mercredi 8 octobre 2014

L'âge de la retraite passera à 67 ans en Belgique

En Belgique,  compte tenu des négociations en cours, l’âge légal de la retraite passera à 66 ans en 2025 et à 67 ans en 2030. Les retraites anticipées ne seront octroyées qu’à partir de 63 ans. Un dispositif  transitoire devrait permettre aux travailleurs de 58 ans en 2016 de prendre leur retraite en 2018, et ceux de 59 ans en 2017.

La lettre de l'Epargne et de la Retraite


Côté Epargne
  • L'édito de Philippe Crevel
  • Les rendements de l'épargne
  • Le compte à rebours de l'Eurocroissance
  • Vie Génération et PEA-PME, un premier bilan
  • La pierre, une passion déraisonnable ?
Côté Retraite
  • Le ratio actifs / inactifs
  • Les femmes en petite forme
  • Le retraité et l'épargne, un amour contrarié
  • Les retraités, des consommateurs comme les autres
Dossier du mois
  • Petit retour sur les hypothèses du Conseil d'Orientation des Retraites

Compte pénibilité : les décrets d'application enfin publiés

Le Gouvernement après de nombreuses tergiversations a décidé de publier les décrets d'application 

Les décrets précisent les quatre facteurs de pénibilité, qui  entrent en vigueur en janvier 2015 au lieu des 10 initialement prévus. Il s'agit du  travail de nuit,du  travail répétitif,du  travail en équipes postées et du travail sous pression hyperbare.
Les six autres facteurs de risque  ne seront comptabilisés qu’à partir de  janvier 2016 (gestes et postures, bruit,port de charges,agents chimiques, vibrations mécaniques et températures extrêmes, 

Le patronat reste opposé à l'application de ce compte de pénibilité qui pourrait coûter plus de 3 milliards d'euros en vitesse de croisière. 

mercredi 1 octobre 2014

Il faut mieux vivre en occident pour avoir une retraite !!

Selon  le dernier rapport de l’Organisation internationale du Travail près de la moitié des personnes ayant dépassé l’âge de la retraite dans le monde ne touchent aucune pension et, pour une bonne part des 52% qui en perçoivent une, la protection est insuffisante. Il est à noter que la situation s'améliore rapidement au sien des pays émergents. Restent en retard l'Afrique.

Cette estimation obtenue à partir d’une étude réalisée sur 178 pays dans le monde met ainsi en évidence les nombreux progrès réalisés  avec un taux de couverture de 90% et plus dans 45 pays, et des régimes universels dans plus de 20 pays. Ainsi, en Chine par exemple, le taux de couverture retraite est passé de 25 % de la population à 70 % entre 2000 et 2012. En revanche, du fait de la crise et des efforts budgétaires engagés ces dernières années, les prestations sociales ont été réduites dans de nombreux Etats.

Niveau de couverture des personnes âgées dans le monde

OIT - 01 10 2014

samedi 27 septembre 2014

La lettre Eco du 27 septembre 2014

  • Le coin des Epargnants 
  • Si vous n'étiez pas présent cette semaine 
  • France, l'heure des choix budgétaires
  • Pourquoi l'euro baisse ?
  • L'euro, l'arme de la relance ?
  • Les Etats-Unis, toujours à la recherche de la bonne équation 
  • Et si l'Inde était l'avenir de l'économie mondiale ?
  • Formation les nouvelles règles du jeu
  • Le délinquant connecté 
  • Demain est déjà aujourd'hui 
  • L'agenda de la semaine à venir 

lundi 22 septembre 2014

la CSG impactée par la baisse de l'impôt sur les revenus : les retraités seront-ils deux fois gagnants ?

L'exonération d'impôt sur le revenu va faire des heureux chez les retraités. En effet, les retraités imposés à l'R sont soumis à une CSG à 6,6 % contre 7,5 % pour les actifs. Mais les retraités non assujettis sont soumis à une CSG de 0 ou de 3,8 %.

De ce fait, il risque d'y avoir un manque à gagner pour les les régimes sociaux. De ce fait, le Gouvernement pourrait lisser l'effet de l'exonération à l'IR sur la CSG. Le système va se compliquer un eu plus....

La retraite et oui le plus tôt possible

Les Français restent attachés à la retraite à 60 ans. Ils éprouvent toujours une réticence pour travailler au-delà de 62 ans.  54 % à vouloir prendre leur retraite entre 60 et 62 ans.

29,5% des Français  jugent qu’ils devront poursuivre leur activité au-delà de 65 ans. Une perception encore plus forte chez les femmes avec près de trois femmes sur 4 qui pensent devoir travailler jusqu’à 63 ans et plus contre seulement 69% des hommes.

jeudi 18 septembre 2014

Prochaine réunion du Conseil d'Orientation des Retraite : épargne et consommation des retraités

A l'ordre du jour de la prochaine réunion du COR, un thème d'actualité, la consommation et l'épargne des retraités.

Les dossiers présentés seront analysés sur ce site

Le projet de loi relatif à l'adaptation au vieillissement

Le projet de loi relatif à l’adaptation de la société au vieillissement a été adopté par l'Assemblée nationale el 17 septembre 2014. 

Ce texte présenté par la ministre des affaires sociales et de la santé et la secrétaire d’État auprès de la ministre des affaires sociales et de la santé, chargée de la famille, des personnes âgées et de l’autonomie traite les points suivants :  l’anticipation de la perte d’autonomie, l’ adaptation de la société  et l’accompagnement des personnes en perte d’autonomie.

A défaut de réellement réformer l'allocation personnalisée d'autonomie, le gouvernement a modifié ses modalités d'attribution. Il est ainsi prévu un relèvement des plafonds de l’allocation personnalisée d’autonomie. 

Ce texte vise à réduire le reste à charge des personnes concernées et en modernisant et professionnalisant les services d’aides à domicile afin de décharger les familles d’aidants. 

Le texte prévoit la création d'une  aide aux aidants de 500 euros par an et un « droit au répit » (un hébergement temporaire) destinés aux 4 millions d'aidants familiaux. 

Le coût total des mesures est estimé à 645 millions d'euros par an, financés en totalité par la contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie (Casa), une taxe prélevée depuis le 1er avril 2013 sur les pensions de la moitié des retraités français. 


Le projet de loi prévoit de faciliter la naturalisation des étrangers de plus de 65 ans et d'éviter leur précarisation. 


Le texte doit être maintenant examiné par le Sénat. 

mardi 16 septembre 2014

Retraite, le geste du Gouvernement

Comme cela était pressenti, le Premier Ministre a annoncé une augmentation exceptionnelle de l'allocation de solidarité pour les personnes âgées qui passera la barre des 800 euros. Par ailleurs, une prime exceptionnelle serait accordée aux retraités ayant moins de 1200 euros de revenus mensuels. Cette mesure vise à corriger la décision de ne pas actualiser les pensions.  

lundi 15 septembre 2014

revalorisation des petites pensions suite et pas fin

Après l'annonce de la non revalorisation des pensions en 2014, le Gouvernement entend avant la déclaration de politique générale du 16 septembre de faire un geste vis-à-vis des retraités les plus modestes. Le Gouvernement devrait augmenter un peu plus que prévu le minimum vieillesse à moins qu'il propose un crédit d'impôt spécifique.... Dans tous les cas, la lisibilité de la politique du Gouvernement n'est pas évidente.

samedi 13 septembre 2014

La lettre économique n°92 de Philippe Crevel

  • Le coin des épargnants
  • Et si l'Ecosse devient indépendante
  • France, l'heure des choix
  • Etats-Unis, la route incertaine de la croissance
  • Japon, la croissance crie "misère"
  • L'agenda économique des prochains jours

vendredi 12 septembre 2014

Le Gouvernement ne revalorisera pas les petites pensions au 1er octobre ! Tout ça pour ça !

Tout ça pour ça. Le Gouvernement n'actualisera pas les petites pensions au 1er octobre comme il s'était engagé à le faire.

Cette mesure touchera 42 % des retraités et devrait aboutir à un gain de  300 millions d’euros pour l'Etat. Le gel des pensions devrait générer  1,3 milliard d’économies qui pourraient être inférieurs du fait de l'inflation. 

En revanche, comme cela était prévu, les 600 000 personnes bénéficiaires du minimum vieillesse bénéficieront d'une actualisation. 


Techniquement, la mesure d'actualisation était très difficile à mettre en place car il fallait compiler des données de pensions émanant de plusieurs caisses.






mercredi 10 septembre 2014

Lettre n°5 de l'épargne et de la retraite

Au sommaire de la lettre N°5 


  • L'édito : épargner ou consommer, il faut choisir 
  • Côté Retraite :  actualisation des pensions au 1er octobre -  riche comme un retraité français -  il n'y a pas que les jeunes qui s'expatrient - les femmes plus aidés en fin de vie
  • Côté Epargne : faut-il renégocier son prêt - assurance-vie for ever - les Français, des épargnants plus équilibrés qu'il n'y paraît
  • Le dossier : comment réduire son impôt tout en épargnant ? 


jeudi 4 septembre 2014

La lettre d l'épargne et de la retraite du mois de septembre

Au sommaire de la lettre N°5 


  • L'édito : épargner ou consommer, il faut choisir 
  • Côté Retraite :  actualisation des pensions au 1er octobre -  riche comme un retraité français -  il n'y a pas que les jeunes qui s'expatrient - les femmes plus aidés en fin de vie
  • Côté Epargne : faut-il renégocier son prêt - assurance-vie for ever - les Français, des épargnants plus équilibrés qu'il n'y paraît
  • Le dossier : comment réduire son impôt tout en épargnant ? 


samedi 30 août 2014

La lettre du 30 août 2014 de Lorello Ecodata

Au sommaire de la lettre du 30 août 2014 : 

  • Le Coin des Epargnants, du CAC 40 à l'euro en passant par l'or et le pétrole
  • France, les impossibles équations 
  • Chômage, pas d'éclaircie
  • Fin de partie estivale et nouveau modèle économique 
  • Zone euro ou le nouveau triangle des Bermudes
  • Japon, une reprise en mode mineure
  • A suivre, l'agenda éco de la semaine 

Lire la lettre en pdf

vendredi 22 août 2014

Montée en puissance du dispositif pour carrière longue


Selon la DARES qui a publié le 20 août 2014 une étude sur les cessations anticipées d'activité en 2012, le poids des départs à la retraite pour carrière longue s'est fortement accru. 
Selon cette étude,  99 700 salariés ou anciens salariés du secteur privé de 55 ans ou plus sont entrés dans un dispositif public de cessation anticipée d’activité. 
92 000 départs pour carrière longue ont été enregistrés  après 45 800 en 2011 constituant désormais le principal dispositif de sortie anticipée du marché du travail, et par un maintien des entrées dans le dispositif en faveur des travailleurs de l’amiante (4 800 entrées sur l’année). Les entrées dans les autres préretraites publiques et en dispense de recherche d’emploi n’ont plus qu’un caractère résiduel.
Fin 2012, 231 800 personnes bénéficiaient d’un dispositif public de cessation anticipée d’activité, contre 296 000 un an auparavant et 707 000 fin 2006, niveau le plus haut de la décennie. Au sein des 55-59 ans, les bénéficiaires de tels dispositifs représentent 2,0 % de la population de la tranche d’âge fin 2012, après 3,9 % fin 2011 et plus de 12 % entre 2005 et 2008. La part de personnes en cessation anticipée d’activité est désormais la plus élevée à 60 ans (10,1 % fin 2012), en lien avec la prépondérance des retraites anticipées pour carrière longue et l’évolution du profil de leurs bénéficiaires.

samedi 9 août 2014

Comment les pensions seront revalorisées au mois d'octobre ?

Afin de réduire les tensions avec la gauche de la gauche, manuel Valls avait accepté de maintenir l'actualisation des petites pensions au 1er octobre quand les autres seront gelés jusqu'au 1er octobre 2015. Le Conseil constitutionnel a validé cette différenciation de traitement. Il a indiqué que ce dispositif avait une durée de vie limitée et que l'ampleur de la différence de traitement est réduite.

 Ainsi, les personnes touchant des pensions ne dépassant pas 1200 € échapperont  au gel.  Pour éviter un effet de seuil, les retraités ayant des pensions entre  1200 et 1205 € n'auront le droit qu'à une demi-revalorisation.

Les retraités bénéficiant de pensions dont le montant est inférieur ou égal à 1200 €, ces dernières seront revalorisées a 1er octobre. Le taux de hausse sera connu au mois de septembre et sera fonction de l'inflation qui pour le moment ne dépasse pas 0,5 %. Le Gouvernement prendra en compte l'inflation constatée depuis la dernière revalorisation, c'est à dire le 1er avril 2013 et tiendra compte de la majoration passée qui avait été trop forte; Dans ces conditions, la revalorisation tournera au mieux autour de 0,6 %. 

Si les pensions se situent entre 1200 € et 1205 €, le taux de revalorisation sera de 50 % de la hausse prévue pour celles de moins de 1200 euros. 

Le problème sera pour les pouvoirs publics de sérier les bénéficiaires de la revalorisation car un retraité peut par définition toucher des pensions issues de plusieurs régimes. Il faut donc cumuler les pensions pour savoir si le total dépasse 1200 euros ou pas.

jeudi 7 août 2014

Le gel des retraites conforme à la constitution

 Le Conseil constitutionnel saisi sur le projet de financement de la sécurité sociale rectificatif pour 20014 a validé le dispositif de gel des pensions prévu par l'article 9  que le gouvernement a prévu d'instituer pour celles qui sont supérieure sà 1200 euros par mois. 

Le Conseil constitutionnel a souligné que l'article 9 du PLFSS  suspend l'application de la règle de revalorisation annuelle des pensions de retraite servies par les régimes de base de sécurité sociale en 2014 ; que, par dérogation, les dispositions du paragraphe II du même article prévoient l'application de cette règle de revalorisation lorsque le montant total des pensions de vieillesse de droit direct et dérivé des régimes légaux ou rendus légalement obligatoires perçues par le même assuré est inférieur ou égal à 1200 euros par mois au 30 septembre 2014 ; qu'elles prévoient également, pour les assurés dont le montant total des pensions est supérieur à 1 200 euros et inférieur ou égal à 1 205 euros, une revalorisation de la pension de retraite servie par le régime de base selon un coefficient annuel réduit de moitié ; qu'elles prévoient enfin l'application de règles de revalorisation similaires pour les régimes de retraite dont tout ou partie de la pension est exprimé en points.

Le Conseil a considéré "qu'en réservant la revalorisation annuelle des pensions de retraite servies par les régimes de base aux seuls pensionnés qui perçoivent des pensions de retraite inférieures à un seuil, le législateur a entendu préserver les faibles pensions de retraite ; qu'à cette fin, il a retenu l'ensemble des revenus de pension pour l'application d'un dispositif de revalorisation des seules pensions servies par les régimes obligatoires de base de sécurité sociale ; que cette mesure ne s'applique qu'à la seule revalorisation au titre de l'année 2014 ; qu'elle est d'une ampleur maximale de 7 euros par mois par pensionné intéressé ; que, dès lors, l'article 9 ne crée pas de rupture caractérisée de l'égalité devant les charges publiques ; que, par suite, les dispositions de l'article 9 doivent être déclarées conformes à la Constitution". 

dimanche 3 août 2014

Retraite des médecins, une réforme en vue

La Caisse d'assurance retraite des médecins de France (CARMF) a obtenu l'agrément de l'une de ses deux autorités de tutelle, la Caisse nationale d'assurance vieillesse des professions libérales (CNAVPL) afin d'engager une réforme. Afin de pouvoir ouvrir le chantier, il faudra également l'accord du ministère des Affaires sociales et de la Santé. Ce dernier devrait accepter le principe de la réforme qui va  dans le sens d'une harmonisation des règles du régime complémentaire avec celles du régime de base.


Les affiliés à la CARMF pourraient  à compter du 1er janvier 2015, toucher leurs pensions de base et leurs pensions complémentaires tous les mois et non plus tous les trimestres. Cette mesure alignerait la caisse des médecins sur celle de l'Agirc et de l'Arrco. 


Longtemps trimestrielles, les pensions complémentaires de l'Arrco (le régime des salariés) et de l'Agirc (le régime des cadres) sont devenues mensuelles le 1er janvier 2014. 


L'autre point de la réforme devrait porter  sur le seul régime complémentaire des médecins. L'âge de départ sans minoration pour la retraite complémentaire serait abaissé de 65 à 62 ans, permettant aux médecins de partir dès l'âge légal de 62 ans sans subir de décote sur leurs pensions complémentaires. En revanche, l'âge à taux plein est maintenu à 65 ans pour l'avantage social vieillesse (ASV), qui constitue le « troisième étage » de la retraite des praticiens conventionnés (remboursés par la Sécurité sociale) à côté du régime de base et du régime complémentaire.

Comme dans le régime de base, la décote sera exprimée en trimestres et non plus en annuités. Une minoration de 1,25% sera appliquée par trimestre manquant et non de 5% par annuité que l'assuré n'ait pas cotisé un ou quatre trimestres dans l'année. Enfin, une surcote de 1,25% par trimestre supplémentaire sera instaurée pour les affiliés de plus de 62 ans qui continueront à travailler alors qu'ils disposeront de tous leurs trimestres de cotisation.


jeudi 31 juillet 2014

La lettre de l'épargne et de la retraite n°4 du mois d'août 2014

  • L'édito : "Quelle rentrée pour l'épargne ?"
  • Les SCPI, est-ce toujours le paradis ?
  • Quel avenir pour le Livret A ?
  • Epargne salariale, quoi de neuf ?
  • Retraités, la rentrée sera difficile
  • La réforme des retraites chapeaux verra-t-elle le jour ?
  • Le dossier du mois : l'épargnant agile

mardi 22 juillet 2014

Cessation d'activité, santé et incitations financières

La Banque de France a mis en ligne un document de travail sur les effets des incitations financières et de l'état de santé sur le comportement de cessation d'activité des seniors.

 La Banque de France a réalisé des simulations de cas extrêmes pour déterminer quels auraient été les comportements de départs en l'absence de dispositifs alternatifs à la liquidation directe de la pension.

consulter le document


dimanche 20 juillet 2014

Le Gouvernement pourrait être obligé de revoir les avantages accordés aux fonctionnaires ayant eu au moins 3 enfants pour leur retraite

EnUn agent de la fonction publique hospitalière avait demandé en 2005 à bénéficier de ces avantages en qualité de père de trois enfants, mais sa demande avait été rejetée au motif qu'il n'avait pas interrompu son activité professionnelle pour chacun de ses enfants. Il avait alors saisi la justice, s'estimant victime d'une discrimination indirecte fondée sur le sexe, et la Cour administrative de Lyon a, à son tour, saisi la Cour de justice de l'UE.
La Cour de Justice de l'Union Européenne qui avait été saisi par la Cour administrative de Lyon vient de rendre une décision qui pourrait obliger le Gouvernement à changer le dispositif en faveur des fonctionnaires ayant eu au moins 3 enfants pour le calcul de  leurs retraites.
Selon la Cour, la mise à la retraite anticipée et la bonification d'ancienneté «désavantagent un nombre élevé de travailleurs masculins», introduisant «une discrimination indirecte fondée sur le sexe». En effet, souligne-t-elle, les femmes fonctionnaires mères d'au moins trois enfants sont systématiquement en position de bénéficier de ces avantages, «compte tenu du caractère obligatoire et de la durée minimale de deux mois du congé maternité en France». Les autres congés susceptibles d'ouvrir ce droit (congé paternité, congé parental, congé d'adoption), dont peuvent bénéficier les fonctionnaires masculins, «revêtent un caractère facultatif», argumente la Cour. Pour certains, ils ne donnent pas lieu à rémunération et ne permettent pas d'acquérir des droits à pension, ajoute-t-elle. «Sous réserve de vérification par la juridiction de renvoi, cette différence de traitement ne semble pas justifiée», conclut la Cour de Justice de l'Union Européenne.
La France justifie cette réglementation par la nécessité de compenser les désavantages subis dans leur carrière par les fonctionnaires qui l'ont interrompue pour la naissance, l'arrivée au foyer ou l'éducation de leurs enfants. Si cet objectif de politique sociale est «légitime», la réglementation française «ne semble pas répondre véritablement au souci d'atteindre cet objectif ni avoir été mise en oeuvre de manière cohérente et systématique dans cette perspective», estime la Cour.
La France, qui réservait le bénéfice de la bonification d'ancienneté aux seuls fonctionnaires féminins, avait ddéjà du modifier  sa réglementation à la suite d'un arrêt de la Cour de justice de l'Union datant de 2001 (arrêt Greismar) qui jugeait ce dispositif discriminatoire, et avait étendu le dispositif aux hommes. Une nouvelle modification est donc envisageable...

jeudi 17 juillet 2014

Le Conseil d'Orientation des Retraites passe au crible les carrières incomplètes

Avec la progression du chômage, le nombre de carrière incomplète devrait s'accroître dans les années à venir contrairement à la tendance enregistrée depuis plusieurs décennies. Le Conseil d'Orientation des Retraites a étudié à l'occasion de sa séance du 9 juillet dernier ce point crucial pour les retraites et leur montant.

Consulter le dossier du COR

mercredi 16 juillet 2014

Le premier avis du Comité de Suivi des Retraites

Le Comité de Suivi des Retraites institué par la loi sur les retraites de 2014 a rendu son premier avis le 16 juillet 2014. Sans surprise, il a donné un satisfecit général sur l'évolution des comptes retraites. 

La loi de 2014 a raffiné le pilotage des retraites. Désormais, le  dispositif de pilotage se déploie en quatre temps : 

 le COR produit un rapport annuel et public, qui tient lieu de bilan du système et fournit  une série d’indicateurs (dispositif de suivi) ; 

 le comité de suivi des retraites analyse la situation du système en tenant compte notamment de ces indicateurs et rend un avis sur le respect des objectifs, tels que  définis par la loi, avant le 15 juillet de chaque année (dispositif de suivi) ; 

 si le comité estime que le système s’éloigne « de façon significative » de ses objectifs, il peut formuler des recommandations portant notamment sur l’évolution de la durée  d’assurance requise pour le bénéfice d’une pension sans décote et le niveau des taux de  cotisation. Ces mesures ne peuvent avoir pour conséquence de dépasser un certain  niveau de cotisation ou de faire baisser le taux de remplacement en deçà de limites 
fixées par décret (dispositif d’appui au pilotage) ; 

 lorsque le comité a fait des recommandations, le Gouvernement présente au Parlement après consultation des partenaires sociaux, les mesures qu’il juge nécessaires pour  corriger la situation (dispositif de pilotage stricto sensu). 

Le COR ayant  rendu public son rapport le 12 juin 2014 et le Comité de suivi ayant été installé le 27 juin dernier, le premier avis a été émis très rapidement. 

Le Comité de suivi ne rajoute pas grand chose au rapport du Conseil d'Orientation des Retraites. Ainsi, de manière lapidaire, le comité estime que, pour les régimes de base et compte tenu des mesures  récemment prises, la trajectoire de retour à l’équilibre financier d’ici 2020 reste accessible, sous réserve de la réalisation des prévisions macro-économiques retenues dans le cadre du programme de stabilité. Le comité prend acte de la volonté des partenaires sociaux de mener prochainement une négociation permettant de garantir la pérennité des régimes complémentaires des salariés du secteur privé

Il n'émet par ailleurs aucune recommandation particulière.

mardi 8 juillet 2014

8 millions de départs à la retraite

Avec l’arrivée des générations nombreuses du baby-boom à l’âge de la retraite, nous entrons dans le vif du sujet au niveau des  départs de fin de carrière. D'ici 2020, parmi personnes qui occupaient un emploi en 2009, quasiment 8 millions, soit trois sur dix, devraient avoir quitté définitivement le marché du travail à cet horizon.

Les régions les plus concernées par les départs devraient être celles où le poids initial des seniors dans l’emploi est le plus important, particulièrement en Limousin et en Auvergne. Quant aux métiers, que ce soit en nombre ou en part de l’emploi, les services aux particuliers et aux collectivités seraient les plus concernés avec plus d’un million de départs définitifs d’ici 2020
Les générations nombreuses du baby-boom deviennent les générations du  « papy-boom ».En 2009, 6,3 millions de personnes âgées de 50 à 69 ans déclarent occuper un emploi en France métropolitaine. Ces seniors  représentent un quart de la population active occupée . Sous l’effet conjugué du vieillissement de la population et de l’augmentation du taux d'emploi des seniors, leur part devrait croître dans les années à venir.
Particulièrement nombreux dans les régions les plus peuplées (1,3 million en Île-de-France, 600 000 en Rhône-Alpes, 500 000 en Provence-Alpes-Côte d’Azur), leur poids dans la population ayant un emploi varie peu sur le territoire : de 23 % en Nord-Pas-de-Calais à 27 % en Limousin .

lire l'enquête de l'INSEE

mardi 1 juillet 2014

Le compte de pénibilité en partie reporté

La grande avancée de la loi sur les retraites pour 2014 est en partie vidée de sa substance. Le Premier ministre a proposé en effet que  le compte pénibilité ne soit généralisé qu’en 2016. A partir du 1er janvier 2015, seuls quatre des dix facteurs de risque listés au départ seront pris en compte dans la mesure de la pénibilité (travail de nuit, travail répétitif, travail posté, travail en milieu hyperbare). La cotisation de pénibilité ne serait exigée qu'à compter de 2017.

mercredi 18 juin 2014

Les pensions inférieures à 1200 euros seront gelées jusqu'en 2015

C'était prévisible mais maintenant c'est officiel, la promesse de maintenir l'actualisation des pensions inférieures à 1200 euros ne pourra être tenue. En effet, du fait que les retraités touchent plusieurs pensions, pensions de base, pensions complémentaires. En outre, un retraités peut dépendre de plusieurs régimes, régime général, TNS, régime agricole; Or, en l'état, il n'est pas possible de connaître en temps réel le montant de la pension. De ce fait, il n'est pas possible techniquement de distinguer les pensions de moins 1200 euros et celles de plus de 1200 euros. Seule l'administration fiscale dispose des données mais a posteriori. 

lundi 16 juin 2014

Le Conseil d'Orientation des Retraites publie son rapport annuel

En vertu de la loi portant réforme des retraites de 2014, la Conseil d'Orientation des Retraites a publié son rapport annuel qui intègre des indicateurs de suivi du système.

Lire le rapport annuel

dimanche 15 juin 2014

La lettre de l'Epargne et de la Retraite juin 2014

Comme chaque mois retrouvez la lettre de l'Epargne et de la Retraite !


Au sommaire de la lettre :

  • - L’édito de Philippe Crevel « et si on reparlait des fonds de pension »
  • - Les Français remplissent leur bas de laine
  • - Les contrats DSK, un exemple à ne pas suivre
  • - La croissance, l’emploi et la retraite
  • - Les femmes et la retraite, la difficile marche vers l’égalité
  • - La guerre des retraites aura-t-elle lieu?
  • - Quelques chiffres pour sourire


Le Comité de suivi des retraites, bientôt sur les rails

La loi sur les retraites de 2014 prévoyait la création d'une nouvelle instance de pilotage du système de retraite, le Comité de Suivi des Retraites.


 Ce Comité devrait rendre son premier avis sur  les trajectoires financières des régimes de retraite d'ici le 15 juillet 2014. « Ce comité indépendant, qui sera composé de personnalités reconnues pour leurs compétences en matière de retraite, devra remettre un avis annuel et public avant le 15 juillet indiquant si le système de retraite s'éloigne, de façon significative, des objectifs définis, et faire des recommandations, le cas échéant, sur des mesures de correction », a annoncé le Premier ministre Manuel Valls dans un communiqué diffusé le 12 juin 2014 à l'occasion de la remise du rapport du Conseil d'orientation des retraites (COR) sur les évolutions et perspectives des retraites en France. Ce comité sera mis en place sous peu...



lundi 9 juin 2014

Le compte de pénibilité présenté le 10 juin


La loi sur les retraites pour 2014 a prévu l'instauration d'un compte de pénibilité à compter du 1Er janvier 2015. Les modalités d'application seront connues le mardi 10 juin, après avoir été présenté dans la matinée aux organisations syndicales. Un travailleur sur cinq pourra être concerné. Il sera financé par les cotisations des entreprises, il visera tous ceux qui ont été exposés à l’un des dix critères de pénibilité (bruit, travail de nuit, postures pénibles, travail répétitif, etc.) inscrits dans le code du Travail. Il permettra aux salariés d’accumuler des points en fonction du temps passé en situation de pénibilité tout au long de leur carrière. Avec ces points, ils pourront se former, travailler à temps partiel ou partir plus tôt à la retraite.
Selon des informations, le gouvernement pourrait atténuer à la marge de dispositif. Ainsi, le décompte serait annuel  et non mensuel pour la prise en compte des expositions des salariés aux facteurs de pénibilité..
«Dix points permettront l’acquisition d’un trimestre de retraite supplémentaire» ou une réduction du temps de travail d’un trimestre à mi-temps, les 20 premiers points ne pouvant être utilisés «que pour le financement d’une formation».
En ce qui concerne l’évaluation concrète des situations pénibles, le document se contente de conseiller aux entreprises et aux branches de mettre au point des «modes d’emploi adaptés à leur activité et à leur organisation».
Le coût du dispositif est estimé à 500 millions d’euros par an en 2020 et 2,5 milliards d’euros en 2040.


lundi 2 juin 2014

Les congés maternité pris en compte pour le calcul des retraites

La loi de 2014 sur les retraites améliore la retraite des femmes ayant eu des enfants en permettant de valider tous les trimestres liés à la maternité. Ainsi jusqu'à présent les femmes ne pouvaient valider qu'un seul trimestre de congé maternité par enfant, même quand la durée légale de leur congé avait excédé un trimestre. Or, pour un troisième enfant ou en cas de naissance multiple, le congé maternité est supérieur, allant jusqu'à six mois ou plus. Avec la loi de 2014, tous les trimestres de congé maternité vont être pris en compte pour la retraite. Le décret d'application a été publié au Journal Officiel dimanche 1er juin..
En vertu du décret paru dimanche, pour tous les enfants nés depuis janvier dernier, tous les trimestres de maternité seront pris en compte : "Un trimestre est également décompté pour chaque nouvelle période d'indemnisation de quatre-vingt-dix jours", Lles congés pour adoption donnant droit à des indemnités journalières seront également validés à raison d'un trimestre pour 90 jours de congé.

samedi 17 mai 2014

Les TNS et la retraite : Question d'Argent sur France Info de Patrick Lelong avec Philippe Crevel

Après la publication de la lettre de l'épargne et de la retraite du mois de mai 2014 consacrée à la retraite des TNS, Philippe Crevel a été interrogé par Patrick Lelong sur France info.

Retrouver l'intervention de Philippe Crevel 

La lettre écodata N°75 du 17 octobre 2014

Philippe Crevel réalise la lettre économique de LOrello Ecodata qui décrypte les dernières données économiques.

La semaine dernière a été riche en résultats économiques et en mesures fiscales.

Retrouver la lettre de Lorello Ecodata du 17 mai 2014


samedi 10 mai 2014

La lettre éco de Lorello Ecodata

Comme chaque semaine, Lorello Ecodata décrypte l'actualité économique et financière.




Le coin des épargnants

 La bourse de Paris n’arrive toujours pas à se maintenir au-dessus de la barre des 4500 points. Le CAC 40 a terminé la semaine à 4 477,28 points en hausse de 0,43  % la semaine.

Plusieurs facteurs auraient dû jouer positivement comme en particulier les annonces de Mario Draghi en faveur de la baisse de l’euro. Autre facteur favorable, le président de la BCE a affirmé que son institution ne s’interdirait pas à intervenir, dès le mois de juin, pour lutter contre la déflation ou pour réguler l’appréciation de la monnaie européenne.

L’autre facteur positif qui aurait dû favoriser la hausse du CAC 40 a été la déclaration de la présidente de la Réserve fédérale américaine (Fed), Janet Yellen devant le Congrès américain. Elle a indiqué clairement que la FED maintiendrait une politique monétaire accommodante, synonyme de liquidités abondante le temps nécessaire.
Le ralentissement confirmé de l’économie chinoise, les évènements persistants en Ukraine et des résultats moyens en Europe en ce qui concerne la production manufacturière l’ont emporté.

 France, beaucoup de bruit mais pas encore de résultats

La guerre médiatique fait rage sur le front économique avec le pacte de responsabilité, le pacte de solidarité, les allégements de charges auxquels s’ajoutent des mesures fiscales pour relancer la consommation. Mais au-delà des effets d’annonce, les grandes lignes économiques changent peu. La consommation des ménages a reculé sur le premier trimestre et la production manufacturière recule.

La production, industrielle comme manufacturière a enregistré, au mois de mars, une baisse de 0,7 %. Sur le premier trimestre, la production industrielle est encore en recul de 0,5 %.
Au niveau de la demande extérieure, la France n’arrive toujours pas à regagner des parts de marchés. Ainsi en mars, les exportations n’ont progressé que de 0,6% m/m quand les importations ont augmenté de 3,4% m/m. De ce fait, le déficit commercial s’est accru passant à près de 5 milliards d’euros soit en base annuelle un déficit de près de 3 % du PIB.

En mars, pour rappel, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A à Pôle emploi a, par ailleurs, augmenté certes faiblement mais il n’en demeure pas moins que l’amélioration de la situation de l’emploi n’est pas encore au rendez-vous.

Dans ces conditions, la croissance risque d’être nulle et non de 0,1 % comme cela était espéré il y a encore peu.  Nous assistons même à un renversement des indicateurs avancés. Ainsi, les enquêtes de confiance, auprès des entreprises comme des ménages marquent un repli en avril de manière.
La France reste en décalage par rapport à ses partenaires que ce soit évidemment ceux de l’Europe du Nord mais aussi ceux de l’Europe du Sud comme le Portugal ou l’Espagne.

Et pendant ce temps-là le chômage recule chez nos partenaires…

Le chômage a poursuivi son recul en Espagne. Au mois d’avril, le nombre de demandeurs d'emplois a reculé de 111.565 par rapport au mois précédent pour s'établir à 4.68 millions. Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi a reculé de 304.892. En Allemagne, le chômage poursuit également son recul. Il s’élève au mois d’avril à 6,7%. Au Royaume-Uni, le taux de chômage a, avec un taux de 6,9 %, atteint son taux le plus bas depuis 5 ans. En dehors de l’Europe, aux Etats-Unis, le taux de chômage s’est établi à 6,3 % au mois d’avril contre 6,7 % en mars soit son plus bas niveau depuis 2008.

 Mais que se passe-t-il en Chine ?

 Selon la Banque mondiale, la Chine pourrait ravir la première place aux Etats-Unis en ce qui concerne le PIB, en parité de pouvoir d’achat, dès cette année. Les Etats-Unis occupaient cette place depuis 1872. Dans les faits, la Chine récupère la place qu’elle avait cédée au cours du 17ème siècle. Le calcul en parité de pouvoir d’achat est une évaluation. En effet, la parité de pouvoir d'achat est un taux de conversion monétaire qui permet d'exprimer dans une unité commune les pouvoirs d'achat des différentes monnaies. Ce taux exprime le rapport entre la quantité d'unités monétaires nécessaire dans des pays différents pour se procurer le même « panier » de biens et de services.

 En valeur absolue, le PIB de la Chine pourrait dépasser celui des Etats-Unis autour de 2020.
 Si l’avènement de la Chine comme première puissance est incontournable, le plus dur reste à faire. L’économie chinoise doit évoluer à grande vitesse pour éviter l’enlisement. En effet, le modèle de croissance reposant sur les exportations avec une forte croissance des investissements a atteint ses limites. La Chine ne pourra guère accroitre ses parts de marchés durant les prochaines années. Elles pourraient même reculer du fait de l’augmentation des coûts (généralisation de la couverture sociale, revalorisation des salaires…). En outre, nous arrivons au terme d’un processus de mondialisation. Le commerce international qui enregistrait des taux de progression supérieurs au taux de croissance du PIB a tendance depuis la crise financière à croître moins vite voire stagner comme cela est le cas depuis le début de l’année 2014.

La crise européenne, l’amélioration de la compétitivité de l’économie américaine ont contribué à réduire le rythme de progression des exportations chinoises.

Le taux de croissance s’est abaissé au premier trimestre à 7,4 % soit le taux le plus faible enregistré depuis 18 mois. Ce ralentissement n’est pas sans poser des problèmes d’ordre financier. L’endettement des acteurs économiques s’est fortement accru ces trois dernières années d’autant plus en prenant en compte le shadow banking. Tout affaiblissement de la croissance remet en cause les plans de remboursement. Plusieurs cas de faillite ont été enregistrés notamment dans le secteur immobilier.

Le programme du Président, Xi Jinping, vise à rééquilibrer par la demande interne le mode de développement de la Chine. Cet objectif pour être atteint nécessite du temps. En effet, il faut monter des réseaux de distribution, des réseaux de communication dans l’ensemble du pays, avoir une répartition équitable du pouvoir d’achat… 

Aujourd’hui, le taux d’épargne des Chinois est de plus de 50 % et la consommation ne représente que 30 % du PIB quand il devrait se rapprocher de 50 %. Il reste du chemin à parcourir. Pour mémoire, dans les pays occidentaux, la consommation représente plus de 60 % du PIB.

La mutation économique chinoise prendra de 7 à 10 ans avec une décélération de la croissance. Elle devrait vers 2020 se situer autour de 5 %. Cette baisse est assez logique car la croissance reposera alors moins sur l’exportation de biens industriels mais sur les services qui génèrent moins de gains de productivité.
La gestion de ce changement de mode de croissance sera délicate en particulier au niveau politique et social.

Russie, quelles limites économiques ?

La Russie est entrée en récession au cours du premier trimestre de cette année du fait de la dépréciation du rouble, des fuites de capitaux mais également en raison de l’atonie européenne. Du fait de ses réserves financières, la Russie peut supporter ce trou d’air sans que cela mette en danger ses équilibres financiers. La dette publique russe s’élevait à 13,4 % du PIB en 2013 (10,5 % pour l’Etat russe). Pour mémoire, elle était de 99 % du PIB en 1999. Le budget qui était en excédent de 0,4 % du PIB est redevenu légèrement déficitaire en 2013 à hauteur de 0,3 % du PIB.
Du fait de ses positions de force dans l’énergie et dans les matières premières en règle générale, la Russie bénéficie d’une balance commerciale structurellement excédentaire (8,5% du PIB en 2013).

La stagnation des niveaux de production, la faiblesse de la reprise économique actuelle en Europe et le repli de la demande ukrainienne réduisent le volume des exportations russes d’hydrocarbures.

La réduction de l’excédent commercial, observée en 2012 pour la première fois depuis la crise de 2008-2009 et confirmée en 2013, se traduit par une réduction de l’excédent du compte courant. Ce dernier a atteint 1,6% du PIB en 2013 contre 11% du PIB en 2005. Selon le FMI, la Russie pourrait perdre son excédent autour de 2016.
La balance des paiements doit faire face à des sorties nettes de capitaux à hauteur de 2-4% du PIB par an depuis 2008 (54 Mds USD en 2012 et 63 Mds USD en 2013).

Il faut néanmoins noter qu’en 2012, les flux entrants d’Investissement d’origine étrangère (51 Mds USD) dépassent les flux sortants (48 Mds USD) pour la première fois depuis 2007. En 2013, la Russie a occupé le 3ème rang mondial pour le volume des IDE entrants (environ 79 Mds USD). La France est le 2ème investisseur en Russie.
En 2013, les IDE sortants se maintiennent à un niveau élevé (95 Mds USD en hausse de 42%) prouvent que les entreprises russes s’insèrent de plus en plus dans l’économie mondiale.

Les réserves de change du pays restent très élevées, autour de 500 milliards de dollars à fin 2013, plaçant la Russie au 4ème rang mondial derrière la Chine, le Japon et l’Arabie Saoudite. Elles ont baissé du fait de la nécessité pour les autorités monétaires de soutenir le rouble. Elles s’élèvent ainsi à 486,1 milliards de dollars au 1er avril 2014. Une partie de ces réserves correspond à la stérilisation des recettes pétro-gazières dans le Fonds de réserve (87,3 Mds USD au 1er mars 2014) et dans le Fonds du bien être national (87,3 Mds USD au 1er mars 2014).

La Russie a besoin d’un cours du baril de pétrole autour de 110 dollars. La zone de danger pour les finances publiques se trouve à 90 dollars. Le cours actuel du baril est de 100 dollars. Les excédents de la balance des paiements russe fondent en raison de la diminution des exportations premières et de la fuite des capitaux. En revanche, la dépréciation monétaire valorise les exportations énergétiques qui sont réalisées en dollar.
Les pays occidentaux pourraient être tentés de jouer de l’arme du cours du baril sous réserve d’avoir l’accord des pays de l’OPEP ce qui n’est pas certain.

A suivre, next week, une semaine très économique

Après le 1er et le 8 mai, c’est le grand retour des données économiques. La semaine sera marquée par la publication des résultats du PIB du premier trimestre pour la zone euro. Il faudra également regarder les indices des prix et les données sur l’emploi.

 Lundi 12 mai 2014

 Aux Etats-Unis, seront présentés les résultats du budget fédéral.

 En France, en attendant les résultats du premier trimestre 2014, nous pourrons prendre connaissance de l’étude de conjoncture de la Banque de France.

 Mardi 13 mai 2014
 En France, il faudra suivre les résultats de la balance des paiements courants du mois de mars pour apprécier si les services ont en parti compensé le déficit de la balance commerciale.

 En Italie, sera connu le taux d’inflation du mois d’avril qui devrait ressortir à 0,2 % avec une croissance annuelle en légère hausse passant de 0,4 à 0,6 %.

 Pour l’Allemagne, il sera intéressant d’étudier l’enquête ZEW sur le sentiment économique qui devrait marquer une pause dans le cycle haussier de ces derniers mois. De même, il faudra suivre l’indicateur NFIB publié aux Etats-Unis sur l’optimisme des affaires qui devrait ressortir en hausse pour le mois d’avril.

 Mercredi 14 mai 2014

 En Allemagne, sera communiqué l’indice des prix pour le mois d’avril. Les prix auraient diminué de 0,3 %. Le taux d’inflation annuelle serait de 1,1 %.

 Les résultats de l’inflation seront également publiés en France. Les prix ont dû augmenter de 0,1 % en avril ; le taux annuel étant de 0,9 %.

 Il faudra également suivre les résultats du chômage au Royaume-Uni et l’évolution de la production industrielle en zone euro qui est attendue en baisse de 0,3 % pour le mois de mars dernier.

 Jeudi 15 mai 2014

 Le Conseil européen se réunira quelques jours avant les élections européennes.

 La journée de jeudi sera consacrée à la publication des résultats de la croissance du PIB du premier trimestre 2014.
 Ainsi, l’INSEE publiera pour la France ses résultats. La croissance est attendue nulle, à l’origine, un gain de 0,3 % était attendu, dans un second temps, il avait été révisé à 0,1 %.
 Les autorités allemandes devraient annoncer un taux de croissance de 0,7 % pour le premier trimestre.

 L’Italie et la Grèce communiqueront également leurs résultats de croissance du PIB. Eurostat communiquera le taux de croissance de la zone euro ; il a dû atteindre les 0,4 %.
 Au niveau de la zone euro, sera publié l’indice des prix du mois d’avril qui devrait ressortir à 0,7 % en base annuelle.

 Aux Etats-Unis, de nombreux indicateurs seront publiés dont l’indice des prix à la consommation (0,2 % attendu sur le mois), la production industrielle d’avril (+0,4 % attendu) et le taux d’utilisation des capacités de production (attendu stable à 79,2 %).

 Vendredi 16 mai 2014

 Au Japon, il faudra regarder l’évolution de la production industrielle qui a dû ressortir en hausse à 0,4 %. Elle a été soutenue par les achats d’anticipation avant l’augmentation de la TVA intervenue au mois d’avril.
 Pour la zone euro, il faudra suivre la balance commerciale du mois de mars.

 Aux Etats-Unis, il sera intéressant d’analyser plusieurs indicateurs immobiliers (permis de construire d’avril, mises en chantier d’avril). Il faudra suivre également l’indice de confiance des consommateurs du mois de mai (Reuters / Michigan) qui est attendu en hausse.