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samedi 22 mars 2014

La lettre économique et financière du Cercle




Le coin des épargnants

Le CAC 40 a terminé la semaine en hausse avec un gain sur les cinq derniers jours de 2,82 % permettant d’être en positif depuis le début de l’année avec un petit 0,92 %. Le CAC 40 a clôturé à 4 335 points.

L’issu scrutin de la Crimée avait été anticipé la semaine précédente. Cette semaine a été bien orientée par les résultats statistiques en provenance des Etats-Unis, l’indice S&P 500 a battu, à ce titre, un nouveau record. La nouvelle Présidente de la FED, pour sa première conférence de presse, a rassuré les investisseurs en soulignant qu’il n’y aurait pas obligatoirement de changement de politique monétaire si le chômage passait en-dessous de la barre des 6,5 %. Elle a confirmé le maintien des taux bas sur une longue période.

Après un bon mois de janvier, les résultats de la collecte du Livret A et du LDD ont été publiés vendredi 21 mars avec à la clef une décollecte de 140 millions d’euros. Après deux mois de collecte positive (730 millions d’euros au mois de décembre et 2,19 milliards d’euros au mois de janvier), le Livret A a enregistré une décollecte de 210 millions d’euros de décollecte quand le LDD restait sur une collecte positive de 70 millions euros pour le LDD. Ce résultat fait suite aux décollectes enregistrées des mois de septembre à novembre de l’année dernière. Cette semaine, il faudra suivre avec attention les résultats de l’assurance-vie.

Le coin des Prévisions

Optimisme de rigueur à la Banque de France

Quelques signes encourageants semblent prouver que la croissance française pourrait reprendre. Au mois de février, le commerce reprend quelques couleurs au vu des projets d’ouverture et des prévisions sur le commerce de détail. La Banque de France demeure optimiste pour la fin du premier trimestre et surtout pour le deuxième. Si la croissance des trois premiers mois de l’année devrait tourner entre 0,1 % et 0,2 %, elle pourrait s’étoffer à la fin du deuxième en phase avec l’amélioration des pays d’Europe du Sud. 
  
Début d’un nouveau cycle électoral

La France a entamé un nouveau cycle électoral avec quatre élections en un an de programmées, élections municipales et européennes en mars et juin 2014 puis élections cantonales et régionales en mars 2015 (sauf si le Conseil d’Etat invalidait le nouveau découpage électoral).

Ce cycle d’élections rapprochées n’est pas propice à l’investissement des collectivités territoriales qui représentent 75 % de l’investissement public. En effet, les investissements se réduisent durant la dernière année du mandat consacrée aux inaugurations et peu propice aux travaux car sources de perturbations et d’impopularité. Par ailleurs, l’année qui suit une élection est, en règle générale, consacrée aux études et remise en cause des chantiers lancés par les majorités précédentes. De ce fait, les entreprises de bâtiment et de travaux publics devraient connaître de moindres commandes en 2014 et 2015.

Retour sur la semaine passée

France, les salaires ont continué à augmenter en 2013 mais restent faibles !

Selon l’INSEE, au quatrième trimestre 2013, l’indice du coût du travail (ICT) – salaires seuls de l’ensemble des secteurs marchands non agricoles a progressé de 0,5 % en données corrigées des variations saisonnières. Au troisième trimestre 2013, l’indice avait augmenté de 0,3 %. En glissement annuel, l’ICT – salaires seuls croît de 2,0 %, comme au trimestre précédent. Le temps de travail moyen baisse légèrement (-0,1 % en glissement annuel). Si les salaires continuent à augmenter, c’est avant tout en raison de la progression des charges sociales (cotisation retraite notamment) mais aussi du fait des augmentations automatiques prévues par les accords de branche.

Il n’en demeure pas moins que les salaires versés sont relativement faibles par rapport à ceux perçus par les autres européens. Le salaire brut moyen est de 56 500 euros au Danemark, de 47 000 en Irlande, de 46 000 aux Pays-Bas, de 42 500 en Allemagne contre 39 000 en France (sources Eurostat 2011 – salariés à temps plein entreprises de plus de 10 salariés).

Entre Unedic et pacte de responsabilité

Les partenaires sociaux n’auront pas chômé durant ce mois de mars. Après avoir accepté le principe du pacte de responsabilité avec à la clef des réductions de charges pour les entreprises, ils ont signé un accord visant à réduire le déficit de l’UNEDIC. Les cadres sont les principales victimes de cet accord ce qui a amené la CFE/CGC à le rejeter. L’augmentation du délai de carence de 75 à 180 jours modifie évidemment les règles de licenciement pour les cadres qui auront de moins en moins d’intérêt à accepter le transactionnel et devront tenter d’arracher un licenciement économique. Cette réforme banalise un peu plus le statut de cadre. Ce dernier recevait jusqu’à maintenant une indemnité au nom de sa contribution à l’entreprise. Désormais, l’indemnité sera assimilée à une indemnité de chômage permettant de faire la jonction avec le prochain emploi.

Un nouveau dispositif de droits rechargeables est institué. Ce nouveau dispositif, dont le principe avait été acté en 2013 par la loi de sécurisation de l'emploi, permettra à tous les demandeurs d’emploi à partir du 1er juillet, d'accumuler des droits à indemnisation chaque fois qu'ils retravaillent, alors qu'ils en perdaient auparavant une partie. L'objectif est à la fois de favoriser la reprise


Les cadres qui ont touché une indemnité de départ, au-delà de celles prévues par la loi, seront soumis à un délai de carence pouvant atteindre cent quatre-vingts jours pour bénéficier d’une allocation chômage contre soixante-quinze jours maximum aujourd'hui. Les licenciés économiques ne seront toutefois pas touchés par ce délai de carence.
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Le régime des intermittemps du spectacle est modifié. Le cumul entre salaire et allocations des 112 000 intermittents indemnisés sera plafonné à 5 475 euros bruts par mois et un « différé » d'indemnisation Les cotisations sur leurs salaires passent de 10,8 % à 12,8 % (8 % côté employeurs, 4,8 % côté salariés).

Les salariés de plus de 65 ans, jusqu'ici exonérés de cotisations Unedic, contribueront eux aussi au régime.

Le système d'« activité réduite », qui permet à plus d'un million de chômeurs de cumuler petits boulots et allocation, est réformé et simplifié

Cachez mois cette déflation que je ne saurais voir

Dans le quotidien « Le Monde », plusieurs économistes sont montés au créneau pour demander à la Banque Centrale Européenne d’infléchir sa politique.

Ainsi, selon Eurostat, l’inflation a été de 0,7 % au mois de février en zone euro. La hausse des prix retrouve donc son point bas d’octobre 2013. L’inflation sous-jacente, moins volatile et davantage animée par des facteurs internes, est donc également faible. Elle est même négative ou à peine supérieure à zéro dans les économies qui ont enregistré de sévères récession.

La BCE n’entend pas modifier sa politique car elle considère que l’Europe du Sud après avoir pratiqué une politique de dévaluation interne commence à en tirer profit. La désinflation tirerait sur sa fin ne nécessitant pas d’interventions spécifiques. Par ailleurs, la BCE souligne que l’inflation sous-jacente est, dans plusieurs pays du « noyau dur » de l’UEM, supérieure à la moyenne de la zone euro. Il en est ainsi en Autriche, en Finlande ou au Luxembourg. En Allemagne et en France, elle n’est pas loin de la moyenne.

Néanmoins il ne fait pas de doute que le taux d’inflation sous-jacente est sur une pente descendante.

La demande reste étale dans de nombreux pays et le taux d’utilisation des capacités de production demeure faible. Plusieurs experts soulignent que la BCE est plus prompte à prendre des mesures quand des anticipations inflationnistes se manifestent que pour répondre à des signes déflationnistes.

Allemagne, chemin de traverse en matière de retraite

L’Allemagne est, depuis de nombreuses années, confrontée au vieillissement de sa population. Le pays avait pris de nombreuses mesures visant à atténuer la facture  de la retraite. Ces mesures étaient d’autant plus l’Allemagne a pris indispensables que le taux de fécondité figure parmi les plus faibles d’Europe avec un taux de 1,4 enfant par femme en 2010 contre 1,6 dans l’Union européenne et 1,9 en France.

De 1991 à 2010, la part dans la population des personnes âgées de plus de 65 ans est passée de 14,9% à 20,7%, alors que celle des moins de 19 ans reculait de 20,4% à 17,6%. Les démographes estiment que la population devrait s’affaisser sous la barre des 60 millions en 2050, contre 82 millions actuellement et être ainsi inférieure à celle de la France.

D’ici à 2025, malgré la progression du taux d’activité des personnes  âgées de plus de 55 ans et des femmes, la population active sera inférieure de 6 millions à son niveau actuel (plus de 10% de baisse). La seule solution pour endiguer ce mouvement est un recours accru à l’immigration.

Or, en contradiction avec les mesures prises depuis 2002, la ministre des Affaires sociales, Mme Andrea Nahles, a présenté un projet de loi qui vise à faciliter les départs anticipés à la retraite.  

La loi de 2001 avait  introduit un minimum retraite afin que chacun soit assuré d’une pension au moins équivalente à 46% de son dernier salaire brut mais avait prévu la réduction progressive du taux de remplacement pour une retraite à taux plein de 70% à 67%.

Par ailleurs, le taux de cotisation au régime de base de l’assurance vieillesse, partagé à parts égales entre l’employeur et l’employé, a été plafonné à 20% jusqu’en 2020 (et à 22% à l’horizon de 2030).

Afin de compléter le montant des pensions, deux autres piliers ont été ajoutés au premier, des régimes professionnels complémentaires gérés par les entreprises et, deuxièmement, une dose de retraite par capitalisation, subventionnée par l’Etat fédéral, la retraite « Reister » qui fonctionne sur la base du libre choix. 

La loi de 2004 a introduit, quant à elle, un « facteur de soutenabilité » dans le calcul des pensions : plus le ratio cotisants / retraité recule, plus la hausse des pensions est modeste. La loi de 2007 avait prévu le relèvement progressif d’ici à 2029 de l’âge légal de départ à la retraite à taux plein de 65 ans à 67 ans.

En vertu du nouveau projet de loi qui devrait entrer en vigueur le 1er juillet 2014. Les conditions de retraite des mères de familles (Mütterrente) dont les enfants sont nés avant 1992 devraient rattraper en partie celles des femmes ayant des enfants nés après 1992. Le texte intègre la durée de cotisation pour calculer l’âge de départ à la retraite. Les salariés totalisant 45 années de cotisations ou plus pourront prendre leur retraite à taux plein dès 63 ans (contre 65 ans actuellement). 200 000 personnes supplémentaires partiraient ainsi chaque année à la retraite. D’ici à 2029, cet âge serait progressivement relevé de deux ans, de sorte que ceux qui ont commencé à travailler dès 18 ans pourront bénéficier d’une retraite à taux plein à 65 ans, alors que ce sera 67 ans pour l’ensemble de la population. Un peu sur le modèle français, les périodes de chômage de courte durée et de chômage partiel seront prises en compte dans le calcul des années de cotisations, contrairement aux périodes de chômage de longue durée. Le projet de loi comporte également des mesures en faveur des retraites des personnes en invalidité.

Le financement de la réforme n’est pas prévu au-delà de 2018. Avant cette date, le budget actuel de l’Etat et les excédents des caisses de retraite qui se montent à EUR 31 mds lui seraient alloués. Puis, les subventions publiques annuelles passeraient progressivement de 400 millions à 2 milliards d’euros à horizon de 2022. Des hausses de cotisations pourraient être rendues nécessaires pour financer cette réforme.

Le projet de loi ne prévoit pas de réforme du dispositif Reister qui n’est qu’à moitié convainquant.

Russie, les sanctions à double tranchant

La Russie dépend de ses exportations gazières qui permettent le financement des dépenses publiques. Le prix du gaz a certes baissé ces dernières années avec la montée en puissance du gaz de schiste mais les contrats gaziers sont négociés sir longue période ce qui réduit l’impact des fluctuations de prix et ce qui permet évidemment de se protéger des conséquences de part et d’autres, consommateurs comme producteurs, des aléas internationaux. La Russie n’apprécie guère que le prix du gaz comme celui du pétrole passe en dessous d’un seuil de 90 dollars le baril (pour le pétrole). En-deçà, le déficit s’accroît. Les Etats-Unis ne peuvent guère mener une bataille tarifaire car la rentabilité de leurs nouveaux gisements, pétrole et gaz, suppose que les cours restent à des niveaux élevés. Ils pourraient en s’accordant avec l’Arabie Saoudite mener une guerre des tarifs mais elle serait coûteuse pour tous le acteurs.

L’Europe est en outre aujourd’hui dépendante du gaz russe pour 20 %. Il n’est pas évident de mettre un terme à cet approvisionnement sauf à surpayer auprès des autres fournisseurs (Algérie en particulier).

Les interdictions de visas pour des responsables économiques sont avant tout symboliques et ont un objectif vexatoire. Il en serait tout autre si la France annulait le contrat de vente des navires « Mistral » à la Russie. Les pertes d’emploi et les conséquences à l’exportation seraient fortes, (plusieurs milliers d’emplois en jeu).


A suivre Next week

Lundi 24 mars

Lundi seront présentés les fameux indices PMI du mois de mars dont ceux de la zone euro. L’indice qui était à son plus haut niveau depuis le printemps 2011 devrait poursuivre son mouvement ascendant.

Mardi 25 Mars

Au Royaume-Uni, il faudra suivre es résultats de l’inflation de février. En janvier, l’inflation était passée sous la cible d’inflation de 2% de la Banque d’Angleterre (à 1,9%, après 2% en décembre 2013). Ce mouvement de recul a du se poursuivre en en février.

En Allemagne, l’indice IFO de mars donnera une bonne indication de la tendance de ce premier trimestre. A 111,3 en février, l'indice du climat des affaires de l'enquête IFO a atteint le niveau le plus élevé depuis juillet 2011. Il est attendu stable pour mars.

En France, il faudra également suivre les enquêtes de l’INSEE sur le climat des affaires pour mars. Ils sont attendus en légère hausse.

Mercredi 26 Mars 2014

Aux Etats-Unis, il faudra suivre les résultats des biens  durables de février qui devraient ressortir en hausse grâce à l’aéronautique. Il faudra regarder également la publication de l’indicateur PMI.

Jeudi 27 mars

Pour la zone euro, il sera utile pour déterminer les risques de déflation d’étudier l’évolution de la masse monétaire M3 et les flux de crédits au secteur privé.

Vendredi 28 Mars

Au Japon, il faudra regarder les prix à la consommation qui devraient ressortir en hausse en raison de la forte demande en anticipation de l’augmentation de la TVA de 3 points au 1er avril.

Toujours au Japon, il faudra consulter le rapport de l'emploi de février où des tensions sont fortes du fait de la demande de vendeurs avant la hausse de la TVA. Le taux de chômage devrait rester à 3,7%. Enfin, pour en terminer avec l’Empire du Soleil Levant, l’enquête sur le revenu et les dépenses des ménages sera présentée ce vendredi. Les dépenses de ménages pourraient avoir progressé de 1% m/m en février. En particulier les achats d'appareils électriques sont stimulés par une demande de dernière minute avant la hausse de TVA en avril.

Pour la zone euro sera connu l’indice du climat économique de mars avec une amélioration possible.

En France sera surveillé le résultat des dépenses de consommation des ménages en biens pour février. Les dépenses de consommation des ménages en biens devraient repartir à la hausse  en février, corrigeant, en partie, leur recul de 2,1% m/m en janvier dû à la chute des dépenses d'énergie (effet de l'hiver doux) et des achats automobiles (contrecoup des changements de fiscalité). 





La semaine économique est une publication réalisée par Lorello Eco Data, société d’études et de stratégies économiques dirigée par Philippe Crevel.

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samedi 15 mars 2014

La lettre économique hebdomadaire du 15 mars 2014 par Philippe Crevel


Le coin des épargnants

La bourse de Paris a passé une mauvaise semaine avec un recul de 3,44 %. Le CAC 40 est ainsi revenu à 4216 points. Paris suit la tendance des places occidentales qui sont assez nerveuses avant les résultats sans surprise du référendum en Crimée et face au ralentissement de la Chine. Les inquiétudes sur la solidité financière de certaines banques chinoises pèsent sur l’activité de ce pays.
En période de crise, l’or retrouve quelques couleurs. Après avoir perdu 23 % de sa valeur en 2013, le métal précieux a gagné 12 % depuis le début de l’année. Cette appréciation est liée à une augmentation de la demande en provenance des banques centrales et de certains institutionnels qui s’ajoute à celle toujours forte des particuliers en Chine ou en Inde. A 1382 dollars l’once vendredi 14 mars, l’or n’a pas encore retrouvé les sommets atteints en 2011 / 2012 autour de 1900 dollars.

L’euro continue de s’apprécier par rapport au dollar en atteignant un taux de 1,40 soit son plus haut niveau depuis trois ans. Cette valorisation repose sur les bons résultats de la zone euro en matière d’échanges extérieurs et par le repli des investissements dans les pays émergents. Cette appréciation pénalisera les exportateurs français qui sont très sensibles aux variations de prix.

Le coin des Prévisions

France

La majorité des experts économiques tablent pour une croissance de 0,2 % pour le premier trimestre 2014.

De nombreux indicateurs restent mal orientés ou nettement en-dessous de leur moyenne de longue période.

Zone euro

Pour l’OCDE, la prévision de croissance du PIB (en variation trimestrielle) est de de 0,5 % au 1er trimestre et de 0,3 % au 2ème trimestre 2014.

Pour la BCE (6 mars 2014, la croissance du PIB devrait être de  1,2 % en 2014 et 1,5 % en 2015.
Pour la Commission européenne (prévisions d’hiver, 25 février 2014), les prévisions de croissance du PIB sont de + 0,3 % au 1er trimestre 2014, de + 0,4 % au 2e trimestre ainsi qu’au 3e trimestre 2014 ; + 1,2 % pour 2014 et + 1,8 % pour 2015 sous l’hypothèse technique d’absence de nouvelles mesures budgétaires.

Selon Eurostat, le PIB de la zone euro était en hausse en de 0,3 % au 4ème trimestre 2013, après + 0,1 % au 3ème trimestre.

En moyenne annuelle, la croissance s’établit à – 0,4 % pour 2013 après – 0,6 % en 2012.

Selon l’Insee (Note de conjoncture de décembre 2013), la croissance du PIB de la zone euro devrait être de  + 0,3 % aux 1er et 2ème trimestres 2014. L’acquis pour 2014 à la fin du 2ème trimestre 2014 serait de 0,9 %.

A la différence de la France, de nombreux indicateurs sont bien orientés témoignant d’une reprise de l’activité. L’indicateur du sentiment économique a atteint 101,2, après 101,0 en janvier (moyenne de long terme égale à 100).

L’indicateur du climat des affaires dans l’industrie manufacturière est en hausse à + 0,37, après + 0,25 en janvier (moyenne de long terme égale à 0).

La confiance des industriels est de – 3,4, après – 3,8 en janvier (moyenne de long terme égale à – 7,0).
La confiance des ménages, final est de  – 12,7 (flash confirmé), après – 11,7 en janvier (moyenne de long terme égale à – 13,3).

Retour sur la semaine passée

Zone euro, un retour de la croissance par la petite porte

La BCE juge prudent d’attendre avant de dégoupiller l’artillerie lourde. La semaine passée semble lui donner raison. Il y a eu une série de petits signes encourageants mais la croissance demeure faible et fragile.

Ainsi, le nombre de personnes ayant un emploi a augmenté de 0,1% tant dans la zone euro que dans l’Union Européenne au quatrième trimestre 2013 par rapport au trimestre précédent. Au troisième trimestre 2013, l’emploi était resté stable dans la zone euro et avait progressé de 0,1% dans l’UE28.
Néanmoins, par rapport au même trimestre de l’année précédente, l’emploi a néanmoins diminué de 0,5% dans la zone euro et de 0,1% dans l’UE au quatrième trimestre 2013 (après respectivement -0,8% et -0,3% au troisième trimestre 2013).

Sur l’ensemble de l’année 2013, l’emploi a reculé de 0,9% dans la zone euro et de 0,4% dans l’UE28, contre respectivement -0,7% et -0,2% en 2012. Eurostat estime qu’au quatrième trimestre 2013, 223,6 millions d’hommes et de femmes avaient un emploi.

En matière de production industrielle, les résultats sont encore très décevants. Ainsi au mois de janvier 2014, la production industrielle a diminué, au sein de la zone euro, de 0,2 %  par rapport à décembre 2013. Elle a augmenté de 0,1% au sein de l’Union européenne selon Eurostat. En décembre 2013, la production industrielle avait diminué de 0,4% dans les deux zones.

Néanmoins, en janvier 2014 par rapport à janvier 2013, la production industrielle a progressé de 2,1% dans la zone euro et de 2,4% dans l’UE28.

La baisse de la production industrielle s’explique par les moindres dépenses dans le secteur énergétique et par la sortie de la période des fêtes.

Au niveau des pays, c’est la France qui plombe la zone euro avec un recul de l’activité de 0,2% qui est certes  compensé par la croissance soutenue en Allemagne (+0,7%) et en Italie (+1,0%).
Point positif, l’indice de sentiment économique (ESI) de la Commission européenne indique une amélioration des opinions sur l’évolution antérieure de la production manufacturière après la pause récente liée au ralentissement de l’activité en décembre

Japon, l’Abenomics commence à avoir du plomb dans les ailes

Au Japon, l’exercice budgétaire se termine au 31 mars. Or, au moment des comptes,  ’optimisme n’est pas de rigueur car la croissance est passée de 3,3 à 1,7 % du premier au second semestre 2013. La demande intérieure (FBCF, consommation des ménages) ainsi que les exportations sont sur la pente descendante. Pour 2014, la croissance ne devrait pas dépasser 1 % ce qui est bien au regard du faible potentiel de croissance qui se situe autour de 0,3 %.

Jusqu’au 1er avril, la consommation devrait être dopée par les anticipations d’achats du fait de la hausse de 3 point de la TVA qui devrait intervenir à cette date.

En revanche, de nombreux signaux tournent au rouge. En février, l’indice global de diffusion des anticipations se trouve inférieur de dix points au seuil des 50 qui délimite les phases d’expansion et de contraction de l’activité

Les autorités japonaises espèrent une reprise des exportations qui étaient sur le recul ces derniers mois avec même l’apparition d’un déficit de la balance commerciale certains mois qui s’explique également par le coût des importations énergétiques. Dans les prochains mois, les exportations pourraient être soutenues par la dépréciation du yen et par la reprise de la demande européenne.
Le plan dit en arc à trois flèches, une politique monétaire ultra-accommodante couplée à une politique budgétaire expansionniste et des réformes structurelles n’a pas encore réussi. La Banque du Japon s’est lancée dans une politique monétaire accommodante en acheté les obligations émises par l’Etat pour financer son plan de relance budgétaire. La base monétaire du Japon devrait atteindre 60 % du PIB d’ici le milieu de l’année avec un objectif d’inflation à 2 %. Elle a augmenté ces derniers mois en atteignant 1,4 %. 

La hausse de la TVA au 1er avril devrait par ailleurs y contribuer. Les prix des biens de consommation augmenteraient de 3,5 % au second semestre.  Il y a un an, l’indice des prix était à -0,3 %. Cette accélération toute modeste des prix doit plus au renchérissement des importations occasionnées par la dépréciation du Yen et par la montée en puissance des achats de produits énergétiques. Sans élément exceptionnel, l’inflation reste cantonnée dans les faits à 1 %.

Malgré les souhaits du Premier Ministre, les salaires restent toujours stables voire diminuent. Hors primes et heures supplémentaires, les salaires réels ont reculé de
0,5% en 2013. Certes, il est à noter que pour la première fois en six ans, les grands groupes industriels ont accordé des hausses de salaire.

La compétitivité japonaise est mise à mal par l’augmentation du coût des importations du fait de la baisse du yen. De ce fait, les entreprises ont tendance à réduire les coûts salariaux.

La mise en œuvre des réformes structurelles reste délicate. Ces réformes visent à favoriser l'investissement des entreprises, à restructurer le secteur agricole, moderniser le droit du travail. Le Japon souhaite également moderniser ses accords commerciaux en particulier dans le cadre des négociations d’un Accord de Partenariat Transpacifique – APTP – mais aussi avec l’Union européenne.

Le Japon, sans l’engagement rapide de réformes, peut retomber dans une léthargie économique quand les effets de la politique monétaire accommodante s’estomperont.

Etats-Unis, où en sommes-nous ?

Après un début d’année compliquée à cause de l’accumulation d’intempéries climatiques, il n’en demeure pas moins que la croissance devrait se renforcer au deuxième trimestre et cela jusqu’en 2015.

Le relâchement de la rigueur budgétaire et la fin du processus de désendettement des acteurs privés expliquent cette orientation de la croissance.

Les problématiques  budgétaires et de dettes publiques sont dégagées jusqu’en 2015 compte tenu des accords conclus entre Démocrates et Républicains. L’impact de la réduction des injections de liquidités, le tapering, sur les marchés financiers et sur les taux a été faible. Il n’y a pas eu de réelle tension sur les taux. En revanche, un ralentissement économique est constaté depuis la fin de l’année. Ainsi, la moyenne sur 3 mois de la création d’emplois est passée de 200 000 à 130 000 de la fin 2013 à février 2014. Le salaire horaire a augmenté en février mais les horaires hebdomadaires ont reculé, pesant sur les salaires mensuels, tandis que le taux de chômage est remonté à 6,7%.

Au sein de la FED, certains regrettent d’avoir peut être décidés trop tôt la réduction des injections de liquidités. Néanmoins, toute remise en cause du plan pourrait avoir des effets importants. Ils veulent éviter de trop fortes turbulences financières aux Etats-Unis comme à l’échelle mondiale. Le FOMC de la FED devrait certainement maintenir le cap en étant peut être plus progressif dans le ralentissement.
Un autre point positif mérite d’être noté en ce qui concerne les Etats-Unis, c’est la réduction de ces besoins de financement. En effet, la dette publique continue de progresser de moins en moins rapidement et les acteurs économiques sont plutôt assez mesurés en matière d’endettement. En outre, la balance commerciale continue à s’améliorer.

Les ménages sont devenus plus vertueux depuis 2009, le solde de financement est passé d’un déficit de 5% du PIB à  un excédent de 2,3 %. Les défauts et les faillites ont reculé et fini par se stabiliser. Le taux d’épargne des ménages est à point haut. Cet assainissement permet un redémarrage dans de bonnes conditions de la consommation si les entreprises augmentent les salaires et si la bourse ne connait pas une nouvelle bulle créant un effet de richesse artificiel.

A suivre Next week

Lundi 17 mars

A Bruxelles, sera publié le résultat définitif de l’inflation du mois de février.
A Washington, il faudra suivre la publication de l’indice d'activité "Empire State" de mars et le résultat de la production industrielle de février

Mardi 18 Mars

Aux Etats-Unis, il faudra suivre le taux d’inflation qui devrait rester modéré. En février, une hausse limitée de l'indice sous-jacent et des prix alimentaires compenserait le recul du prix des carburants. En glissement annuel, la hausse serait de 1,1%. Il faudra suivre également les résultats des mises en chantier et des permis de construire pour février. Par ailleurs, se déroulera la première journée de la réunion du FOMC de la Réserve fédérale.
A Bruxelles, seront publiées les immatriculations automobiles en Europe pour février ainsi que la balance commerciale zone euro pour le mois de janvier.
A Berlin, il faudra regarder l’évolution de l’indice ZEW du sentiment des investisseurs de mars.

Mercredi 19 Mars 

Aux Etats-Unis, Janet Yellen, la nouvelle responsable de la FED, donnera sa première conférence de presse post-réunion, annonçant une nouvelle réduction des achats de titres. Logiquement, elle devrait sauf revirement une réduction à 55 milliards de dollars des injections de liquidités.
Toujours aux Etats-Unis seront rendus publics les résultats des comptes courants du 4ème trimestre 2013
A Londres sera présenté le projet de budget 2014. Par ailleurs seront communiqués le résultat pour février des demandeurs d'emploi et le taux de chômage.
A Francfort se tiendra la réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE (jeudi aussi), mais aucune décision sur les taux n’est attendue.
Il faudra suivre les résultats commerciaux du Japon. Après un fort déficit au mois de janvier, une amélioration est attendue.
Au Royaume- Uni, il faudra regarder les résultats de l’emploi de janvier. Une légère baisse du chômage est attendue.
En France seront rendus publics les résultats de la balance des paiements du mois de janvier.

Jeudi 20 mars

A Bruxelles se tiendra la première journée du Conseil européen.
A Berlin sera communiqué l’indice des prix à la production pour février.
A Londres seront connus les résultats des ventes au détail pour février.
Aux Etats-Unis, il faudra regarder les inscriptions au chômage au 15 mars, les reventes de logements pour février et la publication de plusieurs indicateurs avancés

Vendredi 21 mars

A Bruxelles, se déroulera la deuxième journée du Conseil européen.
Sera publié l’indicateur sur la confiance du consommateur pour mars au niveau de la zone euro.
Il faudra également regarder à Londres la présentation de la situation budgétaire pour février et surtout la revue de S&P sur la Grèce.
En France, il faudra regarder les résultats définitifs sur l’emploi et le taux d’activité au 4ème trimestre 2013.
Par ailleurs, devraient être communiqués les résultats du Livret A et du LDD pour le mois de février.

samedi 18 janvier 2014

La semaine économique et financière

Le Coin des Epargnants
Le CAC 40 a enfin refranchi la barre des 4300 points avec une hausse de 1,81 % sur la semaine pour atteindre 4327 points.
En ce début d’année, l’optimisme est de rigueur. Ainsi, la Banque Mondiale a revu ses prévisions à la hausse Selon la Banque, la croissance mondiale devrait atteindre 3,2 % contre 2,4 % en 2013. Elle s’attend à une reprise de l’activité dans les prochaines années.
La sortie de la récession de l’Europe pousse les marchés. La zone euro pourrait obtenir un taux de croissance de 1,25 % dès 2014.
De ce fait, les secteurs traditionnels de l’économie se ressaisissent. Alsthom a ainsi gagné 8,22 % sur les cinq derniers jours, Bouygues 7,9 %, Legrand, 7,04 % et Eiffage 5,19 %. Le secteur automobile a connu une bonne semaine Renault a fait la course en tête du CAC 40 et Peugeot connait l’euphorie avec 14,7 % sur la semaine.
Après six années de vaches maigres, le marché automobile européen redresse enfin la tête. Il vient en effet d’enregistrer son quatrième mois consécutif de hausse avec un bond de 13 % des immatriculations en décembre. L’année 2013 se termine ainsi sur une baisse moins sévère que prévu (-1,7 %).
Hollande, simplement changement d’inclinaison ou changement libéral
Le 31 décembre 2013 et le 15 janvier 2014 de François Hollande seront-ils l’équivalent du 25 mars 1983 de François Mitterrand. Il y trente ans, la gauche abandonnait le socialisme dans un seul pays pour se convertir au réalisme économique et décida de jouer la carte de l’Europe.
François Hollande a annoncé la suppression, à l’horizon 2017, des cotisations patronales sur la famille,  soit 30 milliards et 35 milliards d’euros d’allègement de charges.
Logiquement, le CICE (Crédit d’Impôt pour la Compétitivité et l’Emploi) serait fusionné dans le dispositif et recyclé en baisse de charges à compter de 2016.
Le coût du travail serait allégé de 5% environ, et le taux de marge des sociétés non financières (SNF) serait directement augmenté d’environ trois points. Il remonterait ainsi de 28% aujourd’hui à 31%. Il retrouverait son niveau de 2008 ainsi que son niveau moyen depuis 1986, par ailleurs assez stable. Ce niveau est très en-deçà de la moyenne de la zone euro qui se situe autour de 40 %.
Le Gouvernement devra trouver de nouvelles économies pour financer la suppression des cotisations familiales. Des économies supplémentaires sur les dépenses Peu de détails ont été fournis sur la nature exacte des économies à réaliser.
Il est fort possible que l’Etat diminue les dotations aux collectivités locales en les liant aux regroupements faits (selon un système de bonus-malus). En 2012, les dépenses locales  représentaient en effet 20% du total quand celles de l’Etat comptent pour 34% et celles de la Sécurité sociale 46%.
Zone euro, la déflation s’infiltre
Face à une inflation installée en-dessous de 1 %, le débat sur l’adoption par la BCE de mesures plus fortes refait surface. La reprise naissante s’annonce faible, de ce fait, il y de plus en plus d’experts qui demandent à M.Draghi de prendre des initiatives. Parmi les options envisageables, un programme d’achats de titres contribuerait sans doute le plus efficacement à dynamiser l’activité.
Par une telle mesure, l’investissement productif des entreprises et les embauches pourraient être stimulés.
Etats-Unis, une fin d’année conforme aux espérances
 La production industrielle des Etats-Unis a augmenté  de 0,3% au mois de  décembre contre 1 % au mois de novembre. Le résultat du mois de décembre est en phase avec les attentes du marché. Par rapport à décembre 2012, la production industrielle s'est inscrite en hausse de 3,7%.
 Le taux d'utilisation des capacités de production s’élevait en décembre  à 79,2%, en  hausse de 0,1 point  par rapport au mois de novembre. Il demeure  inférieur d'un point à sa moyenne historique de long terme (1972-2012).
 Les ventes de détail ont enregistré une accélération notable en décembre. Hors automobiles, carburants, matériaux de construction et services alimentaires, leur rythme de progression annualisé sur trois mois s’est inscrit à +5,3% en décembre, après une moyenne de +4,7% au cours des quatre mois précédents.
 Ces données sont compatibles avec une croissance trimestrielle annualisée de 3,7% des dépenses réelles de consommation de ménages au dernier trimestre 2013. Une telle performance serait inédite depuis la fin de 2010, et marquerait une très nette accélération après une progression moyenne de +1,9% sur les trois premiers trimestres de l’année.
 Du fait de l’impact positif du commerce extérieur et de la reconstitution de stock, en moyenne annuelle sur 2013, la croissance pourrait avoir atteint 2%.
 Il faut noter que la réduction des déficits, a lourdement pesé sur la croissance, environ 0,8 point. Or ce frein sera moins puissant en 2014. Les Etats et collectivités locales ont mis fin, dans leur grande majorité, à l’assainissement « structurel » de leurs finances, laissant l’amélioration de la conjoncture conduire à une hausse des recettes et à une baisse des dépenses, alors qu’au niveau fédéral, il n’est prévu cette année aucune hausse de prélèvements. La progression des dépenses reste contrainte par le « sequester », qui a établi des limites pour chaque exercice budgétaire, mais le Congrès a voté une hausse des dépenses discrétionnaires, la première en trois ans. Il faut souligner que l’accord budgétaire, voté cette semaine par le Congrès, permet un financement de l’Etat jusqu’à la fin du mois de septembre. La bonne nouvelle est qu’il n’y aura pas de shutdown en 2014.
 Autre point à prendre en compte provient du fait que les Etats-Unis sont devenus le premier pays producteur de pétrole réduisant leur déficit commercial et contribuant à améliorer la compétitivité.
 A suivre, next week
 Lundi 20 janvier, à Pékin, sera communiqué le PIB du quatrième trimestre et la production industrielle ainsi que les ventes au détail et l’investissement en zones urbaines pour le mois de décembre
A Berlin sera connu les prix à la production de mois de décembre
 Mardi, à Berlin il faudra suivre l’indice ZEW du sentiment économique du mois de janvier
 Mercredi, il faudra regarder les décisions de politique monétaire de la Banque centrale du Japon.
 A Davos commencera le Forum économique mondial et cela jusqu'au 25 janvier.
 A Londres sera publié le nombre des demandeurs d'emploi ainsi que le taux de chômage de décembre.
A Francfort, le Conseil des gouverneurs de la BCE se réunira mais logiquement aucune décision n’est attendue sur les taux.
 Jeudi, à Pékin sera communiqué l’indice PMI Markit-HSBC manufacturier flash de janvier. Il en sera de même pour les indices PMI Markit flash de janvier pour l’Allemagne et pour le Royaume-Uni.
 A Washington, il faudra suivre les inscriptions au chômage de semaine au 18 janvier
 En France, il faudra regarder les enquêtes mensuelles et trimestrielles de conjoncture de l'Insee ainsi que les indices PMI Markit flash manufacturier et services de janvier. Il sera intéressant d’étudier les adjudications d'OAT moyen terme et indexées.

samedi 28 décembre 2013

La semaine économique et financière

52ème lettre économique et financière du Cercle pour l'année 2013. Bonne Fin d'Année à tous et à vendredi prochain pour la première lettre de l'année 2014 .

Le coin des épargnants 

La semaine aura été marquée par la poursuite de la décollecte du Livret A et du LDD qui néanmoins termineront l'année avec un solde très positif autour de 18 milliards d'euros. L'assurance-vie a confirmé qu'elle résiste bien sans pour autant faire des étincelles avec une collecte nette positive de 600 millions d'euros au mois de novembre. Depuis le début de l'année, la collecte s'élève à 12 milliards d'euros.
De son côté, le CAC 40 a progressé de 3,68 % en une semaine. La perte sur un mois est limitée à 1,41 %. 
Depuis le 1er janvier, la hausse est désormais de 15,86 %.

Le CAC 40 a terminé à 4 277 points revenant autour de la barre symbolique des 4 300 points toujours pas franchie. Les bourses ont été dopées par les résultats américains et par les déclarations de la FED de la semaine dernière.

France, chômage le débat empoisonné, la baisse de la hausse ou la hausse de la baisse ?

130 000 emplois n'ont pas trouvé preneurs selon une étude commandée par le MEDEF et de l'autre, le chômage frappe plus de 10,5 % de la population active française. Au mois de novembre, le taux de chômage a progressé de 0,5 % malgré 100 000 contrats d'avenir et au total plus de 400 000 emplois aidés. Le Gouvernement a communiqué sur l’inversion de la courbe du chômage en raisonnant sur une moyenne glissante. Certes, depuis plus de quatre mois, le chômage des jeunes recule quand celui des seniors augmente. Certes, l’emploi non-marchand  progresse quand le secteur marchand continue à diminuer. Il y a certes une inflexion dans le rythme des destructions mais la situation demeure toujours critique. Avec une croissance quasi nulle en 2013 et une croissance qui devrait se situer autour de 1 % en 2014, les espoirs de réellement réduire le chômage sont faibles. Le Président de la République comptera sur la reprise économique de la zone euro et des Etats-Unis pour doper une croissance française anémique et espérer améliorer la situation de l’emploi. La France attendra beaucoup de l’extérieur mais la limite à ce pari provient du niveau extrêmement bas du taux de marge des entreprises français qui limite d’autant leurs capacités de rebond.

Europe, la zone euro passe à 18 et la Grèce préside l’Union européenne

Au 1er janvier, la zone euro accueille la Lettonie qui devient le 18ème Etat membre. Cette intégration intervient avec près de 6 ans de retard. La Lettonie a réussi à régler ses problèmes de finances publiques.

La Lettonie fait, aujourd’hui, figure de bon élève de la zone euro avec  une hausse annuelle de son PIB de plus de 5% en 2011 et 2012. En 2013, la hausse devrait être de 4 %. Le taux d’inflation devrait se situer autour de 0,3 % cette année. Le taux de chômage est en recul. Il est passé de 13% au premier trimestre 2013  à 11,8% au troisième trimestre. Il pourrait revenir à 10 % et être ainsi dans la moyenne de la zone euro au cours de l’année 2014.  Certains secteurs font état de pénurie de main d’œuvre qualifiée, même si le rythme de progression des salaires en général (+4,5 à 5%) paraît en ligne  avec les gains de productivité, d’où une stabilité des coûts unitaires de main d’œuvre.

Le déficit des administrations publiques devrait atteindre  1,3% en 2013, soit le même niveau  que celui de 2012. En 2010 le déficit public de la Lettonie était de 8,1%. Pour 2014, le déficit devrait se situer autour de 0,9 % du PIB. La dette publique s’élève à 42,5% du PIB en 2013, contre 9% avant 2008. Les banques lettones respectent les conditions fixées par la BCE en matière de ratio de solvabilité.

La Lettonie est avant tout un pays de services qui représentent 70 % de son PIB contre 26 % pour l’industrie et 4 % pour l’agriculture.

La Lettonie suit l’Estonie qui a intégré la zone euro en 2011. La Lituanie qui n’avait pas été retenue en 2007 pourrait en 2014 représenter sa candidature à la zone euro.

Japon, l'Abenomics, un an après… 

L’Abenomics est née un 26 décembre 2012. Un an plus tard, le bilan est mitigé. Quand Shinzo Abe reprend le pouvoir, l’économie japonaise est à l’arrêt. Il décide alors une politique de relance qui repose sur une politique d’expansion monétaire. Il prend le parti de faire baisser le yen afin d’améliorer la compétitivité chancelante des produits japonais. Il fixe, par ailleurs, un objectif de retour de l’inflation à 2 % pour mettre un terme à la déflation. Il met en œuvre un plan de soutien dans le bâtiment et les infrastructures. Ce plan de soutien porte sur 110 milliards d’euros. Pour 2014, il poursuit ce soutien à l’activité avec une hausse de 3,5 % des dépenses du budget.

Le taux de croissance s’est amélioré repassant au-dessus de 1 % au premier semestre 2013. L’inflation évolue désormais entre 1 et 1,5 %. En revanche, la dette publique dépasse 250 % du PIB. Certes, elle est toujours possédée à 90 % par les résidents japonais. Par ailleurs, l’investissement et la production industrielle ont du mal à repartir. La montée du coût de l’énergie importée pénalise la production japonaise.

En 2014, plusieurs écueils pourraient mettre un terme à la relance. Ainsi, Shinzo Abe a prévu d’augmenter la TVA de 5 points pour réduire le déficit. Cette mesure devrait rapporter 60 milliards d’euros. Cette mesure dope avant son entrée la consommation mais devrait avoir un effet récessionniste certain au début de l’année 2014.

L’engagement de réformes structurelles en particulier au niveau du marché du travail. Le travail féminin et l’immigration pourraient être encouragés même si les conservatismes et le nationalisme demeurent puissants au pays du soleil levant.

Il faut noter qu’après des années de stagnation et de repli, la bourse de Tokyo a augmenté de plus de 55 % en un an soit son meilleur résultat en 40 ans. 

Etats-Unis, comment éviter la sortie de route

La croissance américaine est bien de retour après de longs mois d'attente et cela malgré la crise budgétaire qui a gangréné l'année 2013. Au 3ème trimestre, le taux de croissance a atteint en rythme annuel 4,1 %. Les commandes de biens durables ont augmenté de 3,5 % au mois de novembre. La consommation des ménages progresse de 0,5 % soit sa plus forte hausse depuis 5 mois. Le nombre de voitures vendues est au plus haut depuis 2007. Ces résultats sont liés à la hausse des revenus des ménages de 0,2 % au mois dernier. Le taux d'épargne a baissé et se situe désormais à 4,2 % preuve que les Américains ont repris le chemin des magasins qu'ils soient réels ou virtuels. Le retour de la confiance se traduit par un important mouvement de reconstitution des stocks qui explique 1,7 point de la croissance du troisième trimestre. 

En 2014, l’économie américaine devra commencer à se passer progressivement du dopage monétaire. Après le teasing de l’été 2012 qui avait entraîné une remontée des taux et une baisse des places boursières, la FED a décidé d’opérer en douceur pour éviter tout choc obligataire. Par ailleurs, l’accord budgétaire semble donner un peu d’air à l’administration fédérale. Pour savoir si la croissance est bien de retour, il faudra suivre avec attention l’investissement des entreprises dans les prochains mois.

Chine, cela aurait pu être pire

Le taux de croissance de la Chine devrait se situer pour 2013 autour de 7,6 % et non 7,5 % comme le Gouvernement l'avait un temps estimé. Le repli par rapport à 2012 est faible ; en effet, le taux avait été de 7,7 % l'année dernière. 

A suivre, next week 

Lundi 30 janvier, il faudra suivre les promesses de vente immobilières du mois de novembre aux Etats-Unis.

Mardi, il faudra regarder l’indice des prix immobiliers S&P/Case-Shiller du mois d’octobre et l’indice PMI de Chicago du mois de décembre. Il sera intéressant d’étudier le niveau de confiance du consommateur de décembre.

Mercredi 1er janvier 2014, changement de direction au sein de l’Union européenne. C’est au tour de la Grèce de prendre la présidence du Conseil européen pour six mois

Toujours 1er janvier, la Lettonie intègre la zone euro et devient le 18ème Etat.

Jeudi, devra être analysé l’indice PMI Markit manufacturier du mois de décembre de la Chine.

A Berlin, il faudra suivre l’indice PMI Markit manufacturier du mois de décembre ainsi que celui de la zone euro qui sera publié à Londres.

Aux Etats-Unis, il faudra suivre les inscriptions au chômage de la semaine au 28 décembre. Seront également publiés les dépenses de construction du mois de novembre et l’indice ISM manufacturier de décembre.

Vendredi 3 janvier seront publiées aux Etats-Unis les ventes automobiles de décembre