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samedi 5 avril 2014

La semaine économique vue par Philippe Crevel

La semaine économique N°69 est une lettre d'information réalisée par Philippe Crevel et publiée notamment sur le site du Cercle des Epargnants.

Le coin des Epargnants

Le CAC 40 continue sa marche en avant à 4 484 points retrouvant son niveau d’avant la faillite de Lehmann Brothers. En une semaine, le CAC a gagné 1,66 %. Sur un an, la progression est supérieure à 20 %. Elle est d’un peu plus de 4 % depuis le 1er janvier.

Cette progression est imputable aux bons résultats américains. Au mois de mars, l’économie américaine (hors secteur agricole) a créé 192.000 emplois. Certes, cela est inférieur aux prévisions mais la tendance reste bonne surtout que les résultats de janvier et de février ont été revus à la hausse, à respectivement 144.000 et 197.000 créations nettes. Le taux de chômage reste à 6,7 %. Le discours de la Présidente de la FED et les propos assez offensifs de Mario Draghi ont conforté les investisseurs.

Une semaine d’économie

France, croire en une reprise modérée

L’INSEE vient de publier son étude de conjoncture du mois de mars. Pas de quoi s’emballer, la croissance serait certes de retour mais sans pour autant atteindre des sommets et permettre une décrue du chômage et une réduction des déficits publics. En effet, pour respirer, il faudrait au moins une croissance de 1,5 % or, selon l’INSEE, nous sommes plutôt partis pour atteindre 0,7 %. Certes, cela est beaucoup mieux que le +0,3 % en 2013 et le  0,0 % en 2012 mais cela demeure insuffisant. L’Institut considère que l’activité sera  notamment portée par l’industrie manufacturière (acquis de +1,1 % mi-2014 après +0,1 % en 2013 et -2,8 % en 2012). A contrario, la construction continuerait de peser sur l’activité (acquis de -1,3 % mi-2014, après -2,2 % en 2013).

Si l’INSEE ne voit pas une baisse du chômage en 2014, en revanche elle considère qu’à compter du second semestre l’emploi marchand non agricole devrait se stabiliser.

Toujours selon l’INSEE, au premier semestre, le pouvoir d’achat se redresserait (+1,0 % puis +0,1 %) après avoir légèrement fléchi au second semestre 2013 (-0,2 % par trimestre). Toujours selon l’INSEE, de mi-2013 à mi-2014, le pouvoir d’achat serait en hausse modérée (+0,6 %).

Cette faible croissance pèsera donc sur le niveau des déficits qui devraient rester autour de 4 % du PIB et rendra encore plus délicat la réalisation des 50 milliards d’euros d’économie et du double pacte, responsabilité et solidarité.

BCE, l’heure de la riposte se rapproche-t-elle ?

La Banque Centrale Européenne a décidé de ne rien changer mais le verbatim évolue. Les Gouverneurs ont indiqué qu’un taux d’inflation trop bas trop longtemps constituait une réelle menace et que le cas échéant des moyens non conventionnels seraient mis en œuvre.
Il est certain qu’avec un taux à 0,5 % au mois de mars, l’inflation est au plus bas. Il faut remonter à la récession de 2009 pour retrouver un tel taux.

Les prix baissent un peu partout et cela malgré quelques hausses d’impôts (TVA en France par exemple).
Au moment de la conférence de presse, Mario Draghi a reconnu que les données pour le mois de mars avaient constitué une surprise, pas assez notable cependant pour amener le Conseil à baisser ses taux directeurs.

La BCE considère qu’il n’y a pas d’enclenchement déflationniste au sein de la zone euro. Le président Draghi, a continué d’indiquer que les anticipations à moyen-long terme restaient « bien ancrées » et proches de l’objectif officiel de 2%.

En cas de décrochage, en revanche, Mario Draghi et l’ensemble du Conseil des gouverneurs n’hésiteront pas à recourir à toutes les armes possibles y compris les moins conventionnels, pour écarter ce risque : prêts aux banques, achats fermes de titres (quantitative easing), assouplissement des règles prudentielles appliquées au marché des assets-backed securities (ABS).

La BCE aime l’impressionnisme et avance par petites touches. Les déclarations de Mario Draghi constitue certainement un tout petit pas vers une éventuelle initiative de la BCE si d’ici la fin du mois de mai, il n’y a pas de retournement des anticipations sur les prix et les volumes de crédits.

Et demain et après demain

La guerre du déficit français aura-t-elle lieu ?

Avec un déficit public de 4,3 % en 2013 qui sera réduit au mieux à 4 % en 2014, la France ne rentrera pas dans le cadre européen comme prévu en 2015. François Hollande entend obtenir un nouveau délai de grâce à l’Europe pour passer sous la barre des 3 % du PIB. Or, nos partenaires n’entendent pas se faire avoir une fois de plus par les promesses françaises.

L'ex-Premier ministre luxembourgeois Jean-Claude Juncker, candidat du centre droit à la présidence de la Commission européenne, a ouvert le bal en indiquant à Berlin qu’il est opposé sur le principe au fait que la France bénéficie d'un nouveau délai pour réduire son déficit public.
Il a rappelé que la France, qui a déjà obtenu un report jusqu'en 2015 pour être dans les limites des règles budgétaires européennes, "ne peut pas encore une fois avoir un passe-droit".

Jean-Claude Juncker a ajouté que la France devait "suivre les règles du jeu comme tous les autres".
La prochaine rencontre de Michel Sapin avec son homologue allemand, Wolfgang Schäuble, lundi à Berlin, sera plus que délicate car à l’ordre du jour figure le rythme de réduction du déficit public français.

Jusqu’à maintenant, Wolfgang Schäuble a souligné que la France "restait un pays fort" en dépit d'une situation politique "difficile". Par ailleurs, le porte-parole d'Angela Merkel a dit vendredi faire "confiance à la France pour respecter ses engagements".

Les propos les plus durs proviennent sans surprise du président de la Banque centrale allemande, la Bundesbank, Jens Weidmann qui a demandé à la Commission européenne de faire "respecter les règles de manière stricte".

La France peut-elle demander un nouveau sursis ? Le calendrier électoral est plutôt favorable. En effet, les élections européennes de juin devraient enregistrer la montée en puissance du vote protestataire et anti-européen. De ce fait, la Commission sortante pourrait être tentée de ne pas mettre de l’huile sur le feu en ouvrant un nouveau front avec la France. Elle pourrait être également tentée de renvoyer le règlement du problème français à la prochaine commission. Les élections du mois de juin pourrait conduire à la constitution d’une grande coalition centre droit et centre gauche à l’Allemande ce qui ne serait pas pour déplaire au pouvoir français.

Par ailleurs, la Commission peut difficilement s’opposer de front au deuxième pays européen. Il y aura donc des négociations avec à la clef certainement un report du calendrier avec en contrepartie des promesses de réformes. Le Gouvernement français mettra en avant le pacte de responsabilité et son plan d’économies de 50 milliards d’euros. Cela ne suffira peut-être pour amadouer la Commission européenne qui exigera d’aller plus loin dans l’assainissement des comptes sociaux. Il est fort probable que le Gouvernement soit d’ici septembre contraint d’augmenter la CSG pour alléger les charges salariales tout en tentant d’équilibrer les comptes d’assurance-maladie.

Assurance-maladie, le chantier toujours en suspens

Le Gouvernement de Jean-Marc Ayrault a posé quelques rustines pour réduire la dérive des comptes de l’assurance-vieillesse en faisant une grande partie de la charge sur les entreprises et les retraités. Il est fort probable que d’ici deux ou trois ans une nouvelle réforme soit nécessaire. Il a ouvert le dossier de la dépendance en promettant une réforme d’ici la fin de l’année. En revanche, pour l’assurance-maladie, circuler il n’y a rien à voir. Pourtant, le déficit de l’assurance-maladie voisine autour de 8 milliards d’euros. Malgré une forte maîtrise des dépenses d’assurance-maladie, malgré une réduction drastique des investissements, le déficit a tendance à s’accroitre du fait du vieillissement et de la stagnation économique.

Le Gouvernement a tendu quelques filins pour réformer l’assurance-maladie avec l’ANI sur la sécurisation de l’emploi qui prévoit la généralisation de la couverture santé. Une fois en vigueur, en 2015, il sera possible d’effectuer des transferts de charge de l’assurance maladie vers les complémentaires. Par ailleurs, plusieurs pistes sont à l’étude comme le déremboursement du premier rendez-vous chez les médecins ou l’augmentation des franchises (le 1 euro ou le ticket modérateur). D’autres pistes plus audacieuses ont été avancées mais ne devraient pas être inscrites à l’ordre du jour de la prochaine réforme. Il y avait, en particulier, la possibilité de rendre le système de prise en charge dégressif en fonction des revenus. Ce serait évidemment une remise en cause du modèle universel de couverture maladie à la Française. Sinon, le Gouvernement pourrait continuer la politique de déremboursement de certains médicaments jugés peu efficaces.

A suivre, next week….

Lundi 7 avril

En Allemagne, il faudra scruter la production industrielle du mois de mars qui devrait être stable par rapport au mois de février.

En Italie, il faudra suivre le résultat du déficit public qui devrait se situer autour de 3 % marquant la consolidation budgétaire entreprise depuis plusieurs années.
Sur le plan européen, il faudra suivre l’indicateur de la confiance des consommateurs d’avril qui est attendu en hausse par rapport à mars.

Aux Etats-Unis, il sera intéressant de regarder la variation des crédits à la consommation qui est attendue à la hausse.

Au Japon, les résultats du commerce extérieur seront publiés. Après le fort déficit du mois de janvier, il faudra analyser la réaction de l’économie japonaise. Néanmoins, un déficit est encore prévu.

Mardi 8 avril

Au Japon, sera communiquée l’enquête auprès des observateurs de l'économie du mois de mars. L’enquête devrait être positive du fait que les consommateurs anticipent la progression de 3 points de la TVA.

Au Royaume-Uni sera connue la production industrielle de février qui est attendue en hausse.

En France, les résultats de la balance commerciale du mois de février seront publiés avec à la clef un déficit d’environ 5,3 milliards d’euros contre -5,7 milliards d’euros au mois de janvier. L’économie française n’arrive toujours pas à gagner des parts de marché à l’exportation.
Toujours, en France, il faudra regarder les résultats de l’exécution budgétaire de février. En janvier, le déficit avait été de 12,7 milliards d’euros.

Aux Etats-Unis sera connu l’indice de l’optimisme des affaires de mars qui devrait ressortir en hausse.

Mercredi 9 avril

Il faudra suivre au Royaume-Uni, la réunion de la BoE qui devrait maintenir inchangé sa politique monétaire. Toujours à Londres, il faudra regarder les résultats de la balance commerciale avec un déficit de 3,33 milliards de livres contre 4 milliards au mois de janvier.

En Allemagne, seront publiés les résultats de la balance commerciale de février avec à la clef un excédent d’environ 19 milliards d’euros contre 17 milliards d’euros au mois de janvier.

Jeudi 10 avril

Au Japon, seront communiquées, les commandes de machines de février qui devraient être en diminution en phase avec e ralentissement attendu de l’économie.

En France, il faudra suivre le taux d’inflation de mars qui est attendu à 0,5 %. Néanmoins sur un an, le taux d’inflation devrait revenir à 0,6 % contre 0,9 % en février.

Toujours en France, il faudra analyser les résultats de la production industrielle de février. Il est fort probable que la production industrielle soit en baisse du fait du recul de la production d'énergie (consécutif à la douceur de l'hiver) et de la production manufacturière (exposée à un contrecoup après sa forte hausse de janvier).

En Italie, il faudra regarder les résultats de la production industrielle de février qui devraient marquer un recul de l’ordre de 0,2 %.
Au niveau européen, la BCE publiera son rapport mensuel.
Au Royaume-Uni, il faudra suivre les décisions sur les taux de la BoE.

Vendredi 11 avril

Le FMI se réunira toute la journée avec une déclaration finale.
Plusieurs indices des prix du mois de mars seront communiqués, en Chine, en Espagne et en Allemagne en particulier. L’inflation annuelle de l’Allemagne baisserait de 1 à 0,9 %. En Espagne, l’inflation serait de -0,2 %.
Aux Etats-Unis, il faudra suivre l’indice de confiance des consommateurs Reuters / Michigan.

Consulter la lettre

La semaine économique est une publication réalisée par Lorello Eco Data, société d’études et de stratégies économiques dirigée par Philippe Crevel.
Téléphone : 01 45 00 37 37 / 06 88 87 16 59
Mail : pcrevel@gmail.com
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samedi 15 mars 2014

La lettre économique hebdomadaire du 15 mars 2014 par Philippe Crevel


Le coin des épargnants

La bourse de Paris a passé une mauvaise semaine avec un recul de 3,44 %. Le CAC 40 est ainsi revenu à 4216 points. Paris suit la tendance des places occidentales qui sont assez nerveuses avant les résultats sans surprise du référendum en Crimée et face au ralentissement de la Chine. Les inquiétudes sur la solidité financière de certaines banques chinoises pèsent sur l’activité de ce pays.
En période de crise, l’or retrouve quelques couleurs. Après avoir perdu 23 % de sa valeur en 2013, le métal précieux a gagné 12 % depuis le début de l’année. Cette appréciation est liée à une augmentation de la demande en provenance des banques centrales et de certains institutionnels qui s’ajoute à celle toujours forte des particuliers en Chine ou en Inde. A 1382 dollars l’once vendredi 14 mars, l’or n’a pas encore retrouvé les sommets atteints en 2011 / 2012 autour de 1900 dollars.

L’euro continue de s’apprécier par rapport au dollar en atteignant un taux de 1,40 soit son plus haut niveau depuis trois ans. Cette valorisation repose sur les bons résultats de la zone euro en matière d’échanges extérieurs et par le repli des investissements dans les pays émergents. Cette appréciation pénalisera les exportateurs français qui sont très sensibles aux variations de prix.

Le coin des Prévisions

France

La majorité des experts économiques tablent pour une croissance de 0,2 % pour le premier trimestre 2014.

De nombreux indicateurs restent mal orientés ou nettement en-dessous de leur moyenne de longue période.

Zone euro

Pour l’OCDE, la prévision de croissance du PIB (en variation trimestrielle) est de de 0,5 % au 1er trimestre et de 0,3 % au 2ème trimestre 2014.

Pour la BCE (6 mars 2014, la croissance du PIB devrait être de  1,2 % en 2014 et 1,5 % en 2015.
Pour la Commission européenne (prévisions d’hiver, 25 février 2014), les prévisions de croissance du PIB sont de + 0,3 % au 1er trimestre 2014, de + 0,4 % au 2e trimestre ainsi qu’au 3e trimestre 2014 ; + 1,2 % pour 2014 et + 1,8 % pour 2015 sous l’hypothèse technique d’absence de nouvelles mesures budgétaires.

Selon Eurostat, le PIB de la zone euro était en hausse en de 0,3 % au 4ème trimestre 2013, après + 0,1 % au 3ème trimestre.

En moyenne annuelle, la croissance s’établit à – 0,4 % pour 2013 après – 0,6 % en 2012.

Selon l’Insee (Note de conjoncture de décembre 2013), la croissance du PIB de la zone euro devrait être de  + 0,3 % aux 1er et 2ème trimestres 2014. L’acquis pour 2014 à la fin du 2ème trimestre 2014 serait de 0,9 %.

A la différence de la France, de nombreux indicateurs sont bien orientés témoignant d’une reprise de l’activité. L’indicateur du sentiment économique a atteint 101,2, après 101,0 en janvier (moyenne de long terme égale à 100).

L’indicateur du climat des affaires dans l’industrie manufacturière est en hausse à + 0,37, après + 0,25 en janvier (moyenne de long terme égale à 0).

La confiance des industriels est de – 3,4, après – 3,8 en janvier (moyenne de long terme égale à – 7,0).
La confiance des ménages, final est de  – 12,7 (flash confirmé), après – 11,7 en janvier (moyenne de long terme égale à – 13,3).

Retour sur la semaine passée

Zone euro, un retour de la croissance par la petite porte

La BCE juge prudent d’attendre avant de dégoupiller l’artillerie lourde. La semaine passée semble lui donner raison. Il y a eu une série de petits signes encourageants mais la croissance demeure faible et fragile.

Ainsi, le nombre de personnes ayant un emploi a augmenté de 0,1% tant dans la zone euro que dans l’Union Européenne au quatrième trimestre 2013 par rapport au trimestre précédent. Au troisième trimestre 2013, l’emploi était resté stable dans la zone euro et avait progressé de 0,1% dans l’UE28.
Néanmoins, par rapport au même trimestre de l’année précédente, l’emploi a néanmoins diminué de 0,5% dans la zone euro et de 0,1% dans l’UE au quatrième trimestre 2013 (après respectivement -0,8% et -0,3% au troisième trimestre 2013).

Sur l’ensemble de l’année 2013, l’emploi a reculé de 0,9% dans la zone euro et de 0,4% dans l’UE28, contre respectivement -0,7% et -0,2% en 2012. Eurostat estime qu’au quatrième trimestre 2013, 223,6 millions d’hommes et de femmes avaient un emploi.

En matière de production industrielle, les résultats sont encore très décevants. Ainsi au mois de janvier 2014, la production industrielle a diminué, au sein de la zone euro, de 0,2 %  par rapport à décembre 2013. Elle a augmenté de 0,1% au sein de l’Union européenne selon Eurostat. En décembre 2013, la production industrielle avait diminué de 0,4% dans les deux zones.

Néanmoins, en janvier 2014 par rapport à janvier 2013, la production industrielle a progressé de 2,1% dans la zone euro et de 2,4% dans l’UE28.

La baisse de la production industrielle s’explique par les moindres dépenses dans le secteur énergétique et par la sortie de la période des fêtes.

Au niveau des pays, c’est la France qui plombe la zone euro avec un recul de l’activité de 0,2% qui est certes  compensé par la croissance soutenue en Allemagne (+0,7%) et en Italie (+1,0%).
Point positif, l’indice de sentiment économique (ESI) de la Commission européenne indique une amélioration des opinions sur l’évolution antérieure de la production manufacturière après la pause récente liée au ralentissement de l’activité en décembre

Japon, l’Abenomics commence à avoir du plomb dans les ailes

Au Japon, l’exercice budgétaire se termine au 31 mars. Or, au moment des comptes,  ’optimisme n’est pas de rigueur car la croissance est passée de 3,3 à 1,7 % du premier au second semestre 2013. La demande intérieure (FBCF, consommation des ménages) ainsi que les exportations sont sur la pente descendante. Pour 2014, la croissance ne devrait pas dépasser 1 % ce qui est bien au regard du faible potentiel de croissance qui se situe autour de 0,3 %.

Jusqu’au 1er avril, la consommation devrait être dopée par les anticipations d’achats du fait de la hausse de 3 point de la TVA qui devrait intervenir à cette date.

En revanche, de nombreux signaux tournent au rouge. En février, l’indice global de diffusion des anticipations se trouve inférieur de dix points au seuil des 50 qui délimite les phases d’expansion et de contraction de l’activité

Les autorités japonaises espèrent une reprise des exportations qui étaient sur le recul ces derniers mois avec même l’apparition d’un déficit de la balance commerciale certains mois qui s’explique également par le coût des importations énergétiques. Dans les prochains mois, les exportations pourraient être soutenues par la dépréciation du yen et par la reprise de la demande européenne.
Le plan dit en arc à trois flèches, une politique monétaire ultra-accommodante couplée à une politique budgétaire expansionniste et des réformes structurelles n’a pas encore réussi. La Banque du Japon s’est lancée dans une politique monétaire accommodante en acheté les obligations émises par l’Etat pour financer son plan de relance budgétaire. La base monétaire du Japon devrait atteindre 60 % du PIB d’ici le milieu de l’année avec un objectif d’inflation à 2 %. Elle a augmenté ces derniers mois en atteignant 1,4 %. 

La hausse de la TVA au 1er avril devrait par ailleurs y contribuer. Les prix des biens de consommation augmenteraient de 3,5 % au second semestre.  Il y a un an, l’indice des prix était à -0,3 %. Cette accélération toute modeste des prix doit plus au renchérissement des importations occasionnées par la dépréciation du Yen et par la montée en puissance des achats de produits énergétiques. Sans élément exceptionnel, l’inflation reste cantonnée dans les faits à 1 %.

Malgré les souhaits du Premier Ministre, les salaires restent toujours stables voire diminuent. Hors primes et heures supplémentaires, les salaires réels ont reculé de
0,5% en 2013. Certes, il est à noter que pour la première fois en six ans, les grands groupes industriels ont accordé des hausses de salaire.

La compétitivité japonaise est mise à mal par l’augmentation du coût des importations du fait de la baisse du yen. De ce fait, les entreprises ont tendance à réduire les coûts salariaux.

La mise en œuvre des réformes structurelles reste délicate. Ces réformes visent à favoriser l'investissement des entreprises, à restructurer le secteur agricole, moderniser le droit du travail. Le Japon souhaite également moderniser ses accords commerciaux en particulier dans le cadre des négociations d’un Accord de Partenariat Transpacifique – APTP – mais aussi avec l’Union européenne.

Le Japon, sans l’engagement rapide de réformes, peut retomber dans une léthargie économique quand les effets de la politique monétaire accommodante s’estomperont.

Etats-Unis, où en sommes-nous ?

Après un début d’année compliquée à cause de l’accumulation d’intempéries climatiques, il n’en demeure pas moins que la croissance devrait se renforcer au deuxième trimestre et cela jusqu’en 2015.

Le relâchement de la rigueur budgétaire et la fin du processus de désendettement des acteurs privés expliquent cette orientation de la croissance.

Les problématiques  budgétaires et de dettes publiques sont dégagées jusqu’en 2015 compte tenu des accords conclus entre Démocrates et Républicains. L’impact de la réduction des injections de liquidités, le tapering, sur les marchés financiers et sur les taux a été faible. Il n’y a pas eu de réelle tension sur les taux. En revanche, un ralentissement économique est constaté depuis la fin de l’année. Ainsi, la moyenne sur 3 mois de la création d’emplois est passée de 200 000 à 130 000 de la fin 2013 à février 2014. Le salaire horaire a augmenté en février mais les horaires hebdomadaires ont reculé, pesant sur les salaires mensuels, tandis que le taux de chômage est remonté à 6,7%.

Au sein de la FED, certains regrettent d’avoir peut être décidés trop tôt la réduction des injections de liquidités. Néanmoins, toute remise en cause du plan pourrait avoir des effets importants. Ils veulent éviter de trop fortes turbulences financières aux Etats-Unis comme à l’échelle mondiale. Le FOMC de la FED devrait certainement maintenir le cap en étant peut être plus progressif dans le ralentissement.
Un autre point positif mérite d’être noté en ce qui concerne les Etats-Unis, c’est la réduction de ces besoins de financement. En effet, la dette publique continue de progresser de moins en moins rapidement et les acteurs économiques sont plutôt assez mesurés en matière d’endettement. En outre, la balance commerciale continue à s’améliorer.

Les ménages sont devenus plus vertueux depuis 2009, le solde de financement est passé d’un déficit de 5% du PIB à  un excédent de 2,3 %. Les défauts et les faillites ont reculé et fini par se stabiliser. Le taux d’épargne des ménages est à point haut. Cet assainissement permet un redémarrage dans de bonnes conditions de la consommation si les entreprises augmentent les salaires et si la bourse ne connait pas une nouvelle bulle créant un effet de richesse artificiel.

A suivre Next week

Lundi 17 mars

A Bruxelles, sera publié le résultat définitif de l’inflation du mois de février.
A Washington, il faudra suivre la publication de l’indice d'activité "Empire State" de mars et le résultat de la production industrielle de février

Mardi 18 Mars

Aux Etats-Unis, il faudra suivre le taux d’inflation qui devrait rester modéré. En février, une hausse limitée de l'indice sous-jacent et des prix alimentaires compenserait le recul du prix des carburants. En glissement annuel, la hausse serait de 1,1%. Il faudra suivre également les résultats des mises en chantier et des permis de construire pour février. Par ailleurs, se déroulera la première journée de la réunion du FOMC de la Réserve fédérale.
A Bruxelles, seront publiées les immatriculations automobiles en Europe pour février ainsi que la balance commerciale zone euro pour le mois de janvier.
A Berlin, il faudra regarder l’évolution de l’indice ZEW du sentiment des investisseurs de mars.

Mercredi 19 Mars 

Aux Etats-Unis, Janet Yellen, la nouvelle responsable de la FED, donnera sa première conférence de presse post-réunion, annonçant une nouvelle réduction des achats de titres. Logiquement, elle devrait sauf revirement une réduction à 55 milliards de dollars des injections de liquidités.
Toujours aux Etats-Unis seront rendus publics les résultats des comptes courants du 4ème trimestre 2013
A Londres sera présenté le projet de budget 2014. Par ailleurs seront communiqués le résultat pour février des demandeurs d'emploi et le taux de chômage.
A Francfort se tiendra la réunion du Conseil des gouverneurs de la BCE (jeudi aussi), mais aucune décision sur les taux n’est attendue.
Il faudra suivre les résultats commerciaux du Japon. Après un fort déficit au mois de janvier, une amélioration est attendue.
Au Royaume- Uni, il faudra regarder les résultats de l’emploi de janvier. Une légère baisse du chômage est attendue.
En France seront rendus publics les résultats de la balance des paiements du mois de janvier.

Jeudi 20 mars

A Bruxelles se tiendra la première journée du Conseil européen.
A Berlin sera communiqué l’indice des prix à la production pour février.
A Londres seront connus les résultats des ventes au détail pour février.
Aux Etats-Unis, il faudra regarder les inscriptions au chômage au 15 mars, les reventes de logements pour février et la publication de plusieurs indicateurs avancés

Vendredi 21 mars

A Bruxelles, se déroulera la deuxième journée du Conseil européen.
Sera publié l’indicateur sur la confiance du consommateur pour mars au niveau de la zone euro.
Il faudra également regarder à Londres la présentation de la situation budgétaire pour février et surtout la revue de S&P sur la Grèce.
En France, il faudra regarder les résultats définitifs sur l’emploi et le taux d’activité au 4ème trimestre 2013.
Par ailleurs, devraient être communiqués les résultats du Livret A et du LDD pour le mois de février.

samedi 8 mars 2014

La semaine économique vue par Philippe Crevel

Le Coin des Epargnants

La bourse de Paris a été rattrapée par les évènements ukrainiens en baisse de 0,95 point sur la semaine. Le CAC 40 a, en effet, terminé à 4366 points. Les autres places européennes se sont inscrites dans cette tendance baissière.

Les menaces formulées par Gazprom d’interrompre ses exportations de gaz ont pesé sur les indices tout comme les déclarations russes et les réactions occidentales.

Par ailleurs, après deux très bons mois, les investisseurs ont certainement engrangé quelques plus-values.
Les résultats de l’emploi américain ont eu un impact limité même s’ils ne sont pas inintéressants. Les États-Unis ont gagné 175.000 emplois en février, mais dans le même temps, le taux de chômage a augmenté à 6,7 % contre 6,6 % en janvier.

La Banque Centrale Européenne veut conserver ses armes dans l’armurerie

La Banque Centrale Européenne a décidé de ne rien changer et de maintenir ses taux directeurs malgré certaines pressions inverses alimentées par quelques signaux déflationnistes.
Certes, son analyse repose sur des facteurs indéniables d’amélioration.
Le retour de la croissance de la zone euro se confirme de semaine. Désormais, la croissance pourrait atteindre près de 1,5 % en 2014 et 1,6 % en 2016.

L’Espagne et le Portugal portent le drapeau du retour de l’espoir avec le retour de la croissance grâce un regain de compétitivité qui favorise leurs exportations. Les taux d’intérêt des pays dits périphériques, Espagne, Portugal et Italie se rapprochent progressivement de ceux des pays du cœur de l’Europe.
Même l’industrie enregistre quelques signes encourageants grâce à une demande étrangère plus dynamique (aux Etats-Unis, Japon, Royaume-Uni), mais aussi de la stabilisation de la demande intérieure, notamment celle pour les biens d’équipement. Le taux d’utilisation des capacités est en progrès.
Il apparaît, à de nombreux experts, urgent de renouer avec l’investissement compte tenu du vieillissement des équipements

En revanche, la consommation reste relativement étale du fait de la volonté des ménages à reconstituer leur épargne.

Néanmoins, ces facteurs de croissance demeurent très fragiles. L’Europe n’est pas à l’abri du ralentissement en cours de la demande mondiale  provoquée par le ralentissement de la Chine. De même, la croissance mondiale peut être impactée par le durcissement des politiques monétaires des pays émergents comme l’Inde, la Turquie, le Brésil, l’Afrique du Sud.

Du fait des excédents de la balance des paiements courants de la zone euro et des tensions internationales, la monnaie européenne risque de continuer son appréciation avec un risque de perte de parts de marché à l’exportation.

L’autre point d’inquiétude est la faiblesse récurrente de la demande de crédits en zone euro soulignant que les entreprises restent très prudentes face aux évolutions de la conjoncture.
Le processus de désendettement a un impact récessif voire déflationniste. Certes, le niveau de la dette, publique et privée, demeure élevé. La  dette des sociétés non financières représentait 98 % du PIB à la fin  de 2012, tandis que la dette des ménages s’établissait autour de 64 %. Les ratios de 80 % et 50 %, antérieurs à la crise, sont donc encore loin.
L’inflation demeure entre 0,7 et 0,8 soit assez éloigné du taux cible des 2 % mais la BCE considère que celui pourrait être atteint d’ici 2016.

La BCE a estimé en l’état de la situation urgent de ne rien faire. Elle fait le pari que la reprise économique se confirme. Elle considère qu’une intervention pourrait la priver d’outils si un retournement mondial se produisait dans les prochains mois. Compte tenu des incertitudes économiques, il peut être judicieux de conserver des armes dans l’armoire. La BCE doit intégrer le fait que l’économie mondiale reste suspendue à la capacité des Etats-Unis à surmonter la diminution des injections de liquidités et à celle de la Chine à changer de modèle de développement. Par ailleurs, au sein de l’Europe, il reste encore des points de faiblesse dont la France qui représente par définition un vrai risque systémique.

La France, en attendant Godot, la surveillance renforcée !

La France attend que le vent de la croissance de l’économie mondiale souffle à ses portes pour échapper à la dureté des réformes structurelles. Mais, à force de différer les réformes et les ajustements, les réalités s’imposent à la France. La mise sous surveillance renforcée par la Commission de Bruxelles constitue une épreuve de plus pour un pays qui depuis quelques années vit au rythme d’un long chemin de croix pavé de désindustrialisation, de déficits et de dégradation par les agences de notation.

La procédure de surveillance renforcée a été instituée dans le cadre du dispositif du «Two-Pack»: qui est le paquet législatif qui complète le cycle de surveillance budgétaire pour la zone euro afin d’améliorer la gouvernance économique. Ces mesures ont été prises après le déclenchement de la crise grecque pour éviter aux autorités européennes et aux Etats de se retrouver face à un pays membre à la dérive.
Le «two-pack» instaure à l'égard des États membres faisant l'objet d'une procédure de déficit excessif un système de contrôle. L’État membre concerné devra communiquer régulièrement à la Commission des informations sur les mesures qu'il a prises pour corriger son déficit excessif.

La Commission sera ainsi mieux en mesure de détecter tout risque compromettant cette correction. Si elle constate l'existence d'un risque de cette nature, la Commission pourra adresser une recommandation directement à l'État membre concerné de sorte que ce dernier puisse faire tout ce qui est en son pouvoir pour éviter d'être considéré comme étant en défaut et donc éviter des sanctions pécuniaires.
Par ailleurs, le «two-pack» renforce le contrôle et la surveillance des États membres dont la stabilité financière est sérieusement mise à mal ou risque de l'être. L'intensité de ce contrôle et de cette surveillance dépendra de la gravité des difficultés financières traversées par l'État membre concerné. La France est désormais placée dans cette catégorie.
Cette surveillance accrue se fondera sur les obligations incombant aux États membres au titre du PSC mais elle ira aussi au-delà.

Compte tenu des résultats de cette surveillance, la Commission pourra conclure qu'un État membres est tenu de prendre des mesures supplémentaires parce que sa situation financière risque d'avoir des répercussions majeures sur la stabilité financière de la zone euro. En pareil cas, la Commission pourra proposer que le Conseil des ministres recommande à l'État membre concerné d'adopter des mesures correctrices ou d'élaborer un projet de programme d'ajustement macroéconomique. De facto, les marges de manœuvre du Gouvernement se sont réduites avec le placement du pays sous surveillance renforcée.

Etats-Unis, le long début du marathon budgétaire

Avec le mois de mars débute l’élaboration du budget 2015 des Etats-Unis. Le président Obama a publié ses propositions budgétaires  avec un montant de dépenses de USD 3 651 mds pour un déficit de 3,1 % du PIB.

Dans les prévisions budgétaires, le retour à un excédent est prévu pour 2018 avec un recul du ratio de dette de 72 ,1% actuellement à 69% en 2024 (contre 79,2% selon les estimations du CBO).

Le projet du président Obama est très centré sur les classes modestes et moyennes ainsi que sur la réforme fiscale.

Le président Obama redemande une progression du salaire minimum à USD 10,10 de l’heure et la réintroduction de  l’indemnisation chômage pour les chômeurs de longue durée (arrivée à échéance fin 2013).

II a également demandé un relèvement du crédit d’impôt destiné aux faibles revenus.

Le Président Obama souhaite également la création d’un réseau national d’instituts locaux, constituant autant de pépinières de promotion de l’investissement et de l’innovation dans le secteur manufacturier.
Il a également souhaité favoriser les investissements directs et les dépenses publiques fédérales en recherche et développement ainsi qu’en faveur des dépenses privées de R&D grâce à la réforme du crédit d’impôt.

Le président Obama appelle à la création d’une Banque nationale pour les infrastructures, permettant le financement mixte de projets. La banque, détenue à 100 % par l’Etat fédéral, levant des fonds publics et privés, pourrait accorder des prêts et des garanties, permettant de soutenir  l’essentielle augmentation des dépenses en infrastructures.

Le projet présidentiel prévoit également  une hausse des dépenses d’éducation, y compris des mesures en faveur de la formation continue et du soutien au développement des compétences des chômeurs de longue durée.

Le Président Obama propose d’engager en  2015 un premier volet de réforme fiscale avec l’impôt sur le revenu des personnes.

Cette réforme viserait à limiter le montant des déductions fiscales dont bénéficient les dons, le paiement des intérêts hypothécaires ou encore certains produits de placement de l’épargne retraite pour les plus fortunés. Selon la Maison Blanche, cette mesure ne toucherait que les 3% des Américains les plus aisés.
Le Président souhaiterait que les Américains ayant plus d’un million de dollars de ressources en acquittent pour au moins de 30% en impôts au gouvernement fédéral.

Sur dix ans, ces deux mesures permettraient d’augmenter les recettes de USD 650 mds
Une nouvelle taxe fédérale sur le tabac serait instituée ? Cette nouvelle taxe permettrait de générer USD 78 mds de recettes sur dix ans et le financement du programme fédéral d’éducation des jeunes enfants.
Du fait que le pouvoir budgétaire appartient au Congrès et que 2014 est une année électorale, ce projet est purement indicatif d'autant plus que les Républicains sont majoritaires  à la Chambre des Représentants. 

A suivre, next week

LUNDI 10 MARS

En France, il faudra regarder l’enquête de conjoncture de la Banque de France de février.
Il faudra également suivre l’indice de la production industrielle de janvier.
Par ailleurs se tiendra durant la semaine le marché international des professionnels de l'immobilier
Au Japon il faudra prendre en compte l’enquête auprès des observateurs de l'économie (février) En dépit d'une décélération des commandes, les observateurs devraient rester positifs concernant le climat d’affaires actuel. En revanche, leur appréciation des perspectives devrait se détériorer davantage en prévision de la hausse de la TVA de 3 points en avril. Toujours, au Japon, il sera intéressant d’étudier la révision des chiffres de croissance du dernier trimestre 2013 avec une baisse de 0,2 point par rapport aux premières estimations du fait d’un moindre investissement.
En France sera attendue la production industrielle de janvier. Le résultat sera pénalisé par un recul de la production d'énergie du fait du climat clément. Le secteur manufacturier devrait e revanche bien se comporter.

MARDI 11 MARS

En France, il faudra regarder l’évolution de l’emploi salarié du 4ème trimestre 2013.
Seront également publiés les indicateurs avancés de l'OCDE de mars.
Au Japon, il faudra suivre les annonces concernant la politique monétaire.
A Berlin sera annoncé le résultat de la balance commerciale du mois de janvier.
Au Royaume-Uni, il faudra regarder la production industrielle de janvier. La production industrielle avait légèrement progressé en décembre 2013 (+0,4% m/m) après avoir subi une légère correction en novembre. Les données d’enquêtes annoncent un léger fléchissement de la croissance.

MERCREDI 12 MARS

Au Japon sera publié les résultats de l’activité dans le secteur tertiaire (janvier) qui a bénéficié d’achats par anticipation du fait de la hausse attendue de la TVA.
Pour la zone euro sera connue la production industrielle de janvier avec une augmentation attendue.

JEUDI 13 MARS

En France, sera particulièrement attendu l’indice des prix à la consommation du mois de février. Du fait de la fin des soldes et de l’effet de la hausse de la TVA, un rebond de l’inflation est attendu avec un taux annuel qui pourrait atteindre 0,9 %.
Aux Etats-Unis, il faudra suivre les ventes de détail du mois de février. Les ventes de détail devraient être en hausse de 0,2% m/m et de 0,1% hors éléments volatils. Les tempêtes de neige pourraient avoir soutenu les ventes de produits alimentaires tout en pénalisant les matériaux de construction.
Au Japon seront publiés les résultats des  Commandes de machines de janvier.
Les commandes de machines, hors éléments volatils, devraient avoir rebondi en janvier de 9,5% après un recul brutal en décembre (- 15,7%). Néanmoins, sur une plus longue période, elles demeurent sur une tendance baissière.
Aux Etats-Unis seront communiquées les ventes de détail qui devraient être restées assez faibles, en hausse de 0,2% m/m et de 0,1% hors éléments volatils.
Au Japon, il faudra suivre les commandes de machines qui hors éléments volatils, devraient avoir rebondi en janvier de 9,5% après un recul brutal en décembre (- 15,7%). Néanmoins, sur une plus longue période, elles demeurent sur une tendance baissière.

VENDREDI 14 MARS

En France, les résultats de la création d’entreprise du mois de mars seront publiés.