut retomber dans une léthargie économique quand les effets de la politique monétaire accommodante s’estomperont.

Etats-Unis, où en sommes-nous ?

Après un début d’année compliquée à cause de l’accumulation d’intempéries climatiques, il n’en demeure pas moins que la croissance devrait se renforcer au deuxième trimestre et cela jusqu’en 2015.

Le relâchement de la rigueur budgétaire et la fin du processus de désendettement des acteurs privés expliquent cette orientation de la croissance.

Les problématiques  budgétaires et de dettes publiques sont dégagées jusqu’en 2015 compte tenu des accords conclus entre Démocrates et Républicains. L’impact de la réduction des injections de liquidités, le tapering, sur les marchés financiers et sur les taux a été faible. Il n’y a pas eu de réelle tension sur les taux. En revanche, un ralentissement économique est constaté depuis la fin de l’année. Ainsi, la moyenne sur 3 mois de la création d’emplois est passée de 200 000 à 130 000 de la fin 2013 à février 2014. Le salaire horaire a augmenté en février mais les horaires hebdomadaires ont reculé, pesant sur les salaires mensuels, tandis que le taux de chômage est remonté à 6,7%.

Au sein de la FED, certains regrettent d’avoir peut être décidés trop tôt la réduction des injections de liquidités. Néanmoins, toute remise en cause du plan pourrait avoir des effets importants. Ils veulent éviter de trop fortes turbulences financières aux Etats-Unis comme à l’échelle mondiale. Le FOMC de la FED devrait certainement maintenir le cap en étant peut être plus progressif dans le ralentissement.
Un autre point positif mérite d’être noté en ce qui concerne les Etats-Unis, c’est la réduction de ces besoins de financement. En effet, la dette publique continue de progresser de moins en moins rapidement et les acteurs économiques sont plutôt assez mesurés en matière d’endettement. En outre, la balance commerciale continue à s’améliorer.

Les ménages sont devenus plus vertueux depuis 2009, le solde de financement est passé d’un déficit de 5% du PIB à  un excédent de 2,3 %. Les défauts et les faillites ont reculé et fini par se stabiliser. Le taux d’épargne des ménages est à point haut. Cet assainissement permet un redémarrage dans de bonnes conditions de la consommation si les entreprises augmentent les salaires et si la bourse ne connait pas une nouvelle bulle créant un effet de richesse artificiel.

A suivre Next week

Lundi 17 mars

A Bruxelles, sera publié le résultat définitif de l’inflation du mois de février.
A Washington, il faudra suivre la publication de l’indice d'activité "Empire State" de mars et le résultat de la production industrielle de février

Mardi 18 Mars

Aux Etats-Unis, il faudra suivre le taux d’inflation qui devrait rester modéré. En février, une hausse limitée de l'indice sous-jacent et des prix alimentaires compenserait le recul du prix des carburants. En glissement annuel, la hausse serait de 1,1%. Il faudra suivre également les résultats des mises en chantier et des permis de construire pour février. Par ailleurs, se déroulera la première journée de la réunion du FOMC de la Réserve fédérale.
A Bruxelles, seront publiées les immatriculations automobiles en Europe pour février ainsi que la balance commerciale zone euro pour le mois de janvier.
A Berlin, il faudra regarder l’évolution de l’indice ZEW du sentiment des investisseurs de mars.

Mercredi 19 Mars 

Aux Etats-Unis, Janet Yellen, la nouvelle responsable de la FED, donnera sa première conférence de presse post-réunion, annonçant une nouvelle réduction des achats de titres. Logiquement, elle devrait sauf revirement une réduction à 55 milliards de dollars des injections de liquidités.
Toujours aux Etats-Unis seront rendus publics les résultats des comptes courants du 4ème trimestre 2013
A Londres sera présenté le projet de budget 2014. Par ailleurs seront communiqués le résultat pour février des demandeurs d'emploi et le taux de chômage.
A Francfort se tiendra la réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE (jeudi aussi), mais aucune décision sur les taux n’est attendue.
Il faudra suivre les résultats commerciaux du Japon. Après un fort déficit au mois de janvier, une amélioration est attendue.
Au Royaume- Uni, il faudra regarder les résultats de l’emploi de janvier. Une légère baisse du chômage est attendue.
En France seront rendus publics les résultats de la balance des paiements du mois de janvier.

Jeudi 20 mars

A Bruxelles se tiendra la première journée du Conseil européen.
A Berlin sera communiqué l’indice des prix à la production pour février.
A Londres seront connus les résultats des ventes au détail pour février.
Aux Etats-Unis, il faudra regarder les inscriptions au chômage au 15 mars, les reventes de logements pour février et la publication de plusieurs indicateurs avancés

Vendredi 21 mars

A Bruxelles, se déroulera la deuxième journée du Conseil européen.
Sera publié l’indicateur sur la confiance du consommateur pour mars au niveau de la zone euro.
Il faudra également regarder à Londres la présentation de la situation budgétaire pour février et surtout la revue de S&P sur la Grèce.
En France, il faudra regarder les résultats définitifs sur l’emploi et le taux d’activité au 4ème trimestre 2013.
Par ailleurs, devraient être communiqués les résultats du Livret A et du LDD pour le mois de février.

samedi 1 mars 2014

La lettre de l'épargne et de la retraite par Philippe Crevel



La lettre de l'épargne et de la retraite du mois de mars est disponible.

Cette lettre est consacrée à l'analyse de la dernière enquête du Cercle des Epargnants avec un focus sur la situation des femmes face à la retraite et à la retraite.

Au sommaire :

  • l'édito de Philippe Crevel : les épargnants d'in nouveau monde
  • les femmes sans illusion sur leur future pension
  • les femmes plus fourmis que les hommes
  • les femmes et les produits d'épargne


Consulter la lettre de l'Epargne et de la Retraite

samedi 22 février 2014

La semaine économique

Le coin des épargnants
La bourse de Paris a passé une bonne semaine en se rapprochant des  4400 points. Le CAC 40 a, en effet, atteint 4 381 points en progression de 0,94 % sur la semaine. L’indice est à son plus haut depuis septembre 2008.
Les résultats économiques en demi-teinte des Etats-Unis ont eu peu d’impact car elles ont été jugées à l’aune des intempéries climatiques qui ont frappé le pays au mois de janvier. En revanche, les bons résultats financiers des entreprises portent le cours des actions qui bénéficient toujours de la réduction des injections de liquidités et de la défiance des investisseurs à l’égard des pays émergents.
Valeo a gagné 12,63 % à 99,07 euros grâce à un bénéfice net en hausse de 18 % en 2013.
Total s’est apprécié de 1,58 % à 45,60 euros du fait d’un relèvement de sa recommandation par Goldman Sachs
Si les affaires ukrainiennes ont peu d’incidences économiques, elles ont néanmoins comme conséquence de se faire ressentir sur le cours des céréales qui sont à la hausse ces derniers jours.
Le livret A et le Livret de Développement Durable se refont une santé au mois de janvier avec une collecte positive avec une collecte nette de 2,2 milliards d’euros. Les Français ont préféré le cochonnet aux soldes en ce début d’année. Les incertitudes qui pèsent sur la situation économique française les ont conduit à opter pour la prudence d’autant plus qu’ils n’attendent pas d’accalmie sur le front fiscal. Le niveau d’anxiété étant toujours élevé, il est fort à parier que l’année 2014 ne devrait pas enregistrer une inflexion sensible du taux d’épargne.
Le serpent de mer des contrats d’assurance-vie non réclamés et des comptes bancaires inactifs progresse avec l’examen d’une proposition de loi du rapporteur général du Budget à l’Assemblée nationale. La Caisse des Dépôts et Consignation pourrait ainsi recevoir les contrats non réclamés et les fonds des comptes bancaires inactifs. Les banques et les assureurs seraient amenés à effectuer des démarches afin de retrouver les bénéficiaires de manière plus proactive. In fine au bout de 30 ans, l’Etat ramasse la mise…
France, quand l’inflation disparaît des écrans radars
Les prix malgré la hausse de la TVA a, en janvier, ont baissé de 0,6 point ; le taux d’inflation restant campé sur ses 0,7 point. La hausse des taux de TVA  aurait dû avoir un impact de 0,2 à 0,3 point de hausse des prix. Les entreprises ne l’ont pas répercutée pour le moment et ont joué sur leurs marges. L’inflation est trop basse pour de nombreux spécialistes qui réclament une action plus énergique de la BCE.
France et si les revenus étaient trop faibles…
Les salaires nets de biens de nos homologues sont supérieurs aux salaires des Français. Le poids des prélèvements et les exonérations de cotisations limitées à 1,6 fois le SMIC ont abouti à un plafonnement des rémunérations. Le mauvais positionnement de l’outil économique français avec insuffisamment de haut de gamme contraint les entreprises à réduire autant que possible la masse salariale avec comme voie de conséquence une paupérisation croissante des salariés qui depuis des années doivent se contenter de faibles augmentations en grande partie absorbées par le relèvement des impôts. Pour illustrer cette situation, il suffit d’analyser les chiffres de l’INSEE.
Le revenu moyen par ménage était de 20 375 euros en France (métropole + DOM). En métropole, il est de 20 530 euros. Le niveau le plus élevé est atteint en Ile de France avec 24 538 euros. Le plus bas se situe dans le Nord Pas de Calais avec 17 423 euros. Les autres régions sont assez proches les unes des autres. Parmi les régions les plus riches, se trouvent après l’Ile de France, Rhône-Alpes, la région Centre et Provence Côte d’Azur. Parmi les plus pauvres après le Nord-Pas de Calais, Languedoc Roussillon, Lorraine et la Corse.
Etats-Unis, un début d’année à petite vitesse
La fête est finie. Les Etats-Unis retrouvent un rythme de croissance plus lent. Certes, les résultats du mois de janvier doivent être interprétés avec prudence du fait de l’impact des intempéries économiques. Ainsi, les ventes de logements anciens aux États-Unis ont reculé plus que prévu en janvier avec une baisse de 5,1 %, le plus mauvais résultat enregistré depuis 18 mois.
Au mois de janvier, la production industrielle a reculé de 0,3%, et le seul secteur manufacturier a enregistré une baisse de 0,8%.
Dans le secteur de la construction. Les mises en chantier ont plongé de 16% en janvier et sont en recul sur un an, pour la première fois depuis août 2011.
Point positif, le marché du travail n’est pas impacté pour le moment
L’analyse des derniers résultats macroéconomiques soulignent qu’il ne faut pas trop exagérer la reprise américaine. En effet, le bon taux du dernier trimestre 2013, 3,2%, supérieur au rythme potentiel de l’économie évalué à 2,5 % s’explique par les reconstitutions de stocks.
La croissance de l’économie américaine campe depuis 2011 autour de 2 % avec la création annuelle de 2,025 à 2,642 millions d’emploi correspondant en rythme mensuel à la création de 169 000 à 205 000 emplois.
Il faut noter que les dernières indications sur les prix semblent témoigner d’un éloignement des forces déflationnistes. Néanmoins, l’inflation sous-jacente reste à un niveau faible autour de 1,5 % voire 1 % pour certains experts.
Au niveau des prévisions économiques, le taux de croissance de l’économie américaine devrait se situer entre 2,3 et 2,6 % en 2014 avec une amélioration sensible pour le second semestre.
A suivre, next week
Mardi 25 Février, il faudra regarder pour la France les enquêtes INSEE sur le climat des affaires du mois de février. L’indicateur est annoncé stable du fait des incertitudes qui pèsent sur la conjoncture française. Il faudra suivre toujours, en France, les résultats de la commercialisation des logements neufs du 4ème trimestre et ceux de la construction de logements  pour janvier.
Mercredi 26 Février, ce sera le tour du Royaume-Uni de donner le résultat de sa croissance au 4ème trimestre 2013 qui devrait ressortir en hausse à 0,7 point soit une belle croissance.
En France sera attendu avec toujours autant d’attention les résultats du chômage du mois de janvier.
Jeudi 27 Février, aux Etats-Unis, seront communiqués les résultats des biens durables du mois de janvier qui devraient s’inscrire en baisse d’environ 3,5 % du fait des intempéries et des résultats décevant de l’aéronautique.
Pour la zone euro sera connu l’indice du climat économique L’indice du climat économique de la Commission européenne s’était inscrit à la hausse à 100,9 en janvier, son plus haut niveau depuis juillet 2011. Il devrait encore être en hausse en février.
Pour l’Allemagne sera publié le rapport emploi du mois de février. Un nouveau recul du chômage est attendu.  
Pour la France, seront connus les résultats de l’enquête de conjoncture auprès des ménages de février et les indices des prix des logements anciens pour le 4ème trimestre 2013.
Vendredi 28 Février, plusieurs résultats japonais seront rendus publics dont la production industrielle de janvier. Du fait des achats en hausse en anticipation de la future hausse de TVA, la production devrait avoir progressé d’environ 4% en janvier.
Le rapport sur l’emploi japonais du mois de janvier devrait se conclure sur le maintien d’un taux de chômage à 3,7 %.
L’enquête sur les revenus et dépenses des ménages de janvier, toujours au Japon devrait indiquer que les dépenses des ménages ont augmenté de 1%. La demande de biens durables reste forte à la veille de la hausse de TVA.
Enfin sera rendu public le taux d’inflation du mois de janvier au Japon qui devrait se situer autour de 1,2 %.
Ce même vendredi, il sera également communiqué pour la zone euro, la prévision d’inflation pour le mois de février qui devrait rester à un niveau très faible, 0,7 %.
En France, il faudra regarder avec attention la consommation des ménages en biens de  janvier et les indices de prix de production et d'importation de l'industrie / janvier.

samedi 15 février 2014

La semaine économique vue par Philippe Crevel

Le coin des Epargnants
La bourse de Paris est à son plus haut niveau depuis la crise de 2008 / 2009.
Très en retard par rapport aux autres places, la place de Paris a gagné 2,65 % la semaine dernière et a atteint 4340 points.
La bourse de Paris a connu 9 séances de hausse, un record depuis 2010. Les actions françaises ont profité des bons résultats de la conjoncture qui ont été annoncés durant la semaine tant en France qu’en Europe. Par ailleurs, les premiers résultats des entreprises sont corrects à l’exception de BNPPARIBAS. Depuis plusieurs mois, la bourse de Paris éprouve les pires difficultés à maintenir le niveau des 4300 points. Il est fort à parier que les investisseurs soient dans les prochains jours plus attentistes. Néanmoins, si les résultats des entreprises demeurent positifs, les investisseurs souhaiteront conserver les titres jusqu’à la distribution des dividendes. Les arbitrages au sein des portefeuilles devraient néanmoins se poursuivre surtout si la reprise se confirme.
2013, croissance de l’économie française, cela aurait pu être plus grave…
Le Gouvernement espérait à l’automne 2012 une croissance de 0,7 % pour 2013. Il a dû réviser à la baisse ses prévisions. Durant le printemps dernier, il n’escomptait plus que 0,1 %. De ce fait, la croissance de 0,3 % annoncée par l’INSEE, vendredi 14 février, constitue presque une bonne nouvelle.
Certes, il faut relativiser le résultat. La France a profité comme les autres Etats européens du sursis de 2 ans accordé par la Commission de Bruxelles pour le rétablissement des comptes publics. Par ailleurs, l’amélioration de la conjoncture aux Etats-Unis et dans le Sud de l’Europe a permis une fin d’année plus sympathique. Il n’en demeure pas moins que la France peine à retrouver son niveau d’avant la récession de 2008 / 2009 et que les perspectives à moyen terme ne sont guère optimistes.
La consommation a été positive en 2013 de 0,4 % contre un recul de 0,4 % en 2012. La croissance aura été encore portée par la consommation des administrations publiques qui a progressé de 1,7 % contre 1,4 % en 2012. Cette composante devrait s’amoindrir dans les prochaines années du fait de la nécessité de réduire les dépenses publiques.
L’investissement a poursuivi son mouvement de baisse avec une chute de 2,1 %. La baisse avait été de 1,9 % en 2012. Les entreprises ont réduit leurs investissements de 2,3 % et les ménages de 3,8 % (essentiellement immobilier) quand les administrations publiques les ont augmentés de 1,4 % contre une baisse de 0,6 % en 2012. Il faut noter que l’investissement a progressé au dernier trimestre de 0,6 % après sept trimestres de recul.
Le commerce extérieur a contribué négativement à la croissance à hauteur de 0,1 % car les importations ont durant l’année progressé plus vite que les exportations. Le déficit de la balance commerciale qui a atteint en 2013 61 milliards d’euros en est l’illustration.
Les stocks ont également joué à la marge positivement en faveur de la croissance avec un impact positif de 0,1 % contre -0,8 % en 2012. Sur le dernier trimestre, les variations de stocks ont une contribution négative de 0,3 %
Depuis plus de 5 ans, la France fait du surplace. Très dépendante de la consommation, la croissance française doit faire face à une perte de compétitivité liée à la chute de l’investissement et à la désindustrialisation.
La France doit faire face à des problèmes structurels liés à la diminution du taux de marge des entreprises qui est à un niveau historiquement bas. Par ailleurs, la contraction du pouvoir d’achat de 0,9 % en 2012 des ménages a pesé sur la croissance du premier semestre 2013.
Si en 2012, la crise des dettes publiques a pu servir de paravent aux mauvais résultats, la France est désormais à la croisée des chemins. Elle peut soit s’engager dans une stagnation à l’italienne ou à la japonaise des années 90, soit revenir dans le groupe des Etats européens ayant une croissance modeste mais non nulle ce qui suppose une reprise de l’investissement forte et durable. Il y a surtout l’impérieuse nécessité de repositionner l’outil de production sur le haut de gamme et le premium. Le combat sur les secteurs traditionnels à faibles marges est voué à l’échec et risque de mobiliser inutilement les rares capitaux disponibles. La France doit également veiller à faciliter le financement des entreprises et éviter que les ressources disponibles ne soient affectées au seul financement de la dette publique.
L’Europe en mode croissance au dernier trimestre
La zone euro a confirmé au quatrième trimestre 2013 sa sortie de récession avec un PIB en hausse de 0,3% trimestre sur trimestre. En rythme annualisé, la croissance a donc été légèrement supérieure à 1 %. La reprise est réelle mais lente. Elle concerne la quasi-totalité des pays de l’Union. L’Allemagne fait toujours la course en tête avec une croissance de 0,4% t/t au quatrième trimestre. Son activité a, ainsi, dépassé son dernier point haut d’avant la crise. Ce qui est encourageant, c’est que des pays comme le Portugal, l’Espagne et l’Italie affichent un taux de croissance du PIB positif.
Avec des voisins en piteux état, l’Allemagne a sauvé les meubles l’année dernière. En effet, l’économie allemande a poursuivi sa croissance modérée à la fin de l’année. Au quatrième trimestre de 2013, le produit intérieur brut ( PIB ) a augmenté de 0,4 % sur le troisième trimestre de 2013. Durant les deux trimestres précédents, l’économie allemande avait enregistré une croissance de 0,7 % et 0,3 %, respectivement, après une stagnation au début de l’année. L’Office fédéral de la statistique (Destatis)  rapporte également que cela se traduit par une hausse de 0,4 % pour l’ensemble de l’année 2013 (calendrier ajusté : + 0,5 %).
Sans surprise, le commerce extérieur continue à doper la croissance allemande, l’augmentation des exportations de biens et services a été sensiblement plus élevé que celui des importations.
Etats-Unis, l’effet Yelen
Janet Yellen, nouvelle Présidente de la Fed, a pour la première fois, présenté le rapport sur la Politique Monétaire aux commissions bancaires des deux chambres du Congrès.
Janet Yellen a confirmé sa pleine adhésion aux objectifs de moyen terme définis en janvier 2012 : le respect du double mandat de la Fed, avec d’une part le plein emploi et d’autre part la stabilité des prix.
Janet Yellen a mentionné que plus de 3 millions d’emplois ont été créés depuis la mise en oeuvre de la troisième vague d’assouplissement quantitatif en septembre 2012. Elle a noté que si le taux de chômage a depuis reculé de 1,5 point, la reprise du marché du travail reste incomplète avec un nombre important de chômeurs de longue durée.
Janet Yellen a indiqué que la faiblesse de l’inflation n’était pas d’ordre déflationniste mais imputable à des facteurs particuliers et transitoires comme la baisse des prix du pétrole ou d’autres produits importé. Néanmoins, elle a réaffirmé l’objectif d’une inflation à 2 %.
Janet Yellen a confirmé la poursuite du ralentissement progressif des achats de titres dans le cadre de QE3, processus qui ne serait remis en cause qu’en cas d’une forte modification des perspectives.
Elle a répété que les taux seraient maintenus proches de zéro bien après que le taux de chômage soit passé sous la barre de 6,5%, et pour une période d’autant plus longue que l’inflation continuera d’évoluer sous l’objectif de la Fed.
Sur les perspectives américaines, le fort taux de croissance du 3ème et 4ème trimestre 2013 doit être relativisé car il était imputable en partie à la reconstitution des stocks et certes c’est positif au commerce extérieur. Sans ces deux éléments, le taux de croissance était de 2,4% au T3 contre 4,2 % et 1,6% au T4, contre 3,1 % en ligne avec la moyenne enregistrée depuis la sortie de récession (2,1%).
Le début de 2014 s’inscrit dans le trend de 2013. Une accélération de la croissance est possible cette année, notamment du fait d’une politique budgétaire moins restrictive. Néanmoins, le mois de janvier sera pénalisé par les intempéries.
Point positif pour les Etats-Unis, le Congrès a voté une nouvelle suspension du plafond de la dette jusqu’en mars 2015, et sans aucune condition attachée. La prochaine échéance n’arrivant qu’à la rentrée quand il faudra voter le financement de l’Etat à compter du 1er  octobre.
Italie, Comedie del’ arte au sommet
L’Italie connaît à nouveau quelques remous politiques en ce début d’année. Depuis l’été 2011, trois premiers ministres se sont succédé à la tête du gouvernement italien et un quatrième devrait être désigné au poste de Premier ministre dans les prochains jours. Matteo Renzi, l’actuel maire de Florence, récemment nommé à la tête du Parti démocrate (PD), la formation de centre-gauche pilier de la coalition au pouvoir, a conduit à la démission le gouvernement dirigé par M. Enrico Letta lui-même membre de ce parti. Une dissolution pourrait intervenir sous réserve que le Président de la République constate les partis sont dans l’incapacité de dégager une majorité capable de former un gouvernement. Or, telle n’est pas le scénario le plus probable. Le Président  Napolitano devrait, en effet nommer M. Renzi à la tête de l’exécutif, ce dernier pouvant compter sur l’appui de son parti et d’au moins deux petites formations de centre-droit, ce qui devrait lui garantir la majorité aux deux chambres.
Forza Italia, de l’ancien Premier ministre Silvio Berlusconi, et le mouvement 5 Etoiles antisystème devraient refuser leur soutien au gouvernement Renzi. Néanmoins Forza Italia ne cherchera pas la crise de régime ; le parti ayant besoin de temps pour préparer les prochaines élections. Il a, par ailleurs, accepté la réforme électorale présentée par la coalition.
Pour le moment, l’actuelle majorité bénéficie du soutien de l’opinion. Le nouveau Président du Conseil devrait, de ce fait, poursuivre les réformes engagées par ces prédécesseurs, Monti et Letta.
Renzi sera attendu sur la réforme du marché du travail, celui de la distribution des biens et sur l’épineux chantier des institutions.
A suivre, next week…
Lundi 17 janvier, au Japon, il faudra suivre les résultats du PIB au 4ème trimestre. La progression devrait se situer autour de 0,5 %. La croissance a été dopée par la consommation avec des achats anticipés du fait du relèvement prochain de la TVA. En revanche, l’évolution des exportations demeure inquiétante.
Mardi 18 février, à Londres, il faudra regarder le taux d’inflation pour le mois de janvier qui avait atteint la cible de 2 % en décembre après avoir été de 2,1 % en novembre. En janvier, il devrait rester autour de la cible.
A Tokyo, il faudra regarder les décisions de politique monétaire de la Banque centrale. A Bruxelles, seront publiées les immatriculations automobiles en Europe de janvier.
Mercredi 19 février, toujours au Royaume-Uni, seront publiés les résultats de l’emploi du mois de décembre. Les conditions sur le marché du travail restent favorables. L’emploi a probablement légèrement progressé sur la période d’octobre à décembre. Le taux de chômage pourrait légèrement reculer.
A Francfort, il faudra suivre la réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE même si aucune décision sur les taux n’est attendue. De même, à Washington sera publié le compte-rendu du FOMC de janvier.
Jeudi 20 février, aux Etats-Unis, l’indice des prix à la consommation sera connu. En taux annualisé, il devrait tourner autour de 1,6 %.
Au Japon, sera publié le résultat du commerce extérieur de janvier. Les chiffres devraient être mauvais avec une forte croissance des importations.  
Pour la Zone euro, il faudra suivre la publication des enquêtes PMI de février.
En janvier, l’indice composite PMI d’activité s’est inscrit en hausse, à 52,9. L’enquête signale que la reprise est plus équilibrée, par pays comme par secteurs. Une nouvelle progression de la confiance dans l’industrie et dans les services est attendue en février.
En France, jeudi, il faudra regarder l’indice des prix à la consommation de janvier. Avec la hausse de la TVA et les soldes ainsi que des modifications du panier de consommation par l’INSEE, il sera assez difficile de se faire une idée sur l’évolution des prix. Les économistes attendent une baisse de l’indice de 0,2 à 0,4 point.
L'inflation en janvier va être brouillée par l'impact de la hausse de TVA plus, comme habituellement à cette date de l'année, les soldes d'hiver et la mise à jour des pondérations du panier de consommation. Une baisse mensuelle de l'IPC de 0,4% est attendue.