vendredi 29 juin 2012

La retraite à 60 ans, une mesure en demi teinte selon Florence Legros


Florence Legros, professeur d'économie à Paris Dauphine et membre du Conseil scientfique du Cercle a publié dans l'Agefi une tribune sur le nouveau dispositif de retraite à 60 ans décidé par le Gouvernement Ayrault.

Lire l'article sur le site de l'AGEFI

"La retraite à 60 ans, une mesure en demi-teinte

L’extension du dispositif «carrières longues» présentée le 6 juin marque une rupture intéressante dans l’histoire des réformes affectant les régimes de retraite de base.

Jusqu’à présent, deux dispositifs cohabitaient selon l’âge de début de cotisation. D’abord, le dispositif général qui combine une durée minimum de validation (par exemple 165 trimestres pour une personne née en 1953, suite à la réforme de 2003 qui allonge progressivement d’un trimestre par an la durée validée minimum afin de l’aligner avec l’augmentation de l’espérance de vie) et un âge minimum légal (qui s’élève depuis 2011 à raison de 5 mois par an jusqu’à atteindre 62 ans en 2017) faisait que quelqu’un - disons un homme - qui avait commencé à travailler à 18 ans devait attendre 61 ans et deux mois (et donc valider 43 années et deux mois) pour liquider sa pension.

Il y avait également un dispositif dit « carrières longues » qui autorisait quelqu’un qui a commencé à travailler à 16 ans à partir à 60 ans dès lors qu’il avait validé la durée nécessaire. Ce dispositif concernait uniquement les personnes ayant débuté leur vie professionnelle avant 18 ans. Deux points sont ici à préciser: d’une part, certaines périodes validées et non cotisées étaient prises en compte; c’était le cas du service militaire ou de congés liés à la maladie ou à la maternité, et ce dans la limite de 4 trimestres maximum (52 semaines). D’autre part, les personnes qui décidaient d’utiliser le dispositif, c'est à dire de partir à 60 ans, ne bénéficiaient pas de la surcote à laquelle ont droit les gens qui prolongent leur activité au-delà de l’âge légal.

En résumant et en négligeant temporairement la différence entre durée cotisée et durée validée, le dispositif « carrières longues » permet de raisonner sur la durée validée, tout comme le dispositif standard dès lors qu’on a commencé à travailler après 20 ans et qu’on est né après 1956 (cohorte qui devra avoir validé 42 ans).

Le dispositif qui va être mis en place pour les personnes qui ont commencé à cotiser entre 18 et 20 ans vient donc assurer la continuité du système. Ces personnes pourront donc partir à 60 ans dès lors qu’elles auront cotisé le nombre d’annuités nécessaires depuis la réforme de 2003, par exemple 41 ans et 1 trimestre pour la génération 1953, 42 ans pour la génération 1956. Un homme né en 1953 qui aura débuté sa carrière à 18 ans et aura cotisé 41 ans et 1 trimestre pourra donc partir en retraite à 60 ans soit un an et deux mois avant l’âge antérieurement requis.

D’une certaine manière, on a le sentiment d’une simplification en concentrant le critère sur la durée d’activité et non sur le double critère de la durée et de l’âge. Cela dit, une des subtilités du nouveau dispositif afin de limiter son coût tient à la distinction entre durée cotisée et durée validée. Si l’on regarde le sort réservé aux mères de famille, comme dans le dispositif antérieur de « carrières longues », le nouveau dispositif propose toujours d’inclure 4 trimestres au titre de la maternité et ajoute 2 trimestres supplémentaires au titre de l’ensemble des maternités, ce qui fait un maximum de 6 trimestres ou 78 semaines. Ce qui signifie qu’une mère de famille nombreuse ayant cumulé de nombreux congés de maternité n’en bénéficie que partiellement.

En outre, les personnes usant de ce dispositif ne pourront toujours pas bénéficier de la surcote avant 62 ans. Bref, celles-ci ne sont pas incitées à poursuivre leur activité quand bien même elles seraient motivées.

Ajoutons enfin que le dispositif, s’il a un coût pour les finances publiques et pour les régimes complémentaires qui a été largement commenté, va impliquer un manque à gagner pour les personnes qui prendront leur retraite de manière anticipée; d’une part parce qu’ ils se privent, en cas de carrière ascendante, de deux années « hautes » qui comptaient dans la moyenne des 25 meilleures années, d’autre part parce qu’ils font l’impasse sur quelques trimestres de régime par points Agirc ou Arrco. Certaines simulations font état d’une perte de 5% à 10% de retraite globale.

En rompant avec la logique de l’âge, le dispositif met en avant la durée d’activité. Le dispositif ouvre indéniablement la voie à une discussion sur une refonte du système appelée par certains syndicats à l’occasion d’un rendez-vous en 2013. Néanmoins, cette refonte systémique est souhaitée dans le sens d’une plus grande contributivité, afin d’inciter à la prolongation de l’activité. Très clairement, le décret sur l’extension du dispositif « carrières longue », s’il va dans le bon sens en saluant les durées d’activité élevées, ne participe pas à motiver de longues carrières."

Le projet de décret pour le retour partiel de la retraite à 60 ans


Le Gouvernement devrait publier très rapidement le décret relatif à l'âge d'ouverture du droit à pension de vieillesse.

Le texte a été soumis aux institutions concernées et aux partenaires sociaux.
L'assuré ayant commencé à travailler avant 18 ans peut demander la liquidation de sa retraite à taux plein avant l'âge légal de départ à la retraite s'il justifie d'une durée totale d'assurance égale à la durée nécessaire pour le taux plein majorée de 8 trimestres et d'un nombre minimal de trimestres cotisés, qui varie en fonction de l'âge de début de carrière et celui du départ en retraite. Avec le nouveau dispositif,  le Gouvernement prévoit, d'une part, de supprimer la majoration de 8 trimestres de la durée d'assurance requise et, d'autre part le décret relève de 2 ans la condition d'âge de début de carrière professionnelle, pour l'étendre aux personnes ayant commencé à travailler à 18 ou 19 ans

Intégration dans la période cotisée :
•Jusqu’à 4 trimestres au titre du service nationale
•Jusqu’à 4 trimestres de périodes assimilées liées à la maternité ou à la maladie
•jusqu’à 2 trimestres de périodes de chômage indemnisé et deux trimestres supplémentaires liés à la maternité


Consulter le texte

Les fonctionnaires partent désormais à la retraite après 60 ans


Selon le Ministère e l'Economie, l'âge moyen de départ en retraite des fonctionnaires civils de l'État augmenté de deux depuis 2007 pour atteindre a «60,19 ans» contre 61 ans et 11 mois en moyenne dans le secteur privé.

En 2011, l'âge effectif de la retraite des fonctionnaires a reculé de 5 mois du fait de l'application de la réforme des retraites de 2010.

La part des nouveaux retraités frappés d'une décote, car cessant le travail sans avoir tous leurs trimestres, recule légèrement (16% au lieu de 17% en 2010). Celle des agents ayant prolongé leur carrière pour bénéficier d'une surcote reste stable, à 28%.

Enfin, l'âge moyen de départ en retraite des militaires demeure inchangé à «46,56 ans».

jeudi 28 juin 2012

Le recensement 2009 est en ligne


L'INSEE vient de mettre en ligne les résultats du recensement 2009 avec de nombreuses données concernant la démographie mais aussi l'économie. Il faut souligner que l'INSEE a créé de nombreuses cartes interactives. Il est possible d'avoir des données sur les revenus, les salaires, les inégalités par villes, départements ou régions. Consulter le site

Le retour de la retraite à 60 ans serait-il une bonne affaire pour la CNAV ?


Le dispositif permettant à ceux ayant commencé de travailler avant 20 ans de prendre leur retraite à 60 ans pourrait être une bonne affaire du fait qu'il s'accompagne d'une augmentation des cotisations. Or les dernières simulations sembleraient démontrer que le coût de la mesure serait inférieur aux recettes. En 2013, le bénéfice de la réforme serait de 600 millions d'euros en 2013 pour la CNAV.

Selon le gouvernement, le coût du retour de la retraite à 60 ans pour les personnes ayant commencé à travailler tôt, tous régimes confondus, sera de 1,1 milliard d'euros en 2013, 3 milliards en 2017. L'augmentation des cotisations rapportera 1,050 milliard d'euros en 2013 alors que la mesure coûtera pour la même année 448 millions d'euros, a précisé la Cnav. En 2020, le bénéfice serait d'un milliard d'euros. Néanmoins, la CNAV sera en déficit de plus de 6 milliards d'euros en 2013.

Le résultat surprenant du retour partiel de la retraite à 60 ans est lié à une révision de son coût. Initialement, le coût avait été estimé à 5 milliards en 2017.Le retour à la retraite à 60 ans pour les salariés ayant commencé à travailler à 19 ou 20 ans devait concerner environ 110.000 personnes en 2013 .Pour le régime général, le nombre de bénéficiaires est estimé à 59.713 en 2013 et 90.831 en 2017 selon la CNAV.

En prenant en compte tous les dispositifs de départ anticipés, le nombre de salariés concernés pour le seul régime général devrait s'élever à 134.539 en 2013 (sur un total de départs de 703.308), atteignant un pic de 182.185 en 2018, puis 176.327 en 2020, selon la Cnav.

lundi 25 juin 2012

Le Président européen demande aux Etats membres d'engager la réforme de leur système de retraite


Le président de l'Union européenne Herman Van Rompuy demande à tous les pays membres d'engager une réforme de leurs systèmes de retraite afin de mieux prendre en compte l'espérance de vie. Il a ainsi déclaré dans le quotidien allemand "Welt am Sonntag", "On peut donner des recommandations à l'Union dans son ensemble, comme par exemple qu'il y a une relation entre l'âge de départ en retraite et l'espérance de vie", explique d'abord Herman Van Rompuy. "On peut engager tous les 27 pays membres à ce qu'ils réforment leurs systèmes de retraite dans un temps déterminé et de manière conforme à un objectif fixé".

Selon lui, il est décisif de "ne pas seulement faire des recommandations, puis qu'après chacun fasse ce qu'il veut". "Mais plutôt, dit-il, de le faire de manière contraignante". C'est l'un des points que nous devrons discuter dans les mois qui viennent et nous comptons à ce propos mettre quelque chose sur la table au cours du conseil européen de jeudi et vendredi" a t-il mentionné.

Il faut souligner que le système français prend déjà en compte l'espérance de vie. la durée de cotisation est progressivement relevé en fonction de la progression de l'espérance de vie. C'est ainsi qu'elle est passée de 37,5 à 41,5 années.

Les régimes complémentaires impactés par le retour partiel de la retraite à 60 ans


En 2013, le coût du retour partiel de la retraite à 60 ans coûtera 500 millions d'euros aux régimes complémentaires. Agirc-Arrco. Une réunion est prévue le 6 juillet pour fixer les modalités du financement pour les régimes complémentaires. En 2011, l'Arrco a enregistré une perte de 2 milliards d'euros. Ce déficit pourrait dépasser 4 milliards d'euros en 2013. De ce fait, il y aura une forte pression pour augmenter les cotisations. L'Arrco dispose de réserves lui permettant de tenir quelques années, 40 milliards d'euros à la différence de l'Agirc qui n'a que 8 milliards d'euros de réserves.

vendredi 22 juin 2012

Le projet de décret de départ à la retraite à 60 ans en cours d'examen final


Le Gouvernement devrait publier d'ici le 4 juillet prochain le décret prévoyant la possibilité sous certaines conditions le retour de la retraite à 60 ans.  Le projet de décret est actuellement soumis aux partenaires sociaux et aux  caisses de retraite. Le dispositif retenu vise bien à prolonger celui de « carrière longue » institué en 2003 pare la loi Fillon. Le projet de décret  conforte l'idée qu'il s'agit d'un retour partiel et que les conditions sont un peu complexes voire confuses en ce qui concerne le décompte des trimestres entre la notion de trimestres validés et de trimestres cotisés.

Pour pouvoir partir en retraite dès 60 ans, l'actif devra  avoir commencé à travailler avant 20 ans et cotisé au moins le nombre de trimestres nécessaires pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Ce nombre de trimestres est de  164 trimestres pour les personnes nées en 1952, de 165 pour celles nées en 1953 et 1954 et de 166 pour celles nées en 1955.

En revanche, par rapport à  l’ancien dispositif des carrières longues, il n’est donc pas nécessaire d’avoir 8 trimestres « validés » de plus que la durée d’assurance requise pour le taux plein. Pour pouvoir partir en retraite avant 60 ans, ce sont les conditions du dispositif  "carrières longues" qui s'appliquent.
Comme suite au débat qui a eu lieu depuis la présidentielle, le projet de décret détermine les trimestres qui, bien que « non cotisés », seront retenus dans le calcul de la durée de cotisation exigée pour un départ anticipé. Les périodes  concernées sont  :

- des périodes de service national, dans la limite de quatre trimestres ;
- des périodes de chômage dans la limite de 2 trimestres (jusqu’au 31 décembre 1979, il peut s’agir d’une période indemnisée ou non ; à partir du 1er janvier 1980, seules les périodes de chômage indemnisées sont retenues) ;
- des périodes de maladie, de congé maternité et d’incapacité temporaire de travail, dans la limite totale de six trimestres (sans que les périodes retenues au titre de la maladie et de l’incapacité temporaire de travail ne puissent dépasser quatre trimestres).

Année de naissanceAge à partir duquel il est possible de partir en retraite anticipée (1)Durée d’assurance cotiséeAge de début d'activité
195259 ans et 4 mois164 trimestresAvant 17 ans
60 ans164 trimestresAvant 20 ans
195356 ans173 trimestresAvant 16 ans
58 ans et 4 mois169 trimestresAvant 16 ans
59 ans et 8 mois165 trimestresAvant 17 ans
60 ans165 trimestresAvant 20 ans
195456 ans173 trimestresAvant 16 ans
58 ans et 8 mois169 trimestresAvant 16 ans
60 ans165 trimestresAvant 20 ans
195556 ans et 4 mois174 trimestresAvant 16 ans
59 ans170 trimestresAvant 16 ans
60 ans166 trimestresAvant 20 ans
1956 (2)56 ans et 8 mois174 trimestresAvant 16 ans
59 ans et 4 mois170 trimestresAvant 16 ans
60 ans166 trimestresAvant 20 ans
1957 (2)57 ans174 trimestresAvant 16 ans
59 ans et 8 mois170 trimestres ou 166Avant 16 ans
60 ans170 trimestres ou 166Avant 20 ans
1958 (2)57 ans et 4 mois174 trimestresAvant 16 ans
60 ans166 trimestresAvant 20 ans
1959 (2)57 ans et 8 mois174 trimestresAvant 16 ans
60 ans166 trimestresAvant 18 ans
1960 (2)58 ans174 trimestresAvant 16 ans
60 ans166 trimestresAvant 18 ans
(1) Le départ en retraite anticipé est possible dès que l’assuré remplit toutes les conditions. S’il manque un ou plusieurs trimestres à un salarié pour partir à l’âge indiqué dans le tableau, il devra attendre d’avoir réuni le nombre de trimestres manquants. S’il totalise le nombre de trimestres requis avant l’âge indiqué, il devra patienter jusqu’à l’âge précisé dans le tableau pour bénéficier du dispositif.
(2) pour les assurés nés à partir de 1956, les calculs ont été effectués à partir de la durée d’assurance applicable aux assurés nés en 1955 (soit 166 trimestres).

La Chine sera-t-elle vieille avant d'être riche ?


La Chine est confrontée au vieillissement rapide de sa population du fait de la règle de l'enfant unique. La population active pourrait décliner d'ici quelques années. Les plus de 65 ans pourraient représenter plus de 25 % de la population en 2050, contre 8 % en 2008. Le ministère des Ressources humaines et de la Sécurité sociale étudie un système «plus flexible» de retraites, permettant de travailler au-delà des limites actuelles, 60 ans pour les hommes et 55 ans pour les femmes (ou respectivement 55 ans et 50 ans, pour les ouvriers). Par ailleurs, l'espérance de vie a fortement progressé passant de 50 ans en 1950 contre 73 ans en 2011. 93 % des Chinois interrogées sont opposées à l'élévation de l'âge de la retraite. Un relèvement de l'âge de la retraite des Chinois à 65 ans permettrait d'augmenter la force de travail de 25 % et de diminuer le nombre de retraités de 28 %. Cette mesure est jugée nécessaire car le déficit des caisses s'accroît. Le déficit des retraites pourrait atteindre 18,3 milliers de milliards de yuans en 2013. Et monter jusqu'à 68 milliers de milliards de yuans en 2033, soit environ 38 % du PIB estimé de l'époque. Actuellement, le système de retraites est très partiel et ne couvre environ 289 millions de personnes sur une population de 1,3 milliards d'habitants. Le système est récent ; il date de 1997 et est essentiellement réservé aux urbains.

mercredi 20 juin 2012

Les jeunes actifs broient du noir en matière de retraite


Selon un sondage TNS Sofres commandé par le groupe Amundi Asset Management, 82 % des jeunes actifs n'ont pas confiance dans le système de retraite. Réalisé auprès d'un échantillon de 819 actifs âgés de 25 à 34 ans et de 206 actifs âgés de 35 à 44 ans, le sondage (enquête en ligne du 24 au 30 avril) montre aussi que 88% d'entre eux sont conscients que les pensions des régimes obligatoires (régime général, régimes complémentaires, régimes spéciaux) vont baisser. Ces résultats confirment ceux de l'enquête menée au printemps par le Cercle des Epargnants.

80% des 25-34 ans et 86% des 34-45 ans pensent que leur retraite sera insuffisante pour assurer un niveau convenable de revenus après la cessation d'activité. Ils pensent même qu'elle sera trop faible pour couvrir les besoins essentiels (logement, alimentation etc...): 50% des 35-44 ans et 36% des 25-34 ans.

Selon les jeunes actifs, le taux moyen de remplacement idéal (proportion du salaire touché à la retraite par rapport au dernier salaire) devrait s'élever à 76% quand ils pensent qu'il ne sera que de 56%, soit déjà un taux supérieur à ce qui est prévu pour les prochaines générations partant à la retraite.

34% des 25-34 ans et 41% des 35-44 ans indiquent avoir commencé épargner pour la retraite.

Le système de retraite français est fortement redistributif


Une étude de l'INSEE montre que le système de retraite français est plutôt redistributif. Ce résultat est assez logique compte tenu des modalités de calcul de retraite et en particulier de la retraite de base.

« Parce qu'il corrige les aléas de carrière, il entraîne une dispersion des retraites sensiblement moindre que celle des salaires », souligne l'institut dans son étude. Le rapport entre les salaires perçus sur l'ensemble de leur carrière par les 10 % les mieux payés et les 10 % les moins bien payés atteint 5,9. Pour les pensions de retraite, le rapport est de 4,1.

Cette redistribution s'opère du fait de la validation des trimestres de chômage, de l'assurance-vieillesse des parents au foyer, de dispositions en faveur des personnes qui ont cessé de travailler pour élever un enfant, et enfin des minima de pension, qui favorisent les petites retraites.

Si les femmes sont pénalisées par des salaires plus faibles, en matière de retraite, certaines dispositions corrigent cette situation. Ainsi, l'écart passe de 6,7 à 4,3 entre la vie active et la retraite. Pour les hommes, il passe de 3,4 à 3.

En revanche, l'étude démontre que le mode de calcul des pensions fondé sur la prise en compte des 25 meilleures années favorise les assurés qui ont eu des carrières complètes, au détriment de ceux qui ont connu des périodes de chômage, de temps partiel ou d'inactivité.

lundi 18 juin 2012

La pénibilité ne fait pas recette


Selon la CNAV, au 31 mars, seulement 1 731 demandes de retraites au titre de la pénibilité, dispositif institué par la réforme des retraites de 2010 ont été acceptées et 535 ont fait l'objet d'un rejet. 948 demandes sont en cours d'instruction. Le nombre de bénéficiaires est très inférieur aux prévisions, 30 000 par an. La complexité du dispositif et la lenteur de la procédure peuvent expliquer ce faible résultat.

dimanche 17 juin 2012

Même à Monaco, le système des retraites est réformé


Afin d'assurer l'équilibre du régime des retraites monégasques, un projet de loi sera présenté en septembre en session extraordinaire au parlement monégasque. Il prévoit une augmentation des cotisations salariales et patronales dans le secteur privé. La réforme, visant à financer les retraites jusqu’en 2030, concerne quelque 40.000 salariés dont une majorité de travailleurs français transfrontaliers.

vendredi 15 juin 2012

Un tiers des Belges ont un produit d'épargne retraite


2,3 millions de personnes ont souscrit à l'épargne pension en 2009. Environ un Belge sur trois entre 18 et 67 ans l'a indiqué dans sa déclaration fiscale en 2009. Le montant total de l'épargne pension déclarée aux impôts s'élève à 1,71 milliard d'euros soit un montant de 741 euros par personne, ce qui correspond à t 85 % du montant maximum qui pouvait être déduit des impôts dans le cadre de l'épargne pension en 2009 (870 euros.

Les Flamands (41 %) épargnent plus que les Wallons (25 %) et les Bruxellois (17 %). Les Flamands (761 euros) ont également versé en moyenne davantage que les Bruxellois (706 euros) et les Wallons (689 euros).

Les plus fortes sommes sont versées par des personnes de la tranche d'âge 48-57 ans, suivies par celles des tranches d'âge 38-47 ans et 28-37 ans.

Ces chiffres sont issues des statistiques de l'impôt sur les revenus et concernent les revenus de l'année 2009 (exercice d'imposition 2010).

jeudi 14 juin 2012

Les cotisations des fonctionnaires augmenteront pour financer la réforme des retraites


Les cotisations retraite des fonctionnaires augmenteront à la fois du fait de la réforme des retraites de 2010 qui prévoit leur alignement progressif sur celles des salariés du privé mais aussi du fait de l'application du futur décret sur le retour partiel de la retraite à 60 ans. Le taux de cotisation devrait passer de 8,12 à 10,80 % d'ici 2020.   consulter l'article des Echos

mercredi 13 juin 2012

Dissensions franco-allemandes au sujet des retraites


Wolfgang Schäuble a régi à la mesure française du retour partiel de la retraite à 60 ans en France dans le cadre d'un entretien au quotidien italien La Stampa "La décision du président Hollande d'abaisser l'âge de la retraite ne correspond pas" à la "décision" européenne "d'adapter nos systèmes de protection sociale à l'évolution démographique", a déclaré le ministre allemand. Pierre Moscovici a répondu "Je ne fais jamais de commentaire sur la politique menée en Allemagne", manière diplomatique pour renvoyer le ministre allemand à ses cahiers d'école... Ambiance, ambiance.

lundi 11 juin 2012

L'OCDE demande de reporter l'âge de la retraite et de développer l'épargne retraite


L'OCDE dans son rapport annuel sur les retraites demandent aux gouvernements de relever l'âge de départ à la retraite et de développer l'épargne retraite afin de faire face aux échéances. L'OCDE souligne en effet, que "l'espérance de vie continuant d’augmenter partout dans le monde, les gouvernements devront graduellement augmenter l’âge de départ à la retraite pour que leurs systèmes nationaux de pension soient à la fois financièrement viables et adaptés".

Au cours des cinquante prochaines années,il est rappelé que  l’espérance de vie à la naissance devrait s’accroître de plus de 7 ans dans les économies développées. L'organisation mentionne que  l'âge de départ à la retraite sera de 65 ans dans la moitié des pays de l'OCDE et de 67 ou 69 ans dans 14 pays. Les Perspectives de l’OCDE sur les pensions 2012 indiquent que de nombreux gouvernements ont entrepris de relever l’âge de la retraite, dans 28 des 34 pays de l’OCDE. Cependant, ces relèvements sont insuffisants et ne  devraient compenser  les effets de l’allongement de l’espérance de vie que dans six pays seulement pour les hommes et dans dix pays pour les femmes.

L'OCDE préconiser d'instituer un lien entre l’âge de la retraite à l’espérance de vie, comme au Danemark et en Italie.

L'OCDE souligne qu'« Il faut agir avec vigueur. Faire tomber les obstacles à la poursuite d’activité au-delà de l’âge habituel d’accès à la retraite sera indispensable pour garantir à nos enfants et à nos petits enfants le bénéfice d’une retraite adéquate au terme de leur vie active ». « Quoique ces réformes puissent parfois être impopulaires et douloureuses, elles peuvent aussi, à un moment où les finances publiques sont contraintes et les marges de manœuvre limitées sur le plan budgétaire et monétaire, contribuer à stimuler une croissance bien nécessaire dans des économies vieillissantes ».

Les Perspectives de l’OCDE sur les pensions 2012 observent que les réformes intervenues réduisent le montant des pensions publiques  de 20 à 25 %. Les personnes qui commencent de travailler aujourd’hui peuvent compter percevoir une pension nette de régime public d’environ la moitié de leurs revenus nets, en moyenne, dans les pays de l’OCDE, si elles prennent leur retraite après une carrière pleine, à l’âge officiel du départ à la retraite.  Les pays ayant développé des retraites privées ont des taux de remplacement supérieurs. Ainsi dans 13 pays qui ont rendu les pensions privées obligatoires, les retraités peuvent espérer percevoir une pension représentant environ 60 % de leurs revenus.

Entre autres recommandations, le rapport observe "qu’il est essentiel de fixer le taux de cotisation minimum ou par défaut, dans les systèmes à cotisations définies, à un niveau approprié. Les cotisations à ces dispositifs doivent être suffisamment importantes pour générer un revenu suffisant au moment de la retraite, associé à une pension publique. Si l’Australie va dans la bonne direction en faisant passer le taux de cotisation de 9 % à 12 %, le taux reste trop bas dans des pays comme le Mexique et la Nouvelle-Zélande (6.5 % et 3 % respectivement)".

Consulter le rapport

jeudi 7 juin 2012

La réforme de la réforme des retraites


Le décret qui va être soumis à concertation reprend le principe du dispositif de carrière longue. Il élargit les possibilités de retraite anticipée Il sera financé par une augmentation des cotisations sociales et des cotisations pour les complémentaires Agirc-Arrco.

Les bénéficiaires

Le droit au départ à la retraie à 60 ans est rétabli, à compter du 1 er novembre, pour les personnes ayant commencé à travailler à 18 ou 19 ans et disposant du nombre de trimestres requis (41 annuités pour la génération née en 1952, un trimestre de plus pour les générations 1953 et 1954, 41 et 2 trimestres pour la génération 1955). Tous les actifs sont concernés. Pour entrer dans le champ du dispositif, les assurés devront avoir cotisé cinq trimestres à la fin de l'année civile de leurs 20 ans.

Officiellement 110.000 personnes devraient bénéficier en 2013 de ce dispositif.

Une mesure en faveur des mères de famille et des chômeurs

Le dispositif de départ anticipé actuel ne prend pas en compte la totalité des périodes de congés maternité. Le décret permettra de compter jusqu'à deux trimestres supplémentaires de congé maternité (ce qui concernera en particulier les mères de trois enfants ou plus) et donne la possibilité d'intégrer deux trimestres de chômage 25.000 à 30.000 personnes par an bénéficieraient de cette mesure.

En 2013, ce dispositif coûtera 1,1 milliard d'euros en 2013 s'il n'y a pas de dérapage sur le nombre de bénéficiaires. .Avec la montée en puissance de la mesure, le coût passera progressivement à 3 milliards d'euros en 2017. Cette dépense supplémentaire pour la Sécurité sociale sera financée par une hausse des cotisations de 0,2 point en 2013 (0,1 pour la part patronale, 0,1 pour la part salariale). Les cotisations progresseront ensuite pour atteindre une augmentation de 0,5 point en 2017.

A ce coût, il faut ajouter celui supporté par les complémentaires, environ 600 millions d'euros en 2013 et environ 1,8 milliard en 2017.

mercredi 6 juin 2012

Le décret sur le retour partiel de la retraite à 60 ans est avancé


Marisol Touraine a présenté en Conseil des Ministres le décret modifiant l'âge de départ à la retraite.

Ainsi, selon ce décret qui sera soumis à une rapide concertation, les salariés désirant pouvoir partir avant l'âge minimum légal devront avoir rempli la totalité de leur durée de cotisation soit 166 trimestres ou 41,5 ans, pour les personnes nées en 1955 et après. Le départ sera possible dès cette durée de cotisation atteinte. Le dispositif de carrière longue continuera à s'appliquer pour ceux ayant commencé à travailler avant 17 ans.

Pour les salariés ayant commencé plus tôt, à 14 ou 15 ans par exemple, il continuera d'être demandé une durée de "validation", qui comprend également les périodes de chômage ou de maladie, un peu plus longue que la durée de cotisation. Il ne devrait pas ainsi être possible à un salarié ayant commencé à 14 ans de partir à 55,5 ans. Un dispositif de lissage est prévu pour l'ajustement ces deux périodes.

Les arrêts maladie maternité et le service militaire entrent dans le décompte des trimestres à hauteur de 4 trimestres comme dans le dispositif de carrière longue. Le Gouvernement a décidé de permettre la prise en compte jusqu'à deux trimestres au titres du chômage et de deux trimestres supplémentaires au titre de la maternité seulement, et non de la maladie. "La caisse de retraite vérifiera manuellement si des trimestres de maternité ont pu être écartés en raison du plafond de quatre trimestres", a-t-il été indiqué par le Gouvernement.

Les deux mesures pour les chômeurs et pour les femmes s'appliqueront au nouveau dispositif et à celui des carrières longues. le nombre de bénéficiaires est évalué entre 100 000 et 120 000 par an, soit 20 % des départs en retraite et pour un coût de 1,2 milliard d'euros en 2013. En 2017, le coût devrait être de 3 milliards d'euros par an du fait de la remontée progressive de l'âge de départ à la retraite.

Afin de financer le dispositif, le Gouvernement a prévu de relever de 0,2 point de cotisation pour 2013 (0,1 point pour les salariés, 0,1 point pour les employeurs) les cotisations d'assurance-vieillesse. De nouvelles augmentations pourraient intervenir ultérieurement.

Des augmentations de cotisations ou de baisses des rendements sont à prévoir pour les complémentaires.

mardi 5 juin 2012

La politique démographique sert-elle à quelque chose ?


L'INED tente de répondre à la question de l'utilité d'une politique démographique. Avec le problème du financement des retraites, avec l'évolution de la population active, il n'est pas anodin de se poser cette question. Lire la note de l'INED

lundi 4 juin 2012

Les congés maternité seront intégrés au 41 années ouvrant droit à la retraite à 60 ans


Sans surprise, le Gouvernement, par l'intermédiaire de sa porte-parole, a pris position en faveur de l'intégration des congés maternité dans les 41 années nécessaires pour prendre sa retraite à 60 ans. "Toute la question est de sur quelle durée exactement, et là, ça fera l'objet d'une concertation puis d'une décision de Marisol Touraine et du premier ministre", a ajouté la porte-parole du gouvernement sur iTélé.

dimanche 3 juin 2012

L'âge de la retraite à 67 ans en Pologne, c'est fait...


Le Président polonais,  Bronislaw Komorowski,  a, après des mois de débat et après quelques manifestations,   promulgué vendredi 1er juin,  la loi sur le recul de l'âge de la retraite  à 67 ans. Ce projet de loi a été préparé  par le gouvernement  du Premier ministre Donald Tusk.  L'âge de la retraite, actuellement de 60 ans pour les femmes et de 65 ans pour les hommes passera  progressivement à partir de 2013, à  67 ans en 2020 pour les hommes et en 2040 pour les femmes.

La loi prévoit que les femmes, à 62 ans, et les hommes, à 65 ans, pourront, s'ils le souhaitent, prendre une retraite anticipée d'un montant réduit de 50%. Les femmes devront toutefois avoir cumulé 35 ans de cotisations et les hommes 40 ans. La réforme concerne également les militaires de carrière et les policiers de différentes formations qui devront travailler 25 ans, contre 15 ans aujourd'hui, pour acquérir le droit à la retraite.

Les pays européens ayant fixé l'âge de la retraite à 67 ans sont donc la Pologne, le Danemark, l'Allemagne, l'Espagne et les Pays-Bas. L'âge de la retraite à taux plein est également fixé à 67 ans en France.

Les Français sont à 70 % pour le retour de la retraite à 60 ans


Confirmant les enquêtes réalisées par le Cercle des Epargnants, sans surprise, les Français sont favorables au retour de la retraite à 60 ans. Ainsi, selon un sondage réalisé pour Sud Ouest par l'IFOP, environ 70% des Français sont "plutôt favorables" à un retour partiel de la retraite à 60 ans pour les salariés. 29 % sont opposés. Cette mesure est clivante car 93 % des électeurs de François Hollande pour seulement 42 % des électeurs de Nicolas Sarkozy. Les électeurs de Marine Le Pen y sont "plutôt favorables" à 66%.

L'enquête a été réalisée du 31 mai au 1er juin 2012 par téléphone auprès d'un échantillon de 1005 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de l'interviewé) après stratification par région et catégorie d'agglomération.

Ce sondage marque bien l'ancrage de la retraite à 60 ans dans l'inconscient collectif même si la question du financement des retraites est une source majeur d'inquiétude. Il y a un divorce entre l'intérêt privé qui s'exprime par un départ précoce à la retraite et l'intérêt collectif qui supposerait une autre répartition des charges.

samedi 2 juin 2012

La retraite à l'ordre du jour du Conseil des Ministres du 6 juin

Il était convenu que le retour de la retraite à 60 ans sous certaines conditions serait effectif avant la fin de la campagne des législatives. Le Gouvernement entend fixer le cadre du futur décret dès le Conseil des ministres du 6 juin. A priori, les congés maternité, arrêts maladie et service militaire seraient intégrées aux périodes cotisées. Pour le reste, tout est encore suspendu à l'estimation du coût réel de la mesure et à la négociation avec les syndicats. Tout devrait se jouer dans les prochains jours.

vendredi 1 juin 2012

Le calendrier du retour de la retraite à 60 ans se précise


Après le premier round avec les partenaires sociaux, la Ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine a précisé le calendrier du retour de la retraite à 60 ans pour ceux ayant commencé à travailler avant 19 ans.

Un cadrage devrait faire l'objet d'une annonce en Conseil des ministres de mercredi prochain. Un décret serait alors préparé puis soumis à consultation aux partenaires sociaux. Le Conseil d'Etat serait amené à se prononcer. Il serait également soumis pour avis à la Caisse nationale d'assurance-vieillesse et à l'Acoss, l'Agence centrale des organismes de Sécurité sociale, qui assure la gestion des trésoreries des caisses de la Sécurité sociale.

Après ce parcours de consultations, le décret pourra être publié. Le Gouvernement entend formaliser le dispositif avant le second tour des élections législatives.

Pour le contenu, les arbitrages n'ont pas été rendus concernant l'élargissement à ceux ayant commencé avant 20 ans. Sur la prise en compte de périodes non cotisées mais validées, il est certain que le Gouvernement acceptera une grande partie des propositions des syndicats tout en maintenant la facture à 1 milliard d'euros par an.

La lettre du Cercle des Epargnants - juin 2012

Au sommaire de la lettre N°71 du mois de juin :

  • L'édito, "le vieillissement, une coûteuse fatalité"
  • Croissance, un même objectif mais plusieurs formules
  • Mariages ou Pacs
  • Et si la mondialisation était notre meilleure alliée
Lire la lettre

jeudi 31 mai 2012

Retour de la retraite à 60 ans, élargissement du public concerné


Après la prise en compte de périodes non cotisées mais validées pour le calcul de la retraite, le Gouvernement afin d'éviter un effet de seuil entre ceux qui auraient moins de 19 ans et ceux qui auraient plus de 19 ans, devrait proposer un dispositif de lissage. En effet, pour les actifs ayant commencé à travailler à 20 ans, la règle de report à 62 ans continuerait à jouer avec à terme un décalage de 2 ans par rapport ceux de la génération précédente d'où l'idée d'un dispositif spécifique...

mercredi 30 mai 2012

Combien coûtera le retour à 60 ans ?


Le Premier Ministre a annoncé à l'occasion du sommet social du 29 mai que le plafond de dépenses serait de 5 milliards d'euros en 2017. ce coût ne comprend qu'une partie des dépenses car il faut ajouter les complémentaires. On peut estimer qu'en ajoutant les pensions complémentaires,le coût global est d'environ 9 milliards d'euros. Par ailleurs, il faut se rappeler que le mécanisme de carrière longue avait été sous-évalué par une mauvaise appréciation du nombre potentiel de bénéficiaires. Le coût global a été multiplié par deux. le Gouvernement évalue le nombre de candidats à la retraite à 60 ans façon Hollande à 150 000. En élargissant les critères (congés maternité, congés maladie, service militaire, chômage...), le nombre de bénéficiaires s’accroît automatiquement. Supposons une retraite moyenne de 1300 euros multipliés par 12 mois et par 30 000 bénéficiaires, cela revient à 432 millions dont la moitié à charge du régime général. Dans ces conditions, les chiffres de Matignon semble bien sous-évaluer.

mardi 29 mai 2012

Le dictionnaire du patrimoine es seniors par Seniorscopie


le site Internet Seniorscopie propose un dictionnaire des mots clefs du patrimoine avec une orientation senior. A titre d'exemple à la lettre B : "Banque. Les seniors détiennent leurs actifs dans moins de banques que leurs cadets et changent moins facilement d’établissement sauf déménagement, ce qui se produit parfois au moment de la prise de retraite. En revanche, à l’égard de leur banque, ils nourrissent de fortes attentes par rapport la retraite et à l’épargne. Ils sont moins à cheval sur les tarifs que les cadets mais les connaissent bien et se montrent sensibles au rapport qualité/prix de la prestation selon l’étude sur « Les seniors et les services financiers » Exton Consulting, mars 2010. « Représentant 30 % de la clientèle de BNP Paribas, ils sont deux fois plus nombreux que la moyenne à détenir un compte-titre ou une assurance-vie. », écrivaient les Echos ( 19/08/2010)". Consulter le dictionnaire de Seniorscopie

samedi 26 mai 2012

Réversion et veuvage à l'ordre du jour de la prochaine réunion du Conseil d'Orientation des Retraites

Le Conseil d'Orientation des Retraites se penchera à l'occasion de sa prochaine réunion prévue le 27 juin prochain sur l'épineuse question de la réversion et du veuvage. La réversion joue un rôle important dans le système de retraite français. Elle concerne essentiellement les femmes dont l'espérance de vie dépasse celle des hommes de 7 ans. La réversion contribuerait à améliorer de 10 à 20 % le montant des pensions des femmes. Compte tenu de la montée du taux d'emploi des femmes, la réversion qui dépend du niveau de vie en ce qui concerne le régime de base devrait jouer un rôle moindre dans les prochaines années. D'autre part, il y a la tentation de remettre en cause ce dispositif qui coûte relativement cher. Il est donc assez logique que le COR consacre une des ses réunions à ce sujet.

Combien de bénéficiaires de la retraite à 60 ans version Ayrault ?


Selon les dernières informations en provenance de Matignon, le retour à la retraite à 60 ans bénéficierait à 100.000 assurés par an soit moins que les premières estimations qui tournaient entre 130.000 et 150.000.

Il n'est pas dit si cette évaluation a été établi en prenant en compte le service militaire, les périodes de chômage et les congés maternité.

Initialement comme pour le dispositif de carrière longue, les périodes retenues étaient les trimestres cotisées et non les trimestres validées. Pour passer des trimestres cotisés aux trimestres validés, il faut premier comptabiliser le service national (4 trimestres maximum), les congés maternité et maladie (4 trimestres maximum également) ou les périodes de chômage. On peut aussi prendre en compte les majorations accordées aux mères de famille (8 trimestres par enfant).

Il est fort à parier que l'élargissement des critères ferait passer le nombre de bénéficiaires de 100.000 à 150 000 personnes.

Néanmoins, en réduisant le nombre de bénéficiaires, le Premier Ministre indique qu'il y a des marges pour élargir le dispositif. Il faut se rappeler que le dispositif des carrières longues avaient été sous-évaluées. Le Gouvernement tablait sur 70 000 par an or le nombre de départs a atteint avant durcissement plus de 100 000 départs par an.

Le coût du dispositif Ayrault devrait être de 5 milliards d'euros par an en régime de croisière en 2017. Le financement sera assuré par une augmentation des cotisations sociales assurance-vieillesse.

vendredi 25 mai 2012

Le retour de la retraite à 60 ans, les derniers développements


La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem a évoqué la possibilité de prendre en compte les périodes de chômage pour la détermination du nombre de trimestres permettant de partir dès 60 ans. L'ancien Ministre des Affaires sociales a vivement réagi sur ce sujet en indiquant que cela risquait de remettre en cause la réforme de 2010.

Le Gouvernement aurait déjà accepté le principe de la prise en compte des congés maternité. La question du service militaire serait presque réglée. Il resterait à trancher les problèmes liés aux arrêts maladie et donc du chômage. La pression sera forte d'autant plus que le premier tour des élections se rapproche.

jeudi 24 mai 2012

Le retour de la retraite à 60 ans : trimestres cotisés ou trimestres validés ?


La question du retour de la retraite à 60 ans tourne autour du problème de la prise en compte des trimestres. Faut-il comptabiliser les trimestres cotisés ou intégrer les trimestres attribués en fonction de certains critères : service militaire, chômage, maternité, enfant....

Philippe Crevel a répondu à cette question dans le cadre du reportage pour le JT de TF1

mercredi 23 mai 2012

Le retour de la retraite à 60 ans, la discussion est lancée


François Hollande s’est engagé pour un retour de la retraite à 60 ans pour les actifs ayant cotisé 41 années (qui ont donc commencé à travailler à 18 ou à 19 ans, les autres bénéficient déjà du dispositif carrière longue). Le coût de ce retour est évalué à 1 milliard d’euros pour le régime général et à 2 milliards pour les complémentaires. 150 000 personnes seraient concernées. Une augmentation des cotisations vieillesse, salariés et employeur, est prévue (0,1 % par an).

Jean-Marc Ayrault a indiqué que ce retour se réalisera avant la fin juin avec au préalable une concertation. Les partenaires sociaux souhaitent que la notion de trimestres validés soit retenue en lieu et place de la notion de trimestres cotisés.Le Premier Ministre a précisé sur RTL que le décret devrait sortir "très vite", "dans les trois semaines", soit entre les deux tours des élections législatives. Il a indiqué qu'ils s'agissait de respecter "l'engagement" pris par François Hollande de "corriger et de supprimer une injustice".

Marisol Tourraine a annoncé que la période de 41 années ouvrant droit à la retraite à 60 ans pourrait intégrer le service militaire et les congés maternité. La question de la prise en compte du chômage n’est pas réglée.

Le surcoût de l’élargissement aux trimestres validé serait de 300 millions pour le régime de base.

L’idée de base était de ne prendre en compte que les trimestres dits “cotisés”. Ce sont les trimestres durant lesquels il y a eu mensuellement, une retenue sur le salaire brut pour cotiser à l’assurance vieillesse (“retenue pour pension”, “retenue pour la CNAV” ou autre formulation de type “assurance vieillesse”, “charges sociales” ou “retenue pour retraite du régime général de la sécurité sociale” – “ou autre régime particulier” inscrit sur les bulletins de salaire ou de traitement…).

La situation des complémentaires sera au coeur du débat car en ce qui concerne l'Agirc et l'Arrco, elles sont déjà en déficit technique. Les réserves financières devraient baisser passant de 8,2 à 4,2 milliards d'euros pour l'Agirc de fin 2011 à fin 2013 et de 44,5 à 38,8 milliards d'euros pour l'Arrco. Il faut savoir que les complémentaires assurent 31 % des pensions d'un salarié non cadre et 57 % pour un cadre.

mardi 22 mai 2012

Retour de la retraite à 60 ans, la discussion s'engage sur le sujet des trimestres cotisés


Marisol Tourraine a annoncé que la période de 41 années ouvrant droit à la retraite à 60 ans pourrait intégrer le service militaire et les congés maternité. La question de la prise en compte du chômage n'est pas réglée.

L'idée de base était de ne prendre en compte que les trimestres dits "cotisés". Ce sont les trimestres durant lesquels il y a eu mensuellement, une retenue sur le salaire brut pour cotiser à l'assurance vieillesse ("retenue pour pension", "retenue pour la CNAV" ou autre formulation de type "assurance vieillesse", "charges sociales" ou "retenue pour retraite du régime général de la sécurité sociale" - "ou autre régime particulier" inscrit sur les bulletins de salaire ou de traitement...).

Il se distinguent des trimestres dits "assimilés" qui sont ceux, cotisés ou non, reconnus par la Loi en cours et en fin de carrière car ils correspondent à des positions statutaires et administratives bien précises selon des conditions bien définies.

Il y a les trimestres dits "validés" qui logiquement servent de base au calcul de la retraite. Ils correspondent aux trimestres "cotisés" et "assimilés".

Les périodes de service national sont assimilés à des périodes cotisées. Elles sont retenues dans la limite de 4 trimestres pour la durée cotisée.

Les périodes indemnisées au titre de l'assurance maladie, de la maternité et des accidents du travail en cas d'incapacité temporaire sont également considérées comme périodes cotisées. L'ensemble de ces périodes indemnisées est retenu dans la limite de 4 trimestres chacune.

Si elle n'a pas bénéficié du congé parental d'éducation, la mère de famille assurée peut bénéficier jusqu'à 8 trimestres de majoration de durée d'assurance par enfant né et élevé au foyer au titre de la Majoration de Durée d'Assurance (MDA) pour enfant.

Les périodes de chômage peuvent donner lieu à validation (un trimestre validé par période de 50 jours de chômage indemnisé, de versement d'autres allocations versées par l'assurance chômage, de certaines périodes de chômage involontaire non indemnisées, de préretraite).

lundi 21 mai 2012

Le débat sur le retour de la retraite à 60 ans n'est pas clos


la Ministre des Affaires sociales, Marisol Tourraine a annoncé que "les congés maternité ou de service militaire seront comptabilisés», pour le calcul des 41 années de cotisations ouvrant droit au retour de la retraite à 60 ans. Elle a indiqué que ces périodes pourront être «intégrées sous certaines limites». L'objectif est le retour partiel de la retraite à 60 ans (150.000 bénéficiaires) avec un coût évalué à 1 milliard d'euros. Le Premier Ministre a rappelé qu'il « rendrait un arbitrage en fonction des contraintes financières». La négociation ne sera pas simple à l'intérieur de la majorité et avec les partenaires sociaux.

dimanche 20 mai 2012

Concertation en vue pour le retour de la retraite à 60 ans


Le Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault, a confirmé que le décret concernant le retour de la retraite à 60 ans devrait être adopté assez rapidement mais avec au préalable une négociation avec les partenaires sociaux. Il a ainsi déclaré "J’ai demandé à (la ministre) Marisol Touraine (...) d’engager la concertation avec les partenaires sociaux avant de rédiger définitivement le projet de décret". Il a ajouté que "simplement avant de rédiger le décret, les partenaires sociaux le souhaitent et nous aussi, il y a une concertation, elle va commencer tout de suite". Le syndicats souhaitent assouplir le dispositif, en particulier en ce qui concerne la notion de 41 années de cotisation. Il voudrait pouvoir y inclure par exemple les périodes de chômage. Le Premier Ministre ne s'est pas opposé à des avancées. Il a ainsi déclaré "Après, en fonction des contraintes financières aussi, parce qu’il faut dire la vérité aux Français (...), un arbitrage sera pris, je prendrai une décision.Mais une concertation doit être préalable à ce sujet".

samedi 19 mai 2012

La retraite des dirigeants des PME : une question d'actualité



Les patrons de PME (de 10 à 249 salariés) sont-ils prêts à céder leur entreprise ? L’enjeu est de taille, puisque la cession-transmission de quelque 202 000 entreprises concerne 1,4 million d’emplois. L’observatoire du groupe bancaire BPCE a conduit des travaux à partir d'un sondage réalisé par l’institut CSA et d’une étude qualitative de l’institut Sorgem.

Environ 25 % des dirigeants « auraient l’intention de céder partiellement ou totalement son entreprise dans les deux ans à venir ». 14 000 entreprises pourraient être concernées.

Il y a quatre ans, la taux était 18% . La progression de ce taux révèle le vieillissement de la population des dirigeants.

selon l'enquête de de la BPCE, en 2004, 20% avaient moins de 40 ans ; ils ne sont plus que 15% en 2010. Le poids des entrepreneurs de 50 ans et plus a progressé de 4 points entre 2004 à 2007 pour atteindre 50%.

Seul un dirigeant sur quatre qui veut vendre son entreprise dans les deux ans prévoit de le faire dans sa propre famille. En revanche, le taux monte à 34%, si l’on considère les cédants à dix ans.

a Un quart seulement des dirigeants de plus de 60 ans déclarent souhaiter partir le plus tard possible à la retraite. Au contraire, ils sont de plus en plus nombreux à indiquer vouloir cesser leur activité entre 60 et 65 ans. Pour autant, près des trois quarts des chefs d’entreprises prêts à céder leur entreprise dans les deux ans, avaient moins de 55 ans. Plus le dirigeant est âgé, plus il a du mal à décrocher. Seuls 36% des plus de 60 ans indiquent avoir pris des mesures pour préparer cette opération, un chiffre bien moins élevé que celui de ceux qui ont déclaré vouloir envisager cette opération dans les deux ans. « L’anticipation et la préparation de la cession interviennent donc tardivement et son organisation effective reste partielle, même aux âges les plus proches d’une cessation future d’activité », selon l’étude.

La question de la transmission d'entreprise est crucial pour le maintien d'un tissu économique et pour éviter des destructions d'emplois. Elle est importante pour les dirigeants qui doivent tout à la fois se préparer juridiquement et qui doivent prévoir la gestion de leur capital ainsi que de prévoir les conséquences fiscales.

jeudi 17 mai 2012

Les nouveaux ministres en charge de la retraite et de la dépendance


Le dossier des retraites sera traité par Mme Marisol TOURAINE, ministre des affaires sociales et de la santé. Seront également concernés par ce dossier M. Michel SAPIN, ministre du travail, de l'emploi, de la formation professionnelle et du dialogue social, Mme Marylise LEBRANCHU, ministre de la réforme de l'Etat, de la décentralisation et de la fonction publique. Ils devront organiser le retour à 60 ans, trouver de nouvelles ressources et conduire sans nul doute la nouvelle réforme. François Hollande a promis d'engager la réforme sur la dépendance. Ce sera Mme Michèle DELAUNAY, ministre déléguée auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée des personnes âgées et de la dépendance qui en aura la charge.

Plus de PERCO, moins d'article 39 : les résultats d'une étude MERCER


Une étude réalisée par le cabinet de conseil Mercer fait le point sur les conséquences de l'application de la loi sur les retraites. Cette étude démontre que les entreprises ont modifié leur comportement en matière de retraite et que cette modification a contribué au succès du PERCO. L'étude a été élaborée en interrogeant les DRH de grandes entreprises, qui représentent 543 000 salariés en France.

Plus d’une entreprise sur deux (63 %) disposerait d'un contrat article 83 (à cotisations définies) et près d’une sur deux propose à ses salariés un Perco (un plan d’épargne retraite collectif). 40 % auraient un article 39, les contrats à prestations définies. Dans 78 % des cas , les « articles 39 » sont réservés aux seuls cadres dirigeants et dans 11 %, ils sont destinés aux cadres dirigeants et aux autres cadres et dans seulement à 11 %. Depuis la loi de 2010, une entreprise disposant d'un article 39 doit proposer un produit retraite à tous ses salariés.

Du fait de l'alourdissement des prélèvements sur les articles 39, une entreprise interrogée sur 5 prévoit de supprimer le régime à prestations définies.

60 % des entreprises qui n’ont pas actuellement de Perco indiquent vouloir le faire en 2012.

mercredi 16 mai 2012

Le retour de la retraite à 60 ans, pas pour tous et surtout qui va payer...


Le retour de la retraite à 60 ans devrait être effectif autour du 30 mai pour les actifs ayant cotisé 41 années. Le nouveau gouvernement entend se prévaloir du respect d'une des promesses clefs de François Hollande.

Cette mesure devrait concerner 150 000 personnes par an. Elle serait financée par un relèvement de 0,1 point par an de la cotisation d'assurance-vieillesse. Le coût est d'environ 4 milliards d'euros par an.

Au coût pour les régimes de base, il faut ajouter celui des régimes complémentaires évalué à 9 milliards d'euros d'ici 2017. Compte tenu que les caisses complémentaires sont déjà en déficit technique, il conviendra soit d'augmenter les cotisations ce que refuse le MEDEF ou de diminuer le rendement ce que ne veulent plus les syndicats. Le débat risque d'être agité.

dimanche 13 mai 2012

Les bénéficiaires de retraite chapeau ont leur site Internet : l'ADRESE-retraite.fr est en ligne


L'ADRESE est une association qui a été créée après l'instauration d'une nouvelle contribution sur les bénéficiaires de produits d'épargne retraite collectifs à prestations définies afin de demander la suppression de cette taxe et de communiquer plus globalement sur les suppléments collectifs de retraite en entreprise.

L'ADRESE vient de se doter d'un site Internet qui présente tout à la fois l'association, les actions qu'elle mène et qui contient un très utile dossier sur l'épargne retraite en entreprise.

Consulter le site de l'ADRESE

vendredi 11 mai 2012

Les contrats Madelin continuent leur progression



Créés en 1994, les contrats Madelin permettent aux TNS de bénéficier d'une retraite supplémentaire avec déduction fiscale des cotisations avec possibilité de souscrire des garanties de prévoyance complémentaires (maladie, maternité, incapacité, invalidité, décès, perte d'emploi).

78 % des contrats Madelin en cours de constitution ont été souscrits auprès de sociétés d'assurances et 22 % auprès des mutuelles.

88 000 nouveaux contrats ont été ouverts en 2011 portant leur nombre à 960 000. Le taux d'équipement est de 58 %. 94 % des contrats sont en cours de constitution et 60 000 sont en phase de liquidation. 76 % des contrats ont été souscrits auprès de réseaux d'assurance.

Les cotisations versées au titre des contrats Madelin Retraite s'est élevé à 2,286 milliards d'euros en 2011 en progression de 7 % par rapport à 2010. 35 % des cotisations ont été versées sous forme d'unités de compte.

Les prestations ont atteint, en 2011, 711 millions d'euros contre 574 millions en 2010.

Les provisions mathématiques s'élèvent à fin 2011 à 20,206 milliards d'euros contre 18,405 fin 2010. Les unités de compte représentent 21 % des provisions des contrats en cours de constitution.

A la fin de l'année 2011, l'encours moyen par contrat est de 19 900 euros en hausse de 5 % par rapport à 2010. Pour les contrats en cours de liquidation, l'encours moyen est de 39 000 euros.

L'âge moyen à la souscription est de 43 ans et l'âge moyen des adhérents est de 48 ans à fin 2010. 71 % des adhérents sont des hommes. L'âge moyen à la liquidation est de 64 ans et la rente moyenne est de 2210 euros.

Retour sur l'année 2011 du PERP


2, 150 millions de PERP sont ouverts en France avec une petite progression de 1 % pour 2011. 60 000 nouveaux PERP ont été souscrits l'année dernière. A la fin de l'année 2011, seulement 8000 PERP étaient en phase de liquidation, les autres sont donc en phase de constitution. Le taux de détention est de 8,9 % en prenant comme base de référence les salariés.

Le montant des cotisations s'set élevé à 1,138 milliard d'euros en progression de 4 % par rapport à 2010. 21 % des cotisations sont investies en unités de compte.

Les provisions mathématiques ont atteint 7,5 milliards d'euros en progression de 15 % par rapport à 2010. 17 % de ces provisions sont constituées en unités de compte.

L'encours moyen des PERP est e 3400 euros à fin 2011 contre 3020 euros à fin 2010.

79 % des PERP ont été distribués par les réseaux de bancassurance.

L'âge moyen à la souscription était en 2010 de 43 ans ; 47 % des adhérents sont des femmes. L'âge moyen pour la liquidation est de 63 ans avec un rente annuelle moyenne de 2000 euros en 2010. (sources FFSA et DARES)

jeudi 10 mai 2012

Dossier Epargne retraite sur le site du Nouvel Economiste


Philippe Crevel a été interrogé par la rédaction du Nouvel Economiste au sujet des différents produits d'épargne retraite ainsi que sur l'assurance-vie.

Retrouver le dossier du Nouvel Economiste

mercredi 9 mai 2012

La retraite au coeur des priorités des Canadiens et des Américains


En réponse à la question " à qui incombe la responsabilité leur assurer une retraite à l'abri des soucis financiers", les Canadiens considèrent que c'est de leur responsabilité à 59 %, en second arrive le gouvernement avec 19 % puis leur employeur avec 10 %, un autre membre de leur famille (8 %) ou leur conseiller financier (5 %), selon l' indice RBC des perspectives de consommation au Canada.

61 % des Canadiens estiment bien comprendre leurs options en matière d'épargne-retraite contre 45 % chez les Américains. IL est à noter que seulement 29 % des Américains et 36 % des Canadiens croient qu'ils disposeront de suffisamment d'argent pour s'assurer une retraite à l'abri des soucis financiers.

42 % des Américains et 37 % des Canadiens craignent de ne pas avoir assez d'argent pour vivre une retraite à l'abri des soucis financiers. Plus de 29 % des Américains considèrent qu'il devra continuer de travailler après l'âge de la retraite.

34 % des Canadiens et 36 % des Américains affirment qu'ils mettent régulièrement de côté un montant qui est prélevé sur chaque paie mais plus de la moitié des Canadiens (54 %) jugent qu'ils n'ont pas assez d'argent pour épargner efficacement en vue de la retraite.

De nouvelles projections pour la future réforme des retraites ?


Comme cela avait été annoncé en 2011, le Conseil d'orientation des retraites (COR) présentera au début du second semestre de nouvelles prévisions sur l'évolution du système de retraite. Ces nouvelles prévisions ont été confirmées par Raphaël Hadas-Lebel, le Président du COR. Les hypothèses qui avaient été jugées pessimistes en 2009 sont désormais considérées de l'avis de tous comme trop optimistes du fait du ralentissement de l'économie.

Les nouvelles projetions étaient indispensables pour mener le rendez-vous de 2013 prévu par la loi portant réforme des retraites de 2010. ce rendez-vous doit entre-autre étudié la faisabilité d'une réforme systémique avec introduction de comptes notionnels.

D'ici là, du fait des engagements pris par François Hollande, une "négociation globale" est prévue pour l'été 2012 avec les partenaires sociaux afin "de définir, dans un cadre financier durablement équilibré, l'âge légal de départ à la retraite, la prise en compte de la pénibilité, le montant des pensions et l'évolution des recettes indispensables à la pérennité de notre système de retraite".

Le COR établit des projections tous les cinq ans. Les dernières ont été réalisées en 2006. Elles avaient été actualisées pour la réforme de 2010.

Epargne, assurance, retraite, le calendrier d'application des mesures de François Hollande


dimanche 6 mai 2012

Prochaine réunion du Conseil d'Orientation des Retraites consacrée à la coopération en matière de retraite entre la France et l'étranger


De plus en plus de Français effectuent une partie de leur vie professionnelle à l'étranger avec des conséquences non négligeables en matière de retraite. La libre circulation prévue par les traités européens n'a pas débouché sur une harmonisation des droits sociaux. Cette situation est encore plus criante pour les expatriés en dehors de l'Union européenne. Le 23 mai prochain, le COR se penchera sur la coopération et coordination en matière de retraite entre la France et l'étranger. Affaire à suivre

samedi 5 mai 2012

N'oubliez pas de déduire vos produits d'épargne retraite !!!


La déclaration 2011 est arrivée. Elle est pré-remplie en ce qui concerne les revenus salariaux déclarés par les employeurs et en ce qui concerne les revenus des produits financiers classiques. C'est rarement le cas pour le PERP.

Les sommes versées sur un Perp, à la Préfon, au COREM sont déductibles du revenu imposable dans la limite d’un plafond de déduction. Cette déduction est limitée à 10 % des revenus professionnels plafonnés à huit fois le plafond annuel de la Sécurité sociale soit 28 281 euros pour une personne seule au titre des revenus de 2011. Pour les personnes ayant de faibles revenus ou ne disposant pas de revenus professionnels, la limite de déduction est fixée à 10 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 3 535 euros au titre des revenus 2011. Depuis 2007, le PERP a été familiarisé ; ainsi, un couple ayant un PERP peut doubler le montant de la déduction fiscale. Par ailleurs, si l’enveloppe fiscale n’a pas été totalement utilisée, elle est reportable sur l’une des trois années suivantes.

Sont prises également en compte certaines cotisations pour le calcul de l'enveloppe épargne retraite. Il faut ainsi mentionné la part patronale et salariale versée à titre obligatoire sur un régime supplémentaire d’entreprise dit de l’article 83, ou sur un plan d’épargne pour la retraite d’entreprise (PERE) ainsi que l’abondement versé par l’entreprise sur votre plan d’épargne collectif pour la retraite (PERCO) ainsi que les sommes versées sur un contrat « article 83 » ou sur un Perco qui sont issues de jours de congé inscrits sur un compte épargne temps (CET) ou celles qui proviennent de jours de congés non pris.

Sont également à prendre en compte les sommes versées sur un contrat Madelin ou Madelin agricole pour la fraction qui excède 15 % de la quote-part du bénéfice imposable.

Le rachat de trimestres auprès des régimes de base e des régimes complémentaires est déductible en totalité, de votre revenu imposable. Voir l'article sur Capital.fr de Nathalie Cheysson-Kaplan

Les dépenses réalisées pour obtenir sa retraite sont déductibles de l'impôt sur le revenu


Les sommes dépensées pour obtenir un revenu, une pension, une rente peuvent être déduites pour la détermination du revenu imposable. Cela concerne, en particulier, les dépenses réalisées pour obtenir sa retraite (reconstitution de carrière).

En effet, selon un rescrit de Bercy, "en application du 1 de l'article 13 du code général des impôts, sont admises en déduction, pour la détermination du revenu imposable à l'impôt sur le revenu, les dépenses effectuées en vue de l'acquisition ou de la conservation dudit revenu.La doctrine administrative précise que ne peuvent être admises en déduction du montant des pensions et rentes viagères à titre gratuit que certaines menues dépenses payées pour l'encaissement des arrérages, telles que les frais de certificat de vie par exemple, ou les frais de procès engagés pour obtenir le paiement ou la revalorisation d'une pension alimentaire.Les frais correspondants aux prestations de conseil en matière de retraite, qui peuvent d'ailleurs être en gagés très en amont de la liquidation effective de leurs droits par les personnes concernées de leurs droits à pension,ne peuvent être regardés comme directement liés à l'acquisition ou la conservation du revenu.En revanche, les prestations d'assistance rendues aux assurés sociaux en vue de les aider à accomplir les démarches qu'ils sont tenus d'effectuer auprès des différents organismes de retraite pour obtenir la liquidation de leurs droits à pension contribuent à l'acquisition effective de ces derniers.A la condition d'être dûment individualisées et justifiées, les dépenses correspondantes peuvent par suite être admises en déduction des pensions et rentes viagères à titre gratuit pour leur montant total. Par ailleurs, pour être admises en déduction du revenu imposable au titre d'une année, les dépenses doivent être payées au cours de la même année. Ainsi, les honoraires versés pour des prestations d'assistance en vued'obtenir la liquidation des droits à la retraite doivent être déduits l'année de leur paiement.Dès lors qu'aucun déficit ne peut être porté sur la déclaration d'ensemble des revenus n° 2042 pour la catégorie des pensions et rentes viagères à titre gratuit, la part de ces dépenses excédant le montant des pensions etretraites perçues au titre de l'année considérée, ou le montant total de ces dépenses si aucune pension ou retraite n'est encore perçue peut, à titre de règle pratique, être déclaré l'année du paiement en « déductions diverses » du revenu global . Une note explicative doit alors être jointe à ladéclaration de revenus.Les justificatifs et factures doivent, quant à eux, être conservés par le contribuable qui, le cas échéant, les mettra à disposition de l'administration fiscale".

vendredi 4 mai 2012

PERCO : publication d'une circulaire précisant les nouvelles dispositions


Une circulaire publiée le 19 avril précise les modalités d'application des dernières modifications concernant le PERCO.

Du fait de l'adoption de la loi portant réforme des retraites de 2010, les Perco ne permettant pas aux salariés d'opter pour une allocation sécurisée de l’épargne à compter du 1er avril de cette année, peuvent perdre le bénéfice des exonérations sociales et fiscales remises pour les sommes versées entre cette date et la date d’entrée en vigueur de l’avenant instituant une telle allocation.

Concernant l'investissement dans le Perco de jours de repos non pris, il est précisé que cette affectation concerne les entreprises ne disposant pas de compte épargne-temps. La possibilité d’affecter des jours de repos non pris ne nécessite pas la modification du règlement du Perco. Si le plan ne prévoit son alimentation que par la participation et l’intéressement, il ne peut faire obstacle à la volonté du législateur. La modification du Perco est toutefois conseillée pour préciser, en particulier, les règles d’abondement applicables à ces versements.

L’affectation des jours de repos non pris sur le Perco suppose leur monétisation selon le mode de calcul de l’indemnité de congés payés. C'est à à l’entreprise d’informer les salariés de la valeur monétaire nette d’un jour de congé.

Les jours de congés ainsi investis sont pris en compte pour l’appréciation du plafond des versements individuels au Perco.

Les sommes correspondant aux jours de repos non pris et investis dans le Perco ne sont pas soumises au forfait social.

Investissement de la participation dans le Perco en l’absence de réponse du salarié Depuis l'adoption de la loi portant réforme des retraites, une partie de la réserve spéciale de participation est par défaut versée sur le PERCO. Il faut que le salarié mentionne explicitement son refus afin d'éviter le transfert.

Les Perco prévoient généralement un OPCVM (organisme de placement collectif en valeur mobilière) recueillant par défaut l’investissement du salarié. la circulaire précise qu'il convient dès que possible de modifier le règlement du Perco pour préciser l’OPCVM dans lequel est investie la moitié de la participation lorsque le salarié n’a pas fait connaître son choix.

mercredi 2 mai 2012

Le diabète menace l'espérance de vie au sein de l'OCDE


L'OCDE a récemment publié une étude sur le diabète et ses conséquences en termes économiques. Du fait de la forte croissance de l'obésité, la question du diabète devient un problème majeur de santé publique. L'espérance de vie aux Etats-Unis a reculé en 2010 du fait du couple obésite/diabète. Le taux de prévalence du diabète en 2010 pour les adultes de 20-79 ans est de 6,5 % en moyenne au sein de l'OCDE. La France se situe légèrement au-dessus de la moyenne avec un taux de 6,7 derrière les Etats-Unis 10,3 et le Mexique 10,8 %.

Prévalence du diabète en 2010, adultes de 20 – 79 ans  


L'OCDE souligne que le diabète pèse sur le taux d'emploi et génère d'importants surcoûts en matière de dépenses de santé. L'organisation entend mener des actions de pédagogie sur ce sujet.

Consulter le site de l'OCDE    

Le fonds de réserve des retraites est le 13ème fonds de pension européen


Avec 31 milliards d'euros d'actifs, le Fonds de réserve des retraites (FRR) est en taille le 13ème fonds de pension européens loin derrière le Norway Government Pension Fund Global qui gère 377 milliards d'euros. Arrivent ensuite ABP (Pays-Bas, fonds de pension des fonctionnaires) avec 239 milliards d'euros, Pensionfonds Zorgen Welzin (Pays-Bas) avec 102 milliards d'euros.

Les fonds de pension européens sont des acteurs importants du marché actions avec une allocation qui peut atteindre 60 % actions/40 % obligations.

Le FRR est géré comme un fonds de pension. Il a été créé par Lionel Jospin et est destiné à l'amortissement de la dette sociale depuis la loi sur les retraites de 2010.

Le rapport annuel de la Commission des Accords de Retraite et de Prévoyance


La Commission des Accords de Retraite et de Prévoyance a établi  son premier rapport  d’activité. Ce rapport réalisé sur l'exercice  2011 vise  à contribuer à une meilleure compréhension de l’action et des positions de la COMAREP par les partenaires sociaux négociateurs, les employeurs et les salariés, ainsi que les organismes assureurs et leurs conseils.

La commission des accords de retraite et de prévoyance (COMAREP) joue un rôle important en matière de procédure d’extension des accords de protection sociale complémentaire et de retraite complémentaire.

La COMAREP est présidée par un représentant du ministre du travail (en pratique, le sous-directeur des retraites et des institutions de la protection sociale complémentaire au sein de la direction de la sécurité sociale). La COMAREP est composée, à parité, de représentants désignés par les organisations syndicales de salariés et d’employeurs.

Elle a comme mission de veiller à ce que les accords de branche ou interprofessionnels respectent  la réglementation en vigueur.

Lire le rapport 2011
 

mardi 1 mai 2012

La lettre du Cercle des Epargnants - mai 2012 - N°70


Au sommaire de la lettre N°70 du Cercle des Epargnants
  • L'édito de Philippe Crevel
  • L'épargne dans tous ses états
  • La France face à sa démographie
  • Le système de retraite à la recherche de la bonne équation
  • Le coin fiscal ne s'améliore pas
Lire la lettre N°70 du mois de mai 2012


 

jeudi 26 avril 2012

Il ne fait pas bon rester au bureau pour avoir une longue retraite


Les accrocs du bureau mettent en jeu leur espérance de vie.Une récente étude australienne citée par le quotidien "Les Echos" souligne les dangers de la sédentarité et du travail au bureau.

Cette étude publiée récemment dans « Archives of Internal Medicine » portant sur 222.500 Australiens suivis pendant trois ans, les personnes qui restent assises au moins huit heures par jour souligne une augmentation du risque de mortalité supérieur de 15 % par rapport à celles qui sont assises moins de quatre heures.
>BR> Pour celles dépassant les dix heures de bureau, leur risque est supérieur de 40 % et cela même en cas de pratique sportive. A ce rythme là, il faudra demander une prime de pénibilité pour le travail derrière un écran d'ordinateur. Autre sujet d'interrogation, l'ordinateur pourrait-il ainsi régler le problème des retraites en réduisant l'espérance de vie ?