dimanche 30 octobre 2011
La longue marche pour la convergence franco-allemande en matière de retraite
samedi 29 octobre 2011
Le Cumul emploi/retraite, une affaire qui fonctionne
Toujours plus de retraités pour moins d'actifs
jeudi 27 octobre 2011
Réduction des préretraites
mercredi 26 octobre 2011
Les Françaises face à la retraite
lundi 24 octobre 2011
Logement et dépendance
L'assurance-vie on the edge
samedi 22 octobre 2011
Complément Retraite et Impôt
vendredi 21 octobre 2011
Rapport du Conseil d'Orientation des Retraites sur la compensation
jeudi 20 octobre 2011
Information sur les retraites, retard à prévoir
Economie et Statistique, spécial retraite - Octobre 2011
- Les retraites : solidarité, contributivité et comportements de liquidation
- Modulations de la retraite selon l'âge de départ : principes directeurs et évolutions depuis les années 1980
- La réforme des retraites de 1993 : l'impact de l'augmentation de la durée d'assurance Une évaluation de l'effet de la réforme de 2003 sur les départs en retraite
- Comportements de départ en retraite et réforme de 2003 : les effets de la surcote
- Le modèle de microsimulation Destinie 2 : principales caractéristiques et premiers résultats
- Aléas de carrière et pensions de retraite
- Les conséquences des profils individuels des revenus d'activité au long de la carrière sur le niveau des pensions de retraite
- Le lien entre pension et revenus d'activité : une comparaison entre les principaux pays de l'OCDE
- L'impact des systèmes de retraite sur le niveau de vie des personnes âgées au Maghreb
mardi 18 octobre 2011
le nombre de départs à la retraite devrait diminuer en 2012
L'actualité économique et financière vie par Generali Investments
Retraite, ce n'est pas la fête chez les cadres
Impact en 2012 des mesures adoptées dans le cadre de la loi sur les retraites en 2010
lundi 17 octobre 2011
Le crédit d'impôt pour les emplois de proximité
L'INSEE s'intéresse aux nouveaux retraités
vendredi 14 octobre 2011
Le Conseil constitutionnel valide la taxe sur les retraites chapeaux
jeudi 13 octobre 2011
Primaires PS, au sujet des retraies
mardi 11 octobre 2011
Le Madelin, toujours présent ?
Le PERP progresse lentement mais sûrement
lundi 10 octobre 2011
Argus de l'assurance : une analyse de Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des Epargnants
vendredi 7 octobre 2011
Epargne retraite, ipour bénéficier des avantages fiscaux, il faut agir avant la fin de l'année
jeudi 6 octobre 2011
Retraite, rien ne va plus
L'épargne retraite individuelle en forme
Retraite au coeur des primaires
mercredi 5 octobre 2011
Population active en augmentation grâce aux seniors
Entre 2010 et 2030, la population active française augmenterait de 6,5 % et devrait s'élever à 31,4 millions de personnes. Cette augmentation devrait intervenir essentiellement entre 2010 et 2025.
Elle serai imputable à une augmentation du taux d’activité des seniors augmenterait au cours de cette période. Les mesures prises en matière de retraite expliquerait cette évolution.
Du fait de l'arrivée en fin de carrière des générations du baby boom, de nombreux salariés seront concernés par le recul de l'âge de départ à la retraite. Après 2025, sous l’effet conjugué de leur retrait du marché du travail et de l’arrivée aux âges de forte activité des générations creuses nées pendant les années 1980-1990, la population active se stabiliserait pendant une décennie. Elle progresserait de nouveau après 2035 avec l’entrée dans la vie active des générations nombreuses nées après 2000.
mardi 4 octobre 2011
L'AER revue et corrigée
lundi 3 octobre 2011
Retraite d'Office, les Anglais la supprime
samedi 1 octobre 2011
Comment préparer sa retraite ?
La lettre N°63 du Cercle des Epargnants - octobre 2011
- L'édito de Philippe Crevel, "le syndrome du divan"
- Le retour de l'épargne de précaution
- le chantier de la retraite reste ouvert
- L'Afrique, le nouvel eldorado
- Le dollar n'est pas encore mort
- A qui appartient la dette et les entreprises ?

vendredi 30 septembre 2011
Le rapport du Conseil d'Orientation des Retraites sur les polypensionnés
Le rapport comprend des exemples de situations concrètes de polypensionnés, afind’illustrer les problèmes en jeu.
40 % des hommes et 30 % des femmes des générations qui viennent de partir à la retraite sont polypensionnés.
Si la plupart d’entre eux perçoivent exactement deux pensions de régimes de base, 6 % des hommes retraités nés en 1942 en perçoivent trois, cette part étantplus faible pour les femmes (3 %).
La proportion des retraités de ces générations qui ont été affiliés à plusieurs régimes au cours de leur carrière (« polyaffiliés ») est plus élevée encore (environ 50 % des hommes et près de 40 % des femmes) dans la mesure où certains ont validé des droits insuffisants pour bénéficier d’une pension en rente de chaque régime. Les polypensionnés sont moins nombreux parmi les retraités nés dans les années 1940 que parmi ceux des générations plus anciennes, nées dans les années 1920. Cette baisse est liée au recul du secteur agricole :
La part des assurés ayant été affiliés à plusieurs régimes a diminué jusqu’aux générations nées dans les années 1960,dans un contexte de recul du non-salariat, puis s’est légèrement redressée pour les générations nées au début des années 1970.
Selon la synthèse du COR, "parmi les personnes actuellement à la retraite, les polypensionnés ont en moyenne validé des durées plus longues sur l’ensemble de leurs régimes et ont ainsi une retraite totale en moyenne plus élevée que les monopensionnés des mêmes régimes. En 2008, le montant total de pension de droit direct était en moyenne de 1 286 euros pour les polypensionnés et de 1 133 euros pour les monopensionnés. En revanche, parmi les retraités de droit direct ayant validé une carrière complète, les monopensionnés ont perçu en 2008 des pensions de droit direct en moyenne plus élevées que les polypensionnés (respectivement 1 645 euros et 1 487 euros). Cette simple comparaison de pensions moyennes ne permet bien évidemment pas de conclure que l’écart résulte du simple fait d’être polypensionné, la population des polypensionnés en termes de niveaux de salaires, profils de carrière, secteurs d’activité, genre, n’étant pas comparable à celle des monopensionnés".
Pour le COR, "le fait d’être polypensionné n’est pas sans incidence sur le niveau de pension totale perçu. Ainsi, deux personnes ayant la même durée de cotisation et la même chronique de salaires n’auront pas la même pension totale, selon qu’ils ont effectué leur carrière dans un régime, dans un autre ou dans deux régimes successifs. Ceci résulte en partie du fait que les règles de calcul de la retraite ne sont pas les mêmes dans tous les régimes, ce qui conduit à des écarts de pension aussi bien entre les retraités d’un seul régime (« monopensionnés ») relevant de régimes différents qu’entre les monopensionnés et les polypensionnés".
Toujours selon le COR, "les polypensionnés sont ainsi confrontés directement aux différences de règles entre les régimes dont ils relèvent. Ceci est source de complexité mais n’est pas spécifique aux polypensionnés, ces différences de règles concernant également les monopensionnés de différents régimes. En revanche, le seul fait d’être polypensionné, même de deux régimes dont les règles seraient parfaitement identiques, conduit à des écarts de niveau de pension par rapport aux monopensionnés".
Les propositions du COR
Le COR est très prudent en matière de réformes en la matière. Il souligne qu'il peut " paraître légitime de modifier certaines des règles actuelles qui apparaissent particulièrement défavorables aux polypensionnés, notamment pour le calcul du salaire annuel moyen (SAM), dans le prolongement de ce qui a été fait en 2003 avec la proratisation du nombre d’années de salaires prises en compte pour le calcul du SAM et l’exclusion desannées ne validant pas de trimestres".
Le COR souligne également que " la question de la proratisation du SAM pour les polypensionnés du régime général et de régimes non alignés (régimes spéciaux dontceux de la fonction publique, mais aussi CNAVPL ou MSA non salariés) pourrait être soulevée.
Le COR renvoie le règlement de ce dossier à une réforme systémique qui unifierait de facto tous les régimes.
lire le rapport
2010, une année à bébés
jeudi 29 septembre 2011
La prise en compte de l'espérance de vie, une idée qui progresse au Canada
mercredi 28 septembre 2011
Les polypensionnés au rapport
lundi 26 septembre 2011
110 millions d'euros pour la pénibilité
Plafond annuel de la sécurité sociale pour 2012
Le plafond de la sécurité sociale sert de référence pour calculer tout à la fois la retraite de base qui ne peut pas dépasser justement 50 % du plafond annuel de la sécurité sociale ou l'enveloppe de déduction fiscale de l'épargne retraite (PERP, Madelin et abondement PERCO).
Pour 2012, ce plafond annuel devrait atteindre 36 372 euros contre 35 352 euros aujourd'hui. Pour l'épargne retraite, le plafond de 10 % des revenus professionnels pris dans la limite de 8 fois le PASS aboutit à un montant maximal de déduction de 29 097 euros.
vendredi 23 septembre 2011
Retraite, les premiers effets de la réforme de 2012
L'âge de la retraite portée à 67 ans comme en Allemagne ?
jeudi 22 septembre 2011
Retraite, fécondité et emploi des femmes
mercredi 21 septembre 2011
La Préfon se réjouit du rajeunissement de ses adhérents
Le temps fiscal est à l'épargne retraite
mardi 20 septembre 2011
Epargne retraite et épargne salariale sous le crible
samedi 17 septembre 2011
L'allocation équivalent retraite en question
En effet, "Un décret devrait être publié à l'automne. Les modalités doivent être définies dans les semaines qui viennent", a-t-il été indiqué au ministère du Travail et de l'Emploi.
Il ne serait envisagé de réserver ce dispositif aux salariés qui étaient au chômage au moment de l'adoption de la loi" sur les retraites. Selon FO, le ministre a indiqué que le nouveau dispositif pourrait concerner quelque 11.000 personnes. Les syndicats réclament un système pérenne et assez large.
mercredi 14 septembre 2011
La CGC attaque contre l'accord sur les complémentaires
La CGC considère que l'accord réduit les droits des assurés AGIRC, d'environ 7,4 milliards d'euros. L'organisation syndicale critique également le changement de régime pour les majorations familiales.
Elle considère que l'accord ne permet pas le retour à l'équilibre. Elle estime que le déficit s'établira à 46,2 milliards d'euros en cumulé pour la période 2011:2030.
vendredi 9 septembre 2011
La Cour des Comptes souhaite une réforme de l'épargne retraite
Le coût de 2 milliards d'euros correspond à :
- exonération au titre de la CSG/CRDS : 1,1 milliard d'euros
- autres prélèvements assis sur l'assiette de la Sécurité sociale : 0,7 milliard d'euros
- impôt sur le revenu : 0,6 milliard d'euros.
La Cour note que les produits sont inégalement répartis ce qui est assez logique au regard de la variation des taux de remplacement en fonction de l'activité et des revenus.
La Cour appelle les professionnels à mieux informer leurs clients sur les risques encourus. Elle demande un strict respect des règles prudentielles.
La Cour des Comptes propose afin d'élargir le nombre de bénéficiaires que la France s'inspire du système allemand avec le plan Riester qui permet à l'Etat d'abonder l'épargne des assurés les moins aisés.
Lire l'étude de la Cour des Comptes
jeudi 8 septembre 2011
remboursement des rachats de trimestres devenus inutiles
mardi 6 septembre 2011
Les régimes de retraite mis sous tension
lundi 5 septembre 2011
Dépendance, il faudra attendre
Par ailleurs, il faut souligner que l'épargne dépendance poursuit sa croissance modérée. Ainsi, à la fin du premier semestre 2011, un peu plus de 1,4 million de personnes étaient couvertes par un contrat dépendance en garantie principale (en affaires directes), soit un nombre en progression de 2 % sur un an.
Les cotisations collectées à au cours des six premiers mois de l’année 2011 ont progressé de 5 % en un an pour représenter un montant global de 239,0 millions d’euros (en affaires directes). Quant au montant des prestations versées au cours de ce même semestre par les assureurs, il atteint 80,3 millions d’euros et connaît une augmentation de 8 % sur un an.
remboursement des rachats de trimestres devenus inutiles
lire la circulaire
Estimation des rentes des produits d"épargne retraite
Il mentionné que chaque estimation mentionnée est établie en fonction de la provision mathématique constituée à la
fin de l'exercice considéré et des tables de mortalité et du taux d'intérêt technique applicables au contrat.
Chaque estimation est communiquée nette des frais de sorties mentionnés.
« Pour les adhérents qui n'ont pas atteint l'âge mentionné au premier alinéa de l'article L. 161-17-2 du code de la sécurité sociale à la fin de l'exercice considéré, au moins deux estimations sont mentionnées, la première en retenant l'hypothèse d'âge de départ à la retraite mentionné au premier alinéa de l'article L. 161-17-2 du code de la sécurité sociale et la deuxième en retenant cet âge majoré de cinq ans.
« Pour les adhérents qui ont dépassé l'âge mentionne au premier alinéa de l'article L. 161-17-2 du code de la sécurité sociale à la fin de l'exercice considéré, au moins une estimation est établie, en retenant une hypothèse d'âge de départ à la retraite égale à l'âge mentionné au premier alinéa de l'article L. 161-17-2 du code de la
sécurité sociale majoré de cinq ans, en retenant une hypothèse d'âge de départ à la retraite supérieur pour les adhérents qui ont dépasse cet âge à la fin de l'exercice considéré.
La présentation des estimations mentionnées au I" est complétée par la mention : "Ces estimations sont fournies à titre indicatif et n'ont pas de caractère contractuel car elles sont réalisées sur la base de paramètres qui peuvent varier ou être modifies en cours de contrat, notamment la table de mortalité et le taux technique.
Des frais ou indemnités sont prélevés par l'entreprise d'assurance, ils sont détaillés dans votre contrat. Ces estimations retiennent des hypothèses d'âge de liquidation de la rente qui peuvent être différents de l'âge exact d'ouverture de vos droits à retraite ainsi que de celtu à compter duquel vous pouvez liquider votre retraite
obligatoire à taux plein.
Ces règles entreront en vigueur le 1er janvier 2012.
vendredi 2 septembre 2011
Le Conseil d'Orientation des Retraites examinera la situation des polypensionnés le 28 septembre 2011
jeudi 1 septembre 2011
La lettre N°62 du Cercle : septembre 2011
- "du sang, des larmes et de la sueur", l'édito de Philippe Crevel
- les news de l'épargne et de la retraite
- c'est "l'or ou pas l'or' de vendre
- la chasse aux niches fiscales
lire la lettre N°62 du Cercle

mercredi 31 août 2011
L'épargne retraite et l'épargne salariale épinglées par le rapport de l'IGF
Les dispositifs fiscaux et sociaux qui sont comparables à ceux qui existent chez nos partenaires ne sont pas responsables des résultats moyens de l'épargne retraite; Il faudrait analyser la réglementation complexe et peu lisible de l'épargne retraite en France.
mardi 30 août 2011
Abattement de 10 % sur les pensions en danger ?
vendredi 26 août 2011
Pénurie de maisons de retraite en Chine
jeudi 25 août 2011
Les actions victimes des baby-boomers
Les auteurs de l'étude soulignent que « cette vente massive pourrait lourdement peser sur la valorisation » du marché. Entre 1981 et 2000, période où l'activité professionnelle des « boomers » a été la plus intense, le coefficient de capitalisation des résultats (PER) du S&P 500 a triplé. Or, désormais, « la projection pour le prix réel des actions reposant sur les courbes démographiques constitue un modèle plutôt bearish », pessimiste donc, indique l'étude. Le document prévoit qu'aux Etats-Unis, le PER réel des actions (ajusté de l'inflation) devrait reculer de 13% entre 2010 et 2021. Mais la patience des investisseurs à long terme finira par payer ! Car « nos calculs suggèrent qu'en 2030, la valeur réelle des actions aura augmenté de 20% par rapport à 2010 », notent les deux économistes.
Néanmoins tout n'est pas perdu, le cours des actions pourraient selon cette étude être soutenu par les achats des fonds souverains étrangers ou par de petits porteurs originaires des pays émergents comme la Chine... à condition d'être autorisés par leur gouvernement à sortir des capitaux de leur pays.
Lire l'étude
L'épargne et la double peine
Le Gouvernement a décidé de porter le taux des prélèvements sociaux de 12,3 à 13,5 % qui s'applique à tous les produits d'épargne non défiscalisés. Sont ainsi touchés l'assurance-vie, les comptes à terme, le PEA, les revenus des obligations et des actions, les revenus des titres monétaires. Cette mesure devrait rapporter 1,3 milliard d'euros et pénaliser le rendement de 0,1 point des produits financiers.
Par ailleurs, le gouvernement a décidé d'imposer plus lourdement les plus-values immobilières et d'alourdir les prélèvements sur l'épargne salariale.
Ces mesures devront inciter les épargnants à améliorer le rendement de leur épargne. En période de basses eaux, il faut en profiter pour effectuer un tri dans ses placements et effectuer une réallocation de ses actifs.
L'augmentation des taxes doit être vécu non pas comme une contrainte pour la transformer en opportunité et se dégager de placements peu rentables.
dimanche 21 août 2011
Le PERP, Plan d'Epargne Retraite Populaire
La loi du 21 août 2003 dite loi Fillon sur les retraites, précise que « toute personne a accès à titre privé ou dans le cadre de son activité professionnelle à un ou plusieurs produits d’épargne destinés à la retraite dans des conditions de sécurité financière et d’égalité devant l’impôt ».
Par cette loi, deux nouveaux produits d’épargne retraite ont été créés : le plan d’épargne retraite collectif qui est mis en œuvre dans le cadre de l’entreprise et le plan d’épargne retraite individuelle qui comme non son le souligne est un contrat à adhésion individuelle et facultative ouvert à tous à la différence des contrats Madelin réservés aux indépendants ou à la Prefon réservée aux fonctionnaires.
Le public concerné
Le PERP est accessible à toute personne active ou non, salariée ou non. Une même personne peut avoir plusieurs PERP. Il peut être ouvert en complément d’un autre produit d’épargne retraite collectif ou individuel. Théoriquement, il n’y a pas de limite d’âge mais de nombreux établissements refusent d’ouvrir un PERP à leurs clients âgés de plus de 65 ans.
Les versements
Les versements sur les PERP peuvent être libres ou périodiques en fonction des contrats. A la différence du Plan Épargne en Actions, il n’y a pas de plafond pour le PERP. En règle générale, des frais d’entrée et de gestion sont prélevés par l’assureur en charge du PERP.
Comment est gérée l’épargne collectée ?
Les pouvoirs publics ont souhaité instituer plusieurs garanties afin de sécuriser l’argent collecté et de permettre à la liquidation des droits le versement d’une rente.
Les épargnants peuvent opter pour des PERP en euros qui présentent peu de risques, au rendement fixe. Ils peuvent également choisir des PERP multi-supports, leur épargne étant placée en partie sur des supports intégrant plus ou moins d’actions comme des SICAV ou des fonds communs de placements. Ces produits offrent généralement des gains plus importants sur le long terme mais peuvent connaître d’amples fluctuations.
Le PERP est par nature un produit d’épargne longue et se prête donc bien à un placement panaché, fonds euros, unités de comptes.
En cas de produit faisant appel à des supports en unités de compte, un processus de sécurisation progressive de l’épargne a été institué, plus l’épargnant se rapproche de la retraite, plus son épargne est déconnectée des fluctuations éventuelles des marchés financiers. Sur demande explicite, l’épargnant peut renoncer à cette sécurité.
Des PERP à points sont également proposés. Les versements ouvrent droit, comme dans le cadre des retraites complémentaires, à des points qui sont transformés en rente au moment de l’ouverture des droits.
Les actifs du PERP sont, par ailleurs, cantonnés, c'est-à-dire qu’ils sont isolés des autres placements au sein de la compagnie d’assurances, l’argent du PERP ne peut servir qu’à payer les rentes du PERP.
Les sorties anticipées
Si logiquement, les fonds sont bloqués jusqu’au départ en retraite, quatre cas de déblocage anticipé sont prévus :
- Invalidité ;
- Fin de droit aux allocations chômage ;
- Cessation d’activité non salariée à la suite d’un jugement de liquidation judiciaire ;
- Pour les mandataires sociaux, absence de contrat de travail ou de mandat social depuis au moins deux ans.
- Décès du conjoint ou du partenaire lié par un PACS
- Situation de surendettement sur demande du Président de la Commission de Surendettement ou du juge
- sur demande du Président du Tribunal de Commerce en cas de procédure de conciliation (dans le cadre d’une conciliation judiciaire)
La sortie en rente est la sortie de droit commun
Un produit « retraite » a pour objectif de fournir à son titulaire un complément de revenu ; la sortie en rente est, de ce fait, le mode de sortie logique.
La sortie de droit commun pour le PERP est donc la rente mais trois possibilités de sorties en capital ont été instituées :
- le titulaire d’un PERP dont l’épargne capitalisée est faible peut percevoir un capital ;
- les souscripteurs de PERP peuvent récupérer, à l’échéance, leur capital afin d’acquérir leur résidence principale à condition de ne pas avoir été propriétaire avant le dénouement du plan.
- Depuis 2011, il est possible au moment de la cessation d’activité de sortir à hauteur de 20 % en capital
La réversion de la rente
Les contrats de PERP prévoient la possibilité de réversion ou de versement d’une rente d’éducation pour les enfants en cas de décès du titulaire. Ces options sont ouvertes au moment de la liquidation du plan. Elles ont, pour conséquence, de diminuer le montant de la rente versée.
Le régime fiscal et social
A l’entrée
Le point fort du PERP est la possibilité de déduire des versements du revenu imposable. Cette déduction est limitée à 10 % des revenus professionnels plafonnés à huit fois le plafond annuel de la Sécurité sociale soit 28 281 euros pour une personne seule au titre des revenus de 2011
Pour les personnes ayant de faibles revenus ou ne disposant pas de revenus professionnels, la limite de déduction est fixée à 10 % du plafond annuel de la Sécurité sociale, soit 3 535 euros au titre des revenus 2011.
Depuis 2007, le PERP a été familiarisé ; ainsi, un couple ayant un PERP peut doubler le montant de la déduction fiscale.
Par ailleurs, si l’enveloppe fiscale n’a pas été totalement utilisée, elle est reportable sur l’une des trois années suivantes.
Le système de la déduction fiscale est d’autant plus intéressant que le taux marginal d’imposition est élevé.
Ainsi, un ménage ayant versé, sur son PERP, 2000 euros :
- bénéficiera d’une économie d’impôt de 820 euros si son taux marginal d’imposition est de 41 % ;
- bénéficiera d’une économie d’impôt de 600 euros si son taux marginal d’imposition est de 30 % ;
- bénéficiera d’une économie d’impôt de 280 euros si son taux marginal d’imposition est de 14 %.
A la sortie
Les rentes versées dans le cadre du PERP sont imposables dans les mêmes conditions que les pensions. Elles bénéficient d’un abattement de 10 % et sont soumises aux prélèvements sociaux (CSG, CRDS, contribution assurance maladie de 1 %).
Pour les sorties en capital, le contribuable peut opter soit pour l’imposition au titre de l’impôt sur le revenu ou pour un prélèvement libératoire de 7,5 % après application d’un abattement de 10 %.
Le PERP et l’Impôt de Solidarité sur la Fortune (ISF)
Durant la phase de constitution de l’épargne, les versements et les gains réalisés n’entrent pas dans la base de l’ISF.
A la sortie, le capital correspondant aux rentes est imposable sauf si le titulaire a effectué des versements réguliers durant au moins 15 ans et qu’il a demandé la liquidation de son plan au moment de la cessation d’activité.
Le PERP, un produit contrôlé par une structure associative spécifique : le Groupement d’Epargne Retraite Populaire
Les pouvoirs publics ont souhaité, tout comme pour les Contrats Madelin, institué un organisme indépendant de contrôle pour chaque plan d’épargne retraite populaire. Ainsi, le PERP prend la forme d’un contrat de groupe souscrit par une association ayant le nom de Groupement d’Epargne Retraite Populaire auprès d’une compagnie d’assurance.
Chaque titulaire d’un PERP est membre de droit de l’association qui a comme mission de défendre l’intérêt des assurés. Les adhérents sont réunis au minimum une fois par an en assemblée générale. Le Conseil d’administration du GERP est indépendant de l’assureur qui gère les contrats.
A cette fin, le GERP crée pour chaque PERP un comité de surveillance et e la responsabilité de convoquer les adhérents en assemblée des participants.
Ce comité de surveillance composé pour plus de la moitié de ses membres de personnes indépendantes de l’organisme gestionnaire. Ce comité établit un rapport annuel de gestion et peut interpeler l’assureur sur la gestion de l’épargne.
Si l’assureur décide de modifier le PERP, il doit au préalable présenter son projet au Comité de surveillance et le faire valider par l’Assemblée des participants qui réunit tous les assurés d’un même PERP.
Cette assemblée peut être amenée à approuver tout changement d’organisme d’assurance gestionnaire du plan.
jeudi 18 août 2011
régime fiscal et social de l'assurance-vie
Le régime fiscal dépend de la date de sa souscription.
1. contrats souscrits avant le 1er janvier 1983
Les produits sont totalement exonérés.
2. pour les contrats souscrits entre le 1er janvier 1983 et le 26 septembre 1997
Les produits perçus avant le 1er janvier 1998 sont exonérés à condition d’avoir été effectués avant le 26 septembre 1997 ou dans la limite de 200 000 francs entre le 26 septembre et le 31 décembre 1997.
Les produits des primes périodiques mises en œuvre avant le 26 septembre sont exonérés.
Les produits des versements de plus de 200 000 francs après le 26 septembre 1997 et les produits des versements réalisés après le 1er janvier 1998 sont imposés selon le régime normal (impôt sur le revenu ou option prélèvement libératoire de 7,5 % après application de l’abattement).
3. contrats souscrits après le 26 septembre 1997
Si la date de rachat ou de dénouement intervient durant les quatre premières années après la signature du contrat
Les produits sont imposés à l’impôt sur le revenu ou sur option au prélèvement libératoire au taux de 35 %
Si la date de rachat ou de dénouement intervient entre la quatrième et la huitième année, les produits sont imposés à l’impôt sur le revenu ou sur option au prélèvement libératoire au taux de 15 %.
Si la date de rachat ou de dénouement intervient après huit ans, l’assuré bénéficie d’un abattement de 4600 euros (9200 euros pour un couple), la fraction excédentaire est assujettie à l’impôt sur le revenu ou sur option au prélèvement libératoire au tau de 7,5 %.
4. les contrats DSK souscrits avant le 1er janvier 2005
Les produits sont totalement exonérés d’impôt sur le revenu après huit ans à la condition que les contrats soient investis en unités de compte actions (Union européenne) de compte pour au moins 50 % de leur actifs dont 5 % de titres à risques (non cotés). En dessous de 8 ans, c’est le régime normal.
5. les contrats NSK souscrits après le 1er janvier 2005
Les contrats Sarkozy ou NSK doivent être investis à au moins 30 % en actions de l’Union européenne. Les titres à risques doivent représenter au moins 10 % et les actons non cotées au moins 5 %. Si ces conditions sont remplies, les produits sont exonérés après huit ans de détention. En dessous de 8 ans, c’est le régime normal.
III. LES PRELEVEMENTS SOCIAUX
Tous les contrats d’assurance-vie sont quel que soit leur date de souscription soumis aux prélèvements sociaux. Le prélèvement est annuel pour les fonds euros de tous les types de contrats (mon-supports et multi-supports) et à l’occasion du rachat ou la clôture du contrat pour les unités de compte.
II. LE REGIME DE LA SORTIE EN RENTE
Les rentes viagères ne sont imposables que sur une fraction de leur montant et en fonction de l’âge du rentier au début du versement.
La rente est ainsi imposée à :
• 70 % de sa valeur si le titulaire a moins de 50 ans ;
• 50 % de sa valeur si le titulaire a entre 50 et 59 ans ;
• 40 % de sa valeur de la rente si le titulaire a entre 60 et 69 ans ;
• 30 % de sa valeur de la rente si le titulaire a plus de 70 ans.
Les rentes viagères sont soumises également aux prélèvements sociaux soit 12,3 % en 2011.
IV. LES DROITS DE SUCCESSION
1. Contrats souscrits avant le 20 novembre 1991 et n’ayant pas subi de modification substantielle depuis cette date
Pour les primes versées avant la 13 octobre 1998, pas de droits de succession
Pour les primes versées à partir du 13 octobre 1998, prélèvement de 20 % après application de l’abattement de 152 500 euros quel que soit l’âge de l’assuré lors du versement des primes.
2. contrats souscrits à partir du 20 novembre 1991 ou antérieurement mais avec des modifications substantielles.
Il est pris en compte l’âge de l’assuré au moment du versement des primes pour fixer le montant des droits de succession. Il faut également intégrer la date de versement des primes avec deux régimes, avant et après le 13 octobre 1998.
Ainsi pour les primes versées avant le soixante-dixième anniversaire de l’assuré :
Si elles ont été effectuées avant le 13 octobre 1998, il n’y a pas de taxation.
Si elles ont été effectuées à partir du 13 octobre 1998, un prélèvement de 20 % après abattement de 152 500 euros s’applique.
Pour les primes versées après le soixante-dixième anniversaire de l’assuré :
A compter de 2011, le taux de 20 est porté à 25 % à partir de 902.838 euros par part nette taxable) après application de l’abattement de 152.500 euros.
Retraite pas finir de souffrir
La baisse du taux de remplacement devrait atteindre au moins 15 % d'ici 2030. D'autres pays dont l'Australie ont réussi à mieux concilier pouvoir d'achat des retraités et équilibre des finances publiques.
Une chose est certaine, la note du FMI est une invitation pressante à continuer les réformes.
Pour en savoir plus
mardi 16 août 2011
PERCO, mode d'emploi
Le Plan d’Epargne Retraite Collectif (PERCO) est un des deux produits d’épargne retraite créés par la loi portant réforme des retraites du 21 août 2003.
Le PERCO est un produit d’épargne retraite collective, souscrit dans un cadre professionnel à la différencie du Plan d’Epargne Retraite Populaire qui est un produit individuel. Le PERCO est conditionné par l’adoption d’un accord collectif au sein de l’entreprise et à l’existence, au préalable, d’un Plan d’Epargne Entreprise (PEE) de telle sorte que le salarié puisse choisir entre une indisponibilité de 5 ans de son épargne ou une indisponibilité jusqu’à l’âge de départ à la retraite.
Trois types de PERCO existent :
Le plan d’épargne retraite collectif
- Le plan d’épargne retraite collectif interentreprises
- Le plan d’épargne retraite collectif de groupe
La mise en place d’un PERCO au sein d’une entreprise est facultative.
Le PERCO est mis en place par accord collectif conclu en vertu des règles de la négociation collective. Il peut être conclu :
Par convention ou accord collectif
- Par accord négocié entre le chef d’entreprise et des représentants d’organisations syndicales représentatives
- Par accord négocié au sein du comité d’entreprise
- Par mise en place unilatérale par le chef d’entreprise en cas d’échec des négociations ou quand l’entreprise n’est pas soumise à l’obligation de négocier avec le personnel
Par ailleurs, depuis le 1er janvier 2011, les entreprises qui ont souscrit au profit d’une catégorie de salariés un produit d’épargne retraite à prestations définies doivent obligatoirement proposer au moins un supplément de retraite à l’ensemble de leurs salariés (article 83 ou PERCO).
Les entreprises peuvent se regrouper et mettre en place des PERCO interentreprises.
Pour souscrire un PERCO, il convient au préalable que l’entreprise soit dotée d’un PEE ou d’un Plan d’Epargne Interentreprises.
Le PERCO est transférable en cas de rupture du contrat de travail avec un transfert intégral sans pénalité vers un autre PERCO.
les bénéficiiares
Tous les salariés peuvent bénéficier d’un PERCO, la condition d’ancienneté ne peut excéder 3 mois comme pour le Plan d’Epargne Entreprise (PEE). En revanche, les retraités et les préretraités ne peuvent pas verser sur un PERCO à la différence du PEE.
Toutes les catégories de salariés doivent pouvoir bénéficier du Perco dès qu’il est ouvert au sein d’une entreprise.
Les agents commerciaux et agents généraux d’assurances peuvent en bénéficier.
Les anciens salariés qui n’ont pas accès à un PERCO dans leurs nouvelles activités peuvent continuer à y accéder.
Les retraités et préretraités peuvent jusqu’au moment de la liquidation de leurs droits peuvent continuer de verser sur leur PERCO.
Le Perco s’adresse aussi aux chefs d’entreprises, aux gérants et aux professions libérales à condition qu’ils emploient au moins un salarié et que l’effectif ne dépasse pas 250 salariés.
les versements des salariés sur le PERCO
Le PERCO peut faire l’objet de versements de la part du salarié, complétés le cas échéant par un abondement de l’employeur.
En ce qui concerne le salarié, quatre moyens de financement sont possibles :
L’intéressement
- La participation
- Le versement volontaire,
- Le reversement de sommes placées sur un PEE ou sur un PEI (dans ces cas, les sommes versées n’ouvrent pas droit à l’abondement)
- Le versement des droits inscrits au Compte Epargne Temps (CET) ou à défaut de CET, le versement dans la limite de 5 jours de repos non pris (au-delà du minimum légal)
Le fléchage de la participation
Depuis la promulgation de la loi portant réforme des retraites pour 2010, 50 % de la participation calculée selon la formule légale est versée sur le PERCO sauf refus explicite du bénéficiaire.
L’aide de l’entreprise
L’entreprise doit prendre à sa charge les prestations de tenue de compte.
L’employeur a la possibilité de verser un abondement qui ne peut pas dépasser 300 % du montant du versement du bénéficiaire et plafonné à 16 % du plafond annuel de la sécurité sociale soit en 2011 5 556 euros.
Le règlement du PERCO peut prévoir un versement initial de l’employeur même en l’absence de versement de la part du salarié. Cet abondement ne doit pas dépasser 1 % du plafond annuel de la sécurité sociale.
les modes de sortie du PERCO
A l’échéance de son PERCO, le souscripteur peut opter soit :
- pour une sortie en capital défiscalisé
- pour une rente viagère
- pour une rente viagère et une sortie en capital
Des déblocages anticipés sont prévus en cas de :
- Décès du bénéficiaire ou de son conjoint
- Expiration des droits à l’assurance chômage
- Invalidité
- Surendettement
- Acquisition d’une résidence principal
Les versements du salarié
La participation, l’intéressement et l’abondement ne sont pas soumis à l’impôt sur le revenu et sont exonérées de charges sociales ; elles sont assujetties à la CSG et à la CRDS (8 % applicable sur 97 % du montant concerné pour les salariés ayant des revenus d’activité inférieurs à 4 fois les plafond annuel de la sécurité sociale, sinon 100 %). L’abondement entre, en revanche, dans l’enveloppe fiscale de l’épargne retraite des particuliers.
le régime fiscal à la sortie pour les salariés
En cas de sortie en rente :
Le régime applicable est celui régime des rentes constitués à titre onéreux dont l’imposition dépend de l’âge du souscripteur (imposition 70 % du montant en cas de départ avant 50 ans, entre 50 et 59 ans, 50 % ; 40 % entre 60 et 69 ans et 30 % au-delà).
En cas de sortie en capital :
Le capital est exonéré, seules les plus-values sont soumises aux prélèvements sociaux soit 12,3 %.
le régime fiscal et social pour l’entreprise
L'abondement
L’abondement est déductible des bénéfices imposable.
Il est soumis au forfait social de 6 % depuis le 1er janvier 2011.
Il est exonéré de charges sociales et de taxes sur les salaires. Pour la partie excédant 2300, un prélèvement de 8,2 % est appliqué.
Une provision pour investissement est applicable à hauteur de 35 % quand l’abondement est investi en fonds solidaire, dans les autres cas, la provision est limitée à 25 %.
Provision pour investissement
L’abondement ouvre droit à la constitution pour l’entreprise d’une provision pour investissement égale à 25 % de son montant. Sous certaines conditions, il peut être porté à 35 %.
L’abondement est pris en compte dans le plafond de déduction de l’employeur pour les cotisations patronales aux régimes de retraite supplémentaire.
la gestion des fonds
Les participants à un Perco doivent pouvoir choisir entre au moins trois profils d’investissement (plus ou moins sécurisé) ; il doit y avoir une possibilité d’investissement dans un fonds commun de placement solidaire.
Les sommes recueillies peuvent être affectées à l’acquisition de :
- Titres de SICAV (société d’investissement à capital variable) ;
- Tires de FCPE diversifiés (fonds commun de placement d’entreprise).
Les FCPE ne doivent pas détenir plus de 5 % d’actifs non cotés et plus de 5 % des titres de l’entreprise.
Les bénéficiaires de PERCO devront avoir accès à une gestion avec sécurisation progressive de leur épargne comme pour le PERP.


