jeudi 31 juillet 2014

La lettre de l'épargne et de la retraite n°4 du mois d'août 2014

  • L'édito : "Quelle rentrée pour l'épargne ?"
  • Les SCPI, est-ce toujours le paradis ?
  • Quel avenir pour le Livret A ?
  • Epargne salariale, quoi de neuf ?
  • Retraités, la rentrée sera difficile
  • La réforme des retraites chapeaux verra-t-elle le jour ?
  • Le dossier du mois : l'épargnant agile

mardi 22 juillet 2014

Cessation d'activité, santé et incitations financières

La Banque de France a mis en ligne un document de travail sur les effets des incitations financières et de l'état de santé sur le comportement de cessation d'activité des seniors.

 La Banque de France a réalisé des simulations de cas extrêmes pour déterminer quels auraient été les comportements de départs en l'absence de dispositifs alternatifs à la liquidation directe de la pension.

consulter le document


dimanche 20 juillet 2014

Le Gouvernement pourrait être obligé de revoir les avantages accordés aux fonctionnaires ayant eu au moins 3 enfants pour leur retraite

EnUn agent de la fonction publique hospitalière avait demandé en 2005 à bénéficier de ces avantages en qualité de père de trois enfants, mais sa demande avait été rejetée au motif qu'il n'avait pas interrompu son activité professionnelle pour chacun de ses enfants. Il avait alors saisi la justice, s'estimant victime d'une discrimination indirecte fondée sur le sexe, et la Cour administrative de Lyon a, à son tour, saisi la Cour de justice de l'UE.
La Cour de Justice de l'Union Européenne qui avait été saisi par la Cour administrative de Lyon vient de rendre une décision qui pourrait obliger le Gouvernement à changer le dispositif en faveur des fonctionnaires ayant eu au moins 3 enfants pour le calcul de  leurs retraites.
Selon la Cour, la mise à la retraite anticipée et la bonification d'ancienneté «désavantagent un nombre élevé de travailleurs masculins», introduisant «une discrimination indirecte fondée sur le sexe». En effet, souligne-t-elle, les femmes fonctionnaires mères d'au moins trois enfants sont systématiquement en position de bénéficier de ces avantages, «compte tenu du caractère obligatoire et de la durée minimale de deux mois du congé maternité en France». Les autres congés susceptibles d'ouvrir ce droit (congé paternité, congé parental, congé d'adoption), dont peuvent bénéficier les fonctionnaires masculins, «revêtent un caractère facultatif», argumente la Cour. Pour certains, ils ne donnent pas lieu à rémunération et ne permettent pas d'acquérir des droits à pension, ajoute-t-elle. «Sous réserve de vérification par la juridiction de renvoi, cette différence de traitement ne semble pas justifiée», conclut la Cour de Justice de l'Union Européenne.
La France justifie cette réglementation par la nécessité de compenser les désavantages subis dans leur carrière par les fonctionnaires qui l'ont interrompue pour la naissance, l'arrivée au foyer ou l'éducation de leurs enfants. Si cet objectif de politique sociale est «légitime», la réglementation française «ne semble pas répondre véritablement au souci d'atteindre cet objectif ni avoir été mise en oeuvre de manière cohérente et systématique dans cette perspective», estime la Cour.
La France, qui réservait le bénéfice de la bonification d'ancienneté aux seuls fonctionnaires féminins, avait ddéjà du modifier  sa réglementation à la suite d'un arrêt de la Cour de justice de l'Union datant de 2001 (arrêt Greismar) qui jugeait ce dispositif discriminatoire, et avait étendu le dispositif aux hommes. Une nouvelle modification est donc envisageable...

jeudi 17 juillet 2014

Le Conseil d'Orientation des Retraites passe au crible les carrières incomplètes

Avec la progression du chômage, le nombre de carrière incomplète devrait s'accroître dans les années à venir contrairement à la tendance enregistrée depuis plusieurs décennies. Le Conseil d'Orientation des Retraites a étudié à l'occasion de sa séance du 9 juillet dernier ce point crucial pour les retraites et leur montant.

Consulter le dossier du COR

mercredi 16 juillet 2014

Le premier avis du Comité de Suivi des Retraites

Le Comité de Suivi des Retraites institué par la loi sur les retraites de 2014 a rendu son premier avis le 16 juillet 2014. Sans surprise, il a donné un satisfecit général sur l'évolution des comptes retraites. 

La loi de 2014 a raffiné le pilotage des retraites. Désormais, le  dispositif de pilotage se déploie en quatre temps : 

 le COR produit un rapport annuel et public, qui tient lieu de bilan du système et fournit  une série d’indicateurs (dispositif de suivi) ; 

 le comité de suivi des retraites analyse la situation du système en tenant compte notamment de ces indicateurs et rend un avis sur le respect des objectifs, tels que  définis par la loi, avant le 15 juillet de chaque année (dispositif de suivi) ; 

 si le comité estime que le système s’éloigne « de façon significative » de ses objectifs, il peut formuler des recommandations portant notamment sur l’évolution de la durée  d’assurance requise pour le bénéfice d’une pension sans décote et le niveau des taux de  cotisation. Ces mesures ne peuvent avoir pour conséquence de dépasser un certain  niveau de cotisation ou de faire baisser le taux de remplacement en deçà de limites 
fixées par décret (dispositif d’appui au pilotage) ; 

 lorsque le comité a fait des recommandations, le Gouvernement présente au Parlement après consultation des partenaires sociaux, les mesures qu’il juge nécessaires pour  corriger la situation (dispositif de pilotage stricto sensu). 

Le COR ayant  rendu public son rapport le 12 juin 2014 et le Comité de suivi ayant été installé le 27 juin dernier, le premier avis a été émis très rapidement. 

Le Comité de suivi ne rajoute pas grand chose au rapport du Conseil d'Orientation des Retraites. Ainsi, de manière lapidaire, le comité estime que, pour les régimes de base et compte tenu des mesures  récemment prises, la trajectoire de retour à l’équilibre financier d’ici 2020 reste accessible, sous réserve de la réalisation des prévisions macro-économiques retenues dans le cadre du programme de stabilité. Le comité prend acte de la volonté des partenaires sociaux de mener prochainement une négociation permettant de garantir la pérennité des régimes complémentaires des salariés du secteur privé

Il n'émet par ailleurs aucune recommandation particulière.

mardi 8 juillet 2014

8 millions de départs à la retraite

Avec l’arrivée des générations nombreuses du baby-boom à l’âge de la retraite, nous entrons dans le vif du sujet au niveau des  départs de fin de carrière. D'ici 2020, parmi personnes qui occupaient un emploi en 2009, quasiment 8 millions, soit trois sur dix, devraient avoir quitté définitivement le marché du travail à cet horizon.

Les régions les plus concernées par les départs devraient être celles où le poids initial des seniors dans l’emploi est le plus important, particulièrement en Limousin et en Auvergne. Quant aux métiers, que ce soit en nombre ou en part de l’emploi, les services aux particuliers et aux collectivités seraient les plus concernés avec plus d’un million de départs définitifs d’ici 2020
Les générations nombreuses du baby-boom deviennent les générations du  « papy-boom ».En 2009, 6,3 millions de personnes âgées de 50 à 69 ans déclarent occuper un emploi en France métropolitaine. Ces seniors  représentent un quart de la population active occupée . Sous l’effet conjugué du vieillissement de la population et de l’augmentation du taux d'emploi des seniors, leur part devrait croître dans les années à venir.
Particulièrement nombreux dans les régions les plus peuplées (1,3 million en Île-de-France, 600 000 en Rhône-Alpes, 500 000 en Provence-Alpes-Côte d’Azur), leur poids dans la population ayant un emploi varie peu sur le territoire : de 23 % en Nord-Pas-de-Calais à 27 % en Limousin .

lire l'enquête de l'INSEE

mardi 1 juillet 2014

Le compte de pénibilité en partie reporté

La grande avancée de la loi sur les retraites pour 2014 est en partie vidée de sa substance. Le Premier ministre a proposé en effet que  le compte pénibilité ne soit généralisé qu’en 2016. A partir du 1er janvier 2015, seuls quatre des dix facteurs de risque listés au départ seront pris en compte dans la mesure de la pénibilité (travail de nuit, travail répétitif, travail posté, travail en milieu hyperbare). La cotisation de pénibilité ne serait exigée qu'à compter de 2017.

mercredi 18 juin 2014

Les pensions inférieures à 1200 euros seront gelées jusqu'en 2015

C'était prévisible mais maintenant c'est officiel, la promesse de maintenir l'actualisation des pensions inférieures à 1200 euros ne pourra être tenue. En effet, du fait que les retraités touchent plusieurs pensions, pensions de base, pensions complémentaires. En outre, un retraités peut dépendre de plusieurs régimes, régime général, TNS, régime agricole; Or, en l'état, il n'est pas possible de connaître en temps réel le montant de la pension. De ce fait, il n'est pas possible techniquement de distinguer les pensions de moins 1200 euros et celles de plus de 1200 euros. Seule l'administration fiscale dispose des données mais a posteriori. 

lundi 16 juin 2014

Le Conseil d'Orientation des Retraites publie son rapport annuel

En vertu de la loi portant réforme des retraites de 2014, la Conseil d'Orientation des Retraites a publié son rapport annuel qui intègre des indicateurs de suivi du système.

Lire le rapport annuel

dimanche 15 juin 2014

La lettre de l'Epargne et de la Retraite juin 2014

Comme chaque mois retrouvez la lettre de l'Epargne et de la Retraite !


Au sommaire de la lettre :

  • - L’édito de Philippe Crevel « et si on reparlait des fonds de pension »
  • - Les Français remplissent leur bas de laine
  • - Les contrats DSK, un exemple à ne pas suivre
  • - La croissance, l’emploi et la retraite
  • - Les femmes et la retraite, la difficile marche vers l’égalité
  • - La guerre des retraites aura-t-elle lieu?
  • - Quelques chiffres pour sourire


Le Comité de suivi des retraites, bientôt sur les rails

La loi sur les retraites de 2014 prévoyait la création d'une nouvelle instance de pilotage du système de retraite, le Comité de Suivi des Retraites.


 Ce Comité devrait rendre son premier avis sur  les trajectoires financières des régimes de retraite d'ici le 15 juillet 2014. « Ce comité indépendant, qui sera composé de personnalités reconnues pour leurs compétences en matière de retraite, devra remettre un avis annuel et public avant le 15 juillet indiquant si le système de retraite s'éloigne, de façon significative, des objectifs définis, et faire des recommandations, le cas échéant, sur des mesures de correction », a annoncé le Premier ministre Manuel Valls dans un communiqué diffusé le 12 juin 2014 à l'occasion de la remise du rapport du Conseil d'orientation des retraites (COR) sur les évolutions et perspectives des retraites en France. Ce comité sera mis en place sous peu...



lundi 9 juin 2014

Le compte de pénibilité présenté le 10 juin


La loi sur les retraites pour 2014 a prévu l'instauration d'un compte de pénibilité à compter du 1Er janvier 2015. Les modalités d'application seront connues le mardi 10 juin, après avoir été présenté dans la matinée aux organisations syndicales. Un travailleur sur cinq pourra être concerné. Il sera financé par les cotisations des entreprises, il visera tous ceux qui ont été exposés à l’un des dix critères de pénibilité (bruit, travail de nuit, postures pénibles, travail répétitif, etc.) inscrits dans le code du Travail. Il permettra aux salariés d’accumuler des points en fonction du temps passé en situation de pénibilité tout au long de leur carrière. Avec ces points, ils pourront se former, travailler à temps partiel ou partir plus tôt à la retraite.
Selon des informations, le gouvernement pourrait atténuer à la marge de dispositif. Ainsi, le décompte serait annuel  et non mensuel pour la prise en compte des expositions des salariés aux facteurs de pénibilité..
«Dix points permettront l’acquisition d’un trimestre de retraite supplémentaire» ou une réduction du temps de travail d’un trimestre à mi-temps, les 20 premiers points ne pouvant être utilisés «que pour le financement d’une formation».
En ce qui concerne l’évaluation concrète des situations pénibles, le document se contente de conseiller aux entreprises et aux branches de mettre au point des «modes d’emploi adaptés à leur activité et à leur organisation».
Le coût du dispositif est estimé à 500 millions d’euros par an en 2020 et 2,5 milliards d’euros en 2040.


lundi 2 juin 2014

Les congés maternité pris en compte pour le calcul des retraites

La loi de 2014 sur les retraites améliore la retraite des femmes ayant eu des enfants en permettant de valider tous les trimestres liés à la maternité. Ainsi jusqu'à présent les femmes ne pouvaient valider qu'un seul trimestre de congé maternité par enfant, même quand la durée légale de leur congé avait excédé un trimestre. Or, pour un troisième enfant ou en cas de naissance multiple, le congé maternité est supérieur, allant jusqu'à six mois ou plus. Avec la loi de 2014, tous les trimestres de congé maternité vont être pris en compte pour la retraite. Le décret d'application a été publié au Journal Officiel dimanche 1er juin..
En vertu du décret paru dimanche, pour tous les enfants nés depuis janvier dernier, tous les trimestres de maternité seront pris en compte : "Un trimestre est également décompté pour chaque nouvelle période d'indemnisation de quatre-vingt-dix jours", Lles congés pour adoption donnant droit à des indemnités journalières seront également validés à raison d'un trimestre pour 90 jours de congé.

samedi 17 mai 2014

Les TNS et la retraite : Question d'Argent sur France Info de Patrick Lelong avec Philippe Crevel

Après la publication de la lettre de l'épargne et de la retraite du mois de mai 2014 consacrée à la retraite des TNS, Philippe Crevel a été interrogé par Patrick Lelong sur France info.

Retrouver l'intervention de Philippe Crevel 

La lettre écodata N°75 du 17 octobre 2014

Philippe Crevel réalise la lettre économique de LOrello Ecodata qui décrypte les dernières données économiques.

La semaine dernière a été riche en résultats économiques et en mesures fiscales.

Retrouver la lettre de Lorello Ecodata du 17 mai 2014


samedi 10 mai 2014

La lettre éco de Lorello Ecodata

Comme chaque semaine, Lorello Ecodata décrypte l'actualité économique et financière.




Le coin des épargnants

 La bourse de Paris n’arrive toujours pas à se maintenir au-dessus de la barre des 4500 points. Le CAC 40 a terminé la semaine à 4 477,28 points en hausse de 0,43  % la semaine.

Plusieurs facteurs auraient dû jouer positivement comme en particulier les annonces de Mario Draghi en faveur de la baisse de l’euro. Autre facteur favorable, le président de la BCE a affirmé que son institution ne s’interdirait pas à intervenir, dès le mois de juin, pour lutter contre la déflation ou pour réguler l’appréciation de la monnaie européenne.

L’autre facteur positif qui aurait dû favoriser la hausse du CAC 40 a été la déclaration de la présidente de la Réserve fédérale américaine (Fed), Janet Yellen devant le Congrès américain. Elle a indiqué clairement que la FED maintiendrait une politique monétaire accommodante, synonyme de liquidités abondante le temps nécessaire.
Le ralentissement confirmé de l’économie chinoise, les évènements persistants en Ukraine et des résultats moyens en Europe en ce qui concerne la production manufacturière l’ont emporté.

 France, beaucoup de bruit mais pas encore de résultats

La guerre médiatique fait rage sur le front économique avec le pacte de responsabilité, le pacte de solidarité, les allégements de charges auxquels s’ajoutent des mesures fiscales pour relancer la consommation. Mais au-delà des effets d’annonce, les grandes lignes économiques changent peu. La consommation des ménages a reculé sur le premier trimestre et la production manufacturière recule.

La production, industrielle comme manufacturière a enregistré, au mois de mars, une baisse de 0,7 %. Sur le premier trimestre, la production industrielle est encore en recul de 0,5 %.
Au niveau de la demande extérieure, la France n’arrive toujours pas à regagner des parts de marchés. Ainsi en mars, les exportations n’ont progressé que de 0,6% m/m quand les importations ont augmenté de 3,4% m/m. De ce fait, le déficit commercial s’est accru passant à près de 5 milliards d’euros soit en base annuelle un déficit de près de 3 % du PIB.

En mars, pour rappel, le nombre de demandeurs d’emploi inscrits en catégorie A à Pôle emploi a, par ailleurs, augmenté certes faiblement mais il n’en demeure pas moins que l’amélioration de la situation de l’emploi n’est pas encore au rendez-vous.

Dans ces conditions, la croissance risque d’être nulle et non de 0,1 % comme cela était espéré il y a encore peu.  Nous assistons même à un renversement des indicateurs avancés. Ainsi, les enquêtes de confiance, auprès des entreprises comme des ménages marquent un repli en avril de manière.
La France reste en décalage par rapport à ses partenaires que ce soit évidemment ceux de l’Europe du Nord mais aussi ceux de l’Europe du Sud comme le Portugal ou l’Espagne.

Et pendant ce temps-là le chômage recule chez nos partenaires…

Le chômage a poursuivi son recul en Espagne. Au mois d’avril, le nombre de demandeurs d'emplois a reculé de 111.565 par rapport au mois précédent pour s'établir à 4.68 millions. Sur un an, le nombre de demandeurs d’emploi a reculé de 304.892. En Allemagne, le chômage poursuit également son recul. Il s’élève au mois d’avril à 6,7%. Au Royaume-Uni, le taux de chômage a, avec un taux de 6,9 %, atteint son taux le plus bas depuis 5 ans. En dehors de l’Europe, aux Etats-Unis, le taux de chômage s’est établi à 6,3 % au mois d’avril contre 6,7 % en mars soit son plus bas niveau depuis 2008.

 Mais que se passe-t-il en Chine ?

 Selon la Banque mondiale, la Chine pourrait ravir la première place aux Etats-Unis en ce qui concerne le PIB, en parité de pouvoir d’achat, dès cette année. Les Etats-Unis occupaient cette place depuis 1872. Dans les faits, la Chine récupère la place qu’elle avait cédée au cours du 17ème siècle. Le calcul en parité de pouvoir d’achat est une évaluation. En effet, la parité de pouvoir d'achat est un taux de conversion monétaire qui permet d'exprimer dans une unité commune les pouvoirs d'achat des différentes monnaies. Ce taux exprime le rapport entre la quantité d'unités monétaires nécessaire dans des pays différents pour se procurer le même « panier » de biens et de services.

 En valeur absolue, le PIB de la Chine pourrait dépasser celui des Etats-Unis autour de 2020.
 Si l’avènement de la Chine comme première puissance est incontournable, le plus dur reste à faire. L’économie chinoise doit évoluer à grande vitesse pour éviter l’enlisement. En effet, le modèle de croissance reposant sur les exportations avec une forte croissance des investissements a atteint ses limites. La Chine ne pourra guère accroitre ses parts de marchés durant les prochaines années. Elles pourraient même reculer du fait de l’augmentation des coûts (généralisation de la couverture sociale, revalorisation des salaires…). En outre, nous arrivons au terme d’un processus de mondialisation. Le commerce international qui enregistrait des taux de progression supérieurs au taux de croissance du PIB a tendance depuis la crise financière à croître moins vite voire stagner comme cela est le cas depuis le début de l’année 2014.

La crise européenne, l’amélioration de la compétitivité de l’économie américaine ont contribué à réduire le rythme de progression des exportations chinoises.

Le taux de croissance s’est abaissé au premier trimestre à 7,4 % soit le taux le plus faible enregistré depuis 18 mois. Ce ralentissement n’est pas sans poser des problèmes d’ordre financier. L’endettement des acteurs économiques s’est fortement accru ces trois dernières années d’autant plus en prenant en compte le shadow banking. Tout affaiblissement de la croissance remet en cause les plans de remboursement. Plusieurs cas de faillite ont été enregistrés notamment dans le secteur immobilier.

Le programme du Président, Xi Jinping, vise à rééquilibrer par la demande interne le mode de développement de la Chine. Cet objectif pour être atteint nécessite du temps. En effet, il faut monter des réseaux de distribution, des réseaux de communication dans l’ensemble du pays, avoir une répartition équitable du pouvoir d’achat… 

Aujourd’hui, le taux d’épargne des Chinois est de plus de 50 % et la consommation ne représente que 30 % du PIB quand il devrait se rapprocher de 50 %. Il reste du chemin à parcourir. Pour mémoire, dans les pays occidentaux, la consommation représente plus de 60 % du PIB.

La mutation économique chinoise prendra de 7 à 10 ans avec une décélération de la croissance. Elle devrait vers 2020 se situer autour de 5 %. Cette baisse est assez logique car la croissance reposera alors moins sur l’exportation de biens industriels mais sur les services qui génèrent moins de gains de productivité.
La gestion de ce changement de mode de croissance sera délicate en particulier au niveau politique et social.

Russie, quelles limites économiques ?

La Russie est entrée en récession au cours du premier trimestre de cette année du fait de la dépréciation du rouble, des fuites de capitaux mais également en raison de l’atonie européenne. Du fait de ses réserves financières, la Russie peut supporter ce trou d’air sans que cela mette en danger ses équilibres financiers. La dette publique russe s’élevait à 13,4 % du PIB en 2013 (10,5 % pour l’Etat russe). Pour mémoire, elle était de 99 % du PIB en 1999. Le budget qui était en excédent de 0,4 % du PIB est redevenu légèrement déficitaire en 2013 à hauteur de 0,3 % du PIB.
Du fait de ses positions de force dans l’énergie et dans les matières premières en règle générale, la Russie bénéficie d’une balance commerciale structurellement excédentaire (8,5% du PIB en 2013).

La stagnation des niveaux de production, la faiblesse de la reprise économique actuelle en Europe et le repli de la demande ukrainienne réduisent le volume des exportations russes d’hydrocarbures.

La réduction de l’excédent commercial, observée en 2012 pour la première fois depuis la crise de 2008-2009 et confirmée en 2013, se traduit par une réduction de l’excédent du compte courant. Ce dernier a atteint 1,6% du PIB en 2013 contre 11% du PIB en 2005. Selon le FMI, la Russie pourrait perdre son excédent autour de 2016.
La balance des paiements doit faire face à des sorties nettes de capitaux à hauteur de 2-4% du PIB par an depuis 2008 (54 Mds USD en 2012 et 63 Mds USD en 2013).

Il faut néanmoins noter qu’en 2012, les flux entrants d’Investissement d’origine étrangère (51 Mds USD) dépassent les flux sortants (48 Mds USD) pour la première fois depuis 2007. En 2013, la Russie a occupé le 3ème rang mondial pour le volume des IDE entrants (environ 79 Mds USD). La France est le 2ème investisseur en Russie.
En 2013, les IDE sortants se maintiennent à un niveau élevé (95 Mds USD en hausse de 42%) prouvent que les entreprises russes s’insèrent de plus en plus dans l’économie mondiale.

Les réserves de change du pays restent très élevées, autour de 500 milliards de dollars à fin 2013, plaçant la Russie au 4ème rang mondial derrière la Chine, le Japon et l’Arabie Saoudite. Elles ont baissé du fait de la nécessité pour les autorités monétaires de soutenir le rouble. Elles s’élèvent ainsi à 486,1 milliards de dollars au 1er avril 2014. Une partie de ces réserves correspond à la stérilisation des recettes pétro-gazières dans le Fonds de réserve (87,3 Mds USD au 1er mars 2014) et dans le Fonds du bien être national (87,3 Mds USD au 1er mars 2014).

La Russie a besoin d’un cours du baril de pétrole autour de 110 dollars. La zone de danger pour les finances publiques se trouve à 90 dollars. Le cours actuel du baril est de 100 dollars. Les excédents de la balance des paiements russe fondent en raison de la diminution des exportations premières et de la fuite des capitaux. En revanche, la dépréciation monétaire valorise les exportations énergétiques qui sont réalisées en dollar.
Les pays occidentaux pourraient être tentés de jouer de l’arme du cours du baril sous réserve d’avoir l’accord des pays de l’OPEP ce qui n’est pas certain.

A suivre, next week, une semaine très économique

Après le 1er et le 8 mai, c’est le grand retour des données économiques. La semaine sera marquée par la publication des résultats du PIB du premier trimestre pour la zone euro. Il faudra également regarder les indices des prix et les données sur l’emploi.

 Lundi 12 mai 2014

 Aux Etats-Unis, seront présentés les résultats du budget fédéral.

 En France, en attendant les résultats du premier trimestre 2014, nous pourrons prendre connaissance de l’étude de conjoncture de la Banque de France.

 Mardi 13 mai 2014
 En France, il faudra suivre les résultats de la balance des paiements courants du mois de mars pour apprécier si les services ont en parti compensé le déficit de la balance commerciale.

 En Italie, sera connu le taux d’inflation du mois d’avril qui devrait ressortir à 0,2 % avec une croissance annuelle en légère hausse passant de 0,4 à 0,6 %.

 Pour l’Allemagne, il sera intéressant d’étudier l’enquête ZEW sur le sentiment économique qui devrait marquer une pause dans le cycle haussier de ces derniers mois. De même, il faudra suivre l’indicateur NFIB publié aux Etats-Unis sur l’optimisme des affaires qui devrait ressortir en hausse pour le mois d’avril.

 Mercredi 14 mai 2014

 En Allemagne, sera communiqué l’indice des prix pour le mois d’avril. Les prix auraient diminué de 0,3 %. Le taux d’inflation annuelle serait de 1,1 %.

 Les résultats de l’inflation seront également publiés en France. Les prix ont dû augmenter de 0,1 % en avril ; le taux annuel étant de 0,9 %.

 Il faudra également suivre les résultats du chômage au Royaume-Uni et l’évolution de la production industrielle en zone euro qui est attendue en baisse de 0,3 % pour le mois de mars dernier.

 Jeudi 15 mai 2014

 Le Conseil européen se réunira quelques jours avant les élections européennes.

 La journée de jeudi sera consacrée à la publication des résultats de la croissance du PIB du premier trimestre 2014.
 Ainsi, l’INSEE publiera pour la France ses résultats. La croissance est attendue nulle, à l’origine, un gain de 0,3 % était attendu, dans un second temps, il avait été révisé à 0,1 %.
 Les autorités allemandes devraient annoncer un taux de croissance de 0,7 % pour le premier trimestre.

 L’Italie et la Grèce communiqueront également leurs résultats de croissance du PIB. Eurostat communiquera le taux de croissance de la zone euro ; il a dû atteindre les 0,4 %.
 Au niveau de la zone euro, sera publié l’indice des prix du mois d’avril qui devrait ressortir à 0,7 % en base annuelle.

 Aux Etats-Unis, de nombreux indicateurs seront publiés dont l’indice des prix à la consommation (0,2 % attendu sur le mois), la production industrielle d’avril (+0,4 % attendu) et le taux d’utilisation des capacités de production (attendu stable à 79,2 %).

 Vendredi 16 mai 2014

 Au Japon, il faudra regarder l’évolution de la production industrielle qui a dû ressortir en hausse à 0,4 %. Elle a été soutenue par les achats d’anticipation avant l’augmentation de la TVA intervenue au mois d’avril.
 Pour la zone euro, il faudra suivre la balance commerciale du mois de mars.

 Aux Etats-Unis, il sera intéressant d’analyser plusieurs indicateurs immobiliers (permis de construire d’avril, mises en chantier d’avril). Il faudra suivre également l’indice de confiance des consommateurs du mois de mai (Reuters / Michigan) qui est attendu en hausse.

vendredi 9 mai 2014

Légère amélioration du solde budgétaire au mois de mars


Le solde général du budget de l'Etat s'est élevé  au 31 mars 2014  à -28,0 Md€  en baisse de  3 Md€ par rapport à fin mars 2013 (-31,0 Md€).

Ce résultat s'explique par une légère baisse des dépenses mais également par une augmentation des recettes fiscales. 

Les dépenses Les dépenses (budget général et prélèvements sur recettes) atteignent 88,7 Md€ au 31 mars 2014, contre 90,2 Md€ au 31 mars 2013, soit une diminution de 1,5 Md€. 

Les recettes du budget général (nettes des remboursements et dégrèvements) s’établissent à 73,7 Md€, contre 69,6 Md€ à fin mars 2013, soit une progression de 4,1 Md€.
Le Ministère du budget souligne que cette évolution positive reste cependant encore peu significative en ce début de gestion.

jeudi 8 mai 2014

Près d'un Français sur cinq dispose d'un produit d'épargne retraite


Selon l'INSEE, 18,6% des Français possèdent un produit d'épargne dédié à la préparation financière de la retraite. Comme le sondage du CSA-CECOP l'avait mentionné au mois de février de cette année, l'assurance vie reste le produit financier numéro un pour préparer sa retraite avec 7,1 % des personnes sondée. Il est suivi par les livrets d'épargne réglementés avec 5,6% des personnes interrogées un produit d'épargne réglementée. Le Perp obtient 2,7% et l'épargne entreprise 2,6%. 17,9% des sondés déclarent percevoir une rente de retraite supplémentaire en 2010, dont 11,1% pour la seule retraite supplémentaire individuelle, loi Madelin, régimes exploitants agricoles, Prefon ...

mardi 6 mai 2014

Retraite et classes moyennes : déclaration de François Hollande sur BFM TV

François Hollande à l'occasion de son intervention sur BFM TV a souligné que les Français avaitent droit à "une retraite décente". "Mon devoir est de permettre à ceux qui ont travaillé longtemps d'avoir des retraites décentes. Il faut que tout le monde puisse vivre avec un minimum décent. Les mesures que nous avons prises doivent permettre à ces gens de ne pas payer d'impôts". 
Il a également fait une déclaration en creux concernant les classes moyennes 
"Les catégories moyennes, ceux qui ne sont ni pauvres ni riches mais ont le sentiment de payer pour tous, c’est cette catégorie-là vers laquelle nous devons assurer la redistribution, a affirmé le Président. Je veux aider cette catégorie des ni riche-ni pauvre, c'est elle qui doit avoir une baisse d'impôts. Il n'y aura pas de prélèvements supplémentaires pour l'année à venir et les années d'après".

lundi 5 mai 2014

Près de 850 000 attributions de droits retraite en 2013


La CNAV a procédé pour 2013 à 847 484 attributions de droits directs et droits dérivés dont  683 044 droits directs (augmentation de 16,8% par rapport à 2012) et 147 208 retraites anticipées « carrière longue » (86 975 en 2012) ainsi qu'à - 164 440 droits dérivés. 

Au cours de l’année 2013, on a dénombré 144 825 attributions de retraites anticipées « carrière longue » (98 788 hommes et 46 037 femmes) ; soit une augmentation de plus de 59% par rapport à 2012 (85 575  retraites anticipées).

Pour 2014 : près de 840 000 attributions de droits directs et droits dérivés sont prévues au titre  de l’année 2014 dont près de 667 000 droits directs et 173 000 droits dérivés. 

Au 15 avril 2014, 95,8% des droits propres ont été attribués dans le mois suivant l’échéance. Le nombre de  droits propres attendus en 2014 devraient poursuivre un flux croissant tout au long de l’année. Une  décroissance du volume d’entrées devrait néanmoins être constatée à partir du 4ème trimestre 2014, le pic  d’activité suivant devant être observé en septembre 2015. 

samedi 3 mai 2014

La lettre économique hebdomadaire de Lorello Ecodata






Le coin des épargnants

La bourse de Paris a terminé la semaine à 4 458 points en petite progression de 0,34 % sur une semaine. Le point fort de la semaine a été le franchissement du cap des 4500 points mardi pour la première fois depuis le début du mois de septembre 2008. Le retour des grandes opérations de fusions et acquisitions a expliqué l’engouement du début de la semaine. La bourse de Paris n’a pas été capable de ternir ce seuil. En effet, les mauvais résultats de l’économie américaine durant le 1er trimestre ont, en revanche, calmé les ardeurs des investisseurs. Ils ont été également refroidis par la reprise des hostilités en Ukraine ainsi que par le ralentissement plus fort que prévu en Chine.

Les Etats-Unis un  premier trimestre pour rien !

Le taux de croissance de l’économie américaine n’a été que de 0,1% au premier trimestre 2014. Ce résultat décevant est mis un peu vite sur le compte des intempéries du début de l’année. Le ralentissement avait commencé dans les faits à la fin de l’année dernière. La diminution des injections des liquidités a pu sans nul doute, freiner la reprise. La contribution des exportations nettes a été négative de 0,8 point. Il faut noter que qu’au second semestre 2013, les exportations avaient été très dynamiques. Il y a donc eu un mouvement de correction d’autant plus que le commerce international a été très poussif au cours du premier trimestre. De manière inattendue, la consommation des ménages a bien résisté avec une hausse de 3 % en base annualisée. En revanche, les dépenses d’investissement et les dépenses publiques sont orientées à la baisse.

Le chômage a  enregistré une forte baisse en se repliant à 6,3% en avril contre 6,7% en mars. Il tombe à son plus bas niveau depuis septembre 2008. 288 000 emplois ont été créés soit plus que prévus. Le nombre de chômeurs s'élève à 9,8 millions, en baisse de 733.000.

En revanche, le nombre des demandeurs d'emploi qui ont cessé de chercher du travail a concerné 806 000 personnes. Le taux de participation à la population active, qui regroupe les demandeurs d'emploi et les travailleurs en poste, n’est que de 62,8% en baisse de 0,4 point soit le même pourcentage que l'amélioration du taux de chômage.

Pour le deuxième trimestre 2014, la croissance attendue en base annuelle ne devrait pas atteindre les 2 %.
Au niveau de la politique monétaire, les membres du FOMC ont opté pour le statu quo sur les taux et ont décidé de poursuivre la réduction des achats mensuels de titres de 10 milliards de dollars.

La Russie en récession sur fond de crise ukrainienne

La Russie est entrée en récession. Au 1er trimestre, le PIB a reculé de 0,5 point. Il pourrait encore reculé au deuxième. La croissance devrait être de 0 % en 2014 et de 1 % en 2015 selon le FMI. Les autorités russes prévoient de leurs côtés une croissance de 0,5 et de 1,1%. La croissance avait commencé à ralentir avant la crise ukrainienne avec une croissance de 1,3 % en 2013, contre 3,4 % en 2012 et 4,3 % en 2011. L’affaiblissement de la demande européenne et surtout la chute du cours du pétrole et du gaz ont pénalisé l’économie russe.
Les départs de capitaux ont été multipliés par deux au premier trimestre, dépassant 50 milliards de dollars, affectant le marché boursier russe et le rouble. Le FMI prévoit des fuites de capitaux de 100 milliards de roubles sur l'année. Pour contrecarrer la fuite des capitaux et freiner l’inflation, la Banque centrale a dû augmenter les taux d’intérêt qui dépassent 7,5 % ce qui pénalise la distribution des crédits.

Chine, un atterrissage en douceur

L'Académie chinoise des sciences sociales, l'un des principaux think tank gouvernementaux, a publié une prévision de croissance pour 2014 à 7,4%, en deçà de l'objectif officiel de 7,5%. L’Académie a même admis que ce taux croissance pourrait même tomber à 7%.

Cette révision fait suite à la publication des statistiques du produit intérieur brut (PIB) au premier trimestre, montrant un ralentissement à 7,4% en rythme annuel, soit un plus bas de 18 mois après 7,7% entre octobre et décembre. La Chine souffre du ralentissement du commerce international, de la faiblesse de la reprise européenne et de la saturation en biens industriels. La Chine doit faire face à une augmentation de ses coûts. Par ailleurs, certaines banques éprouvent quelques problèmes face à un endettement mal maîtrisé.

L’Union européenne est forte mais ne le sait pas

Trop souvent décriée, trop souvent méprisée, trop souvent caricaturée, l’Union est contre vent et marée, la première puissance économique mondiale devant les Etats-Unis et la Chine.
Certes, l’Union européenne n’est pas un Etat au sens classique du terme mais c’est une puissance économique dont 18 pays sur 28 ont la même monnaie. C’est un marché unique où les produits circulent librement. L’Union européenne est faible de son manque de confiance, de son incapacité à se projeter en avant. Le politologue américain, Robert Kagan, considère que l’Europe passe trop de temps à essayer d’arbitrer ses conflits internes et de ce fait ne se participe pas à l’évolution de l’économie mondiale. Moins de nombrilisme permettrait à l’Europe de grandir.

Ainsi, en 2011, le produit intérieur brut (PIB) de l’Union européenne représentait  18,6% du PIB mondial, exprimé en standards de pouvoir d’achat (SPA). Les États-Unis étaient la deuxième économie mondiale avec une part du PIB de 17,1% et la Chine la troisième avec 14,9%.
L’autre preuve de la force de l’Europe qui est de fait le premier marché commercial mondial, c’est quand elle est en panne que les pays émergents souffrent en raison de la baisse de leurs exportations.

Et en plus la zone euro sort du trou

La zone euro retrouve quelques couleurs qu’en France nous avons encore du mal à percevoir. Les indicateurs de confiance sont, en effet, soit en hausse, soit stabilisés à des niveaux qui n’avaient plus été observés depuis l’été 2011.

L’Allemagne confirme ses bons résultats mais elle est désormais rejointe par d’autres pays de la zone. La croissance espagnole a atteint 0,4 % (t/t) au premier trimestre 2014, soit le rythme le plus soutenu depuis six ans, à la faveur notamment d’une accélération de la demande intérieure.

La reprise dans la zone euro devrait se renforcer dans les prochains mois ; après +0,3 % (t/t) au quatrième trimestre 2013, la croissance du PIB pourrait avoir été de 0,4 %0,5 % au 1er trimestre. Les enquêtes de conjoncture annoncent une poursuite au même rythme au deuxième trimestre.
Certes, le point de départ était très bas, de ce fait l’embellie reste modeste. Pour effacer les stigmates de la crise passée, il faudra au moins deux ans. Si Allemagne opère déjà sur ses niveaux d’activité de 2008, les pays périphériques en sont loin. Le taux de chômage reste à des niveaux records, au-dessus de 25 % en Espagne et en Grèce et de 15 % au Portugal.

A suivre, next week

Lundi 05 mai

L’Eurogroup se réunit et la Commission de Bruxelles devrait présenter ses prévisions de croissance.

Mardi 06 mai 2014

Au Royaume-Uni, il faudra suivre les indices PMI services pour le mois d’avril qui devrait se maintenir à un niveau élevé en phase avec les résultats macro-économiques. Il faudra également suivre la publication de ces indicateurs en Espagne, en Italie et en France ainsi que pour l’Union européenne pour apprécier la vitalité de la reprise économique.
Aux Etats-Unis, il faudra regarder la publication de la balance commerciale du mois de mars qui devrait être un peu moins déficitaire qu’en février. Il faudra également suivre l’indice d’optimisme économique.

Mercredi 07 mai 2014

En France sera attendu le résultat de la production industrielle du mois de mars.
La production, industrielle comme manufacturière, est attendue en hausse en mars mais le rythme de reprise devrait rester modeste au regard de l'amélioration limitée du climat des affaires. La production industrielle aurait augmenté de 0,3 % en mars après 0,1 % en février.
En France, il faudra regarder les résultats du commerce extérieur du mois de mars. Le déficit est attendu en progression par rapport à février.

Jeudi 08 mai 2014

Au Royaume-Uni, il faudra suivre la réunion de la BoE. La BoE devrait conserver son taux directeur à 0,5%, ainsi que le montant de ses achats d’actifs à GBP 375 mds. Elle attendra  que la reprise soit davantage assise avant de durcir sa politique monétaire.
En parallèle se tiendra la réunion de la BCE. La BCE devrait laisser l’orientation de sa politique monétaire inchangée au cours de la réunion de mai. La persistante faiblesse de  l’inflation pourrait, cependant, forcer la BCE à agir le mois prochain. 

En Allemagne sera publié le résultat de la production industrielle de mars. Après une hausse de 0,4% m/m en février, la production industrielle a probablement légèrement augmenté en mars. Au T1, elle devrait  avoir progressé de près de 2% t/t, en ligne avec une forte hausse du PIB.

Vendredi 09 Mai 2014

Au Royaume-Uni sera présentée la production industrielle de mars. La production industrielle, soutenue par l’activité manufacturière, avait affiché, en février (+0,9% m/m), sa plus forte progression depuis  juin 2013. La situation reste favorable, mais l’activité devrait peu évoluer en mars après cette hausse marquée
En Allemagne seront connus les résultats de la balance commerciale du mois de mars qui a dû dégager un excédent de plus de 16 milliards d’euros.
En Italie sera publié le résultat de la production industrielle du mois de mars.


La semaine économique est une publication réalisée par Lorello Eco Data, société d’études et de stratégies économiques dirigée par Philippe Crevel
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