mardi 31 juillet 2012

Pour vivre vieux, choisissez Hong Kong


Pour la première fois depuis un quart de siècle, les Japonaises ne sont plus en tête pour l'espérance de vie la plus élevée. Ce sont les femmes de Hongkong qui prennent la tête devant l'Espagne et la France.

Du fait du tremblement de terre, l'espérance de vie des Japonaises est passée de 86,3 ans en 2010 à 85,9 ans en 2011. Le niveau record avait été atteint en 2009 avec une espérance de vie de 86,44 ans.

En 2011, l'espérance de vie des Hongkongaises est de 86,7 ans devant les Espagnoles (84,9 ans) et les Françaises. De même, l'espérance de vie moyenne pour les hommes japonais a diminué de 0,11 année à 79,44 ans.Les Japonais ,e sont plus que huitième au classement mondial. Pour les hommes, l'espérance de vie la plus longue pour les hommes est détenue par Hongkong (80,5 ans) qui précède la Suisse (80,2 ans). Il apparaît de plus en plus nettement que les habitudes alimentaires jouent un rôle clef tout comme la consommation d'alcool.

L'épargne baisse en France

En 2011, le taux d'épargne des ménages français avait dépassé 16 % du revenu disposnible brut. Il avait même atteint 16,8 %.Cette baisse s'explique par la diminution du pouvoir d'achat des ménages en raison de l'augmentation de l'inflation à la fin de l'année 2011 mais surtout par le relèvement des prélèvements obligatoires. La baisse du taux 'épargne était attendue mais peut être pas aussi rapidement et aussi nettement

dimanche 29 juillet 2012

La lettre du Cercle N°73 août 2012

Au sommaire de la lettre du Cercle des Epargnants N°73 du mois d'août :
  • L'édito du Cercle, "le plomb, l'or et l'alchimiste"
  • Le relèvement du plafond du Livret A en question
  • La France entre épargne et consommation, il faut choisir !
  • La réforme des retraites ou les 12 travaux d'Astérix


  • Lire la lettre

L'IGAS réclame la fusion des différents régimes cumul emploi/retraite


Le dispositif cumul emploi/retraite a été réformé en 2009 afin d’encourager les retraités à reprendre une activité. Néanmoins, le Gouvernement avait décidé de maintenir le précédent régime pour les retraités de moins de 65 ans ne remplissant pas les conditions de la retraite à taux plein. Le dispostif est assez complexe et donne lieu à des différences de traitement en fonction de l’âge et des carrières. L’IGAS réclame une fusion des deux régimes.

jeudi 26 juillet 2012

L'augmentation des cotisations vieillesse pour les indépendants


Le Régime social des indépendants a publié le 12 juillet une circulaire qui précise les modalités d'augmentation de la cotisation vieillesse de base des artisans, industriels et commerçants, destinée à financer l'élargissement des possibilités de départ anticipé à la retraite.

L'augmentation du taux de la cotisation vieillesse de base des artisans, industriels et commerçants, actuellement fixée 16,65 %, passera à :

  • 16,85 % à compter du 1er novembre 2012 ;
  • 16,95 % à compter du 1er janvier 2014 ;
  • 17,05 % à compter du 1er janvier 2015 ;
  • 17,15 % à compter du 1er janvier 2016.
L'augmentation de ce taux au 1er novembre 2012 sera mise en œuvre de la façon suivante :

  • il n'y aura pas de remise en cause de l'appel provisionnel de l'année 2012 ;
  • un taux moyen de 16,68 % sera appliqué sur les appels de régularisation de l'année 2012, que l'assuré ait eu, ou non, une activité complète au cours de cette année.
  • le taux de 16,85 % sera appliqué dès l'appel provisionnel de l'année 2013.
Les assurés qui se sont radiés avant le 1er novembre 2012 se verront toutefois appliquer le taux de 16,65 % pour la régularisation des cotisations de 2012.

Lire la circulaire

mercredi 25 juillet 2012

Le taux d'emploi des seniors progresse fortement en France


La France a longtemps été le mauvais élève de l'emploi pour les seniors. Or, une récente étude donne raison à ceux qui pensaient qu'en reportant l'âge de départ à la retraite et en supprimant les mesures d'incitation aux préretraites, le taux d'emploi augmenterait sans pour autant conduire à une augmentation du chômage de la population concernée.

En 2011, 44,4 % des personnes âgées de 55 à 64 ans sont actives en France métropolitaine. 41,5 % le sont en occupant un emploi et 2,9 % sont  au chômage.

Une fois corrigé de l’effet de la structure démographique, le taux d’activité des seniors a augmenté de 3,2 points au cours de l’année 2011, après une hausse de près de 2 points chaque année de 2008 à 2010. Cette accélération est due à une hausse d’environ 3 points en 2011 du taux d’activité des 60-64 ans, après environ 1 point par an en moyenne les trois années précédentes.

Le taux d’activité des 55-59 ans a également progressé d’environ 3 points en 2011, au même rythme que de 2008 à 2010.

Inférieur de 2,9 points à celui de l’ensemble de la population active, le taux de chômage des seniors s’établit à 6,5 % fin 2011, soit un niveau identique à celui de la fin 2010.

Hors effet de structure démographique, le taux d’emploi des seniors a, comme le taux d’activité, connu une accélération en 2011, progressant de 3,0 points au cours de l’année. Sa hausse s’élève à 7,4 points depuis le début 2008 et à un total de 10,0 points depuis le début 2003.

Le taux d’emploi des seniors en France est désormais légèrement supérieur à la moyenne européenne entre 55 et 59 ans, mais il reste largement inférieur entre 60 et 64 ans.

Pour l’ensemble des 55-64 ans, il a augmenté de 11 points entre 2000 et 2011, en France, comme dans l’ensemble de l’Union européenne.

De 2005 à 2011, le taux d'emploi des seniors est passé de 38 à 44 % se rapprochant ainsi de l'objectif de 50 % fixé par l'Union européenne.Le taux d'activité des 55/59 ans est de 69 % proche de celui des 18/64 ans qui est de 70,4 %. En revanche, le taux d'emploi des 60/64 ans reste faible à 19,8 % contre 17 % en 2005.

Les seniors ont été moins touchés par le chômage que les autres actifs mais la durée de chômage est pour cette tranche d'âge plus longue.

lire l'étude de la DARES

mardi 24 juillet 2012

retraites entreprise : bilan 2011, net recul des retraites chapeaux


Les cotisations versées dans le cadre des contrats retraite d'entreprise ont baissé de 13 % en 2011 et sont passées de 5,5 à 4,8 milliards d'euros. cette contraction s'explique par une diminution des contrats retraite à prestations définies (article 39) qui subissent de fortes augmentations des taxes. La chute est de 26 % en 2011; les produits article 83 réenregistrement également une baisse de 10 %. Les cotisations article 39 atteignent 1,5 milliard d'euros et celles "article 83" 2 milliards d'euros.

Les cotisations d'indemnités de fin de carrière progressent de 5 % et s'élèvent à 1,1 milliards d'euros.

Désormais, les cotisations des contrats à prestations définies représentent 32 % de l'ensemble des cotisations des contrats retraite entreprise soit une baisse de 8 points par rapport à 2010. la part des contrats à prestations définies est de 41 % en 2011 contre 39 % en 2010 et les contrats d'indemnités de fin de carrière représentent 23 % contre 17 %.

En 2011, les versements en unités de compte représentent 28 % de l'ensemble des cotisations soit 1,3 milliards d'euros.

Les prestations ont diminué de 3 % et atteignent 5,1 milliards d'euros en 2011. Les prestations des contrats à cotisations définies progressent de 10 % quand celles des contrats à prestations définies reculent de 9 %.

Les rentes versées se sont élevées en 2011 à 3,2 milliards d'euros.

Au 31 décembre 2011, les provisions mathématiques atteignent 88,4 milliards d'euros en progression de 1 % en un an. les unités de compte pèsent 21 % dans l'ensemble des provisions.

Les provisions des contrats retraite d'entreprise ont été multipliées par 1,9 en 10 ans et représentent 7 % de l'ensemble des provisions de l’assurance-vie. 46 % des provisions sont liées à l'article 83, 35 % à l'article 39, 14 % aux IFC, 2 % à l'article 82.

L'assurance-vieillesse face à la fraude


Selon le rapport du Ministère de l'économie rendu public le 23 juillet, en 2011? 3,86 milliards d'euros de fraude ont été détectés dont 479,5 millions concernent la Sécurité sociale. L'assurance vieillesse a enregistré 14,4 millions d'euros de fraude en 2011 contre 10,1 millions en 2010. Ce montant est faible au regard du montant des dépenses vieillesse, plus de 280 milliards d'euros dont 110 milliards d'euros pour la CNAV.

Sur les 14,4 millions d'euros de fraudes, la CNAV a notifié 12,8 millions de créances pour recouvrement auprès des assurés. 104 sanctions administratives ont été prononcées.

15 627 dossiers ont fait l'objet d'un contrôle antifraude contre 9600 en 2010.

vendredi 20 juillet 2012

rachats de trimestres pour les TNS


En vertu de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2009, les travailleurs non salariés peuvent d'ici le 31 décembre 2013. La publication récemment d'un décret a ouvert aux commerçants, artisans ou libéraux la possibilité de valider quatre trimestres au cours d'une année civile. Ce rachat est possible aux seuls assurés nés avant le 1er janvier 1960 dont la durée d'affiliation au régime social des indépendants (RSI) est au moins égale à quinze ans. Seules les années civiles antérieures à 2012 peuvent être validées. Sept trimestres au maximum peuvent être ainsi rachetés à hauteur à raison d'un trimestre par période d'affiliation, continue ou discontinue, de cinq ans. Le montant du rachat s'élève à deux fois le minimum de cotisations retraite des travailleurs non salariés, soit la somme de 614 euros pour des demandes en 2012.

mardi 17 juillet 2012

Baisse du nombre de retraités agricoles


Du fait de l'application de la réforme des retraites pour 2010 et de la démographie de ce secteur d'activité, le nombre de retraités agricoles a diminué de 10,6 % en 2011. Le nombre de départs est passé de 215 529 à 192 657 de 2010 à 2011. Le nombre de bénéficiaires des deux régimes agricoles est de 3,6 millions en baisse de 0,9 % en un an. 17 % sont polypensionnés. En ajoutant les salariés agricoles, le total des bénéficiaires est de 4,2 millions en baisse de 1,2 %. Pour en savoir plus

lundi 16 juillet 2012

Les pyramides des âges


Les pyramides des âges permet d'avoir une image synthétique de la composition de la population d'un ou plusieurs pays. Elle traduit le s chocs démographique s liés  à  l'histoire : déficit des naissances pendant la guerre de 1914-18, baby-boom des années 1946 à 1973, relative stabilité des naissances depuis 30 ans. Elle permet de constater les différences de mortalité entre les hommes et les  femmes. En faisant des comparaison avec des Etats ou avec des groupes d'Etat, elle permet d'analyser la sensibilité à la question du vieillissement.

Consulter l'article de l'INED

vendredi 13 juillet 2012

Réforme des retraites, Marisol Tourraine précise les contours et les objectifs


Marisol Tourraine a précisé sur Europe A les contours de la future réforme des retraites. «L’allongement de l’espérance de vie est là, c’est une réalité dont on ne peut pas ne pas tenir compte, les contraintes financières sont là, nous devons en tenir compte.» «L’objectif intangible, c’est de ne pas toucher au niveau des pensions, a-t-elle a mentionné. "La philosophie, c’est de faire en sorte que des gens qui ont travaillé plus jeunes que les autres puissent partir à 60 ans», a indiqué la ministre en évoquant le décret pris par le gouvernement pour permettre aux salariés ayant commencé à travailler avant 20 ans de partir à la retraite à 60 ans. La réforme «sera une réforme qui garantira ce que n’a pas garanti la réforme précédente, c’est-à-dire un financement dans la durée», a-t-elle également mentionné.

jeudi 12 juillet 2012

Pas de retraite pour les Stones


Les Stones ont 50 ans et n'envisagent pas de prendre leur retraite. Mick, Keith et Charlie ont plus que l'âge de la retraite à taux plein. Il ont cotisé plus que 41,5 années mais non ils continuent. Certes, avec plus de 200 millions d'albums vendus et des tournées rapportant plus de 500 millions de dollars, ils sont à l'abri du besoin.

Comme cadeau pour les 50 ans, une vidéo de Time is on my side.

Retraite : quels déficits pour demain ? Le COR se remet au travail


Le Conseil d'Orientation des Retraites a engagé mercredi 11 juillet un important chantier d'actualisation des prévisions de déficit. Ce travail vise à prendre en compte de nouvelles 'hypothèses de croissance et de chômage qui sont  moins optimistes qu'en 2010, année de la dernière prévision.

Les nouvelles projections serviront de base à la négociation annoncée lors de la conférence sociale.

La Direction du Trésor a présenté trois scénarii qui s'échelonne jusqu'en 2060 contre 2050 lors de ces précédentes prévisions.

Pour le court terme, jusqu'en 2017, les prévisions de chômage, de croissance du PIB et de la productivité du travail sont communes. Elles correspondent aux hypothèses retenues par le gouvernement pour ses prévisions du quinquennat : un taux de chômage de 8,4 % en moyenne, une hausse de la productivité limitée à 1,1 % par an, un taux de croissance potentielle du PIB de 1,6 %. Par rapport aux prévisions de 2010, la diminution du chômage a été revue à la baisse  ainsi que  prévisions de progression de la productivité.

Au-delà de 2017, deux des trois scénarios ont été retenues par la Direction du  Trésor reprenant ceux de 2010.  Néanmoins, "un nouveau scénario plus défavorable a été ajouté pour tenir compte de la possibilité que les gains de productivité aient été durablement amoindris par la crise".

Selon ce scénario, le taux de chômage  ne descendrait pas en dessous de 7 % jusqu'en 2060 quand  les deux autres tablent sur un taux de 4,5 % à long terme. Une telle situation serait lourde de conséquences en matière de déficit.

Le Conseil d'Orientation devrait publier son rapport d'ici la fin de l'année.

Retraite : des prévisions plus pessimistes en vue de la réforme de 2013

mercredi 11 juillet 2012

Réforme des retraites, c'est repartie


Après 2003 et 2010, 2013 sera encore marquée par la question des retraites. 20 ans après es premières mesures prises pour faire face au papy-boom, le gouvernement de Jean-Marc Ayrault doit à nouveau se remettre à l'ouvrage.

A l'automne, le Conseil d'Orientation des Retraites remettra de nouvelles simulations prenant en compte les évolutions démographiques et les dernières données économiques. A priori, il devrait constater une dérive d'environ une dizaine de milliards d'euros.

La publication de ces simulations lancera une phase de négociation. Elle sera complexe car si certains au PS ou à la CFDT sont pour le changement de système en reprenant le principe du modèle suédois, ils sont nombreux à préférer pour le rafistolage en jouant sur les curseurs habituels (cotisations, durée de cotisation...). De toute façon à terme, les droits retraite seront revues à la baisse. Le Gouvernement devra faire preuve de talents pour masquer la baisse des pensions.

lundi 9 juillet 2012

Un livre sur la retraite : répartition ou capitalisation ?


Aux éditions Le Muscadier, un livre intitulé "Nos retraites : répartition ou capitalisation ?" a été publié au mois de juin dernier. Il s'agit d'un débat contradictoire est cosigné par Pierre-Yves Chanu (CGT) et Philippe François avec Anne Reimat comme médiateur (maître de conférences en économie à l’université de Reims et chercheur au laboratoire Regards).

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Taux de fécondité, l'Algérie fait bande à part !

Le taux de fécondité de l'Algérie est remonté fortement à partir de 2005 à la différence de ce qui est constaté chez ses voisins, Maroc ou Libye. Il est ainsi passé de 2,1 à 2,9. Cette évolution intervient après la grande vague de terrorisme. Il peut s'agir d'un phénomène de rattrapage après des années de plomb. De nombreuses naissances ont été différées du fait des menaces et des incertitudes. Cette progression peut s'expliquer par la montée du fait religieux qui aboutit à une diminution de la contraception. Il sera intéressant de suivre l'évolution de ce taux de fécondité dans les prochaines années pour savoir s'il s'agit d'une mutation ou d'un simple accident.

lire l'étude

samedi 7 juillet 2012

Accélération de l'épuisement des réserves pour les régimes complémentaires de retraite


Les partenaires sociaux ont examiné vendredi 6 juillet de nouvelles simulations concernant les régimes complémentaires. Compte tenu des règles en vigueur,les réserves de l'AGIRC seront épuisées en 2016 ou 2018 contre 2026 dans les prévisions précédentes. pour l''ARRCO, l'épuisement est avancé à 2020/2023 contre 2030 auparavant. Une nouvelle réunion est prévue le 12 octobre afin d'élaborer des solutions pour équilibrer les régimes complémentaires. La CGC est favorable à l'instauration d'un régime complètement contributif quand la CGT demande l'élargissement de l'assiette des cotisations. Le MEDEF est hostile à toute augmentation des cotisations. L'organisation patronale a, par ailleurs, demandé une étude juridique pour savoir si le retour partiel de la retraite à 60 ans s'appliquait de fait aux régimes complémentaires. En cas de réponse négative et à défaut d'accord entre partenaires sociaux, le 1er novembre, les bénéficiaires de ce nouveau dispositif pourrait subir un abattement sur leurs pensions complémentaires.

vendredi 6 juillet 2012

9,4 milliards d'euros de déficit pour l'assurance-vieillesse (FSV compris)


La publication des comptes de la sécurité sociale, le 5 juillet, révèle que le déficit de l'assurance-vieillesse devrait atteindre, en 2012, 5,2 milliards d'euros contre 6 milliards d'euros en 2010. Cette réduction marque les premiers effets de la réforme des retraites de 2010 et de l'entrée en vigueur du report progressif de l'âge de départ à la retraite de 60 à 62 ans.

Mais cette bonne évolution est atténuée par la dégradation du solde du Fonds de solidarité vieillesse qui prend en charge les dépenses de solidarité au titre de la vieillesse. Le déficit du FSV passe de 3,5 à 4,2 milliards d'euros. De fait, le solde général vieillesse ne se contracte que de 0,1 milliard d'euros en passant de 9,5 à 9,4 milliards d'euros.

jeudi 5 juillet 2012

Le nouveau quiz du cercle : quel épargnant êtes-vous ?


C'est l'été et les vacances et donc l'époque des quiz. Le Cercle vous propose, en répondant à quelques questions, de mieux apprécier votre tendance fourmi ou cigale. Vous saurez si vous êtes un épargnant dans l'âme, si vous aimez le risque, les actions, si vous épargnez par devoir ou passion...

A vous de jouer....

mercredi 4 juillet 2012

Le décret sur le retour à la retraite à 60 ans est publié


Le décret sur le retour partiel de la retraite à 60 ans a été publié au Journal Officiel du 3 juillet 2012. Il reprend intégralement les dispositions qui avaient été présentées par le Gouvernement au mois de juin ainsi que la majoration des cotisations vieillesse.

  Lire le décret

mardi 3 juillet 2012

Attention aux erreurs au moment de la liquidation de la pension !


Au moment de la liquidation de ses droits, il est fortement conseillé de regarder avec attention les calculs de la CNAV. En effet, selon la Cour es Comptes, les dossiers retraites comporteraient dans 7 % des cas des erreurs qui peuvent être en faveur ou en défaveur des assurés.

La Cour des Comptes souligne ainsi que "des erreurs de portée financière, en faveur ou au détriment des assurés sociaux, affectent dans une mesure encore significative les pensions liquidées, mises en paiement et comptabilisées". Elle souligne également que des risques de fraudes existent du fait d'une trop faible séparation des activités au sein de la CNAV

dimanche 1 juillet 2012

L'abattement de 10 % des retraités dans la ligne de mire du Gouvernement


Le Ministère du budget a mis en ligne le coût de certaines niches fiscales avec les dérapages constatés depuis l'adoption de la loi de finances initiale. Ainsi, Bercy met en avant l'abattement de 10 % sur le montant des pensions et des retraites imposables. Cet abattement a coûté 2,88 milliards en 2011, au lieu des 2,7 milliards prévus. Bercy conteste le maintien de cet abattement qui est appliqué par parallélisme à celui dont bénéficie les actifs au titre des frais professionnels. Or, par nature, un retraité n'a pas de frais professionnels.

La lettre du Cercle des Epargnants : N°72 - juillet 2012



Au sommaire de la lettre n°72 du Cercle des Epargnants :

- l'édito du Cercle
- le nouveau quizz épargne du Cercle
- les régimes complémentaires dans le rouge
- la victoire à la Pyrrhus
- les inégalités de revenus et de patrimoines
- France/Allemagne, le combat démographique
Lire la lettre

vendredi 29 juin 2012

La retraite à 60 ans, une mesure en demi teinte selon Florence Legros


Florence Legros, professeur d'économie à Paris Dauphine et membre du Conseil scientfique du Cercle a publié dans l'Agefi une tribune sur le nouveau dispositif de retraite à 60 ans décidé par le Gouvernement Ayrault.

Lire l'article sur le site de l'AGEFI

"La retraite à 60 ans, une mesure en demi-teinte

L’extension du dispositif «carrières longues» présentée le 6 juin marque une rupture intéressante dans l’histoire des réformes affectant les régimes de retraite de base.

Jusqu’à présent, deux dispositifs cohabitaient selon l’âge de début de cotisation. D’abord, le dispositif général qui combine une durée minimum de validation (par exemple 165 trimestres pour une personne née en 1953, suite à la réforme de 2003 qui allonge progressivement d’un trimestre par an la durée validée minimum afin de l’aligner avec l’augmentation de l’espérance de vie) et un âge minimum légal (qui s’élève depuis 2011 à raison de 5 mois par an jusqu’à atteindre 62 ans en 2017) faisait que quelqu’un - disons un homme - qui avait commencé à travailler à 18 ans devait attendre 61 ans et deux mois (et donc valider 43 années et deux mois) pour liquider sa pension.

Il y avait également un dispositif dit « carrières longues » qui autorisait quelqu’un qui a commencé à travailler à 16 ans à partir à 60 ans dès lors qu’il avait validé la durée nécessaire. Ce dispositif concernait uniquement les personnes ayant débuté leur vie professionnelle avant 18 ans. Deux points sont ici à préciser: d’une part, certaines périodes validées et non cotisées étaient prises en compte; c’était le cas du service militaire ou de congés liés à la maladie ou à la maternité, et ce dans la limite de 4 trimestres maximum (52 semaines). D’autre part, les personnes qui décidaient d’utiliser le dispositif, c'est à dire de partir à 60 ans, ne bénéficiaient pas de la surcote à laquelle ont droit les gens qui prolongent leur activité au-delà de l’âge légal.

En résumant et en négligeant temporairement la différence entre durée cotisée et durée validée, le dispositif « carrières longues » permet de raisonner sur la durée validée, tout comme le dispositif standard dès lors qu’on a commencé à travailler après 20 ans et qu’on est né après 1956 (cohorte qui devra avoir validé 42 ans).

Le dispositif qui va être mis en place pour les personnes qui ont commencé à cotiser entre 18 et 20 ans vient donc assurer la continuité du système. Ces personnes pourront donc partir à 60 ans dès lors qu’elles auront cotisé le nombre d’annuités nécessaires depuis la réforme de 2003, par exemple 41 ans et 1 trimestre pour la génération 1953, 42 ans pour la génération 1956. Un homme né en 1953 qui aura débuté sa carrière à 18 ans et aura cotisé 41 ans et 1 trimestre pourra donc partir en retraite à 60 ans soit un an et deux mois avant l’âge antérieurement requis.

D’une certaine manière, on a le sentiment d’une simplification en concentrant le critère sur la durée d’activité et non sur le double critère de la durée et de l’âge. Cela dit, une des subtilités du nouveau dispositif afin de limiter son coût tient à la distinction entre durée cotisée et durée validée. Si l’on regarde le sort réservé aux mères de famille, comme dans le dispositif antérieur de « carrières longues », le nouveau dispositif propose toujours d’inclure 4 trimestres au titre de la maternité et ajoute 2 trimestres supplémentaires au titre de l’ensemble des maternités, ce qui fait un maximum de 6 trimestres ou 78 semaines. Ce qui signifie qu’une mère de famille nombreuse ayant cumulé de nombreux congés de maternité n’en bénéficie que partiellement.

En outre, les personnes usant de ce dispositif ne pourront toujours pas bénéficier de la surcote avant 62 ans. Bref, celles-ci ne sont pas incitées à poursuivre leur activité quand bien même elles seraient motivées.

Ajoutons enfin que le dispositif, s’il a un coût pour les finances publiques et pour les régimes complémentaires qui a été largement commenté, va impliquer un manque à gagner pour les personnes qui prendront leur retraite de manière anticipée; d’une part parce qu’ ils se privent, en cas de carrière ascendante, de deux années « hautes » qui comptaient dans la moyenne des 25 meilleures années, d’autre part parce qu’ils font l’impasse sur quelques trimestres de régime par points Agirc ou Arrco. Certaines simulations font état d’une perte de 5% à 10% de retraite globale.

En rompant avec la logique de l’âge, le dispositif met en avant la durée d’activité. Le dispositif ouvre indéniablement la voie à une discussion sur une refonte du système appelée par certains syndicats à l’occasion d’un rendez-vous en 2013. Néanmoins, cette refonte systémique est souhaitée dans le sens d’une plus grande contributivité, afin d’inciter à la prolongation de l’activité. Très clairement, le décret sur l’extension du dispositif « carrières longue », s’il va dans le bon sens en saluant les durées d’activité élevées, ne participe pas à motiver de longues carrières."

Le projet de décret pour le retour partiel de la retraite à 60 ans


Le Gouvernement devrait publier très rapidement le décret relatif à l'âge d'ouverture du droit à pension de vieillesse.

Le texte a été soumis aux institutions concernées et aux partenaires sociaux.
L'assuré ayant commencé à travailler avant 18 ans peut demander la liquidation de sa retraite à taux plein avant l'âge légal de départ à la retraite s'il justifie d'une durée totale d'assurance égale à la durée nécessaire pour le taux plein majorée de 8 trimestres et d'un nombre minimal de trimestres cotisés, qui varie en fonction de l'âge de début de carrière et celui du départ en retraite. Avec le nouveau dispositif,  le Gouvernement prévoit, d'une part, de supprimer la majoration de 8 trimestres de la durée d'assurance requise et, d'autre part le décret relève de 2 ans la condition d'âge de début de carrière professionnelle, pour l'étendre aux personnes ayant commencé à travailler à 18 ou 19 ans

Intégration dans la période cotisée :
•Jusqu’à 4 trimestres au titre du service nationale
•Jusqu’à 4 trimestres de périodes assimilées liées à la maternité ou à la maladie
•jusqu’à 2 trimestres de périodes de chômage indemnisé et deux trimestres supplémentaires liés à la maternité


Consulter le texte

Les fonctionnaires partent désormais à la retraite après 60 ans


Selon le Ministère e l'Economie, l'âge moyen de départ en retraite des fonctionnaires civils de l'État augmenté de deux depuis 2007 pour atteindre a «60,19 ans» contre 61 ans et 11 mois en moyenne dans le secteur privé.

En 2011, l'âge effectif de la retraite des fonctionnaires a reculé de 5 mois du fait de l'application de la réforme des retraites de 2010.

La part des nouveaux retraités frappés d'une décote, car cessant le travail sans avoir tous leurs trimestres, recule légèrement (16% au lieu de 17% en 2010). Celle des agents ayant prolongé leur carrière pour bénéficier d'une surcote reste stable, à 28%.

Enfin, l'âge moyen de départ en retraite des militaires demeure inchangé à «46,56 ans».

jeudi 28 juin 2012

Le recensement 2009 est en ligne


L'INSEE vient de mettre en ligne les résultats du recensement 2009 avec de nombreuses données concernant la démographie mais aussi l'économie. Il faut souligner que l'INSEE a créé de nombreuses cartes interactives. Il est possible d'avoir des données sur les revenus, les salaires, les inégalités par villes, départements ou régions. Consulter le site

Le retour de la retraite à 60 ans serait-il une bonne affaire pour la CNAV ?


Le dispositif permettant à ceux ayant commencé de travailler avant 20 ans de prendre leur retraite à 60 ans pourrait être une bonne affaire du fait qu'il s'accompagne d'une augmentation des cotisations. Or les dernières simulations sembleraient démontrer que le coût de la mesure serait inférieur aux recettes. En 2013, le bénéfice de la réforme serait de 600 millions d'euros en 2013 pour la CNAV.

Selon le gouvernement, le coût du retour de la retraite à 60 ans pour les personnes ayant commencé à travailler tôt, tous régimes confondus, sera de 1,1 milliard d'euros en 2013, 3 milliards en 2017. L'augmentation des cotisations rapportera 1,050 milliard d'euros en 2013 alors que la mesure coûtera pour la même année 448 millions d'euros, a précisé la Cnav. En 2020, le bénéfice serait d'un milliard d'euros. Néanmoins, la CNAV sera en déficit de plus de 6 milliards d'euros en 2013.

Le résultat surprenant du retour partiel de la retraite à 60 ans est lié à une révision de son coût. Initialement, le coût avait été estimé à 5 milliards en 2017.Le retour à la retraite à 60 ans pour les salariés ayant commencé à travailler à 19 ou 20 ans devait concerner environ 110.000 personnes en 2013 .Pour le régime général, le nombre de bénéficiaires est estimé à 59.713 en 2013 et 90.831 en 2017 selon la CNAV.

En prenant en compte tous les dispositifs de départ anticipés, le nombre de salariés concernés pour le seul régime général devrait s'élever à 134.539 en 2013 (sur un total de départs de 703.308), atteignant un pic de 182.185 en 2018, puis 176.327 en 2020, selon la Cnav.

lundi 25 juin 2012

Le Président européen demande aux Etats membres d'engager la réforme de leur système de retraite


Le président de l'Union européenne Herman Van Rompuy demande à tous les pays membres d'engager une réforme de leurs systèmes de retraite afin de mieux prendre en compte l'espérance de vie. Il a ainsi déclaré dans le quotidien allemand "Welt am Sonntag", "On peut donner des recommandations à l'Union dans son ensemble, comme par exemple qu'il y a une relation entre l'âge de départ en retraite et l'espérance de vie", explique d'abord Herman Van Rompuy. "On peut engager tous les 27 pays membres à ce qu'ils réforment leurs systèmes de retraite dans un temps déterminé et de manière conforme à un objectif fixé".

Selon lui, il est décisif de "ne pas seulement faire des recommandations, puis qu'après chacun fasse ce qu'il veut". "Mais plutôt, dit-il, de le faire de manière contraignante". C'est l'un des points que nous devrons discuter dans les mois qui viennent et nous comptons à ce propos mettre quelque chose sur la table au cours du conseil européen de jeudi et vendredi" a t-il mentionné.

Il faut souligner que le système français prend déjà en compte l'espérance de vie. la durée de cotisation est progressivement relevé en fonction de la progression de l'espérance de vie. C'est ainsi qu'elle est passée de 37,5 à 41,5 années.

Les régimes complémentaires impactés par le retour partiel de la retraite à 60 ans


En 2013, le coût du retour partiel de la retraite à 60 ans coûtera 500 millions d'euros aux régimes complémentaires. Agirc-Arrco. Une réunion est prévue le 6 juillet pour fixer les modalités du financement pour les régimes complémentaires. En 2011, l'Arrco a enregistré une perte de 2 milliards d'euros. Ce déficit pourrait dépasser 4 milliards d'euros en 2013. De ce fait, il y aura une forte pression pour augmenter les cotisations. L'Arrco dispose de réserves lui permettant de tenir quelques années, 40 milliards d'euros à la différence de l'Agirc qui n'a que 8 milliards d'euros de réserves.

vendredi 22 juin 2012

Le projet de décret de départ à la retraite à 60 ans en cours d'examen final


Le Gouvernement devrait publier d'ici le 4 juillet prochain le décret prévoyant la possibilité sous certaines conditions le retour de la retraite à 60 ans.  Le projet de décret est actuellement soumis aux partenaires sociaux et aux  caisses de retraite. Le dispositif retenu vise bien à prolonger celui de « carrière longue » institué en 2003 pare la loi Fillon. Le projet de décret  conforte l'idée qu'il s'agit d'un retour partiel et que les conditions sont un peu complexes voire confuses en ce qui concerne le décompte des trimestres entre la notion de trimestres validés et de trimestres cotisés.

Pour pouvoir partir en retraite dès 60 ans, l'actif devra  avoir commencé à travailler avant 20 ans et cotisé au moins le nombre de trimestres nécessaires pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Ce nombre de trimestres est de  164 trimestres pour les personnes nées en 1952, de 165 pour celles nées en 1953 et 1954 et de 166 pour celles nées en 1955.

En revanche, par rapport à  l’ancien dispositif des carrières longues, il n’est donc pas nécessaire d’avoir 8 trimestres « validés » de plus que la durée d’assurance requise pour le taux plein. Pour pouvoir partir en retraite avant 60 ans, ce sont les conditions du dispositif  "carrières longues" qui s'appliquent.
Comme suite au débat qui a eu lieu depuis la présidentielle, le projet de décret détermine les trimestres qui, bien que « non cotisés », seront retenus dans le calcul de la durée de cotisation exigée pour un départ anticipé. Les périodes  concernées sont  :

- des périodes de service national, dans la limite de quatre trimestres ;
- des périodes de chômage dans la limite de 2 trimestres (jusqu’au 31 décembre 1979, il peut s’agir d’une période indemnisée ou non ; à partir du 1er janvier 1980, seules les périodes de chômage indemnisées sont retenues) ;
- des périodes de maladie, de congé maternité et d’incapacité temporaire de travail, dans la limite totale de six trimestres (sans que les périodes retenues au titre de la maladie et de l’incapacité temporaire de travail ne puissent dépasser quatre trimestres).

Année de naissanceAge à partir duquel il est possible de partir en retraite anticipée (1)Durée d’assurance cotiséeAge de début d'activité
195259 ans et 4 mois164 trimestresAvant 17 ans
60 ans164 trimestresAvant 20 ans
195356 ans173 trimestresAvant 16 ans
58 ans et 4 mois169 trimestresAvant 16 ans
59 ans et 8 mois165 trimestresAvant 17 ans
60 ans165 trimestresAvant 20 ans
195456 ans173 trimestresAvant 16 ans
58 ans et 8 mois169 trimestresAvant 16 ans
60 ans165 trimestresAvant 20 ans
195556 ans et 4 mois174 trimestresAvant 16 ans
59 ans170 trimestresAvant 16 ans
60 ans166 trimestresAvant 20 ans
1956 (2)56 ans et 8 mois174 trimestresAvant 16 ans
59 ans et 4 mois170 trimestresAvant 16 ans
60 ans166 trimestresAvant 20 ans
1957 (2)57 ans174 trimestresAvant 16 ans
59 ans et 8 mois170 trimestres ou 166Avant 16 ans
60 ans170 trimestres ou 166Avant 20 ans
1958 (2)57 ans et 4 mois174 trimestresAvant 16 ans
60 ans166 trimestresAvant 20 ans
1959 (2)57 ans et 8 mois174 trimestresAvant 16 ans
60 ans166 trimestresAvant 18 ans
1960 (2)58 ans174 trimestresAvant 16 ans
60 ans166 trimestresAvant 18 ans
(1) Le départ en retraite anticipé est possible dès que l’assuré remplit toutes les conditions. S’il manque un ou plusieurs trimestres à un salarié pour partir à l’âge indiqué dans le tableau, il devra attendre d’avoir réuni le nombre de trimestres manquants. S’il totalise le nombre de trimestres requis avant l’âge indiqué, il devra patienter jusqu’à l’âge précisé dans le tableau pour bénéficier du dispositif.
(2) pour les assurés nés à partir de 1956, les calculs ont été effectués à partir de la durée d’assurance applicable aux assurés nés en 1955 (soit 166 trimestres).

La Chine sera-t-elle vieille avant d'être riche ?


La Chine est confrontée au vieillissement rapide de sa population du fait de la règle de l'enfant unique. La population active pourrait décliner d'ici quelques années. Les plus de 65 ans pourraient représenter plus de 25 % de la population en 2050, contre 8 % en 2008. Le ministère des Ressources humaines et de la Sécurité sociale étudie un système «plus flexible» de retraites, permettant de travailler au-delà des limites actuelles, 60 ans pour les hommes et 55 ans pour les femmes (ou respectivement 55 ans et 50 ans, pour les ouvriers). Par ailleurs, l'espérance de vie a fortement progressé passant de 50 ans en 1950 contre 73 ans en 2011. 93 % des Chinois interrogées sont opposées à l'élévation de l'âge de la retraite. Un relèvement de l'âge de la retraite des Chinois à 65 ans permettrait d'augmenter la force de travail de 25 % et de diminuer le nombre de retraités de 28 %. Cette mesure est jugée nécessaire car le déficit des caisses s'accroît. Le déficit des retraites pourrait atteindre 18,3 milliers de milliards de yuans en 2013. Et monter jusqu'à 68 milliers de milliards de yuans en 2033, soit environ 38 % du PIB estimé de l'époque. Actuellement, le système de retraites est très partiel et ne couvre environ 289 millions de personnes sur une population de 1,3 milliards d'habitants. Le système est récent ; il date de 1997 et est essentiellement réservé aux urbains.

mercredi 20 juin 2012

Les jeunes actifs broient du noir en matière de retraite


Selon un sondage TNS Sofres commandé par le groupe Amundi Asset Management, 82 % des jeunes actifs n'ont pas confiance dans le système de retraite. Réalisé auprès d'un échantillon de 819 actifs âgés de 25 à 34 ans et de 206 actifs âgés de 35 à 44 ans, le sondage (enquête en ligne du 24 au 30 avril) montre aussi que 88% d'entre eux sont conscients que les pensions des régimes obligatoires (régime général, régimes complémentaires, régimes spéciaux) vont baisser. Ces résultats confirment ceux de l'enquête menée au printemps par le Cercle des Epargnants.

80% des 25-34 ans et 86% des 34-45 ans pensent que leur retraite sera insuffisante pour assurer un niveau convenable de revenus après la cessation d'activité. Ils pensent même qu'elle sera trop faible pour couvrir les besoins essentiels (logement, alimentation etc...): 50% des 35-44 ans et 36% des 25-34 ans.

Selon les jeunes actifs, le taux moyen de remplacement idéal (proportion du salaire touché à la retraite par rapport au dernier salaire) devrait s'élever à 76% quand ils pensent qu'il ne sera que de 56%, soit déjà un taux supérieur à ce qui est prévu pour les prochaines générations partant à la retraite.

34% des 25-34 ans et 41% des 35-44 ans indiquent avoir commencé épargner pour la retraite.

Le système de retraite français est fortement redistributif


Une étude de l'INSEE montre que le système de retraite français est plutôt redistributif. Ce résultat est assez logique compte tenu des modalités de calcul de retraite et en particulier de la retraite de base.

« Parce qu'il corrige les aléas de carrière, il entraîne une dispersion des retraites sensiblement moindre que celle des salaires », souligne l'institut dans son étude. Le rapport entre les salaires perçus sur l'ensemble de leur carrière par les 10 % les mieux payés et les 10 % les moins bien payés atteint 5,9. Pour les pensions de retraite, le rapport est de 4,1.

Cette redistribution s'opère du fait de la validation des trimestres de chômage, de l'assurance-vieillesse des parents au foyer, de dispositions en faveur des personnes qui ont cessé de travailler pour élever un enfant, et enfin des minima de pension, qui favorisent les petites retraites.

Si les femmes sont pénalisées par des salaires plus faibles, en matière de retraite, certaines dispositions corrigent cette situation. Ainsi, l'écart passe de 6,7 à 4,3 entre la vie active et la retraite. Pour les hommes, il passe de 3,4 à 3.

En revanche, l'étude démontre que le mode de calcul des pensions fondé sur la prise en compte des 25 meilleures années favorise les assurés qui ont eu des carrières complètes, au détriment de ceux qui ont connu des périodes de chômage, de temps partiel ou d'inactivité.

lundi 18 juin 2012

La pénibilité ne fait pas recette


Selon la CNAV, au 31 mars, seulement 1 731 demandes de retraites au titre de la pénibilité, dispositif institué par la réforme des retraites de 2010 ont été acceptées et 535 ont fait l'objet d'un rejet. 948 demandes sont en cours d'instruction. Le nombre de bénéficiaires est très inférieur aux prévisions, 30 000 par an. La complexité du dispositif et la lenteur de la procédure peuvent expliquer ce faible résultat.

dimanche 17 juin 2012

Même à Monaco, le système des retraites est réformé


Afin d'assurer l'équilibre du régime des retraites monégasques, un projet de loi sera présenté en septembre en session extraordinaire au parlement monégasque. Il prévoit une augmentation des cotisations salariales et patronales dans le secteur privé. La réforme, visant à financer les retraites jusqu’en 2030, concerne quelque 40.000 salariés dont une majorité de travailleurs français transfrontaliers.

vendredi 15 juin 2012

Un tiers des Belges ont un produit d'épargne retraite


2,3 millions de personnes ont souscrit à l'épargne pension en 2009. Environ un Belge sur trois entre 18 et 67 ans l'a indiqué dans sa déclaration fiscale en 2009. Le montant total de l'épargne pension déclarée aux impôts s'élève à 1,71 milliard d'euros soit un montant de 741 euros par personne, ce qui correspond à t 85 % du montant maximum qui pouvait être déduit des impôts dans le cadre de l'épargne pension en 2009 (870 euros.

Les Flamands (41 %) épargnent plus que les Wallons (25 %) et les Bruxellois (17 %). Les Flamands (761 euros) ont également versé en moyenne davantage que les Bruxellois (706 euros) et les Wallons (689 euros).

Les plus fortes sommes sont versées par des personnes de la tranche d'âge 48-57 ans, suivies par celles des tranches d'âge 38-47 ans et 28-37 ans.

Ces chiffres sont issues des statistiques de l'impôt sur les revenus et concernent les revenus de l'année 2009 (exercice d'imposition 2010).

jeudi 14 juin 2012

Les cotisations des fonctionnaires augmenteront pour financer la réforme des retraites


Les cotisations retraite des fonctionnaires augmenteront à la fois du fait de la réforme des retraites de 2010 qui prévoit leur alignement progressif sur celles des salariés du privé mais aussi du fait de l'application du futur décret sur le retour partiel de la retraite à 60 ans. Le taux de cotisation devrait passer de 8,12 à 10,80 % d'ici 2020.   consulter l'article des Echos

mercredi 13 juin 2012

Dissensions franco-allemandes au sujet des retraites


Wolfgang Schäuble a régi à la mesure française du retour partiel de la retraite à 60 ans en France dans le cadre d'un entretien au quotidien italien La Stampa "La décision du président Hollande d'abaisser l'âge de la retraite ne correspond pas" à la "décision" européenne "d'adapter nos systèmes de protection sociale à l'évolution démographique", a déclaré le ministre allemand. Pierre Moscovici a répondu "Je ne fais jamais de commentaire sur la politique menée en Allemagne", manière diplomatique pour renvoyer le ministre allemand à ses cahiers d'école... Ambiance, ambiance.

lundi 11 juin 2012

L'OCDE demande de reporter l'âge de la retraite et de développer l'épargne retraite


L'OCDE dans son rapport annuel sur les retraites demandent aux gouvernements de relever l'âge de départ à la retraite et de développer l'épargne retraite afin de faire face aux échéances. L'OCDE souligne en effet, que "l'espérance de vie continuant d’augmenter partout dans le monde, les gouvernements devront graduellement augmenter l’âge de départ à la retraite pour que leurs systèmes nationaux de pension soient à la fois financièrement viables et adaptés".

Au cours des cinquante prochaines années,il est rappelé que  l’espérance de vie à la naissance devrait s’accroître de plus de 7 ans dans les économies développées. L'organisation mentionne que  l'âge de départ à la retraite sera de 65 ans dans la moitié des pays de l'OCDE et de 67 ou 69 ans dans 14 pays. Les Perspectives de l’OCDE sur les pensions 2012 indiquent que de nombreux gouvernements ont entrepris de relever l’âge de la retraite, dans 28 des 34 pays de l’OCDE. Cependant, ces relèvements sont insuffisants et ne  devraient compenser  les effets de l’allongement de l’espérance de vie que dans six pays seulement pour les hommes et dans dix pays pour les femmes.

L'OCDE préconiser d'instituer un lien entre l’âge de la retraite à l’espérance de vie, comme au Danemark et en Italie.

L'OCDE souligne qu'« Il faut agir avec vigueur. Faire tomber les obstacles à la poursuite d’activité au-delà de l’âge habituel d’accès à la retraite sera indispensable pour garantir à nos enfants et à nos petits enfants le bénéfice d’une retraite adéquate au terme de leur vie active ». « Quoique ces réformes puissent parfois être impopulaires et douloureuses, elles peuvent aussi, à un moment où les finances publiques sont contraintes et les marges de manœuvre limitées sur le plan budgétaire et monétaire, contribuer à stimuler une croissance bien nécessaire dans des économies vieillissantes ».

Les Perspectives de l’OCDE sur les pensions 2012 observent que les réformes intervenues réduisent le montant des pensions publiques  de 20 à 25 %. Les personnes qui commencent de travailler aujourd’hui peuvent compter percevoir une pension nette de régime public d’environ la moitié de leurs revenus nets, en moyenne, dans les pays de l’OCDE, si elles prennent leur retraite après une carrière pleine, à l’âge officiel du départ à la retraite.  Les pays ayant développé des retraites privées ont des taux de remplacement supérieurs. Ainsi dans 13 pays qui ont rendu les pensions privées obligatoires, les retraités peuvent espérer percevoir une pension représentant environ 60 % de leurs revenus.

Entre autres recommandations, le rapport observe "qu’il est essentiel de fixer le taux de cotisation minimum ou par défaut, dans les systèmes à cotisations définies, à un niveau approprié. Les cotisations à ces dispositifs doivent être suffisamment importantes pour générer un revenu suffisant au moment de la retraite, associé à une pension publique. Si l’Australie va dans la bonne direction en faisant passer le taux de cotisation de 9 % à 12 %, le taux reste trop bas dans des pays comme le Mexique et la Nouvelle-Zélande (6.5 % et 3 % respectivement)".

Consulter le rapport

jeudi 7 juin 2012

La réforme de la réforme des retraites


Le décret qui va être soumis à concertation reprend le principe du dispositif de carrière longue. Il élargit les possibilités de retraite anticipée Il sera financé par une augmentation des cotisations sociales et des cotisations pour les complémentaires Agirc-Arrco.

Les bénéficiaires

Le droit au départ à la retraie à 60 ans est rétabli, à compter du 1 er novembre, pour les personnes ayant commencé à travailler à 18 ou 19 ans et disposant du nombre de trimestres requis (41 annuités pour la génération née en 1952, un trimestre de plus pour les générations 1953 et 1954, 41 et 2 trimestres pour la génération 1955). Tous les actifs sont concernés. Pour entrer dans le champ du dispositif, les assurés devront avoir cotisé cinq trimestres à la fin de l'année civile de leurs 20 ans.

Officiellement 110.000 personnes devraient bénéficier en 2013 de ce dispositif.

Une mesure en faveur des mères de famille et des chômeurs

Le dispositif de départ anticipé actuel ne prend pas en compte la totalité des périodes de congés maternité. Le décret permettra de compter jusqu'à deux trimestres supplémentaires de congé maternité (ce qui concernera en particulier les mères de trois enfants ou plus) et donne la possibilité d'intégrer deux trimestres de chômage 25.000 à 30.000 personnes par an bénéficieraient de cette mesure.

En 2013, ce dispositif coûtera 1,1 milliard d'euros en 2013 s'il n'y a pas de dérapage sur le nombre de bénéficiaires. .Avec la montée en puissance de la mesure, le coût passera progressivement à 3 milliards d'euros en 2017. Cette dépense supplémentaire pour la Sécurité sociale sera financée par une hausse des cotisations de 0,2 point en 2013 (0,1 pour la part patronale, 0,1 pour la part salariale). Les cotisations progresseront ensuite pour atteindre une augmentation de 0,5 point en 2017.

A ce coût, il faut ajouter celui supporté par les complémentaires, environ 600 millions d'euros en 2013 et environ 1,8 milliard en 2017.

mercredi 6 juin 2012

Le décret sur le retour partiel de la retraite à 60 ans est avancé


Marisol Touraine a présenté en Conseil des Ministres le décret modifiant l'âge de départ à la retraite.

Ainsi, selon ce décret qui sera soumis à une rapide concertation, les salariés désirant pouvoir partir avant l'âge minimum légal devront avoir rempli la totalité de leur durée de cotisation soit 166 trimestres ou 41,5 ans, pour les personnes nées en 1955 et après. Le départ sera possible dès cette durée de cotisation atteinte. Le dispositif de carrière longue continuera à s'appliquer pour ceux ayant commencé à travailler avant 17 ans.

Pour les salariés ayant commencé plus tôt, à 14 ou 15 ans par exemple, il continuera d'être demandé une durée de "validation", qui comprend également les périodes de chômage ou de maladie, un peu plus longue que la durée de cotisation. Il ne devrait pas ainsi être possible à un salarié ayant commencé à 14 ans de partir à 55,5 ans. Un dispositif de lissage est prévu pour l'ajustement ces deux périodes.

Les arrêts maladie maternité et le service militaire entrent dans le décompte des trimestres à hauteur de 4 trimestres comme dans le dispositif de carrière longue. Le Gouvernement a décidé de permettre la prise en compte jusqu'à deux trimestres au titres du chômage et de deux trimestres supplémentaires au titre de la maternité seulement, et non de la maladie. "La caisse de retraite vérifiera manuellement si des trimestres de maternité ont pu être écartés en raison du plafond de quatre trimestres", a-t-il été indiqué par le Gouvernement.

Les deux mesures pour les chômeurs et pour les femmes s'appliqueront au nouveau dispositif et à celui des carrières longues. le nombre de bénéficiaires est évalué entre 100 000 et 120 000 par an, soit 20 % des départs en retraite et pour un coût de 1,2 milliard d'euros en 2013. En 2017, le coût devrait être de 3 milliards d'euros par an du fait de la remontée progressive de l'âge de départ à la retraite.

Afin de financer le dispositif, le Gouvernement a prévu de relever de 0,2 point de cotisation pour 2013 (0,1 point pour les salariés, 0,1 point pour les employeurs) les cotisations d'assurance-vieillesse. De nouvelles augmentations pourraient intervenir ultérieurement.

Des augmentations de cotisations ou de baisses des rendements sont à prévoir pour les complémentaires.

mardi 5 juin 2012

La politique démographique sert-elle à quelque chose ?


L'INED tente de répondre à la question de l'utilité d'une politique démographique. Avec le problème du financement des retraites, avec l'évolution de la population active, il n'est pas anodin de se poser cette question. Lire la note de l'INED

lundi 4 juin 2012

Les congés maternité seront intégrés au 41 années ouvrant droit à la retraite à 60 ans


Sans surprise, le Gouvernement, par l'intermédiaire de sa porte-parole, a pris position en faveur de l'intégration des congés maternité dans les 41 années nécessaires pour prendre sa retraite à 60 ans. "Toute la question est de sur quelle durée exactement, et là, ça fera l'objet d'une concertation puis d'une décision de Marisol Touraine et du premier ministre", a ajouté la porte-parole du gouvernement sur iTélé.

dimanche 3 juin 2012

L'âge de la retraite à 67 ans en Pologne, c'est fait...


Le Président polonais,  Bronislaw Komorowski,  a, après des mois de débat et après quelques manifestations,   promulgué vendredi 1er juin,  la loi sur le recul de l'âge de la retraite  à 67 ans. Ce projet de loi a été préparé  par le gouvernement  du Premier ministre Donald Tusk.  L'âge de la retraite, actuellement de 60 ans pour les femmes et de 65 ans pour les hommes passera  progressivement à partir de 2013, à  67 ans en 2020 pour les hommes et en 2040 pour les femmes.

La loi prévoit que les femmes, à 62 ans, et les hommes, à 65 ans, pourront, s'ils le souhaitent, prendre une retraite anticipée d'un montant réduit de 50%. Les femmes devront toutefois avoir cumulé 35 ans de cotisations et les hommes 40 ans. La réforme concerne également les militaires de carrière et les policiers de différentes formations qui devront travailler 25 ans, contre 15 ans aujourd'hui, pour acquérir le droit à la retraite.

Les pays européens ayant fixé l'âge de la retraite à 67 ans sont donc la Pologne, le Danemark, l'Allemagne, l'Espagne et les Pays-Bas. L'âge de la retraite à taux plein est également fixé à 67 ans en France.

Les Français sont à 70 % pour le retour de la retraite à 60 ans


Confirmant les enquêtes réalisées par le Cercle des Epargnants, sans surprise, les Français sont favorables au retour de la retraite à 60 ans. Ainsi, selon un sondage réalisé pour Sud Ouest par l'IFOP, environ 70% des Français sont "plutôt favorables" à un retour partiel de la retraite à 60 ans pour les salariés. 29 % sont opposés. Cette mesure est clivante car 93 % des électeurs de François Hollande pour seulement 42 % des électeurs de Nicolas Sarkozy. Les électeurs de Marine Le Pen y sont "plutôt favorables" à 66%.

L'enquête a été réalisée du 31 mai au 1er juin 2012 par téléphone auprès d'un échantillon de 1005 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de l'interviewé) après stratification par région et catégorie d'agglomération.

Ce sondage marque bien l'ancrage de la retraite à 60 ans dans l'inconscient collectif même si la question du financement des retraites est une source majeur d'inquiétude. Il y a un divorce entre l'intérêt privé qui s'exprime par un départ précoce à la retraite et l'intérêt collectif qui supposerait une autre répartition des charges.

samedi 2 juin 2012

La retraite à l'ordre du jour du Conseil des Ministres du 6 juin

Il était convenu que le retour de la retraite à 60 ans sous certaines conditions serait effectif avant la fin de la campagne des législatives. Le Gouvernement entend fixer le cadre du futur décret dès le Conseil des ministres du 6 juin. A priori, les congés maternité, arrêts maladie et service militaire seraient intégrées aux périodes cotisées. Pour le reste, tout est encore suspendu à l'estimation du coût réel de la mesure et à la négociation avec les syndicats. Tout devrait se jouer dans les prochains jours.

vendredi 1 juin 2012

Le calendrier du retour de la retraite à 60 ans se précise


Après le premier round avec les partenaires sociaux, la Ministre des Affaires sociales, Marisol Touraine a précisé le calendrier du retour de la retraite à 60 ans pour ceux ayant commencé à travailler avant 19 ans.

Un cadrage devrait faire l'objet d'une annonce en Conseil des ministres de mercredi prochain. Un décret serait alors préparé puis soumis à consultation aux partenaires sociaux. Le Conseil d'Etat serait amené à se prononcer. Il serait également soumis pour avis à la Caisse nationale d'assurance-vieillesse et à l'Acoss, l'Agence centrale des organismes de Sécurité sociale, qui assure la gestion des trésoreries des caisses de la Sécurité sociale.

Après ce parcours de consultations, le décret pourra être publié. Le Gouvernement entend formaliser le dispositif avant le second tour des élections législatives.

Pour le contenu, les arbitrages n'ont pas été rendus concernant l'élargissement à ceux ayant commencé avant 20 ans. Sur la prise en compte de périodes non cotisées mais validées, il est certain que le Gouvernement acceptera une grande partie des propositions des syndicats tout en maintenant la facture à 1 milliard d'euros par an.

La lettre du Cercle des Epargnants - juin 2012

Au sommaire de la lettre N°71 du mois de juin :

  • L'édito, "le vieillissement, une coûteuse fatalité"
  • Croissance, un même objectif mais plusieurs formules
  • Mariages ou Pacs
  • Et si la mondialisation était notre meilleure alliée
Lire la lettre

jeudi 31 mai 2012

Retour de la retraite à 60 ans, élargissement du public concerné


Après la prise en compte de périodes non cotisées mais validées pour le calcul de la retraite, le Gouvernement afin d'éviter un effet de seuil entre ceux qui auraient moins de 19 ans et ceux qui auraient plus de 19 ans, devrait proposer un dispositif de lissage. En effet, pour les actifs ayant commencé à travailler à 20 ans, la règle de report à 62 ans continuerait à jouer avec à terme un décalage de 2 ans par rapport ceux de la génération précédente d'où l'idée d'un dispositif spécifique...

mercredi 30 mai 2012

Combien coûtera le retour à 60 ans ?


Le Premier Ministre a annoncé à l'occasion du sommet social du 29 mai que le plafond de dépenses serait de 5 milliards d'euros en 2017. ce coût ne comprend qu'une partie des dépenses car il faut ajouter les complémentaires. On peut estimer qu'en ajoutant les pensions complémentaires,le coût global est d'environ 9 milliards d'euros. Par ailleurs, il faut se rappeler que le mécanisme de carrière longue avait été sous-évalué par une mauvaise appréciation du nombre potentiel de bénéficiaires. Le coût global a été multiplié par deux. le Gouvernement évalue le nombre de candidats à la retraite à 60 ans façon Hollande à 150 000. En élargissant les critères (congés maternité, congés maladie, service militaire, chômage...), le nombre de bénéficiaires s’accroît automatiquement. Supposons une retraite moyenne de 1300 euros multipliés par 12 mois et par 30 000 bénéficiaires, cela revient à 432 millions dont la moitié à charge du régime général. Dans ces conditions, les chiffres de Matignon semble bien sous-évaluer.

mardi 29 mai 2012

Le dictionnaire du patrimoine es seniors par Seniorscopie


le site Internet Seniorscopie propose un dictionnaire des mots clefs du patrimoine avec une orientation senior. A titre d'exemple à la lettre B : "Banque. Les seniors détiennent leurs actifs dans moins de banques que leurs cadets et changent moins facilement d’établissement sauf déménagement, ce qui se produit parfois au moment de la prise de retraite. En revanche, à l’égard de leur banque, ils nourrissent de fortes attentes par rapport la retraite et à l’épargne. Ils sont moins à cheval sur les tarifs que les cadets mais les connaissent bien et se montrent sensibles au rapport qualité/prix de la prestation selon l’étude sur « Les seniors et les services financiers » Exton Consulting, mars 2010. « Représentant 30 % de la clientèle de BNP Paribas, ils sont deux fois plus nombreux que la moyenne à détenir un compte-titre ou une assurance-vie. », écrivaient les Echos ( 19/08/2010)". Consulter le dictionnaire de Seniorscopie

samedi 26 mai 2012

Réversion et veuvage à l'ordre du jour de la prochaine réunion du Conseil d'Orientation des Retraites

Le Conseil d'Orientation des Retraites se penchera à l'occasion de sa prochaine réunion prévue le 27 juin prochain sur l'épineuse question de la réversion et du veuvage. La réversion joue un rôle important dans le système de retraite français. Elle concerne essentiellement les femmes dont l'espérance de vie dépasse celle des hommes de 7 ans. La réversion contribuerait à améliorer de 10 à 20 % le montant des pensions des femmes. Compte tenu de la montée du taux d'emploi des femmes, la réversion qui dépend du niveau de vie en ce qui concerne le régime de base devrait jouer un rôle moindre dans les prochaines années. D'autre part, il y a la tentation de remettre en cause ce dispositif qui coûte relativement cher. Il est donc assez logique que le COR consacre une des ses réunions à ce sujet.

Combien de bénéficiaires de la retraite à 60 ans version Ayrault ?


Selon les dernières informations en provenance de Matignon, le retour à la retraite à 60 ans bénéficierait à 100.000 assurés par an soit moins que les premières estimations qui tournaient entre 130.000 et 150.000.

Il n'est pas dit si cette évaluation a été établi en prenant en compte le service militaire, les périodes de chômage et les congés maternité.

Initialement comme pour le dispositif de carrière longue, les périodes retenues étaient les trimestres cotisées et non les trimestres validées. Pour passer des trimestres cotisés aux trimestres validés, il faut premier comptabiliser le service national (4 trimestres maximum), les congés maternité et maladie (4 trimestres maximum également) ou les périodes de chômage. On peut aussi prendre en compte les majorations accordées aux mères de famille (8 trimestres par enfant).

Il est fort à parier que l'élargissement des critères ferait passer le nombre de bénéficiaires de 100.000 à 150 000 personnes.

Néanmoins, en réduisant le nombre de bénéficiaires, le Premier Ministre indique qu'il y a des marges pour élargir le dispositif. Il faut se rappeler que le dispositif des carrières longues avaient été sous-évaluées. Le Gouvernement tablait sur 70 000 par an or le nombre de départs a atteint avant durcissement plus de 100 000 départs par an.

Le coût du dispositif Ayrault devrait être de 5 milliards d'euros par an en régime de croisière en 2017. Le financement sera assuré par une augmentation des cotisations sociales assurance-vieillesse.

vendredi 25 mai 2012

Le retour de la retraite à 60 ans, les derniers développements


La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem a évoqué la possibilité de prendre en compte les périodes de chômage pour la détermination du nombre de trimestres permettant de partir dès 60 ans. L'ancien Ministre des Affaires sociales a vivement réagi sur ce sujet en indiquant que cela risquait de remettre en cause la réforme de 2010.

Le Gouvernement aurait déjà accepté le principe de la prise en compte des congés maternité. La question du service militaire serait presque réglée. Il resterait à trancher les problèmes liés aux arrêts maladie et donc du chômage. La pression sera forte d'autant plus que le premier tour des élections se rapproche.

jeudi 24 mai 2012

Le retour de la retraite à 60 ans : trimestres cotisés ou trimestres validés ?


La question du retour de la retraite à 60 ans tourne autour du problème de la prise en compte des trimestres. Faut-il comptabiliser les trimestres cotisés ou intégrer les trimestres attribués en fonction de certains critères : service militaire, chômage, maternité, enfant....

Philippe Crevel a répondu à cette question dans le cadre du reportage pour le JT de TF1

mercredi 23 mai 2012

Le retour de la retraite à 60 ans, la discussion est lancée


François Hollande s’est engagé pour un retour de la retraite à 60 ans pour les actifs ayant cotisé 41 années (qui ont donc commencé à travailler à 18 ou à 19 ans, les autres bénéficient déjà du dispositif carrière longue). Le coût de ce retour est évalué à 1 milliard d’euros pour le régime général et à 2 milliards pour les complémentaires. 150 000 personnes seraient concernées. Une augmentation des cotisations vieillesse, salariés et employeur, est prévue (0,1 % par an).

Jean-Marc Ayrault a indiqué que ce retour se réalisera avant la fin juin avec au préalable une concertation. Les partenaires sociaux souhaitent que la notion de trimestres validés soit retenue en lieu et place de la notion de trimestres cotisés.Le Premier Ministre a précisé sur RTL que le décret devrait sortir "très vite", "dans les trois semaines", soit entre les deux tours des élections législatives. Il a indiqué qu'ils s'agissait de respecter "l'engagement" pris par François Hollande de "corriger et de supprimer une injustice".

Marisol Tourraine a annoncé que la période de 41 années ouvrant droit à la retraite à 60 ans pourrait intégrer le service militaire et les congés maternité. La question de la prise en compte du chômage n’est pas réglée.

Le surcoût de l’élargissement aux trimestres validé serait de 300 millions pour le régime de base.

L’idée de base était de ne prendre en compte que les trimestres dits “cotisés”. Ce sont les trimestres durant lesquels il y a eu mensuellement, une retenue sur le salaire brut pour cotiser à l’assurance vieillesse (“retenue pour pension”, “retenue pour la CNAV” ou autre formulation de type “assurance vieillesse”, “charges sociales” ou “retenue pour retraite du régime général de la sécurité sociale” – “ou autre régime particulier” inscrit sur les bulletins de salaire ou de traitement…).

La situation des complémentaires sera au coeur du débat car en ce qui concerne l'Agirc et l'Arrco, elles sont déjà en déficit technique. Les réserves financières devraient baisser passant de 8,2 à 4,2 milliards d'euros pour l'Agirc de fin 2011 à fin 2013 et de 44,5 à 38,8 milliards d'euros pour l'Arrco. Il faut savoir que les complémentaires assurent 31 % des pensions d'un salarié non cadre et 57 % pour un cadre.

mardi 22 mai 2012

Retour de la retraite à 60 ans, la discussion s'engage sur le sujet des trimestres cotisés


Marisol Tourraine a annoncé que la période de 41 années ouvrant droit à la retraite à 60 ans pourrait intégrer le service militaire et les congés maternité. La question de la prise en compte du chômage n'est pas réglée.

L'idée de base était de ne prendre en compte que les trimestres dits "cotisés". Ce sont les trimestres durant lesquels il y a eu mensuellement, une retenue sur le salaire brut pour cotiser à l'assurance vieillesse ("retenue pour pension", "retenue pour la CNAV" ou autre formulation de type "assurance vieillesse", "charges sociales" ou "retenue pour retraite du régime général de la sécurité sociale" - "ou autre régime particulier" inscrit sur les bulletins de salaire ou de traitement...).

Il se distinguent des trimestres dits "assimilés" qui sont ceux, cotisés ou non, reconnus par la Loi en cours et en fin de carrière car ils correspondent à des positions statutaires et administratives bien précises selon des conditions bien définies.

Il y a les trimestres dits "validés" qui logiquement servent de base au calcul de la retraite. Ils correspondent aux trimestres "cotisés" et "assimilés".

Les périodes de service national sont assimilés à des périodes cotisées. Elles sont retenues dans la limite de 4 trimestres pour la durée cotisée.

Les périodes indemnisées au titre de l'assurance maladie, de la maternité et des accidents du travail en cas d'incapacité temporaire sont également considérées comme périodes cotisées. L'ensemble de ces périodes indemnisées est retenu dans la limite de 4 trimestres chacune.

Si elle n'a pas bénéficié du congé parental d'éducation, la mère de famille assurée peut bénéficier jusqu'à 8 trimestres de majoration de durée d'assurance par enfant né et élevé au foyer au titre de la Majoration de Durée d'Assurance (MDA) pour enfant.

Les périodes de chômage peuvent donner lieu à validation (un trimestre validé par période de 50 jours de chômage indemnisé, de versement d'autres allocations versées par l'assurance chômage, de certaines périodes de chômage involontaire non indemnisées, de préretraite).

lundi 21 mai 2012

Le débat sur le retour de la retraite à 60 ans n'est pas clos


la Ministre des Affaires sociales, Marisol Tourraine a annoncé que "les congés maternité ou de service militaire seront comptabilisés», pour le calcul des 41 années de cotisations ouvrant droit au retour de la retraite à 60 ans. Elle a indiqué que ces périodes pourront être «intégrées sous certaines limites». L'objectif est le retour partiel de la retraite à 60 ans (150.000 bénéficiaires) avec un coût évalué à 1 milliard d'euros. Le Premier Ministre a rappelé qu'il « rendrait un arbitrage en fonction des contraintes financières». La négociation ne sera pas simple à l'intérieur de la majorité et avec les partenaires sociaux.

dimanche 20 mai 2012

Concertation en vue pour le retour de la retraite à 60 ans


Le Premier Ministre, Jean-Marc Ayrault, a confirmé que le décret concernant le retour de la retraite à 60 ans devrait être adopté assez rapidement mais avec au préalable une négociation avec les partenaires sociaux. Il a ainsi déclaré "J’ai demandé à (la ministre) Marisol Touraine (...) d’engager la concertation avec les partenaires sociaux avant de rédiger définitivement le projet de décret". Il a ajouté que "simplement avant de rédiger le décret, les partenaires sociaux le souhaitent et nous aussi, il y a une concertation, elle va commencer tout de suite". Le syndicats souhaitent assouplir le dispositif, en particulier en ce qui concerne la notion de 41 années de cotisation. Il voudrait pouvoir y inclure par exemple les périodes de chômage. Le Premier Ministre ne s'est pas opposé à des avancées. Il a ainsi déclaré "Après, en fonction des contraintes financières aussi, parce qu’il faut dire la vérité aux Français (...), un arbitrage sera pris, je prendrai une décision.Mais une concertation doit être préalable à ce sujet".

samedi 19 mai 2012

La retraite des dirigeants des PME : une question d'actualité



Les patrons de PME (de 10 à 249 salariés) sont-ils prêts à céder leur entreprise ? L’enjeu est de taille, puisque la cession-transmission de quelque 202 000 entreprises concerne 1,4 million d’emplois. L’observatoire du groupe bancaire BPCE a conduit des travaux à partir d'un sondage réalisé par l’institut CSA et d’une étude qualitative de l’institut Sorgem.

Environ 25 % des dirigeants « auraient l’intention de céder partiellement ou totalement son entreprise dans les deux ans à venir ». 14 000 entreprises pourraient être concernées.

Il y a quatre ans, la taux était 18% . La progression de ce taux révèle le vieillissement de la population des dirigeants.

selon l'enquête de de la BPCE, en 2004, 20% avaient moins de 40 ans ; ils ne sont plus que 15% en 2010. Le poids des entrepreneurs de 50 ans et plus a progressé de 4 points entre 2004 à 2007 pour atteindre 50%.

Seul un dirigeant sur quatre qui veut vendre son entreprise dans les deux ans prévoit de le faire dans sa propre famille. En revanche, le taux monte à 34%, si l’on considère les cédants à dix ans.

a Un quart seulement des dirigeants de plus de 60 ans déclarent souhaiter partir le plus tard possible à la retraite. Au contraire, ils sont de plus en plus nombreux à indiquer vouloir cesser leur activité entre 60 et 65 ans. Pour autant, près des trois quarts des chefs d’entreprises prêts à céder leur entreprise dans les deux ans, avaient moins de 55 ans. Plus le dirigeant est âgé, plus il a du mal à décrocher. Seuls 36% des plus de 60 ans indiquent avoir pris des mesures pour préparer cette opération, un chiffre bien moins élevé que celui de ceux qui ont déclaré vouloir envisager cette opération dans les deux ans. « L’anticipation et la préparation de la cession interviennent donc tardivement et son organisation effective reste partielle, même aux âges les plus proches d’une cessation future d’activité », selon l’étude.

La question de la transmission d'entreprise est crucial pour le maintien d'un tissu économique et pour éviter des destructions d'emplois. Elle est importante pour les dirigeants qui doivent tout à la fois se préparer juridiquement et qui doivent prévoir la gestion de leur capital ainsi que de prévoir les conséquences fiscales.