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mercredi 22 janvier 2014

Chine, vieille avant d'être riche ?



Un cinquième de la population mondiale est chinoise. Mais ce géant démographique doit faire face à un vieillissement rapide. Ainsi, sa population pourrait plafonner à 1,45 milliard d'habitants en 2030 avant de décliner. La Chine sera dépassée alors par l'Inde qui devrait atteindre 1,6 milliards d'habitants autour de 2050.

Aujourd'hui, la Chine est dans une passe favorable au niveau démographique. 70 % de sa population est d'âge actif contre 65 % au Brésil, 62 % en Inde, 60 % en Europe de l'Ouest ou 54 % au Japon. Mais le retournement sera à l'image de la Chine, très rapide. En 250, la Chine comptera 220 millions de personnes d'âge actif de moins qu'en 2012. Le nombre de plus de 65 ans passera de 7 % en 2000 à 24 % en 2050 représentant plus de 330 millions de personnes.

L'autre problème démographique de la Chine est le manque de femmes. Le ration est de 104,9 hommes pour 100 femmes en 2010. Le reste du monde se situe à 98,5. Seul l'Inde connait une situation encore plus déséquilibrée avec 106,4 hommes pour 100 femmes. A la naissance, le ratio est de 120 hommes pour 100 femmes. l'avortement des filles est fréquent ainsi que les mauvais traitements. Ce déséquilibre aboutit à des trafic de femmes pour les mariages avec la création de filières internationales.

samedi 28 décembre 2013

La semaine économique et financière

52ème lettre économique et financière du Cercle pour l'année 2013. Bonne Fin d'Année à tous et à vendredi prochain pour la première lettre de l'année 2014 .

Le coin des épargnants 

La semaine aura été marquée par la poursuite de la décollecte du Livret A et du LDD qui néanmoins termineront l'année avec un solde très positif autour de 18 milliards d'euros. L'assurance-vie a confirmé qu'elle résiste bien sans pour autant faire des étincelles avec une collecte nette positive de 600 millions d'euros au mois de novembre. Depuis le début de l'année, la collecte s'élève à 12 milliards d'euros.
De son côté, le CAC 40 a progressé de 3,68 % en une semaine. La perte sur un mois est limitée à 1,41 %. 
Depuis le 1er janvier, la hausse est désormais de 15,86 %.

Le CAC 40 a terminé à 4 277 points revenant autour de la barre symbolique des 4 300 points toujours pas franchie. Les bourses ont été dopées par les résultats américains et par les déclarations de la FED de la semaine dernière.

France, chômage le débat empoisonné, la baisse de la hausse ou la hausse de la baisse ?

130 000 emplois n'ont pas trouvé preneurs selon une étude commandée par le MEDEF et de l'autre, le chômage frappe plus de 10,5 % de la population active française. Au mois de novembre, le taux de chômage a progressé de 0,5 % malgré 100 000 contrats d'avenir et au total plus de 400 000 emplois aidés. Le Gouvernement a communiqué sur l’inversion de la courbe du chômage en raisonnant sur une moyenne glissante. Certes, depuis plus de quatre mois, le chômage des jeunes recule quand celui des seniors augmente. Certes, l’emploi non-marchand  progresse quand le secteur marchand continue à diminuer. Il y a certes une inflexion dans le rythme des destructions mais la situation demeure toujours critique. Avec une croissance quasi nulle en 2013 et une croissance qui devrait se situer autour de 1 % en 2014, les espoirs de réellement réduire le chômage sont faibles. Le Président de la République comptera sur la reprise économique de la zone euro et des Etats-Unis pour doper une croissance française anémique et espérer améliorer la situation de l’emploi. La France attendra beaucoup de l’extérieur mais la limite à ce pari provient du niveau extrêmement bas du taux de marge des entreprises français qui limite d’autant leurs capacités de rebond.

Europe, la zone euro passe à 18 et la Grèce préside l’Union européenne

Au 1er janvier, la zone euro accueille la Lettonie qui devient le 18ème Etat membre. Cette intégration intervient avec près de 6 ans de retard. La Lettonie a réussi à régler ses problèmes de finances publiques.

La Lettonie fait, aujourd’hui, figure de bon élève de la zone euro avec  une hausse annuelle de son PIB de plus de 5% en 2011 et 2012. En 2013, la hausse devrait être de 4 %. Le taux d’inflation devrait se situer autour de 0,3 % cette année. Le taux de chômage est en recul. Il est passé de 13% au premier trimestre 2013  à 11,8% au troisième trimestre. Il pourrait revenir à 10 % et être ainsi dans la moyenne de la zone euro au cours de l’année 2014.  Certains secteurs font état de pénurie de main d’œuvre qualifiée, même si le rythme de progression des salaires en général (+4,5 à 5%) paraît en ligne  avec les gains de productivité, d’où une stabilité des coûts unitaires de main d’œuvre.

Le déficit des administrations publiques devrait atteindre  1,3% en 2013, soit le même niveau  que celui de 2012. En 2010 le déficit public de la Lettonie était de 8,1%. Pour 2014, le déficit devrait se situer autour de 0,9 % du PIB. La dette publique s’élève à 42,5% du PIB en 2013, contre 9% avant 2008. Les banques lettones respectent les conditions fixées par la BCE en matière de ratio de solvabilité.

La Lettonie est avant tout un pays de services qui représentent 70 % de son PIB contre 26 % pour l’industrie et 4 % pour l’agriculture.

La Lettonie suit l’Estonie qui a intégré la zone euro en 2011. La Lituanie qui n’avait pas été retenue en 2007 pourrait en 2014 représenter sa candidature à la zone euro.

Japon, l'Abenomics, un an après… 

L’Abenomics est née un 26 décembre 2012. Un an plus tard, le bilan est mitigé. Quand Shinzo Abe reprend le pouvoir, l’économie japonaise est à l’arrêt. Il décide alors une politique de relance qui repose sur une politique d’expansion monétaire. Il prend le parti de faire baisser le yen afin d’améliorer la compétitivité chancelante des produits japonais. Il fixe, par ailleurs, un objectif de retour de l’inflation à 2 % pour mettre un terme à la déflation. Il met en œuvre un plan de soutien dans le bâtiment et les infrastructures. Ce plan de soutien porte sur 110 milliards d’euros. Pour 2014, il poursuit ce soutien à l’activité avec une hausse de 3,5 % des dépenses du budget.

Le taux de croissance s’est amélioré repassant au-dessus de 1 % au premier semestre 2013. L’inflation évolue désormais entre 1 et 1,5 %. En revanche, la dette publique dépasse 250 % du PIB. Certes, elle est toujours possédée à 90 % par les résidents japonais. Par ailleurs, l’investissement et la production industrielle ont du mal à repartir. La montée du coût de l’énergie importée pénalise la production japonaise.

En 2014, plusieurs écueils pourraient mettre un terme à la relance. Ainsi, Shinzo Abe a prévu d’augmenter la TVA de 5 points pour réduire le déficit. Cette mesure devrait rapporter 60 milliards d’euros. Cette mesure dope avant son entrée la consommation mais devrait avoir un effet récessionniste certain au début de l’année 2014.

L’engagement de réformes structurelles en particulier au niveau du marché du travail. Le travail féminin et l’immigration pourraient être encouragés même si les conservatismes et le nationalisme demeurent puissants au pays du soleil levant.

Il faut noter qu’après des années de stagnation et de repli, la bourse de Tokyo a augmenté de plus de 55 % en un an soit son meilleur résultat en 40 ans. 

Etats-Unis, comment éviter la sortie de route

La croissance américaine est bien de retour après de longs mois d'attente et cela malgré la crise budgétaire qui a gangréné l'année 2013. Au 3ème trimestre, le taux de croissance a atteint en rythme annuel 4,1 %. Les commandes de biens durables ont augmenté de 3,5 % au mois de novembre. La consommation des ménages progresse de 0,5 % soit sa plus forte hausse depuis 5 mois. Le nombre de voitures vendues est au plus haut depuis 2007. Ces résultats sont liés à la hausse des revenus des ménages de 0,2 % au mois dernier. Le taux d'épargne a baissé et se situe désormais à 4,2 % preuve que les Américains ont repris le chemin des magasins qu'ils soient réels ou virtuels. Le retour de la confiance se traduit par un important mouvement de reconstitution des stocks qui explique 1,7 point de la croissance du troisième trimestre. 

En 2014, l’économie américaine devra commencer à se passer progressivement du dopage monétaire. Après le teasing de l’été 2012 qui avait entraîné une remontée des taux et une baisse des places boursières, la FED a décidé d’opérer en douceur pour éviter tout choc obligataire. Par ailleurs, l’accord budgétaire semble donner un peu d’air à l’administration fédérale. Pour savoir si la croissance est bien de retour, il faudra suivre avec attention l’investissement des entreprises dans les prochains mois.

Chine, cela aurait pu être pire

Le taux de croissance de la Chine devrait se situer pour 2013 autour de 7,6 % et non 7,5 % comme le Gouvernement l'avait un temps estimé. Le repli par rapport à 2012 est faible ; en effet, le taux avait été de 7,7 % l'année dernière. 

A suivre, next week 

Lundi 30 janvier, il faudra suivre les promesses de vente immobilières du mois de novembre aux Etats-Unis.

Mardi, il faudra regarder l’indice des prix immobiliers S&P/Case-Shiller du mois d’octobre et l’indice PMI de Chicago du mois de décembre. Il sera intéressant d’étudier le niveau de confiance du consommateur de décembre.

Mercredi 1er janvier 2014, changement de direction au sein de l’Union européenne. C’est au tour de la Grèce de prendre la présidence du Conseil européen pour six mois

Toujours 1er janvier, la Lettonie intègre la zone euro et devient le 18ème Etat.

Jeudi, devra être analysé l’indice PMI Markit manufacturier du mois de décembre de la Chine.

A Berlin, il faudra suivre l’indice PMI Markit manufacturier du mois de décembre ainsi que celui de la zone euro qui sera publié à Londres.

Aux Etats-Unis, il faudra suivre les inscriptions au chômage de la semaine au 28 décembre. Seront également publiés les dépenses de construction du mois de novembre et l’indice ISM manufacturier de décembre.

Vendredi 3 janvier seront publiées aux Etats-Unis les ventes automobiles de décembre

lundi 9 décembre 2013

La Chine assouplit la règle de l'enfant unique


Dans le cadre du dernier plenum du Parti communiste, la Chine s'apprête à desserrer la règle de l'enfant unique. En effet, la Chine est confronté à un vieillissement rapide de sa population. En outre, du fait de cette règle, la Chine se caractérise par un déséquilibre marqué entre hommes et femmes. Ma Il y a plus de 106 hommes pour 100 femmes. De ce fait, l'Empire du Milieu est devenue le pays le plus « masculin » au monde. Le déficit de femmes est de 60 millions.

La Chine se caractérise par une forte mortalité infantile des filles. Selon le recensement de l'année 2000, le quotient de mortalité infantile des filles est de 38,9 pour 1000, contre 26,5 pour 1000, pour les garçons. La Chine est le pays du monde dans lequel la part de filles, parmi toutes les naissances, est la plus faible. En 2005, le rapport de masculinité à la naissance était d'un peu plus de 120 garçons par 100 filles. Il n'est pas rare que les familles ne déclarent pas les filles qui ne peuvent pas aller à l'école et bénéficier de soins médicaux. Afin de contrer l'impact du vieillissement, les couples dont au moins l'un des membres est lui-même enfant unique seront autorisés à avoir deux enfants. Jusqu'à maintenant, la loi chinoise n'autorisait les couples à n'avoir qu'un seul enfant, mais des exceptions existent pour les couples dont les deux membres sont enfants uniques. "La politique des naissances sera ajustée et améliorée progressivement pour promouvoir 'l'accroissement équilibré à long terme de la population de la Chine'", a rapporté Chine nouvelle.

En trente ans d'application, de 1980 à 2010, la politique de l'enfant unique a conduit à 281 millions d'avortements et 516 millions d'opérations de pose de contraceptifs et de stérilisation, selon le ministère de la santé.

vendredi 26 août 2011

Pénurie de maisons de retraite en Chine

Selon une agence chinoise de presse, le nombre de maisons de retraite en Chine ne permet pas de répondre à la demande. Un rapport a été rendu public mercredi 24 août et a été soumis pour révision au Comité permanent de l'Assemblée populaire nationale. Le nombre de lits disponibles en maison de retraite ne peut accueillir que 1,8% des personnes âgées du pays. Au sein des pays de l'OCDE, ce taux est de 5 à 7 %. Le problème se pose avec plus d'accuité en milieu rural. La Chine prévoit d'augmenter le nombre de lits en maison de retraite pour répondre au besoin de 3% de la population des personnes âgées d'ici 2015, soit 3,4 millions de lits supplémentaires dans cinq ans, en accord avec le 12e Plan quinquennal du développement national. La Chine aurait besoin, selon les estimations, d'environ 10 millions de professionnels dans le domaine. Actuellement, le pays ne compte que 300 000 personnes travaillant dans les maisons de retraite dont moins de 100 000 sont qualifiées. La Chine compte, aujourd'hui, plus de 178 millions d'habitants de plus de 60 ans soit 13,26% de la population nationale. Les personnes âgées devraient représenter plus de  30% de la population chinoise en 2042.