vendredi 30 octobre 2009
Retraite Chapeau sur la scellete
Par ailleurs, comme nul ne sait réellement le nombre de personnes et les montants concernés, un rapport a été commandé. En matière de retraite chapeau, les fantasmes sont nombreux et la démagogie facile. Les chiffres varient de quelques centaines à 1 million. Le chiffre de 200 000 bénéficiaires est le plus souvent cité...
dimanche 25 octobre 2009
les fonctionnaires partent de plus en plus tard à la retraite
Droits familiaux, le dossier est réouvert
La Commission européenne demande à l'Etat de rembourser le préjudice subi par les pères de famille partis à la retraite depuis 1990 du fait de l'application de la majoration des droits dont bénéficient les femmes ayant eu des enfants. Le coût de cette réparation est évalué à 5 milliards d'euros... pour la seule fonction publique d'Etat. Or, il faut y ajouter le coût pour les fonctions publiques locale et hospitalière.
Depuis le 1er janvier 2004, pour les enfants nés après cette date, les mères fonctionnaires reçoivent une bonification de 6 mois par enfant au lieu d'un an. Elles peuvent bénéficier de trimestres supplémentaires si elles prennent un congé parental mais dans les mêmes conditions que les hommes.
Pour les enfants nés avant le 1er janvier 2004, c'est l'ancien dispositif qui s'applique.
La Commission de Bruxelles considère qu'il y a une discrimination qu'il convient de corriger pour les fonctionnaires qui liquideront leur retraite mais également pour ceux qui l'ont fait depuis 1990. Cette date a été retenue car elle correspond à l'année à partir de laquelle les Etats européens se sont engagés à respecter le principe d'égalité homme/femme.
La facture totale est évaluée à plus de 7,5 milliards d'euros en prenant en compte les trois fonctions publiques. La décision européenne pose une série de problèmes :
- financier, l'Etat n'ayant guère actuellement les moyens de se permettre d'accroître de 5 milliards d'euros le déficit;
- juridique car l'effet rétroactif obligerait de recalculer des pensions logiquement devenues définitives. Les retraités ont la possibilité de contester que dans l'année qui suit la liquidation.
Par ailleurs, le respect de l'avis européen rendrait caduque la solution retenue pour les salariés car elle repose sur les mêmes règles.
Xavier Darcos a prévu de répondre très rapidement à tous les arguments de la Commission afin d'éviter une condamnation par la CJCE.
mardi 20 octobre 2009
Minimum vieillesse
lundi 19 octobre 2009
Fraude sur les retraites anticipées
lire l'article des Echos
lire l'article du Figaro
Il faudra avoir 67 ans pour partir à la retraite en Allemagne
Le taux des cotisations retraite atteigne 22 %. De ce fait, avec l'arrivée à la retraite des générations nombreuses du 3ème Reich et la forte dénatalité enregistrée depuis plus de 30 ans, les ratios démographiques sont en forte dégradation.
Depuis 1992, les Gouvernements ont supprimé les dispositifs de départ anticipé. L'âge effectif de liquidation a été aligné sur celui de l'âge légal de départ à la retraite, soit 65 ans. Ce processus s'étale de 1997 à 2012. La Grande Coalition a décidé de porter cet âge à 67 ans en 2029 et s'appliquera aux générations à partir de celle de 1964. Par ailleurs, le gouvernement SPD de Gehard Schröder avait opté pour une diminution du taux de remplacement en ce qui concerne le régime général. La valeur du point dépend de l'adhésion à des systèmes de retraite facultatifs.
Du fait des incertitudes liées au montant des retraites versées par les systèmes facultatifs, leur succès demeure limité pour le moment.
lundi 12 octobre 2009
Livret A en chute douce
La collecte du Livret A a été négative pour le 3ème mois de suite au mois de juillet (61,1 milliard d'euros) tout comme celle du Livret de développement durable ou du Livret d'Epargne Populaire. Les Livrets soumis à l'IR ont aussi enregistré un flux négatif. Le total des liquidités est en baisse de 3,3 milliards d'euros. L'assurance-vie a progressé de 6,9 milliards d'euros ; les unités de compte ont enregistré une hausse de 1,n7 milliard d'euros. Le total des actifs des ménages s'élevait à 2 179 milliards d'euros en ce qui concerne leur patrimoine financier. Sur les 12 derniers mois, les grands gagnants sont l'assurance-vie avec +35,6 milliards d'euros et le Livret A avec 28 milliards d'euros.
L'assurance-vie en fonds euros représenté 45,5 % des actifs des ménages, les comptes à vue 11,8 %, les Livrets A et bleu 8,4 %, l'assurance-vie en unités de compte 9,1 %, les PEl 7,7 %, les Livrets soumis à l'IR 6,6 %, les CEL 1,7 %, les lep et Livrets jeunes 3,1 %.
mercredi 7 octobre 2009
Placements financiers et épargne retraite
retrouver les articles sur le site de l'Express
mardi 6 octobre 2009
La Lettre du Cercle : N°39 - Oct 2009
Lire la lettre

vendredi 2 octobre 2009
12 milliards de perte en 2010 pour l'Assurance Vieillesse
Les dépenses de l'assurance vieillesse devraient s'élever à 188 milliards d'euros cette année.
Pour 2010, les dépenses de l'assurance-vieillesse sont évaluées à 195 milliards d'euros et les recettes à 182 milliards d'euros. Le solde de la branche vieillesse serait déficitaire de plus de 12 milliards d'euros. L'ensemble de la Sécurité sociale enregistrerait une perte de plus de 31,5 milliards d'euros.
jeudi 1 octobre 2009
1200 milliards d'assurance vie !!!!
Les supports euros représentent 997 milliards d'euros en progression sur un an de 5 % ; les supports en unités de compte ont atteint 204 milliards d'euros en hausse de 12 % depuis le mois de décembre 2008 mais en baisse de 5 % sur un an. L'encours a progressé de 5 % en un an et de 7 % depuis le début de l'année avec un montant de 1 220,4 milliards d'euros. (source FFSA-GEMA)
Vivre jusqu'à 270 ans, rêve, réalité ou horreur ?
Si au cours de la première partie du 20ème siècle, les gains ont été obtenus grâce au recul de la mortalité infantile ; depuis 1950 c'est surtout à l'allongement de la vie.
Il est à souligner que les crises n'affectent pas le processus. Elles peuvent même être positives en diminuant la consommation de tabac et d'alcool. Il a été constaté que la grande crise de 29 avait permis un bond de 6 ans de l'espérance de vie des hommes entre 1929 et 1932.
La durée maximale de la vie reste difficile à fixer. Actuellement seulement 1 % des centenaires survivent au-delà de 110 00 ans et 1 pour 100 000 au-delà de 120 ans. La possibilité de reculer l'espérance de vie à 150 ans en 2190 est évoquée. Certains experts avancent la possibilité "théorique" de vivre jusqu'à 270 ans (travaux de Graziella Caseli et Jacques Vallin de l'INED)....
mercredi 30 septembre 2009
Comment réformer notre système de retraite ?
Comme pour les sondages du Cercle, les personnes interrogées considèrent être mal informées.
Les résultats du sondage
dimanche 27 septembre 2009
Droits familiaux, le statu quo sur fond de changement
Lire l'article de l'Express.fr
dimanche 20 septembre 2009
La surcote décolle
Quand le taux de remplacement plonge, autour de 60 % actuellement mais autour de 50 % voire 40 % d'ici 2040, une majoration de la pension est toujours bon à prendre.
vendredi 18 septembre 2009
Droits familiaux : 6 mois pour la Cour des Comptes
lire le rapport de la Cour des Comptes
mercredi 16 septembre 2009
Révolution sur la retraite
lire l'interview d'Antoine Bozio dans le mensuel Capital
lundi 14 septembre 2009
Préparer au mieux sa retraite
retrouver l'article dans Nice Matin
dimanche 6 septembre 2009
barack Obama se lance dans la réforme des retraites
Afin d'améliorer la situation, Barack Obama a annoncé une plusieurs mesures ce samedi 5 septembre.
lire les principales mesures
vendredi 4 septembre 2009
La lettre n°38 du Cercle des Epargnants du mois de septembre
- le rendez-vous des retraites de 2010
- les derniers résultats du PERP et de l'assurance-vie
- l'évolution de l'épargne au sein de l'OCDE
- la tournée du Cercle en France
lire la lettre

dimanche 30 août 2009
Droits Familiaux, le casse tête de la rentrée
En moyenne, les femmes partant à la retraite en 2005 avaient obtenu 18 trimestres de réduction du fait d'avoir eu un ou plusieurs enfants. Le coût de cette mesure est évalué à plus de 4 milliards d'euros. 90 % des femmes qui sont parties à la retraite en 2005 ont bénéficié de ce type de majoration.
Cette mesure atténue le fait que les salaires des femmes sont toujours inférieurs à ceux des hommes au sein des entreprises, en moyenne 20 % de moins. Il en résulte que la retraite des femmes ne représente que 77 % de celle des hommes. sans les majorations, ce taux tomberait à 64 %.
Mme Karniewicz qui préside la CNAV a souligné qu'il était "trop tôt pour dire les pistes qui se dessinent" renvoyant "à la fin de la semaine prochaine" pour de premiers éléments.
La CNAV travaille sur une solution qui prévoit de découper les deux ans de validation d'assurance (retraite) pour les mères" avec "une partie réservée à la mère qui ne serait pas sujette à discrimination, parce que liée à l'accouchement. Elle pourrait être d'un an, si cette durée n'est pas jugée discriminatoire", a-t-elle expliqué.
"La deuxième partie, fixée pour l'instant à une année, serait ouverte au père ou à la mère, au titre de l'éducation des enfants".
"C'est aux parents de choisir, ou bien on pourrait mettre cette partie là sous condition, comme avoir interrompu une partie de son activité pour élever l'enfant", a-t-elle ajouté sans pour autant "inciter la femme à arrêter de travailler".
la CGT refuse une réforme qui aboutirait à diminuer les droits des femmes. La CFDT est pour le moment opposée à toute modification.
La discussion sur les droits familiaux permettra de tester le degré d'ouverture des partenaires avant le rendez-vous des retraites de 2010.
jeudi 27 août 2009
Espérance de vie, toujours plus...
Au niveau régional, une certaine harmonisation est constatée. Néanmoins reste en dessous de la moyenne nationale, l'Alsace, la Bretagne, le Nord-Pas de Calais, la Picardie, la Lorraine et la Haute Normandie. La Corse qui était en dessous de la moyenne en 1996 figure désormais au-dessus.
Le tableau de l'INSEE
mardi 25 août 2009
Baby et papy boom
De plus en plus d'enfants naissent hors mariage. 140 000 PACS ont été signés en 2008 contre 273 000 mariages. En 2008, l'Insee a recensé un pacs pour deux mariages alors qu'il en comptait seulement un pour neuf il y a cinq ans, en 2003. 52 % des naissances ont lieu hors mariage.
Cette augmentation du nombre de naissances intervient au moment où, le nombre de femmes en âge de procréer diminue. Depuis dix ans, leur nombre a ainsi baissé de 2 % par an, ce qui représente 200 000 mères potentielles de moins depuis 1999.
21,5 % des bébés avaient une mère de plus de trente-cinq ans, contre seulement 16,5 % il y a dix ans.
Ces bons résultats ne doivent pas occulter le vieillissement de la population liée à l'allongement de la durée de la vie. En dix ans, le nombre de personnes âgées de plus de 75 ans a augmenté de plus de 35 %, soit presque cinq fois plus vite que la population totale. Dans le même temps, la part des personnes âgées de moins de 20 ans est restée quasiment stable. "Les personnes âgées sont de plus en plus nombreuses, constate L'INSEE 5,6 millions de personnes de plus de 75 ans et plus vivent en France."
En 2008, l'espérance de vie s'est stabilisée : elle a atteint 84,3 ans pour les femmes et 77,5 ans pour les hommes. Depuis 1950, les hommes ont gagné quatorze ans de vie et les femmes quinze.
jeudi 6 août 2009
500 milions d'Européens
le taux de natalité a progressé en 2008 avec 5,4 millions de naissance. Le taux de natalité est de 10,9 pour mille soit une augmentation de 0,3. Dans tous les Etats, le taux de natalité a progressé sauf en Allemagne.
En 2008, 4,8 millions de décès ont été enregistrés. Le taux de mortalité a été de 9,7 pour 1000 soit le même taux qu'en 2007.
La France se démarque de ses partenaires par un fort taux de natalité, 13,3 pour 1000 en augmentation par rapport à 2007 12,9 pour mille. Notre pays arrive en seconde position derrière l'Irlande (14,4) et devant le Luxembourg (13,1). En matière de taux de mortalité, la France (8,9 pour 1000) se situe légèrement au-dessous de la moyenne (10,0 pour 1000) en augmentation par rapport à 2007 (8,3). Chypre, Malte et l'Estonie ont de taux de mortalité inférieurs.
L'augmentation de la population française est de 7 pour 1000 soit plus de trois fois la moyenne européenne. Plus de la moitié de l'accroissement de la population française est liée à la natalité.
Les pays qui connaissent la plus grande croissance démographique sont : l'Irlande, l'Espagne, le Luxembourg, Chypre.
mardi 4 août 2009
62, 67 ans ou 42 ans de cotisation ? A vous de choisir ?
La DREES revient sur cette réforme en soulignant qu'elle a aboutit à allonger la durée de cotisation de 8 mois contre 6 mois espéré.
Ces données ont « une importance considérable, écrit Antoine Bozio, le rapporteur de l'étude. La question est en effet de savoir sur quel curseur joué, La loi de 2003 prévoit de maintenir constant le rapport entre durée d'assurance et durée de la retraite. Au vu des dernières estimations disponibles sur l'évolution de l'espérance de vie, cela conduirait à relever de 41 ans à 41 ans et demi la durée de cotisation d'ici à 2020. L'autre possibilité est de reculer l'âge de départ à la retraite de 60 à 62 ans voire au-delà. Le simple passage à 62 ans génèrerait une économie de 6,6 milliards d'euros soit le montant du déficit prévu pour la CNAV cette année.
lire l'article des Echos
lire le rapport de la DREES
dimanche 2 août 2009
Report de l'âge de départ à la retraite le FMI le demande aussi
lire l'article du Figaro
lire l'analyse du FMI
jeudi 30 juillet 2009
La lettre n° 37 du Cercle est publiée
- les taux et les actions
- l'étiquetage des produits financiers
- le phénomène mondial du vieillissement
- l'avenir des retraites chapeau
lire la lettre

jeudi 23 juillet 2009
La mise à la retraite d'office à 70 toujours incomprise
Depuis le 1er janvier 2009, ils ne peuvent plus être mis d'office à la retraite. L'employeur doit demander chaque année l'intention de son salarié concerné, à savoir s'il entend ou non cesser son activité. A défaut, il ne peu s'en séparer qu'en recourant à une procédure de licenciement.
Ce dispositif vise à protéger les salariés qui souhaitent poursuivre leur activité professionnelle. Il demeure incompris ; les Français considèrent que cette mesure constitue une remise en cause de leurs droits à la retraite.
mardi 21 juillet 2009
1,3 milliard de personnes de plus de 65 ans et nous et nous
Ce sont les plus de 80 ans qui connaitront la plus forte croissance, +233 % entre 2008 et 2040.
lundi 20 juillet 2009
Retraite au bord de la crise de nerf
pour en savoir plus, lire le rapport
jeudi 16 juillet 2009
Les motivations de départ à la retraite selon l'IRDES
Un des problèmes de l'Europe est la faible taux d'emploi des seniors. L'objectif est fixé à 50 % pour 2010. selon les statistiques produites par Eurostat le taux d’emploi est passé de 36,4% en 1997 à 44,7% en 2007.
Le taux d’emploi des seniors s'élève en Suède à 70%, à 58,6 % au Danemark, à 57,4 % au Royaume-Uni, à 51,5 % et en Allemagne quand en Autriche, il est de 38,6%, en France de 38,3%, en Belgique de 34,4% et en Italie de 33,8%.
L'étude souligne que les résultats dépendent tant des contraintes liées à la demande de travail que âgés et des choix personnels liés par exemple à l’état de santé, à l’environnement familial, à la structure du marché du travail, ou aux différences institutionnelles entre les pays.
Les déterminants individuels :
- le genre et le niveau d’étude,
- la santé
Ce dernier point est clef en ce qui concerne le maintien en emploi et donc de l’offre de travail des seniors.
L’espérance de vie anticipée est un autre indicateur lié à la santé qui a un effet propre sur la décision de départ en retraite. Les actifs semblent donc avoir une idée assez précise de leur espérance de vie individuelle et ajusteraient leur départ à la retraite en fonction de leur espérance de vie après leur départ à la retraite.
Les facteurs de contexte familial et professionnel
- la situation de famille joue un rôle dans la décision du départ en particulier avec la question de la coordination des dates de départ à la retraite des conjoints.
Parmi les autres contraintes sociales pesant sur les décisions individuelles, l’état de santé du conjoint ou d’un autre membre de la famille constitue également un facteur significatif du départ à la retraite.
Le rapport à son travail joue également un rôle non négligeable. Un haut taux de satisfaction et l'adéquation entre ses capacités physiques et le travail demandé sont des paramètres importants.
Le rôle des systèmes de protection sociale
Le développement des préretraites a accru naturellement les départs anticipés. Leur abandon progressif devrait avoir un impact sur l'âge moyen de départ à la retraite.
Tous les pays européens ont pris des mesures favorisant l’employabilité » des seniors et le cumul emploi-retraite. La quasi totalité ont pris également des mesures de recul de l’âge légal du départ à la retraite.
Depuis quelques années, l’état de santé occupe une place de plus en plus importante ; de nouveaux dispositifs « individualisés » ont été créés : des pensions d’invalidité et des dispositifs qui permettent aux seniors d’anticiper leur cessation d’activité pour raison de santé. Cependant, ces dispositifs d’invalidité qui ont, à l’origine, pour but de compenser un état de santé détérioré, ne bénéficient pas toujours à l’ensemble de la population en mauvaise santé.
Les dispositifs d'incapacité ont également favorisé le faible taux d'emploi des seniors.
Retrouver l'étude de l'IRDES
mardi 14 juillet 2009
Réforme du régime spécial de la RATP, le oui mais de la Commission
Depuis le 1er janvier 2006, il a été institué une caisse de retraite du personnel de la RATP, la CRP-RATP qui perçoit les cotisations retraite de la rATP auxquelles s'ajoute une subvention d'équilibre versée par l'Etat. Par ailleurs, afin d'assurer la neutralité financière de l'adossement du régime de la RATP sur le régime général, il est prévu que l'Etat prenne en charge le versement de soultes.
Ces subventions ont fait l'objet d'une étude approfondie de la part des services de la Commission. Si elle a reconnu qu'elles constituaient une aide en faveur de la RATP, elle a admis qu'elles étaient compatibles avec le droit européen. Néanmoins, elle a demandé à la France de poursuivre la réforme du régime de retraite de la RATP. La Commission a demandé son alignement sur le régime général.
lundi 13 juillet 2009
La retraite, grand sujet d'inquiétude
retrouver les résultats du sondage
vendredi 10 juillet 2009
Xavier Darcos ose la capitalisation
lire la dépêche sur les propos de Xavier Darcos
mercredi 8 juillet 2009
Le rapport Houillon veut faire la peau aux retraites chapeau
Ce rapport suggère ainsi la transformation du comité des sages AFEP/MEDEF un observatoire des rémunérations, l'interdiction du cumul d'un contrat de travail et d'un mandat social et l'encadrement des stock-options.
Sur les retraites dites chapeau, le rapport prévoit un encadrement dissuasif afin d'en limiter l'attrait.
Le rapport souligne sur ce sujet que "aspect peu critiqué car assez peu connu du grand public, les retraites supplémentaires à prestations définies constituent un élément différé très substantiel des rémunérations consenties aux mandataires sociaux. La loi n° 2003 775 du 21 août 2003, portant réforme des retraites, a donné un cadre juridique, fiscal et social à ce type particulier de pensions, désormais définies et régies par l’article L. 137-11 du code de la sécurité sociale.
Financées par les entreprises employeurs, elles garantissent à leurs bénéficiaires un niveau de pension prédéterminé, correspondant à un pourcentage du dernier salaire annuel perçu. Compensant la différence entre les montants versés par les régimes de cotisation obligatoire (AGIRC et ARRCO) et le plancher garanti, elles donnent lieu, le plus souvent à des provisions considérables au moment du départ de leur bénéficiaire. Le cas le plus emblématique de ces dernières années est celui de l’ancien président-directeur général du groupe Carrefour, M. Daniel Bernard. Afin de lui assurer une retraite annuelle de 1,2 million d’euros, l’entreprise avait dû provisionner dans ses comptes pas moins de 29 millions d’euros. Dans une décision rendue le 7 octobre 2008, la Cour d’appel de Paris a néanmoins prononcé la nullité de la convention sur laquelle reposait cette retraite supplémentaire, en raison non seulement d’un défaut d’autorisation préalable du conseil d’administration du groupe Carrefour et, de surcroît, des conséquences dommageables que cet avantage revêtait pour la société ( ).
Il n’en demeure pas moins que de tels montants semblent monnaie courante dans les grandes sociétés cotées. À titre d’illustration, on mentionnera qu’Antoine Zacharias (ancien PDG de Vinci) est assuré de percevoir 2,2 millions d’euros chaque année à ce titre, que MM. Jean-René Fourtou (Vivendi) et Alain Joly (Air Liquide) bénéficient d’une retraite annuelle de 1,2 million d’euros, tandis que M. Bertrand Colomb (Saint-Gobain) se voit verser une rente de 1 million d’euros tous les ans du fait de ses anciennes fonctions.
Il existe des variantes, qui peuvent prendre la forme d’une distribution d’actions gratuites (Eiffage) ou d’une prime exceptionnelle, équivalente à la somme des bonus perçus sur une certaine durée (Publicis). Dans le dernier de ces deux cas particuliers, le document de référence de la société concernée indique une provision cumulée de 9,7 millions d’euros. De tels dispositifs présentent toutefois l’avantage de coûter un peu moins cher à l’entreprise ou d’être mieux indexés sur les performances des intéressés.
Tous ces avantages sont nécessairement avalisés par les conseils d’administration ou de surveillance des entreprises. Cette formalité ne pose cependant pas beaucoup de problèmes, dans la mesure où les membres de ces conseils entretiennent le plus souvent des relations étroites avec les dirigeants opérationnels, quand ils ne bénéficient pas pour une part d’entre eux des mêmes acquis".
Le rapport propose ainsi de revoir les avantages consentis pour la retraite.
Selon le rapport, "Les retraites supplémentaires à prestations définies des dirigeants mandataires sociaux, plus connues sous le vocable de « retraites chapeaux », peuvent apparaître choquantes aux salariés relevant du régime général dans la mesure où elles reviennent à faire supporter par l’entreprise employeur, parfois même en cas de départ consécutif à un échec, le coût du différentiel de revenus entre la pension liquidée et les derniers émoluments perçus.
Actuellement, trente-quatre des quarante valeurs les plus importantes de la place de Paris font bénéficier leurs dirigeants de telles retraites additives. Dans certains cas, le régime est partagé par l’ensemble des salariés du groupe, à l’instar du mécanisme en vigueur au sein de Saint-Gobain, GDF-Suez ou Suez environnement. Dans d’autres cas, plus nombreux à vrai dire, le régime de retraite supplémentaire est réservé à un petit nombre de cadres supérieurs, quand il n’a pas pour seul bénéficiaire le président-directeur général de la société, comme c’est le cas de France Télécom. Le dirigeant de cette entreprise est ainsi en situation d’obtenir une retraite supplémentaire égalant 20,8 % de la meilleure moyenne annuelle de ses rémunérations brutes des trente-six derniers mois d’activité. Pour mémoire et, à titre de comparaison, le régime général des salariés du privé est déterminé sur la base de la rémunération perçue lors des vingt-cinq meilleures années, ce qui induit un effet de lissage considérablement plus fort.
Le mécanisme des retraites supplémentaires à prestations définies engendre le plus souvent à la charge des sociétés concernées des provisions de plusieurs millions d’euros pour un nombre très réduit de bénéficiaires. Les organisations professionnelles des entreprises ont reconnu implicitement l’existence d’abus, à l’occasion de l’élaboration de leurs dernières recommandations sur les rémunérations des dirigeants mandataires sociaux. À cette occasion, elles ont souhaité poser certaines exigences de bon sens, à savoir que :
– le groupe de bénéficiaires potentiels soit sensiblement plus large que les seuls mandataires sociaux ;
– les bénéficiaires satisfassent des conditions raisonnables d’ancienneté dans l’entreprise, fixées préalablement par le conseil d’administration ou le directoire ;
– les droits potentiels ne représentent qu’un pourcentage limité de la rémunération fixe de chaque bénéficiaire ;
– la période de référence prise en compte pour le calcul des prestations soit de plusieurs années, tout gonflement artificiel de rémunération sur cette période à seule fin d’augmenter le rendement du régime de retraite se voyant proscrit.
Ces prescriptions ont représenté une réelle innovation par rapport aux recommandations publiées en janvier 2007. Il convient peut-être d’attendre un peu pour leur laisser le temps de produire leurs effets, avant d’envisager d’intervenir formellement sur la question. Néanmoins, si les aménagements proposés par le MEDEF et l’AFEP ne se révèlent pas suffisamment efficaces, il conviendra de réfléchir à un système différent. En l’espèce, la suggestion de l’institut Montaigne consistant à mettre fin à la compensation financière des entreprises en contrepartie de la mise en place pour leurs dirigeants d’un régime de retraite par capitalisation assorti le cas échéant de déductions fiscales ne manque pas d’attrait. Il s’agit d’une alternative intéressante à l’instauration d’une fiscalité confiscatoire, qui résoudrait certainement le problème en cette période de crise mais ouvrirait la voie à la réitération des excès passés une fois la reprise venue."
lire le rapport
vendredi 3 juillet 2009
La lettre d'information du Cercle du mois de juillet 2009
Lire la lettre

mercredi 1 juillet 2009
le phénomène mondial du vieillissement de la population
Le défi du financement des retraites est bien mondial et imposera de modifier en profondeur le système économique et social.
lire l'étude de l'INED
lundi 29 juin 2009
Mais quand pourrais-je partir à la retraite ?
En revanche, sur les autres thèmes abordés, le sondage confirme les résultats du Cercle. Ainsi, 75% des personnes se déclarent inquiètes face au problème des retraites.
L'allongement de la durée de cotisation reçoit un accueil favorable pour 38 % des sondés et 62 % sont opposés.
Seulement 9 % des Français seraient prêts à accepter la baisse des pensions. Or, de manière implicite, c'est ce qui risque de se passer à défaut d'engager une réelle réforme des retraites.
La moitié des sondés sont favorables au développement de compléments par capitalisation soit un score quasi identique à celui du Cercle (52 %).
samedi 27 juin 2009
Dossier Retraite dans le Fig Mag du 27 juin
Lire l'article sur la question de l'âge de départ à la retraite
Lire l'article "faire les bons choix pour de belles années"
Lire l'article "le PERP en attente de réforme"
vendredi 26 juin 2009
Dossier spécial Retraite dans l'hebdo "Le Point"
pour en savoir plus
jeudi 25 juin 2009
Faut-il souscrire aux emprunts obligataires ?
Au-delà des mots, l'épargnant devra prendre en compte le taux, autour de 4 % certainement, le montant des prélèvements fiscaux et sociaux, environ 30 % et les frais de gestion.
Par ailleurs, le montant du capital est garanti au terme de l'emprunt ; entre temps, le capital évolue en fonction des taux. Si les taux augmentent, la valeur des obligations baissent. En outre, en cas d'inflation, le capital n'est pas sauf clause d'indexation réévalué.
En règle générale, les actions supportent mieux l'inflation que les obligations....
Le Cumul emploi/retraite expliqué
télécharger la fiche pratique
lundi 22 juin 2009
L'assurance vie, le couteau suisse de l'épargne française
Le rapport rappelle sans surprise que l'assurance vie avec ses 12 millions de contrats est le placement préféré des Français. Son essor n'est pas sans lien avec l'absence dans notre pays de fonds de pension.
L'assurance-vie représente 40 % des placements financiers des ménages en 2007 contre 30 % en 1998. A la fin de l'année 2008, l'encours de l'assurance-vie représentait 1144 milliards d'euros. En 1994, elle pesait moins de 300 milliards d'euros.
La progression de l'assurance-vie est d'autant plus à signaler que sa fiscalité a été alourdie au fil des années. Au départ, l'exonération était quasi la règle.
En matière d'impôt sur le revenu, le régime dépend de trois facteurs :
- la date de conclusion du contrat
- la date de versement des primes avec deux dates à prendre en compte (le 1er janvier 1983 fin de l'exonération des contrats d'assurance vie quelle que soit leur durée; le 26 septembre 1997, fin du régime d'exonération totale des contrats de plus de 8 ans)
- durée de détention du contrat à la date de rachat (contrat de moins de 8 ans, imposition majorée, contrat de plus de 8 ans, imposition allégée).
Depuis 1983, le taux d'imposition est de 35 % pour les contrats de moins de 4 ans et de 15 % pour ceux de 4 à 8 ans.
A l'exception des contrats DSK et NSK, depuis le 1er janvier 1998, les contrats de plus de 8 ans sont soumis à une imposition de 7,5 % avec application d'un abattement de 4600 euros pour une personne seule et 9200 euros pour un couple.
Les prélèvements sociaux qui n'existaient pas il y a 20 ans se sont accrus ces dernières années.
Pour les contrats en unités de compte, ils sont acquittés au moment du rachat ; pour les fonds euros, ils sont perçus annuellement.
Depuis le 1er janvier 2009, les prélèvements sociaux représentent 12,1 % (0,5 % de CRDS, 8,2 % de CSG, 2 % de prélèvements sociaux, contributions additionnelles de 0,3 % et de 1,1 % pour le RSA).
Le régime fiscal au moment de la succession reste avantageux. 20 % des contrats se dénouent au moment du décès du titulaire.
Les montants des contrats de l'assurance vie ne rentrent pas dans l'actif successorale. La fiscalité applicable dépend de trois facteuurs :
- la date d'ouverture du contrat
- la date de versement des primes
- l'âge du souscripteur.
Pour les contrats ouverts depuis le 20 novembre 1991,
- pour les assurés de moins de 70 ans, exonération totale (jusqu'au 13 octobre 1998) puis depuis cette date imposition à 20 % avec abattement de 152 000 euros;
- pour les assurés de plus de 70 ans, droits de succession applicable pour les primes supérieures à 30 500 euros.
La dépense fiscale du régime de l'assurance-vie est de 2,8 milliards d'euros.
Le CESE préconise une simplification du régime fiscal.
Les multiples objectifs de l'assurance-vie :
- la constitution d'une épargne de précaution
- la préparation de l'achat d'un logement ou de la construction d'une résidence principale ou secondaire
- la préparation de la retraite
- la constitution d'une épargne en vue de la dépendance
- la préparation de la succession
Les contrats d'assurance-vie ont bénéficié d'importantes innovations. Autrefois, constitués en fonds garanti, ils se sont mués en enveloppe accueillant tout type d'instruments financiers (fonds en unités de compte, fonds multisupports, fonds diversifiés).
Avec l'amendement Fourgous (2005), le bénéficiaire d'un contrat d'assurance-vie souscrit en euros peut sans perdre les avantages fiscaux qui y sont attachés le transformer en contrats multi-supports à condition de consacrer 20 % de l'actif aux actions. Plus de 1,3 million de contrats ont été transformés représentant 47 milliards d'euros.
La force des contrats d'assurance-vie provient de leur souplesse : différents types de gestion, versements programmés ou libres, prime unique, sortie en rente, en capital....)
lire le rapport
Trou noir dans le monde de la retraite
Le gouvernement a demandé au COR d'étudier la transformation du régime général en régime par points qui permettrait de lisser plus finement les effets du vieillissement et de mieux valoriser la poursuite de l'activité au-delà de 60 ans.
dimanche 21 juin 2009
Age de départ à la retraite, le débat est lancé ?
Il est noté que la France se caractérise par son faible taux d'emploi des seniors (38,2 %) et également un âge moyen de départ à la retraite très bas (59,5 ans pour les hommes et 59,4 ans pour les femmes). En Suède, le taux d'emploi des 55/64 ans est de 70,3 % ; l'âge moyen de sortie du marché du travail y est de 64,2 ans pour les hommes et de 63,6 ans pour les femmes. Au Royaume-Uni, le taux d'emploi des seniors est de 58,2 % avec un âge de départ de 63,6 ans pour les hommes et de 61,7 pour les femmes. En Allemagne, le taux d'emploi est de 53,8 % et l'âge de départ est de 62,6 pour les hommes et de 61,5 ans pour les femmes.
Les journalistes du Monde indiquent que si le MEDEF veut porter l'âge légal 63,5 ans, les syndicats sont assez opposés à toute modification et mettent comme préalable la prise en compte de la pénibilité. Or, les négociations sur le sujet ont échoué l'année dernière après plus de trois ans de discussion.
lire le dossier du Monde
mardi 16 juin 2009
les âges de départ à la retraite
Ainsi, il y a l'âge réel de départ à la retraite, l'âge à partir duquel on ne travaille plus et à partir duquel on perçoit une pension. En 2008, les Français sont partis à la retraite, en moyenne à 61,03 ans contre 60,91 ans en 2007. Néanmoins, de très nombreux actifs prennent leur retraite avant 60 ans (préretraite, retraite anticipée, dispense de recherche d'emploi, régimes spéciaux). Seulement 49 % des Français sont encore actifs après 59 ans.
L’âge réel de départ à la retraite est de 53,8 ans à la RATP, de 58,5 ans pour les fonctionnaires de l’Etat, de 61,1 ans pour les salariés su privé et de 65 ans pour les avocats.
L'âge légal de départ à la retraite qui est fixé depuis 1982 renvoie à la notion de l'âge à partir duquel un actif peut prendre de sa propre initiative sa retraite ce qui ne signifie pas qu'il obtiendra une retraite à taux plein. Sa retraite sera calculée en fonction des droits accumulés durant sa période d'activité. Pour obtenir la retraite à taux plein sans condition de droits, il faut avoir 65 ans.
Enfin, depuis le 1er janvier 2009, tout salarié ne peut pas être mis d'office à la retraite jusqu'à 70 ans. Si un employeur souhaite se séparer d'un salarié de plus de 65 ans, il faut qu'il passe par un licenciement. Cette barrière fixée à 70 ans est certainement illégale car elle constitue une discrimination en fonction de l'âge.
De nombreux pays ne disposent pas d'âge légal de départ à la retraite. Ils retiennent simplement des âges permettant de partir avec une retraite à taux plein sans décote.
En moyenne, l'âge de la retraite sein de l'OCDE est aujourd'hui de 65 ans. Plusieurs pays ont prévu de la porter progressivement à 67 voire 69 ans.
En Australie, l'âge de la retraite a été reculé de 60 à 65 ans. En Autriche, il est en voie de passer de 62 à 65 ans. En Corée, il a été relevé de 60 à 65 ans. Au Danemark, un système de relèvement progressif de 65 à 67 ans a été adopté. En Grèce, il est porté de 58 à 65 ans. En Hongrie, il a été fixé à 62 ans tout comme en Italie. Au Japon, l'âge a été fixé à 65 ans tout comme en Nouvelle Zélande et au Portugal. En République Slovaque, l'âge a été relevé à 62 ans ; en république Tchèque à 63 ans. Au Royaume-Uni, l'âge d'éligibilité des droits est de 65 ans. En Turquie, l'âge de la retraite est de 65 ans. En Norvège, en Islande et aux Etats-Unis, l'âge de la retraite est fixé à 67 ans. La France avec son âge fixé à 60 ans est le pays où l'âge est le plus bas.
Si le Gouvernement décidait de fixer la retraite à 62 ans, cette mesure génèrerait une économie de près de 7 milliards d'euros (6,6 milliards d'euros). Selon le dernier sondage du Cercle des Epargnants, une majorité de Français n'était pas opposée à travailler jusqu'à 62 ans ce qui constituait une inflexion par rapport aux précédents résultats.
dimanche 14 juin 2009
Les 60 ans en question
Face aux réalités démographiques, l'allongement de la durée de la vie, le mythe des 60 ans se fissure. A savoir quelles seront les contreparties pour les salariés?
jeudi 11 juin 2009
Retraite anticipée, fin d'une époque
mardi 9 juin 2009
Rente et rente, fiscalité varie
Ainsi, le titulaire d'un contrat d'assurance-vie sortant en rente ne sera imposé que sur une fraction de celle ci à hauteur de :
- 70 % de sa valeur s'il a moins de 50 ans ;
- 50 % de sa valeur s'il à entre 50 et 59 ans ;
- 40 % de sa valeur s'il a entre 60 et 69 ans
- 30 % de sa valeur s'il a plus de 70 ans.
Ce régime s'applique au PERCO et au PEA.
En revanche, pour le PERP, c'est le plein assujettissement à l'IR. En contrepartie, ce produit bénéficie d'un avantage fiscal à l'entrée (déduction sur les revenus).
De toute façon, les prélèvements sociaux s'appliquent soit 12,1 %.
lundi 8 juin 2009
la lettre n°35 du Cercle des Epargnants
Au sommaire de la lettre n°35 du Cercle des Epargnants :
- les derniers résultats de l'assurance-vie
- l'emploi des seniors
- la directive Solvency 2
- le rapport du Conseil d'analyse économique sur l'épargne
- l'emploi des seniors
- la dépendance.
télécharger la lettre n°35
samedi 6 juin 2009
Pour préparer sa retraite, le placement action demeure pertinent
consulter le rapport
vendredi 5 juin 2009
Retraite chapeau : proposition de loi de Michel Mercier
Prenant appui sur les récentes polémiques, Michel Mercier souhaite assujettir les contributions des employeurs pour le financement de ces retraites à la CSG et au RDS.
Cette proposition de loi n'est pas encore inscrite à l'ordre du jour du Sénat. Par ailleurs, le Gouvernement a institué un groupe de travail visant à élaborer des mesures sur le sujet d'ici la fin de l'été.
consulter la proposition de loi
jeudi 4 juin 2009
Interview de Jean-Pierre Gaillard et de Philippe Crevel
retrouver l'interview
lundi 25 mai 2009
Le Come back de l'assurance-vie
Au 30 avril 2009, l'encours de l'assurance vie s'élevait à 1 154,7 milliards d'euros en progression de 2 % par rapport à 2008.
Dans le même temps, la collecte sur le Livret A diminue mais reste positive. Les Français, en période de crise, ont tendance à accroitre leur effort en matière d'épargne et à reconstituer leur patrimoine atteint par la chute des cours en 2008.
Le taux d'épargne qui était de 14,9 % du revenu disponible brut en 2008 devrait atteindre 16 % d'ici la fin de l'année.
Travailler plus longtemps pour vivre mieux
Pour l’équipe des Dr Powell et Lovestone, travailler plus longtemps a un impact positif sur la stimulation du cerveau au point de retarder l’apparition de la maladie d’Alzheimer.
Plus de 1300 Britanniques atteints de démence sénile ont été étudiés. Leur éducation, leur emploi et l’âge de leur prise de retraite ont notamment été vérifiés.
Les chercheurs ont remarqué que ceux qui avaient poursuivi leurs activités au-delà de l’âge moyen de départ à la retraite avaient développé la maladie d’Alzheimer plus tardivement que ceux qui avaient pris leur retraite plus tôt.
Ils considèrent qu’une année de travail de plus entraînerait un retard de six semaines dans l’apparition des premiers symptômes de la maladie.
dimanche 24 mai 2009
Les Entretiens de l'Epargne et de la Retraite le 18 juin à Montpellier
à l'Hôtel Pullman Antigone (ex Sofitel)
1, rue des Pertuisanes - Montpellier
Participeront à cette réunion Jean-Pierre Gaillard, journaliste économique, Jacques Barthélémy, avocat conseil en droit social, Florence Legros, économiste et professeur d'université à Paris Dauphine et Philippe Crevel.
Ce débat est ouvert à tous. Vous pouvez vous inscrire en ligne
Télécharger l'invitation
vendredi 22 mai 2009
Assurance vie : à la recherche de l'argent
Concrètement, 150 000 à 170 000 contrats tomberaient chaque année en déshérence. Faute de pouvoir retrouver les bénéficiaires, l'argent est reversé à l'actif des compagnie d'assurances et profite donc aux autres assurés.
Bien souvent, l'adresse du titulaire n'a pas été actualisée, celle des bénéficiaires peuvent être manquantes ou les personnes concernées sont soient décédées. Les sommes en jeu par contrat serait de 12 000 euros.
La tentation des pouvoirs publics est de mettre la main sur ces fonds plus que de le redistribuer.
Philippe Houillon a proposé la création d'une commission d'enquête sur le sujet et le sénateur Hervé Maurey préparerait un proposition de loi. Hervé Novelli, en réponse à une question d'un sénateur, a indiqué que le Gouvernement rendrait public le rapport prévu par la loi de 2007 sur les contrats en déshérence. Depuis le 1er janvier 2009, les assureurs peuvent consulter le fichier INSEE sur les décès via l'Association pour la gestion des informations sur le risque en assurance.
La loi de 2007 a prévu que 30 ans après l'ouverture du contrat ou après le décès de son titulaire et si aucun bénéficiaire s'est manifesté, les sommes capitalisées sont affectées au Fonds de réserve des retraites.
Plan Sénior le décret est publié
Si les intentions sont louables, l'application risque d'être hasardeuse compte tenu de la complexité et l'hétérogénéité des situations.
Les entreprises devront se fixer des objectifs et les suivre par des indicateurs sur les points suivants :
« 1° Recrutement des salariés âgés dans l’entreprise ;
« 2° Anticipation de l’évolution des carrières professionnelles ;
« 3° Amélioration des conditions de travail et prévention des situations de pénibilité ;
« 4° Développement des compétences et des qualifications et accès à la formation ;
« 5° Aménagement des fins de carrière et de la transition entre activité et retraite ;
« 6° Transmission des savoirs et des compétences et développement du tutorat."
Le Ministre de l'Emploi et les préfets de région seront compétents pour valider les plans.
La taxe sera perçue sur une base mensuelle pour tout mois de non mise en oeuvre d'un plan en faveur de l'emploi des seniors.
Je pense qu'il y a du travail pour les juristes et que le contentieux ne manquera pas de se développer d'autant plus que ses plans peuvent être élaborés au niveau des branches, au niveau de l'entreprise de manière paritaire. En cas d'échec des négociations, le chef d'entreprise pourra élaborer un plan.
télécharger le décret
jeudi 21 mai 2009
La dépendance de plus en plus un problème
Les Français se déclarent de plus en plus concernés par la question de la dépendance. En 2009, près d’un Français sur trois (32%) indique avoir dans son entourage proche une personne âgée dépendante, en perte d’autonomie physique ou psychique. Pour 21% des Français, il s'agit d’un parent proche (père, mère, grands-parents ou arrière grands-parents).
D'ici 2040? le nombre de personnes de plus de 60 ans doublera. 1,2 millions de personnes âgées seront dépendantes, soit une progression de plus de 40 % par rapport à l'an 2000.
Près de trois Français sur quatre (71%) considèrent que le système n'est pas efficient jugeant que les pouvoirs publics ne couvrent pas bien le risque de la dépendance. La progression de ce jugement est en forte hausse : (+ 16 points en cinq ans et + 3 points en deux ans).
"Par ailleurs, la critique est de plus en plus sévère : en 2004, moins d’un Français sur cinq (14%) sanctionnait très durement l’action des pouvoirs publics (« pas du tout satisfaisante »). En 2009, 22% dénoncent un grave déficit de politique publique".
Le report de la création de la cinquième branche ou de la mise en place d'un nouveau dispositif en faveur de la dépendance ne vont pas améliorer la situation. Les Français jugent que les pouvoirs publics ne communiquent pas assez ou mal sur le sujet.
"55% des Français déclarent en effet qu’ils ne se sentiraient pas capables de prendre en charge une personne âgée dépendante de leur entourage, en perte d’autonomie physique ou psychique. Un sur quatre (26%) admet même qu’il n’en serait pas du tout capable".
Les maisons de retraite ont toujours eu une mauvaise image en France. Leurs coûts comme l'insuffisance de la qualité des services sont mis en avant. Un récent sondage de la Sofres confirme la méfiance des Français qui souhaitent le plus longtemps possible rester chez eux.
La question des services à la personne est de plus en plus fondamentale. Les personnes travaillant auprès des personnes âgées sont estimées à 3 700 000 personnes. Ce personnel devrait s'accroitre sous réserve de trouver des salariés motivés et formés ainsi que de solvabiliser la demande.
Ainsi, sans surprise, les sondés souhaitent "les personnes qui s’occupent quotidiennement ou très régulièrement d’une personne âgée dépendante disposent d’une aide financière (63%), d’une formation pour savoir répondre à ses besoins (58%), de moments de répit grâce à l’hébergement temporaire de la personne âgée en maison de retraite (57%) et d’un statut légal de l’aidant (53%)".
vendredi 15 mai 2009
Point sur les Marchés Financiers par Generali Investments
Pour le mois de mai, c'est Marc Fabayre qui participe aux "Minutes Marché" et qui répond au questions suivantes :
- Après le rebond de mars et avril, où en est-on ?
- Les chiffres : indicateurs économiques fiables ?
- Comment aborder le 2è trimestre ?
- Pourquoi en avril ce fort rebond des petites capitalisations ?
- Parmi les petites capitalisations, que sélectionner ?
Marc Fabayre est directeur de la distribution Europe de Generali Investments et participe aux réunions du Cercle des Epargnants "Les Entretiens de l'Epargne Retraite " en tant que spécialiste Financier.
regarder la vidéo
mardi 12 mai 2009
La CNAV fait un cadeau sans le savoir...
samedi 9 mai 2009
La Lettre du Cercle : mai 2009


Au sommaire de la lettre n°34 du Cercle des Epargnants :
- l'avenir du PERP
- quelles limites pour la dette publique
- l'information en matière de droits à la retraite
- le Cercle et le développement durable
- l'emploi des seniors
- la dépendance
télécharger la lettre n°34
mercredi 6 mai 2009
Revenus du patrimoine, montée des inégalités ?
L'INSEE souligne que les divergences de pouvoir d'achat ont augmenté ces dernières années. Ainsi, si de 2003 à 2005, en euros constants, le niveau de vie médian a progressé de 1,3%, il s'est accru de plus de 10 % pour un tiers des ménages et a diminué d'autant pour un autre tiers. Pour 12,7 % de la population, la baisse atteint même 30 %. Pour 18,6 % de la population, la hausse est de plus de 30 %.
lire le rapport
lundi 4 mai 2009
La Commission Européenne au chevet des retraites
A travers ce rapport, la Commission souligne que malgré la crise, les Etats membres doivent poursuivre les réformes en matière de retraite. En effet, d'ici 50 ans, l'âge médian, qui s'établit aujourd'hui à environ 40 ans, devrait passer à 48 ans en raison de la hausse de l'espérance de vie, de la faiblesse du taux de natalité et du ralentissement de l'immigration. Selon le rapport, d'ici 2060, les dépenses augmenteront en moyenne de 4,7 % du PIB, en raison du nombre croissant de seniors. Pour chaque personne de plus de 65 ans, il ne restera plus que deux personnes en âge de travailler (de 15 à 64 ans), contre quatre aujourd'hui.
lire le rapport
vendredi 1 mai 2009
Vous avez dit "inquiet" !
retrouver les résultats du sondage
mercredi 22 avril 2009
haro sur les retraites chapeau
Retraite entre démagogie et refondation
Mais, le dossier n'a été que partiellement fermé. L'accroissement plus rapide des déficits en raison justement de la crise mais aussi du dispositif mis en oeuvre pour les carrières longues devient préoccupant. Le déficit de la sécurité sociale dépassera 18 milliards d'euros en 2009 et celui de l'assurance vieillesse flirtera avec les 10 milliards d'euros.
Face à cette situation qui n'a vocation, malheureusement, qu'à s'aggraver le Gouvernement est tiraillé entre les vieilles recettes pour lutter contre l'envolée du chômage, c'est à dire la remise au goût du jour des préretraites et de l'autre l'adoption de réformes audacieuses pour garantir la pérennité de notre système de retraite.
A travers une proposition de loi déposée par plusieurs députés UMP, la majorité entend, à titre exceptionnel, remettre en cause la suppression des préretraites décidée il y a quelques mois dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2009. C'est bien connu dans le passé, les préretraites ont réussi à endiguer le chômage des jeunes... Comme quoi les vieilles rengaines n'en finissent pas de hanter les couloirs des palais nationaux même si elles riment avec échecs. Comment croire qu'une entreprise se séparant de vieux salariés les remplacera par des jeunes, comment croire qu'un vieux salarié occupe un emploi identique à celui d'une jeune recrue ? Il n'y a que dans le cinéma pour voir de telle scène. En outre, cette année plus de 750 000 retraités partiront à la retraite, la question n'est donc pas celle d'élaguer les vieilles branches des entreprises françaises mais au contraire d'améliorer la formation des futurs salariés. L'argent destiné aux préretraites serait plus utile s'il était affecté à la formation des jeunes actifs. La crise contrairement aux idées reçues est une crise d'offre et non une crise de la demande.
Au-delà de la démagogie, certaines voix se font entendre pour débattre enfin réellement de l'âge légal de départ à la retraite. Notre pays est un des derniers a resté avec un âge fixé à 60 ans. La moyenne est à 65 ans et certains Etats ont décidé progressivement de le repousser à 67 voire 69 ans. Affreux, recul social, exploitation des vieux... Mais, il faut souligner qu'en soixante ans, l'espérance de vie à la retraite est passée de 10 à 17 ans. Bien évidemment, le travail des seniors suppose des adaptations, la prise en compte des capacités physiques. La Finlande et globalement les pays d'Europe du Nord sont en avance sur le sujet. Par ailleurs, un senior au travail a moins de risque de développer des maladies en particulier celles liées à la dégénérescence du cerveau...
Autre piste de réflexion lancée au sein de la majorité et sur laquelle travaille le Conseil d'Orientation des Retraite, la transformation du régime général de retraite qui est aujourd'hui un système à cotisations définies en un système par points ou en un système notionnel sur le modèle suédois. Les avantages d'une telle modification est de pouvoir mieux anticiper financièrement les effets du vieillissement sur les comptes de l'assurance vieillesse en jouant sur deux paramètres, la valeur d'achat du point en période de constitution de sa retraite et la valeur de rachat du point au moment de la liquidation. Le régime par points permet de mieux prendre en compte les parcours professionnels des salariés et rend plus facile les achats supplémentaires de points pour améliorer sa retraite. Les salariés décidant de poursuivre leur activité au-delà de l'âge légal et ayant le nombre de trimestres suffisant peuvent tirer un plus grand bénéfice que dans le système actuel.
La page du rendez-vous des retraites pour 2008 est à peine tournée que celle de 2010 s'annonce. Les discussions seront marquées tout à la fois par la nécessité d'endiguer un déficit structurel mais aussi par l'éventuelle persistance de la crise. Entre passion et raison, le débat entre les partenaires sociaux risque d'être délicat.
lundi 20 avril 2009
Le Madelin traverse bien la crise
86 % des nouveaux contrats l'ont été par des compagnies d'assurances et 14 % par des bancassurances.
Le montant des cotisations nouvelles annualisées a atteint l'année dernière 134 millions d'euros en progression de 15 %.
Le montant annuel des cotisations des nouveaux contrats est passé de 606 à 637 euros de 2007 à 2008.
Fin 2008, il a été dénombré 1,4 million de contrats Madelin soit une augmentation de 9 % par rapport à 3007. Le taux de sortie a baissé passant de 10 à 7 % de 2007 à 2008. 102 000 sorties ont été enregistrées par décès ou résiliations contre 125 000 en 2007.
Le montant des cotisations a atteint en 2008 1,180 milliard d'euros en hausse de 11 % par rapport à 2007.
Quatre acteurs contrôlent 55 % du marché en ce qui concerne les cotisations.
Le montant annuel des cotisations sur le stock total des contrats est de 845 euros contre 824 en 2007. Les contrats des assureurs bénéficient de montant de cotisations nettement supérieurs à ceux des banques (343 euros).
jeudi 16 avril 2009
Information des actifs sur leurs droits en matière de retraite, la route est longue
Pour 2009, 4 millions de personnes seront touchés par ces dispositifs. Les classes d'âge 1952 et 1953 recevront les deux documents quand les générations de 1959, 1964 et 1969 disposeront d'un relevé de situation. A compter de 2010, tous les assurés à partir de 35 ans seront informés tous les cinq ans.
Ce système a été mis en place par le GIP Info Retraite qui regroupe 36 organismes de retraite.
Les retards dans la mise en oeuvre de ce système d'information sont liés à des problèmes informatiques et de la complexité liée au rattachement des actifs à un grand nombre d'organismes de retraite. Avec la mobilité et les changements de statuts, les assurés dépendent en moyenne de 2,9 régimes différents. Certains peuvent être rattachés jusqu'à plus de 9 régimes.
dimanche 12 avril 2009
Chronique sur France Info
[écouter ses chroniques->http://www.france-info.com/spip.php?article277559&theme=81&sous_theme=106]]
jeudi 9 avril 2009
Retraite et complémentaire santé, un ménage menacé
Cette interprétation qui si elle était appliquée à tous les anciens salariés remettrait en cause l'équilibre de nombreux régimes au risque de réduire la couverture des actifs et des inactifs, voire d'inciter les entreprises à dénoncer les accords instaurant les complémentaires.
La lettre d'information n°33 du mois d'avril du Cercle est publiée
lundi 6 avril 2009
Le plan senior attendra
Pour mémoire, le taux d'emploi des 55/64 ans était en 2007 de :
- 70 % en Suède
- 57,4 % au Royaume-Uni
- 51,5 % en Allemagne
- 50,9 au Pays Bas
- 44,7 % en moyenne au sein de l'Union Européenne
- 44,6 % en Espagne
- 38,6 % en Autriche
- 38,3 % en France
- 34,4 % en Belgique
- 33,8 % en Italie
mercredi 1 avril 2009
Retraite chapeau sur la scellette
Au-delà de la polémique concernant quelques dirigeants d'entreprise, il faut pas oublier que 2 millions de salariés bénéficient de suppléments de retraite au sein de leur entreprise (articles 82, 83 et 39 ainsi que le PERCO).
Interdire ces dispositifs comme le suggère François Sauvadet serait pénalisé de nombreux salariés et pas simplement les dirigeants.
Il faut savoir que les régimes de retraite supplémentaires sont soumis pour certains d'entre eux à négociation avec les partenaires sociaux et qu'ils sont fiscalement encadrés. L'exonération au titre de l'impôt sur les sociétés est plafonnée. Par ailleurs, le bénéficiaire de la retraite supplémentaire acquitte l'impôt sur le revenu, la CSG et le RDS. Les employeurs acquittent, en outre, une contribution (8 ou 12 %) pour la Sécurité sociale. Dans la majorité, certains élus souhaiteraient accroître ce taux (le doubler) ou soumettre à cotisations sociales les montants concernés.
d'un côté, les dirigeants politiques demandent de préparer la retraite mais de l'autre ils taxent en permanence les produits d'épargne retraite. D'ici 2040, le taux de remplacement (montant de la pension- régime général et complémentaires- par rapport au dernier salaire perçu) baissera de 10 à 20 points. Pour les cadres, le taux de remplacement devrait être de 40/45 %.
Selon le sondage du Cercle des Epargnants, les Français sont favorables au développement d'un système mixte associant répartition et capitalisation. Dans ce cadre, ils souhaitent que les entreprises s'impliquent davantage en matière de retraite....
Retraite chapeau sur la scellette
Au-delà de la polémique concernant quelques dirigeants d'entreprise, il faut pas oublier que 2 millions de salariés bénéficient de suppléments de retraite au sein de leur entreprise (articles 82, 83 et 39 ainsi que le PERCO).
Interdire ces dispositifs comme le suggère François Sauvadet serait pénalisé de nombreux salariés et pas simplement les dirigeants.
Il faut savoir que les régimes de retraite supplémentaires sont soumis pour certains d'entre eux à négociation avec les partenaires sociaux et qu'ils sont fiscalement encadrés. L'exonération au titre de l'impôt sur les sociétés est plafonnée. Par ailleurs, le bénéficiaire de la retraite supplémentaire acquitte l'impôt sur le revenu, la CSG et le RDS. Les employeurs acquittent, en outre, une contribution (8 ou 12 %) pour la Sécurité sociale. Dans la majorité, certains élus souhaiteraient accroître ce taux (le doubler) ou soumettre à cotisations sociales les montants concernés.
d'un côté, les dirigeants politiques demandent de préparer la retraite mais de l'autre ils taxent en permanence les produits d'épargne retraite. D'ici 2040, le taux de remplacement (montant de la pension- régime général et complémentaires- par rapport au dernier salaire perçu) baissera de 10 à 20 points. Pour les cadres, le taux de remplacement devrait être de 40/45 %.
Selon le sondage du Cercle des Epargnants, les Français sont favorables au développement d'un système mixte associant répartition et capitalisation. Dans ce cadre, ils souhaitent que les entreprises s'impliquent davantage en matière de retraite....
mardi 24 mars 2009
Statu-quo pour les complémentaires
lundi 16 mars 2009
Les futurs retraités rêvent d'être propriétaires au soleil
Ce sondage a été réalisé auprès d'un échantillon de 798 personnes, âgées au moins de 50 ans, et interrogées du 16 au 17 janvier 2009.
mercredi 11 mars 2009
Le cumul emploi/retraite s'organise
Un site, BiTWIIN.com, fondé par trois jeunes (Luc-Aurélien Nory, Bertrand Favre et Thomas Fourdin,diplômés de l’ESSEC, HEC et de l'INT Télécom), vise à exploiter les nouvelles possibilités offertes aux aux jeunes retraités en leur proposant de :
1. trouver des compléments de retraites en travaillant quelques heures par semaine chez des particuliers;
2. se créer une communauté de proximité avec amis, activités personnelles et groupes
thématiques (car le lien social est la clé d'une retraite réussie) Etre le lien entre les retraités, des employeurs éventuels et d’autres retraités,
L’inscription est totalement gratuite pour les retraités. Et sur l’utilisation de l’outil Internet par les retraités, les jeunes associés ne se font pas de souci. « Les plus de 50 ans sont 46% à utiliser Internet, les retraités 30%. Et l’outil informatique est en plein boom chez les jeunes retraités », expliquent-ils.
Selon les responsables de ce site "BiTWiiN.com a été développé avec des seniors pour des seniors ; pour répondre, avant tout, à leurs attentes et leur permettre de mieux vivre leur retraite. Durant plus de deux mois, le site a été testé par plus d’une
vingtaine de retraités."
Toujours selon les resposables de BiTWiin.com, depuis son ouverture le 1er avril, le site a enregistré l'inscription de 2000 retraités se sont inscrits. L'objectif qui a été fixé d'ici juin 2009 est de 5000.
Les Français prêts à travailler au delà de 60 ans
Pour retrouver l'ensemble des résultats
Madelin, le produit retraite qui progresse malgré la crise
En 2008, 88 000 contrats Madelin ont été ouverts soit un peu moins qu’en 2007, 92 000. Le nombre de contrats en cours de constitution a progressé de 6 % pour atteindre 791 000 contre 744 000 à la fin du mois de décembre 2007. Fin 2008, les adhérents en cours de constitution étaient de 669 000.
Les cotisations versées se sont élevées à 1,957 milliards d’euros contre 1,874 milliards d’euros en 2007, en progression de 4 %. Les provisions mathématiques des contrats en cours de constitution ont atteint 12,393 milliards d’euros contre 11,867 milliards d’euros fin 2007. La progression n’a été que de 4 % contre 12 % en 2007 du fait de la contraction de la valeur des unités de comptes. La provision mathématique moyenne des contrats en cours de constitution est de 15 700 euros contre 16 000 euros en 2007.
mardi 10 mars 2009
Sondage 2009 du Cercle des Epargnants sur les Français, l'Epargne et la Retraite
Cette enquête a été réalisée au mois de janvier et prend en compte la nouvelle donne économique. Plusieurs questions liées à la crise ont été ainsi posées. Vous pouvez retrouver tous les résultats sur le site du Cercle des Epargnants.
la plaquette de présentation du sondage 2009
les principaux tableaux de l'étude présentés à l'occasion de la conférence de presse
la note de Jérôme Jaffré
le communiqué de presse en pdf
SONDAGE CERCLE DES EPARGNANTS/CSA/CECOP
Les Français, l’Epargne et la Retraite en 2009
Les Français prêts à travailler et à épargner plus pour leur retraite
Le Cercle des Epargnants, Centre d’Etudes et d’Information sur l’Epargne et la Retraite, a commandé une enquête* sur les Français et leur retraite au Centre d’Etudes et de Connaissances sur l’Opinion Publique (CECOP) dirigé par Jérôme Jaffré. Les interviews confiées à l’institut CSA ont été réalisées par téléphone les 21 et 22 janvier 2009.
Face à la crise et de manière très traditionnelle, les Français sont plus fourmis que cigales. Seuls 16 % d’entre eux se déclarent prêts à puiser dans leur épargne pour soutenir leur consommation. En revanche, 27 %, par précaution, ont l’intention d’épargner davantage et 56 % de faire ni l’un, ni l’autre.
Vis-à-vis de leur future retraite, les Français demeurent inquiets (59 % en 2009 contre 61 % en 2008 et 64 % en 2007). Par ailleurs, la proportion de Français confiants diminue passant de 26 à 19 % de 2008 à 2009. Cette baisse peut s’expliquer tant par les incertitudes que génère la crise que par la meilleure visibilité qu’ils ont de leur future pension. Ils sont, en effet 30 %, en 2009, à avoir une vision claire de leurs futurs revenus contre 22 % en 2007. Ce résultat est lié à celui d’une meilleure information en la matière. 49 % des Français affirment être bien informés sur ce sujet contre 42 % en 2007.
Le mur des 60 ans comme âge pour arrêter de travailler s’effrite. En un an, la majorité s’est inversée en ce qui concerne la possibilité de travailler jusqu’à 62 ans. (49 % favorable contre 48 % défavorable en 2009, les chiffres en 2008 étaient respectivement de 42 et 52).
Les Français pensent à 62 % que l’entreprise jouera le jeu. Ce changement d’attitude semblerait prouver que le débat sur l’emploi des seniors a porté ses fruits. Néanmoins, le souhait intime des Français est de pouvoir partir à la retraite avant 60 ans (59,6 ans en moyenne). De ce fait, le recul de l’âge de départ à la retraite est plus subi que voulu.
Parmi les mesures phares du Rendez-vous sur les retraites de 2008, le cumul emploi/retraite est accepté par 50 % des Français. Seuls 16 % souhaitent qu’il soit interdit. En revanche, le recul à 70 ans de l’âge de mise à la retraite d’office a été complètement incompris de l’opinion publique. Ce recul qui permet au salarié de choisir sa date de départ à la retraite jusqu’à 70 ans contre 65 ans auparavant est jugé pour 50 % des Français comme un recul. Seulement, 18 % considèrent cette mesure comme un progrès.
La prise de conscience des Français se traduit en matière de retraite par une préparation financière de plus en plus précoce. Ainsi 63 % des 25/34 considèrent que la préparation de la retraite doit s’effectuer avant 35 ans.
Pour assurer l’avenir du financement des régimes de retraite, le système mixte alliant répartition et capitalisation continue de rallier la majorité de l’opinion (52 % en 2009 comme en 2008) et cela malgré la crise financière. Il n’en demeure pas moins que les Français comptent sur l’Etat et la sécurité sociale pour garantir l’avenir des pensions (53 %) puis en second lieu sur les entreprises.
Malgré un contexte peu porteur, la pratique de l’épargne retraite s’améliore. 59 % des Français épargnent en vue de leur retraite contre 54 % en 2008 et 49 % en 2007.
Les Français sont favorables au développement de systèmes d’épargne retraite collectifs et à des mesures d’incitation en faveur de l’épargne retraite individuelle. Seulement 15 % d’entre eux sont pour un relèvement des cotisations d’assurance vieillesse. De même, après le passage de la durée de cotisation à 41 ans, il n’y a que 13 % des Français qui souhaitent que les pouvoirs publics poursuivent dans cette voie.
Comme l’avait démontrée la précédente étude, la retraite est de moins en moins un sujet de confrontations idéologiques mais un sujet qui sépare les générations. Les plus jeunes sont favorables aux réformes comme le cumul emploi/retraite ou l’épargne retraite quand les générations les plus âgées privilégient davantage la solidarité nationale.
Contact presse : Olivia Penichou
Tel : 06 07 08 91 47
Contact Cercle des Epargnants : Philippe Crevel
Tel : 01 58 38 65 37
*L’enquête a été conduite auprès d’un échantillon national représentatif de 1004 personnes âgées de 18 ans et plus constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et catégorie d'agglomération.