samedi 18 mai 2013

La semaine économique et financière



Le coin des Epargnants

Les actions, nouveaux refuges pour des investisseurs en mal de rendement ?
Le CAC 40 a terminé la semaine à 4001 points au plus haut depuis le mois de juillet 2011. La hausse est de 11 % en un mois et de 32 % en un an. Cette progression qui intervient en pleine entrée dans la récession de la France est alimentée par les politiques monétaires accommodantes des Banques centrales et par les bons résultats de l’économie américaine. Il faut souligner que les entreprises du CAC 40 dépendent de moins en moins du marché national et évoluent en fonction de leurs propres marchés. Il faut noter également que la bourse anticipe, en règle générale, les rebonds de la conjoncture. L’évolution de ces dernières semaines pourrait annoncer un futur plus clément.
Il n’en demeure pas moins que la bourse de Paris est loin de ses records de 2007 ou de septembre 2000 où le CAC avait frôlé les 7000 points. La bourse de Paris est pénalisée par l’affaiblissement de l’économie française et également par la réduction de la valorisation des compagnies financières.
Depuis le mois de janvier, l’action Renault a fortement progressé, 50 %, grâce à Dacia et à Nissan dont les bénéfices vont dans la poche du constructeur français. Sans surprise, EADS enregistre une hausse de plus de 46 % depuis le début de l’année portée par l’envolée des commandes. Sanofi est également bien orientée.

Toutes les bourses étant au plus haut, des prises de bénéfices devraient intervenir après la distribution des bénéfices. Ces prises de bénéfices pourraient d’autant plus intervenir que la FED pourrait remettre en cause ses injections de liquidités. Certains estiment que le déversement monétaire génère une spéculation dont profitent artificiellement les actions avec un risque d’éclatement soudain et violent. Les faibles taux d’intérêt sur les titres d’Etat incitent les investisseurs à jouer en bourse avec de ce fait une progression rapide des cours.

Bonjour madame la récession, la sortie est par là

Ce ne fut pas une surprise, l’INSEE a annoncé officiellement l’entrée de la France en récession avec laquelle elle flirtait depuis plus d’un an. La question ce n’est pas de se lamenter sur cette destruction de richesses que nous connaissons depuis six mois mais de trouver les moyens de l’éconduire.
La France étant face au vent, le Gouvernement espère que ce dernier changera de direction. Il attend avec impatience un dégel de la consommation en Allemagne et une reprise en Europe du Sud afin d’amener un peu de vigueur en fin d’année. L’autre espoir repose sur le maintien de la croissance américaine qui pourrait également se faire ressentir jusqu’en Europe même si désormais pour notre allié nous sommes un peu moins prioritaire.

A défaut d’une solution par l’extérieur, le Gouvernement recourt à quelques expédients comme le déblocage de l’épargne salariale afin d’atténuer la chute de la consommation.
Evidemment, le retour de la croissance suppose la restauration durable de la confiance sur les marchés financiers et une reprise des gains de productivité avec en sous-jacent une augmentation de l’investissement.

16 mai 2013, le Président se soumet à la réalité économique

En écho à un certain 16 mai 1877 où le Président Mac Mahon avait le choix entre la démission et la soumission, lors de sa conférence de presse, le Président François Hollande a dû reconnaître à demi-mots que la France devait se réformer. La réforme des retraites est désormais officiellement sur les rails tout comme celle de l’épargne. Certes, la conférence de presse a donné lieu à une synthèse des nombreuses déclarations passées. Il n’en demeure pas moins que la question des dépenses publiques 
reste taboue.

Et ailleurs pendant ce temps là

La zone euro reste au premier trimestre récession pour le sixième trimestre consécutif. Seuls trois pays ont enregistré une croissance positive au premier trimestre dont l’Allemagne mais avec un taux de croissance très faible d’autant plus que le recul avait été marqué au quatrième trimestre.
En revanche, au Japon, le taux de croissance trimestrielle a été évalué à 0,9%, tirée par  la consommation et les exportations. Ces résultats semblent donner raison aux autorités qui ont engagé une politique de relance monétaire. La promesse d’un policy-mix accommodant à l’extrême a conduit le yen à une forte dépréciation. La base monétaire sera doublée grâce à des achats de titres de la dette souveraine.

A suivre

Mardi 21 mai, au Royaume-Uni, le taux d’inflation du mois d’avril sera publié. Il devrait rester au-dessus de l’objectif d’inflation de la Banque centrale (de 2%).

Mercredi 22 mai, le Japon publiera le résultat de la balance commerciale du mois d’avril avec une possible hausse de la valeur des exportations du fait de la faiblesse du yen, et une décélération des importations. Le déficit commercial devrait de ce fait diminuer. 

Jeudi 23 mai, au Royaume-Uni sera communiqué le résultat détaillé du PIB du premier trimestre. Le PIB a enregistré une croissance de 0,3% t/t au T1 2013 après s’être contracté au trimestre précédent. En variation sur un an, l’activité a progressé de 0,6%.
Toujours, jeudi sera rendu public les enquêtes PMI de mai pour la zone euro.
En avril, l’indice composite d’activité avait légèrement progressé, à 46,9. En hausse dans la périphérie, l'indice s'était détérioré dans le noyau dur de la zone.

Vendredi, l’INSEE publiera ses enquêtes sur le climat des affaires (mai). Après leur détérioration prononcée en avril, les enquêtes INSEE sur le climat des affaires devrait légèrement s’améliorer. L’Allemagne présentera les résultats détaillés du PIB du premier trimestre et l’indicateur IFO qui devrait rester stable soulignant que la reprise se fait attendre.
Enfin, toujours vendredi, aux Etats-Unis, seront communiqués les résultats des commandes de biens durables pour le mois d’avril. Elles devraient subir le contrecoup des baisses des dépenses militaires.

vendredi 17 mai 2013

C dans l'air spécial retraite


L'émission d'Yves Calvi, "C dans l'air" sur France 5 du 15 mai dernier était consacrée au sujet de la retraite et de la future réforme. Philippe Crevel a été interviewé au sujet de la future réforme.

Regarder l'émission 

jeudi 16 mai 2013

Retraite et assurance-vie au programme de la Conférence du Président


Le Président de la République a confirmé que l'assurance-vie serait réformée afin de mieux orienter l'épargne vers les entreprises. Il semble rependre la philosophie du rapport Berger/ Lefebvre. Il a confirmé qu'un Plan d'Epargne en Actions destiné aux PME.

Le Président a, par ailleurs, pris parti pour la prise en compte de l'allongement de la durée de la vie pour le calcul des retraites. Il a ainsi déclaré "est-ce que, comme président de la République, je peux laisser 20 milliards d'euros de déficit en 2020'" a-t-il interrogé, jugeant ce déficit "insoutenable". "Je refuse, comme président de la République, de reporter sur les générations à venir le fardeau du financement des retraites". Il a ajouté que "c'est par responsabilité que nous allons ouvrir le dossier des retraites et aussi par esprit de justice"."Ce n'est pas simplement pour diminuer un déficit, c'est pour améliorer une confiance, parce que si les jeunes pensent que leurs retraites ne seront jamais financées, mais pourquoi feraient-ils confiance aux régimes par répartition'" "Trois principes me guident: premier principe, nous devrons rétablir durablement (...) les régimes par répartition, en tenant compte de notre démographie". "Dès lors que l'on vit plus longtemps, parfois beaucoup plus longtemps, on devra travailler aussi un peu plus longtemps". "Le deuxième principe, c'est la justice", a-t-il souligné, citant "les inégalités entre régimes", celles qui "frappent les femmes" ou "ceux qui ont des carrières incomplètes"."Troisième principe, le dialogue, la concertation", qui "s'ouvrira dès la conférence sociale du mois de juin et se poursuivra jusqu'à la fin de l'été", a-t-il mentionné.

Il prend ainsi fait et cause pour l'allongement de la durée de cotisation. Il a aussi jugé positivement l'accord des partenaires sociaux sur les complémentaires donnant l'impression qu'il ne rejette pas l'idée de la désindexation pour les régimes de base.

Le scénario du Gouvernement en matière de retraite


Après la concertation avec les partenaires sociaux, le Gouvernement semble avancer l'allongement de la durée de cotisation. Mais si on respecte le calendrier proposé par le Conseil d'Orientation des Retraites, la durée de cotisation augmenterait à 42 ans pour la génération née en 1962, 43 ans pour celle née en 1975, 44 ans pour celle née en 1989 et atteindrait 44,75 ans pour celle née en 2000. Ce calendrier ne permet pas de loin de revenir à l'équilibre financier. L’économie serait 0,2% de PIB en 2030 sur un total de financement de 1 point de PIB.

De ce fait, à défaut de jouer sur le report de l'âge légal de départ à la retraite, le Gouvernement pourrait retenir une désindexation des pensions de base. Un point de revalorisation de moins générerait 1 milliard d'euros d’économie. François Hollande souhaiterait que cette mesure ne s'applique pas aux petites pensions. Par ailleurs, un accroissement de la CSG sur les pensions est également envisagé.

mardi 14 mai 2013

réforme des retraites : NouvelObs.com


Le Premier Minsitre, Jean-Marc Ayrault, a rencontré les partenaires sociaux le 13 mai afin d'engager la concertation sur la réforme des retraites version 2013. Parmi les pistes avancées, l'allongement de la durée de cotisation, la désindexation et l'augmentation de la CSG des retraités. Philippe Crevel, secrétaire général du Cercle des Epargnants, est cité dans l'article du Nouvel Obs.com retraçant ces réunions.

Lire l'article du Nouvel Obs.com

Réforme des Retraites : réaction de Philippe Crevel


Philippe Crevel a été interrogé par Sarah Lemoine sur France Info au sujet de l'éventuel allongement de la durée de cotisation pour obtenir une retraite à taux plein.

lundi 13 mai 2013

Heure des choix en matière de retraite

La Commission européenne demande à la France de revoir son régime de retraite. Avant l’audition du Président de la République devant la Commission, le Gouvernement en laissant filer quelques informations sur la future réforme des retraites, entend amadouer les commissaires. Avec le vieillissement de la population et les règles en vigueur, les charges de retraite devraient augmenter de 4 à 6 % par an quand les ressources stagnent du fait du faible taux d’emploi. Les ressources des régimes retraite dépendent essentiellement des cotisations sociales assises sur la masse salariale. Ce n’est pas l’ampleur du déficit actuel qui est une source de préoccupation mais l’évolution de la charge des retraite à terme. Le déficit est, en prenant en compte le Fonds de solidarité vieillesse, de 12 milliards d’euros soit 8 % du déficit public total. Ce déficit pourrait doubler d’ici la fin de décennie et voire plus en cas de stagnation prolongée de l’économie. La réforme de 2010 avait été établie sur la base d’un retour à un taux de chômage inférieur à 7 % et avec des gains de productivité de 1,5 %. Le Conseil d’Orientation des retraite a souligné que la mesure la plus efficace sur le plan financier est le report de l’âge de retraite. En repoussant cet âge à 63 ans d’ici 2017, le déficit pourrait être effacé. En revanche pour obtenir ce même résultat, il faudrait accroître les prélèvements obligatoires d’un point de PIB ou diminuer les pensions de 5 %. Le Gouvernement semble de plus en plus retenir le principe de l’allongement de la durée de cotisation qui pourrait passer de 41,5 à 44 ans. En jouant sur la durée de cotisation, le gouvernement ne veut pas pénaliser les actifs ayant commencé à travailler tôt.. En revanche, cette mesure a un moindre rendement que le report de l’âge légal surtout si l’augmentation entre en vigueur de manière progressive. Il n’en demeure pas moins qu’à terme avec l’allongement de la durée des études, l’augmentation de la durée de cotisation aboutira les actifs à partir plus tard ; en outre, les pensions devraient être pénalisées du fait d’un risque plus grand de ne pas avoir l’ensemble des retraites. L’augmentation de la durée de cotisation génère des ressources à moyen terme obligeant le Gouvernement de trouver des ressources à court terme. De ce fait, le Gouvernement réfléchit au relèvement de la CSG des retraités. Actuellement, le taux de CSG applicable aux pensions varie en fonction des revenus de 0 à 6,6 % contre 7,5 % pour les actifs. L’autre mesure envisagée est la désindexation partielle ou totale des retraites de base. Si cette mesure était appliquée sur les salaires servant de référence pour le calcul des pensions, il y aurait une double peine : réduction des pensions au moment de leur calcul et diminution du pouvoir d’achat des pensions après liquidation. La désindexation a un impact majeur financier générant un écart croissant entre les revenus des actifs qui ont tendance à progresser plus vite que l’inflation.

jeudi 9 mai 2013

les dépenses de retraite en France selon la Dress


Les prestations du risque vieillesse-survie ont atteint selon le ministère des affaires sociales 278,5 milliards d'euros en 2010. Elles représentent 45 % de l'ensemble des prestations sociales. Le poids des dépenses vieillesse représente également 14,4 % du PIB.

Le risque vieillesse proprement dit représente 241,4 milliards d'euros. le risque survie est de 37,1 milliards d'euros qui intègre les droits dérivés dont 35,1 milliards d'euros pour la réversion et des pensions aux veuves et orphelins.

Le risque vieillesse a vu ses dépenses augmenter de 3,5 % en 2010 contre 4,2 % en 2009 et 5 % en 2008 en euros courants. Cette moindre croissance est liée à l'application de la réforme de 2010.

mercredi 8 mai 2013

Moins de trimestres validés pour les jeunes actifs par rapport à leurs aînés


La durée d’assurance validée en début de carrière évolue en fonction des générations. Elle dépend de la scolarisation et de la conjoncture économique . Avant 30 ans, cette durée a augmenté jusqu’à la génération née en 1950, passant de 37,2 trimestres pour la génération 1942 à 41,6 trimestres pour celle de 1950. Pour ces générations espacées de 8 ans, la durée d’assurance validée par les femmes a augmenté de 18,3 % en raison de leur participation croissante au marché du travail, alors que cette hausse n’est que de 8 % pour les hommes. Pour les hommes, cette augmentation est en partie liée à un effet de composition : la proportion des personnes nées à l’étranger décroît entre les générations 1942 et 1950. Depuis la génération née en 1950, avec une entrée plus tardive sur le marché du travail, la durée d’assurance validée à 30 ans diminue passant de 39,8 trimestres pour la génération 1954 à 30,8 trimestres pour celle de 1974.

L’âge moyen de première validation de 4 trimestres la même année diminue. Lâge de fin de scolarité obligatoire porté à 16 ans à partir de la génération née en 1953 a modifié la répartition des trimestres avant 30 ans : 12 % des individus nés en 1950 ont validé plus de 60 trimestres à 30 ans, ce qui correspond à un début de carrière à 15 ans. Cette proportion est quasi nulle pour ceux nés en 1958. La poursuite des études après le baccalauréat pour les générations nées à partir de la fin des années 1960 a, quant à elle, entraîné une hausse de l’âge de fin d’études d’environ un an entre 1986 et 1996 pour se stabiliser autour de 21 ans. Ainsi, 28 % de la génération née en 1954 a validé entre 51 et 60 trimestres à 30 ans, contre seulement 6 % de la génération 1970. Ceci correspond à un début de carrière entre 15 et 17 ans. D’autre part, la réduction du nombre de trimestres validés à 30 ans traduit une plus grande difficulté d’insertion sur le marché du travail : les jeunes nés en 1950 n'étaient pas ou peu concernés par la montée du chômage au cours des années 1980 contrairement aux générations plus récentes.

Le cumul emploi-retraite continue de séduire


En 2011, selon le Ministère des Affaires sociales et de la Santé, 311 000 retraités de droit direct du régime général, soit 2,7 % des titulaires d’une pension de droit direct dans ce régime (hors nouveaux retraités de l’année), bénéficient du régime de cumul emploi-retraite. Avec l’assouplissement des règles de cumul en 2008, le nombre de bénéficiaires avait nettement augmenté en 2009 et 2010. En 2011, la progression se ralentir avec une hausse de de 7 % en 2011 après une progression de de 11 % en 2010. Dans les régimes du RSI, l’augmentation de la proportion des retraités qui cumulent emploi et retraite est plus forte. Le cumul emploi-retraite concerne principalement des hommes et des jeunes retraités. En 2008, 8,8 % des retraités âgés de 66 ans ont cumulé emploi et retraite, dont deux tiers dans le régime général.

La Retraite en France : étude de la Dress



La Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques vient de publier son édition 2013, la retraite et les retraités. Ainsi, dans cette publication, il apparaît qu'en 2011, il y avait   un peu plus  de 15 millions de retraités, vivant en France ou à l’étranger. Ces retraités sont titulaires d’une pension de droit direct d’au moins un régime de retraite français.13 millions dépendent du régime général de la CNAV. 11,6 millions sont bénéficiaires d'une complémentaire Arrco et 2,6 millions  d'une retraite complémentaires Agirc. Leur nombre croît à un rythme moins soutenu que les années précédentes du fait de la réforme des retraites de 2010 qui progressivement reporte  l’âge légal d’ouverture des droits à partir de juillet 2011.

La pension moyenne de droit direct, tous régimes, atteint 1 256 euros mensuels en 2011. Sa croissance de 0,8 % en euros constants résulte notamment du renouvellement de la population des retraités. Les écarts de pensions entre hommes et femmes se réduisent. Les départs à la retraite interviennent à 60 ans dans un tiers des cas et sont un peu plus précoces dans la fonction publique.

La proportion de départs avec une surcote progresse dans les régimes du privé. Elle reste plus élevée dans la fonction publique d’État civile. Les liquidations avec une décote sont moins fréquentes dans le privé que dans la fonction publique civile mais ont lieu avec un nombre nettement plus important de trimestres manquants. Les pensions portées au minimum sont, quant à elles, plus nombreuses dans les régimes du privé. Les dispositifs de retraite supplémentaire facultative restent marginaux par rapport à la retraite obligatoire. Ils représentent 2,3 % de l’ensemble des prestations versées au titre de la retraite en 2011 et 4 % de l’ensemble des cotisations.

  Lire le dossier de la Dress

lundi 6 mai 2013

Retraite, emploi, quelles réformes pour demain ? interview sur Atlantico.fr


La rédaction d'Atlantico.fr a réalisé une interview croisée sur le bilan de François Hollande et sur les objectifs à atteindre pour la suite du quinquennat avec la participation Erwan Le Noan est président d’une association qui prépare des lycéens de ZEP aux concours des Grandes écoles et à l’entrée dans l’enseignement supérieur, de Alexandre Giuglaris est délégué-général de l’Institut pour la Justice et de Philippe Crevel.

Un an à l'Élysée : quel plan de route pour François Hollande pour répondre aux préoccupations des Français pendant les 4 années qui restent ? Après un an de présidence Hollande, les Français sont 79% à déclarer la lutte contre le chômage prioritaire (sondage Ifop pour Dimanche Ouest-France). Emploi, croissance, école, justice, l'opinion est déçue par le bilan de cette première année de quinquennat. Quels caps François Hollande devrait-il suivre pour redresser la barre ? Le point sur quatre enjeux cruciaux où le président est attendu.

Lire l'interview

dimanche 5 mai 2013

Les retraités courtisés au niveau international : le Portugal se place sur ce marché


Le Portugal a décidé d'attirer les retraités étrangers afin de soutenir la croissance. En effet, selon une circulaire du 3 août 2012, entrée en vigueur le 1er janvier 2013, les résidents portugais percevant des retraites de source étrangère sont exonérés d'impôts sur leurs pensions privées. Une condition cependant pour éviter les effets d'aubaine: que le candidat potentiel au nouveau statut de «résident non habituel» n'ait pas eu de résidence fiscale au Portugal durant les cinq dernières années. Ce régime fiscal devrait être appliqué durant 10 ans.

Pour bénéficier de ce régime incitatif il faut attester de 183 jours au minimum de présence annuelle au Portugal. D'autres pays ont mis en oeuvre de telle pratique comme au Maroc. En effet, attirer des retraités ayant des revenus issus de l'étranger est tout bénéfice. Cela contribue à améliorer la balance des paiements et cela favorise la consommation sans rien couter aux caisses de retraite du pays.

vendredi 3 mai 2013

La semaine économique et financière

Le Coin des Epargnants

Au moins, il y a quelque chose qui rigole La bourse de Paris a terminé la semaine au plus haut depuis le mois de juillet 2011. Cette progression s’explique par l’annonce de la Banque centrale de diminuer ses taux d’intervention et par les bons résultats de l’économie américaine.

 Le CAC 40 a clôturé à 3912 points avec une hausse de 1,4 % vendredi.Toutes les places atteignent des sommets. Ainsi, le Dax francfortois a augmenté de de 2,02 % pour finir à 8122,29 points. A Londres, le Footsie s’est adjugé 0,94 % pendant qu’à Wall Street le Dow Jones progressait de 1,17 % parvenant pour dépasser 15000 points, un nouveau sommet. Le Standard & Poor’s 500, indice de référence des gérants de fonds a augmenté de  1,15 %, dépassant son maximum à plus de 1600 points.

 Sur une semaine, le CAC 40 a augmenté de 0,48 % et de 1,4 depuis un mois. Depuis la premier janvier, la hausse est de 5,98 % et de 19,60 % sur un an.

 France, deux ans de répit au prix cher

Pour la France, la Commission prévoit un taux de croissance de -0,1 % et un déficit public de 3,9 % du PIB en 2013 ce qui correspond à la moyenne des prévisions économiques. Pour l’année 2014, la Commission prévoit une croissance de 1,1 % et un déficit public de 4,2 % du PIB.

Cette dérive du déficit est imputable aux mauvaises rentrées fiscales sur l’IS et l’IR qui sont décalées d’un an. Le Gouvernement devrait intégrer un nouveau volant de réduction de dépenses et d’augmentation d’impôt dans la loi de finances pour 2014 : économies de dépenses, réduction des niches fiscales, lutte contre la fraude fiscale… Pour 2014, la prévision de déficit de la Commission repose sur une hypothèse de croissance de 1,1 % contre 1,2 % dans le programme de stabilité.

 La Commission européenne a accordé deux ans à la France pour abaisser son déficit en dessous des 3 % du PIB. Ce répit devra s’accompagner de la mise en œuvre de réformes afin de maîtriser les dépenses sociales et tout particulièrement les dépenses de retraite.

 BCE, une baisse  mais pourquoi faire ?

Si la baisse de 25 points de base du principal taux de la BCE a été saluée par les marchés, certains s’interrogent sur son utilité car il apparaît de plus en plus que l’arme des taux est inefficace surtout pour des pays confrontés à la crise des dettes publiques. Le problème n’est plus le coût du crédit de refinancement auprès de la BCE mais l’accès aux crédits ou aux marchés. Ainsi, le coût du crédit au Sud de l’UEM (Italie, Espagne, Portugal…) demeure deux à trois fois plus cher pour les entreprises qu’au Centre et au Nord. Les taux d’intérêt des emprunts d’Etat, bien qu’en baisse, restent trop élevés en regard de la faiblesse des économies. Les écarts de taux sanctionnent les Etats trop endettés et aux structures financières vulnérables.

 Etats-Unis, la décrue du chômage enfin au rendez-vous ?

 Attendue depuis des semaines, l’amélioration du marché de l’emploi aux Etats-Unis semble se confirmer. Le taux de chômage est revenu à 7,5 % au mois d’avril. Il revient à un niveau inférieur à celui atteint au mois de décembre 2008. Le solde net des créations d'emplois s’est élevé à 165.000 et a dépassé les prévisions des analystes  qui n’espéraient que 155 000. Pour le mois de mars, le ministère en charge de l’emploi a revu à la hausse les premières estimations, 138.000 emplois ont finalement été créés en mars contre initialement 88.000. Il en est de même pour le mois de février où entre les premières estimations et les dernières, les créations sont passées de 268 000 à 332 000 En revanche, le taux d'activité, qui mesure la part des actifs dans la population en âge de travailler, demeure à 63,3%, son niveau le plus faible depuis 1979. Ce mauvais résultat témoigne que de nombreux Américains sont sortis volontairement ou involontairement des statistiques. Il est fort à parier que ces données inciteront la Réserve Fédérale à maintenir sa politique de son soutien monétaire.

 Il n’en demeure pas moins que les résultats économiques américains semblent donner à la politique d’ajustement ferme des finances publiques en association avec une politique monétaire accommodante. Entre 2009 et 2012, le déficit fédéral structurel a été réduit de 0,9 point par an, soit plus rapidement qu’en zone euro (0,7 point). La  Fed a utilisé toutes les armes dites non conventionnelles pour soutenir l’activité. Elle a ainsi soutenu la demande des titres des dettes publique et hypothécaire, ce que la BCE n’a pas fait.

  A suivre

 Le 6 mai sera consacré au bilan de la première année de François Hollande. Le 7 mai, il faudra suivre les résultats de la production industrielle du mois de mars en France qui est attendue stable en mars. Le reste de la semaine sera consacré au 8 mai et à l’ascension. De ce fait, une trêve économique bien que les grandes décisions sont toujours prises durant ses périodes.

 Lundi 13 mai, aux Etats-Unis, les résultats des ventes de détail du mois d’avril seront publiés.

 Mardi 14 mai sera connu la production industrielle de la zone euro du mois de mars qui a progressé de 0,4% m/m en février. Les enquêtes signalent une légère baisse ou une stabilisation en mars.

Mercredi 15 mai sera communiquée la situation de l’emploi au Royaume-Uni du mois de mars. Une légère baisse est attendue mais une possible dégradation au mois d’avril.

 Toujours mercredi, la croissance du PIB de la zone euro du premier trimestre avec une contraction attendue suivant celle de 0,6% t/t au cours du dernier trimestre 2012. Sera également connu le résultat du premier trimestre du PIB allemand qui était en recul de 0,6% t/t au dernier trimestre 2012. Une légère reprise est attendue. Le même jour, la France communiquera la progression de son PIB du 1er trimestre. Après une contraction de 0,3 % au dernier trimestre 2012, les avis divergent sur la situation du premier trimestre 2013 entre recul de 0,1 point à légère croissance de 0,1 point en passant sur une stagnation totale. Les paris sont ouverts. L’indice des prix à la consommation du mois d’avril sera également rendu public avec un taux de 1% attendu ce qui pourrait rouvrir le débat sur la diminution du taux du Livret A. 

Jeudi 16 mai, aux Etats-Unis sera également publié l’indice des prix à la consommation. Du fait d’une baisse des prix de l’énergie, l’indice générale devrait suivre le mouvement avec un taux ramené à 1,3 %  ce qui est très faible pour les Etats-Unis.  

Marisol Touraine opte pour l'allongement de la durée de cotisation en matière de réforme des retraites


Marisol Touraine, Ministre des Affaires sociales et de la santé, à travers une interview au Figaro a précisé la pensée du Gouvernement sur le dossier des retraites "Un effort sera nécessaire", et "tous les Français devront y participer", a-t-elle mentionné.

Elle a précisé que les mesures seront prises d'ici la fin de l'année. Ces mesures devront selon le Ministre répondre à "trois défis : le financement à court terme, la pérennité à long terme de notre système de répartition et des mesures de justice".

La ministre souligne que la durée de cotisation était le critère le plus juste en raison de l'augmentation de la durée de vie. Mais "elle doit tenir compte des réalités des carrières", a précisé la ministre.

Sans surprise, Marisol Touraine a rappelé que "la retraite par répartition doit rester le socle. Je ne pousse pas à un bouleversement des principes existants. Nous voulons consolider les principes, les inscrire dans la durée".

Sondage Retraite Ipsos : Interview de Philippe Crevel sur Atlantico.fr


Une récente étude Ipsos a mis en lumière la crise de confiance des Français envers le gouvernement sur la question des retraites. En effet, puisque 76% de nos concitoyens ne le croit pas capable d'assurer l'avenir de leurs retraites, se pose la question des solutions alternatives. Les Français souhaitent épargner pour leur retraite mais sont limités par leur pouvoir d'achat. Philippe Crevel a été amené à réagir sur les résultats de ce sondage.

Lire l'article sur le site Atlantico.fr

jeudi 2 mai 2013

Sondage retraite : les Français de plus en plus inquiets


En droite ligne avec les résultats du sondage du Cercle du mois de février, le sondage IPSOS , souligne que 71% des Français se disent préoccupés à l’égard de leur niveau de vie au moment de la retraite et qu'ils sont encore plus nombreux à faire part de leur inquiétude concernant le montant de leur retraite (80% ; +4). Ce niveau est le plus élevé atteint dans le cadre de ce baromètre
Concernant le montant des pensions, les femmes sont inquiètes à 83%. Les personnes âgées de 35 à 44 ans le sont à 92% et les actifs occupés à 86%. Les retraités sont du fat de leur situation un peu moins inquiets (68% ; +5).
En dehors des questions financières, les Français se montrent par ailleurs majoritairement préoccupés par leur santé et leur accès aux soins (57% ; -1), et leur capacité à vivre de façon indépendante (58% ; +1).
Comme en février avec le sondage du Cercle, un Français sur deux (49%) déclare avoir épargné en vue de sa retraite : 26% le font régulièrement et 23% de façon irrégulière. A l’inverse, 48% ne l’ont pas fait, dont 12% qui n’ont pas l’intention de le faire.
Ainsi, invités à s’expliquer sur leur comportement, les Français n’épargnant pas pour leur retraite (mais qui ne sont pas opposés à l’idée) invoquent essentiellement le manque de moyen (80%). Cette raison arrive loin devant toutes les autres, qu’il s’agisse du manque d’information (32%), de la peur de perdre ses économies du fait de l’instabilité des marchés (32%), du manque d’intérêt pour l’épargne retraite (26%) ou de la confiance accordée au système actuel par répartition (16%). On notera que le manque d’information est davantage mentionné par les jeunes (42%) et par les femmes (35% contre 29% des hommes).
Le souhait d’une réforme « en profondeur » du système de retraite est majoritaire dans la quasi-totalité des catégories de population, chez les salariés du public (60%) et les sympathisants PS (65%). Seuls les sympathisants Front de gauche sont plus partagés (47% se prononcent en faveur d’une réforme systémique, 45% préférant plutôt un aménagement partiel sans risque de blocage social).

Comme en février aucune mesure ne reçoit l'approbation consensuelle Les mesures qui impactent les conditions de départ en retraite sont celles qui semblent les plus acceptées : les Français considèrent ainsi majoritairement que de telles évolutions sont nécessaires : augmentation de la durée de cotisation, que 66% des Français jugent nécessaire, 61% des interviewés estiment qu’il est nécessaire de relever l’âge de départ en retraite (dont 35% qui jugent cela souhaitable et 26% pas souhaitable). Seuls 36% considèrent que cette piste n’est ni nécessaire, ni souhaitable (50% des ouvriers et 56% des sympathisants Front de gauche).

72% des interviewés ne jugent ni nécessaire ni souhaitable de les taxer davantage. Les retraités eux-mêmes se montrent majoritairement hostiles à cette idée (68%), mais ils ne sont pas les seuls : l’idée est majoritairement rejetée dans toutes les tranches de population.

De même, la diminution des pensions est rejetée : 72% estiment que cette mesure n’est ni nécessaire, ni souhaitable. Là encore, c’est l’ensemble de la population qui rejette cette idée, et pas seulement les retraités. Enfin, l’idée de désindexer les pensions suscite également une opposition majoritaire (52%), même si c’est dans une moindre mesure.

Le régime par points n'est pas plébiscité : 24% jugent cette mesure nécessaire et souhaitable, 13% nécessaire mais pas souhaitable et 36% ni nécessaire ni souhaitable. Mais il convient de souligner que plus d’un quart des interviewés ne se prononce pas (27%). L 'opinion n'accorde pas sa confiance au gouvernement par les Français pour réformer le système de retraite. Ils ne sont que 24% à avoir confiance en lui. Plus de trois Français sur quatre (76%) qui déclarent ne pas avoir confiance en lui sur ce sujet, dont 50% « pas du tout ». Cette défiance est majoritaire dans toutes les catégories de population, à l’exception des sympathisants PS dont une petite majorité continue de lui conférer un certain crédit dans le domaine (52%). La défiance des Français est par ailleurs supérieure à celle exprimée à l’égard du gouvernement Fillon en mai 2010 (64%), avant le vote de la réforme portant l’âge légal de la retraite à 62 ans.

mercredi 1 mai 2013

La lettre N°82 - Mai 2013 du Cercle des Epargnants, l'actualité de l'épargne et de la retraite vue par le Cercle

P1 L82



 Au sommaire de la lettre N°82 du mois de mai :
  • L'édito sur les suites du rapport de Karine Berger et Dominique Lefebvre "Sortir de la logique du bâton"
  • ANI du 11 janvier 2013 ou quand une bonne idée devient liberticide
  • A la recherche des anges 
  • L'actualité du patrimoine, de l'épargne et de la retraite
Lire la lettre N°82  

mardi 30 avril 2013

Les pays marcheurs sont des pays en bonne santé


la Suède, l'Autriche, la Suisse et l'Autriche ont en commun d'avoir une part importante de dé^placements à pied. Ainsi, 27 % des déplacements en Suède s'effectuent en marchand. En Allemagne, ce taux est de 23 % quand en France, il est de 12 %. Aux Etats-Unis, la part de la marche est plus faible avec un taux de 8 % mais le marcheur américain marche beaucoup et parcourt plus d'un 1,3 kilomètre. A ce titre, les gros marcheurs se retrouvent en Suède avec des marches de près de 2 kilomètres en moyenne. En revanche, en France, les marches sont courtes autour de 0,8 kilomètre. Il y a un lien direct entre santé et marche ce qui devrait inciter les pouvoirs publics à favoriser le développement de ce mode de transport (source OCDE).

vendredi 26 avril 2013

La réforme des retraites aura bien lieu


François Hollande a a confirmé que le projet de réforme sur les retraites sera bien à l'ordre du jour en 2013. face aux demandes de l'Union européenne et face à la dérive des comptes publics, le gouvernement devra essayer de trouver des solutions d'ici le mois de juillet. Parmi les pistes toujours à l'étude, l'allongement de la durée de cotisation qui pourrait passer de 41,5 à 42 voire 43 ans, la désindexation partielle des retraites de base, le calcul sur l'ensemble de la carrière des pensions au lieu des 25 meilleures années, la révision de la réversion et des majorations des droits pour enfants et l'augmentation des cotisations. Ces mesures pourraient s'accompagner d'une augmentation des impôts (CSG) des retraités.

La Chine, le pays qui n'aime pas les filles


Selon les données fournies par l'INED, il apparaît que la politique de l'enfant unique nuit aux filles en Chine. En effet, ce pays est un pays à dominante masculine avec avec plus de 106 hommes pour 100 femmes. LA Chine est le pays le plus « masculin » au monde. le déséquilibre s’accroît depuis 30 ans. le déficit en femmes est évalué à 60 millions. Il trouve son origine dans la surmortalité des filles au cours de leurs premières années. La mortalité infantile des filles est de 38,9 pour 1000, contre 26,5 pour 1000, pour les garçons. Les familles font moins attention aux filles qu'aux garçons d'où cet écart. Ile st à noter que les statistiques recensent un nombre beaucoup plus élevés de naissances garçons par rapport à celles des filles. En 2005, le rapport de masculinité à la naissance était d'un peu plus de 120 garçons par 100 filles. IL faut sans nul doute y voir une forme de contrôle des naissances. Cette situation n'est pas sans poser des problèmes au niveau des mariages avec un risque plus important pour les hommes d'être soumis à un célibat forcé.

la silver économy, l'avenir de la France


Inéluctable et angoissant, le vieillissement démographique peut être vu comme une énorme opportunité de croissance pour l'industrie française, que le gouvernement entend saisir en lançant une filière dédiée, la "silver economy".


Philippe Crevel a répondu sur ce sujet à plusieurs questions de la rédaction d'Atlantico.fr

jeudi 25 avril 2013

Un nouveau recul de l'âge de la retraite programmé en Espagne ?


L'Espagne qui a déjà acté le recul progressif de l'âge de départ à 67 ans serait sur le point d'étudier à la fois une accélération du calendrier et un éventuel report au-delà de 67 ans. Actuellement, seul le Danemark a un âge de départ fixé en 2013 à 67 ans. La Suède, les Etats-Unis, l'Allemagne, les Pays-Bas, ou encore le Japon ont fixé à 65 ans, pour les hommes comme pour les femmes, l'âge du droit à la retraite. Le Royaume-Uni aussi est à 65 ans, mais seulement pour les hommes, les femmes bénéficiant d'un départ dès 60 ans. L'Allemagne comme le Royaume-Uni ont déjà prévu de reporter progressivement l'âge légal à 67 ans. en France, le recul progressif aboutira à un âge légal à 62 ans en 2017. Il faut souligner que l'Australie ou le Canada ne possèdent pas d'âge légal de départ en retraite

mercredi 24 avril 2013

Les revenus des retraités : la fin du rattrapage par rapport aux actifs


L'INSEE a publié son étude annuelle des revenus avec un focus sur les retraités. Cette étude souligne que les retraités depuis 1996 n'améliorent plus leur situation par rapport aux actifs. Il faut noter que le taux de pauvreté demeure inférieur à celui de l'ensemble de la population.

Ainsi, l'INSEE note qu'en 2009, "le niveau de vie moyen des personnes âgées de 65 ans ou plus s'établit à 22 530 euros par an".  Du fait de carrière plus complète, la situation des jeunes retraités est meilleure que celle des anciennes générations. Il faut souligner que les situations des retraités dépendent de plus en plus de leur niveau de patrimoine.

La pauvreté des seniors reste concentrée - et s'est même accrue - chez les femmes de plus de 75 ans, souvent veuves et qui, sur les générations concernées, ont peu travaillé.

lire la note de  l'INSEE

samedi 20 avril 2013

Les majorations pour enfant pourraient être érodées pour le calcul des pensions les plus élevées


Après la réduction des allocations familiales en fonction du revenu, le Gouvernement pourrait modifier les conditions d'octroi de la majoration de 10 % des pensions pour les retraités ayant eu 3 enfants et plus. Aujourd'hui, cette majoration est accordée sans prendre en compte le montant de la pension. L'avantage pourrait être plafonné. Cette solution figure parmi les pistes qui pourraient être proposées par la Commission en charge de la réforme des retraites. Avec la réversion, la durée de cotisation, la désindexation et l'augmentation des cotisations, cela pourrait faire partie du cocktail de cet été.

Affaire à suivre

vendredi 19 avril 2013

Les coûts de gestion des retraites, la France à la traîne


Les coûts de gestion des 35 régimes de base s'élèvent à 1,92 % soit un coût bien supérieur à celui de nos principaux partenaires. Au sein de l'Union européenne, la moyenne est de 1,19 %. Les coûts de gestion atteignent 0,58 % en Norvège, 0,67 % au Royaume-Uni et en Espagne. Ils atteignent 1 % en Belgique et 1,23 % en Allemagne. L'Italie a des coûts de gestion de 1,35 %. Le potentiel d'économies pour la France est de 2,5 à 3 milliards d'euros. La simplification du système voire l'unification des caisses permettraient d'obtenir des gains importants.

Sondage Opinion Way sur les retraites : les Français sont pour le changement


Le sondage réalisé par Opinion Way pour Accenture, les EChos et Europe , publié ce 19 avril, confirme celui du cercle es Epargnants du mois de février. Il apparaît que deux tiers des Français (66%) sont résignés face à la nécessité de la réforme des retraites soit un peu plus qu'il y a trois ans (64%) il y a trois ans.

Les Français seraient-ils devenus audacieux ou conscients de la nécessité de réformer de fond en comble le système. En effet, ils sont 80 % à considérer que modifier l'âge légal, la durée de cotisation ou le montant de ces cotisations ou bien celui des retraites ne vont pas suffire. Ils jugent indispensable de repenser plus largement le système en simplifiant les organisations, en réduisant les coûts de fonctionnement, en fusionnant des régimes", estime la majorité des sondés.

Sans surprise, les Français considèrent aujourd'hui être un peu perdus face à l'organisation actuelle du système des retraites et même concernant leurs propres droits futurs. 62% ne sont pas sûrs du nom ni du nombre d'organismes qui gèrent leur retraite. 65% ne savent pas vraiment combien de trimestres ou d'années il leur reste à accomplir. Enfin, 81% sont dans le flou quant au montant de la pension qu'ils toucheront lorsqu'ils seront à la retraite.

mercredi 17 avril 2013

La réversion, l'OCDE met la pression sur la France


L'OCDE est très critique vis-à-vis de la France en ce qui concerne la réversion. L'organisation internationale estime que ce dispositif représente 2 % du PIB soit plus que le moyenne des pays membres. La réversion aboutit à un transfert des femmes qui travaillent vers celles qui ne travaillent pas et des célibataires vers les mariés ou ex mariés. Les coûts de la réversion ne sont individualisés. Les salariés devraient comme en Suède avoir la possibilité d'opter pour une pension de réversion avec comme conséquences soit des cotisations majorées soit des pensions diminuées. le système actuel équivaut à taxer implicitement certains salariés ou retraités. par ailleurs, l'OCDE souligne l'existence de nombreuses inégalités en matière d'attribution en particulier entre fonctionnaires et non fonctionnaires. L'organisation demande à la France de mettre un terme à ces discriminations.

mardi 16 avril 2013

Impôts, retraites, Etat-providence, justice... : pauvres ou riches, qui paie vraiment la facture des grandes intentions généreuses ?


Lors de sa campagne, François Hollande avait mis l'accent sur la justice sociale. Paradoxalement, en matière de fiscalité, de retraite, d'Etat providence et de lutte contre la délinquance, les plus fragiles pourraient bien être les premières victimes de la politique du gouvernement.

Atlantico a demandé à Philippe Crevel ainsi qu'à Xavier Bebin et Erwan le Noan de répondre à une interview sur le sujet.

Lire l'interview

Retraités, des soucis en perspectives


Le Gouvernement semblerait opter pour une potion amère en matière de réforme des retraites en retenant l'augmentation des cotisations ainsi que la désindexation déjà à l'oeuvre pour le régime de base. Si le report de l'âge légal est exclu, il pourrait également reporter à plus tard l'allongement de la durée de cotisation. De ce fait, l'effort serait concentré sur les retraités et sur les actifs ainsi que sur les entreprises.

Parmi les autres pistes à l'étude, l'harmonisation du taux de la CSG pour les retraités sur celle des actifs ou la suppression de certaines niches fiscales...

jeudi 11 avril 2013

les seniors face aux mutations technologiques et d'organisation du travail


La Banque de France a publié une étude sur l'impact des changements technologies et d'organisation dans les entreprises sur l'emploi des seniors. Si le développement d'Internet, des ordinateurs reliés en réseau favorisent les trentenaires, en revanche  le raccourcissement des chaines hiérarchiques avantagent les seniors. L'étude insiste, par ailleurs, sur le rôle clef de la formation continue pour le maintien en emploi des seniors.

  Lire l'étude de la Banque de France

mercredi 10 avril 2013

L'assurance-viellesse en déficit de près de 5 milliards d'euros et le FSV enregistre une perte de 4,1 milliards d'euros


le Gouvernement a communiqué mardi 9 avril les premiers résultats comptables 2012 de la Sécurité sociale. Le solde du régime général de la sécurité sociale s’établit à -13,3 Mds € pour l’année 2012, contre -17,4 Mds € en 2011.

Le déficit du régime général pour 2012 a été réduit de 4,1 Mds € par rapport à 2011 Les déficits des branches maladie et vieillesse sont en forte réduction s'élèvent respectivement à 5,9 Mds€ contre 8,6 en 2011 et à 4,8 Mds € contre 6 en 2011.

L’amélioration de la situation de la branche maladie traduit notamment une meilleure maîtrise des dépenses d’assurance maladie, l’exécution de l’ONDAM 2012 étant inférieure de 0,9 milliard d’euros à l’objectif initial voté en LFSS.

La branche vieillesse a enregistré une moindre progression des dépenses en relation avec de moindres départs à la retraite.

En revanche, la situation du Fonds de Solidarité Vieillesse qui a en charge les dépenses de solidarité en matière de retraite se détériore de 0,7 Md€ entre 2011 et 2012 du fait de l'augmentation du chômage et passe de 3,4 à 4,1 milliards d'euros.

Les soldes des branches famille et accidents du travail se stabilisent respectivement à -2,5 Md€ et à 0,2 Md€.

lundi 8 avril 2013

Les femmes moins riches que les hommes en matière de patrimoine



Les inégalités de revenus entre hommes et femmes ont fait l'objet de nombreuses études ; en revanche, rares sont celles consacrées aux inégalités de patrimoine en fonction du sexe. L'INED remédie à ce manque en publiant une étude très complète sur le sujet.

Ainsi, selon l'INED, le patrimoine financier détenu par les hommes excède celui détenu par les femmes de 38 % en 2003 et de 37 % en 2009 . Cette inégalité est réelle pour les valeurs mobilières (actions et obligations), les hommes en détenant deux fois plus que les femmes.

L'écart se réduit avec la prise en compte de l'immobilier. Ainsi en intégrant tous les biens mobiliers et immobiliers, le patrimoine des hommes est de 12 % à 16 % plus élevé que celui des femmes. les logements sont soient détenus à part égale ce qui contribue à réduire l'écart d'autant plus que la patrimoine immobilier représente plus de 70 % du patrimoine des Français.

lire l'étude

jeudi 4 avril 2013

Les Français favorables à l'augmentation de la durée de cotisation


selon un sondage réalisé par CSA pour les Echos, 53% des Français se déclarent favorables à l’allongement de la durée de cotisation pour garantir le financement du système de retraite par répartition, contre 42% qui y sont opposés.

Ce sont les personnes âgées de 65 ans et plus qui sont les plus favorables avec 69% d’opinions favorables. C'est assez logique car cette catégorie n'est pas concernée par l'allongement de la durée de cotisation étant déjà la retraite. En revanche, 49% 18-24 ans sont favorables mais se distinguant des autres générations dont le taux d’approbation tourne autour de 50.

Les cadres sont à 65% favorables contre 45% parmi les ouvriers qui ont l'espérance de vie la plus faible à la retraite.

Le clivage politique n'est pas droite gauche mais entre extrêmes et les partis de gouvernement. Les sympathisants de l’UMP et du PS se déclarent aujourd’hui favorables à cette mesure (respectivement 66% et 56% d’avis favorables), les sympathisants du Front de Gauche et du Front National y sont eux opposés en majorité (respectivement 61% et 53% d’avis défavorables.

consulter l'ensemble des résultats de l'étude

mercredi 3 avril 2013

Réforme des retraites : Atlantico.fr


Philippe Crevel a été interrogé sur le sujet de la réforme des retraites par le site Atlantico.fr. Il est revenu sur le sondage du Cercle et notamment sur la question du report de l'âge légal et la durée de cotisation.

Lire l'interview sur le site d'Atlantico.fr

La lettre du Cercle n°81 - avril 2013






  • L'épargne à toutes les sauces
  • Les jeunes, la retraite et l'épargne, retour sur le sondage 2013 du Cercle
  • La taux de dépendance de la France
  • La réversion dans l'oeil du viseur
  • L'OCDE demande la réforme systémique 

Lire la lettre N°81 du mois d'avril 2013

lundi 1 avril 2013

Conférence sur les retraites à Toulouse le 28 mars 2013


Phiippe Crevel a participé, jeudi 28 mars à un débat sur les retraites à Toulouse à l'invitation de l'association A.P.R.é et filmé par NetworVisio.com.

Interview de Philippe Crevel



La Conférence

Le Gouvernement opte pour l'allongement de la durée de cotisation mais cela ne suffira pas


Après le Président de la République, c'est au tour du Premier Ministre d'à annoncer que la future réforme devrait intégrer une augmentation de la durée de cotisation mais pas de report de l'age légal. L'idée de prolonger la désindexation engagée par les complémentaires en ce 1er avril n'est pas complètement enterrée. Le passage de 41,5 à 43 années de cotisation qui serait la règle pour les générations nées après 1962 ne suffirait pas à assurer le retour de l'équilibre. De ce fait, la baisse relative des pensions risque de se poursuivre.

Pour les générations 55 et 56, la durée a été fixée quatre ans avant leur soixantième anniversaire à 41,5 années. Au rythme actuel, cette durée pourrait être de 42 ans pour la génération 1962 et 43 ans pour la génération 1975.

L’impact de cet allongement est, selon le Conseil d'Orientation des Retraites, estimé à 2 milliards d’euros en 2030 pour un besoin de financement de 11 milliards d’euros. Pour l’Agirc – Arrco, le gain serait de 600 millions d’euros pour un besoin de financement de 9 milliards d’euros.

En y ajoutant la fonction publique, cet allongement ne générerait que 4 milliards d’euros de ressources pour un besoin de financement,en 2030, de 20 milliards d’euros.

vendredi 29 mars 2013

Les retraités mis à contribution


A compter de ce 1er avril, en application de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2013, les avantages de retraite et d'invalidité ainsi que les allocations de préretraite sont assujettis à la contribution additionnelle de solidarité pour l'autonomie (CASA) de 0,3 %.

Les retraites de base, les retraites complémentaire et supplémentaires sont concernées ainsi que les avantages d'invalidité constituant des droits personnels payables à l'assuré, soit jusqu'à son départ à la retraite, soit jusqu'à son décès, en raison d'une perte de salaire résultant d'une réduction de sa capacité de travail ou de gain due à la maladie ou à un accident.

Sont également soumis à la contribution, les préretraites d'entreprise ayant donné lieu à une rupture du contrat de travail et à l'attribution d'un revenu de substitution ainsi que les préretraites publiques.

Quelques exonérations ont été prévues. La contribution n'est pas acquittée sur les avantages de retraite et d'invalidité, ainsi que sur les allocations de préretraite quand ils sont perçus par des personnes redevables d'une cotisation d'impôt sur le revenu inférieure à 61 €.

Par ailleurs, les avantages de retraites qui sont déjà assujettis, en tant que revenus du capital, aux prélèvements sociaux applicables à ce type de revenus, au taux global de 15,5 %. ne sont pas soumis à la nouvelle taxe qui intègre déjà la contribution de 0,3 %.

S'agissant des sorties en capital, les avantages de retraite et d'invalidité sont assujettis à la Casa, sauf s'ils ont déjà fait l'objet d'un prélèvement au titre de la CSA. Pour cette raison, une rente viagère qui est convertie en capital en raison de la faiblesse des sommes et fait l'objet d'un versement forfaitaire unique sera assujettie à la Casa, dans la mesure où elle ne constitue pas un revenu du capital. Les titulaires de l'allocation de solidarité aux personnes âgées (Aspa) et de l'allocation supplémentaire d'invalidité (Asi), qui constituent un avantage de vieillesse ou d'invalidité non contributif attribué sous conditions de ressources. Les pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre ainsi que la retraite du combattant sont exonérées ; les retraites mutuelles servies aux anciens combattants et victimes de la guerre sont é également exonérées.

jeudi 28 mars 2013

Le Président de la République avoue sa préférence pour l'allongement de la durée de cotisation


Le président de la République, François Hollande, a jeudi 28 mars sur la retraite avancé sur l'idée d'un allongement de la durée de cotisation qui es de 41,5 années actuellement pour les générations postérieures 1955. "Ceux qui auront cotisé longtemps devront partir à temps. Mais la durée de vie s'allonge : la durée de cotisation devra s'allonger aussi. Ce sera aux partenaires sociaux d'en discuter", a-t-il indiqué. Le Conseil d'Orientation des Retraites a mardi mentionné que cet allongement ne suffira pas à assurer l'équilibre des régimes de retraite. Cette mesure est moins efficace que le report de l'âge légal de départ à la retraite. La durée pourra progressivement passer à 43 ans et s'appliquer pour la génération 1962. Le Président a, en revanche, a priori, mentionné que le principe de désindexation appliqué aux complémentaires ne s'appliquerait pas aux régimes de base.

La démographie française résiste à la crise


L'Institut national des Etudes Démographiques analyse les derniers résultats démographiques de la France dans son numéro du mois de mars de "Population et Société". L'INED souligne que malgré la crise le taux de natalité et le taux de fécondité se maintiennent à un haut niveau.

Au 1er janvier 2013, la population de la France métropolitaine est, selon l'INED estimée à 63,7 millions d’habitants auxquels s’ajoutent 2,1 millions d’habitants des départements d’outre-mer(1), soit un total de 65,8 millions  En métropole, la population a augmenté d’environ 230 000 habitants  en 2012 (+0,5%). Le solde naturel, excédent des naissances  sur les décès, a légèrement diminué par rapport à 2011 :  les naissances sont restées au même niveau, mais les décès ont progressé du fait du vieillissement naturel de la population et d'une épidémie de grippe plus forte qu'en 2011.

lire la suite de la note

mardi 26 mars 2013

France, la difficile équation démographique


L'Union européenne comptait, en 2012, 503,7 millions d'habitants soit une hausse de 6 % par rapport à 1992. La part des plus de 65 ans est passée de 14 à 18 % sur la période.

Eurostat calcule le taux de dépendance des jeunes et des personnes âgées, c'est à dire le rapport par rapport à la population d'âge actif.

Le taux de dépendance des jeunes a baissé passant de 28,5 à 23,4 % de 1992 à 2012. Le ratio a diminué dans tous les Etats sauf au Danemark où il a progressé de deux points. Il est de 20 % en Bulgarie et en Allemagne, de 33 % en Irlande et de 30 % en France.

Le taux de dépendance des personnes de plus de 65 ans progresse également. Il était de 21,1 % en 1992 et a atteint 26,8 % en 2012. Il s'est accru dans tous les pays sauf en Irlande (-0,2 %). Il est de 18 % en Slovaquie ainsi qu'en Irlande quand il dépasse 32 % en Italie et 31 % en Allemagne.

Le taux global de dépendance est passé de 49,5 à 50,2 % en dix ans. Le taux est de 39 % en Slovaquie et de 55,5 % en France, pays qui a le taux plus élevé avec la Suède (55,1 %) et le Danemark (53,9 %). La France se caractérise tout à la fois par un fort taux de dépendance des jeunes et par un fort taux de dépendance des retraités. le bon niveau de fécondité ainsi que le départ précoce à la retraite expliquent ainsi la situation tendue en matière de charge pesant sur les actifs.

Le rapport démographique de l'Union européenne souligne la baisse du nombre de mariages qui est passé de 6,3 pour 1000 habitants en 1990 à 4,4 en 2011. Les pays ayant un nombre importants de mariage sont Chypre, la Lituanie, Malte. les pays à faible taux de mariage sont la Bulgarie, la Slovénie, le Luxembourg, l'Espagne, l'Italie et le Portugal. La France avec un taux de nuptialité de 3,6 pour mille est dans le bas du classement. ce taux était de 5,1 en 1990.

Le nombre de divorces est de 1,9 pour mille habitants au sein de l'UE en 2011 contre 1,6 en 1990. Les taux de divorces les plus élevés se trouvent en Lettonie (4 pour 1000 habitants), en Lituanie quand à Malte le taux atteint 0,1 pour mille. Il est de 0,7 en Irlande et de 0,9 en Italie. ce taux est de 2 pour mille en France en 2011.

40 % des naissances au sein de l'UE ont eu lieu hors mariage en 2011 contre 17 % en 1990 et 27 % en 2000. Il y a en la matière un vrai clivage entre les Etats. le taux est de 56 % en France en 2011, de 54,3 % en Suède, de 56,8 % en Slovénie et de 60 % en Estonie. Il n'est que de 7,4 % en Grèce, de 16,9 % à Chypre (ce taux était de 0,7 % en 1990), de 22,7 % à Malte (1,8 % en 1990).

lire le communiqué d'Eurostat

lundi 25 mars 2013

L'allongement de la durée de cotisation ne suffira pas...


Le Conseil d'Orientation des Retraites envoie un message clair au Gouvernement en rappelant que l'allongement de la durée de cotisation ne peut pas constituer l'unique solution d'autant plus que son impact à court terme est faible.

Depuis 2003, la durée de cotisation est fixée en tenant compte de l'espérance de vie. Les gains d'espérance de vie sont désormais répartis à deux tiers en durée de cotisation et à un tiers en durée de retraite.

Pour les générations 55 et 56, la durée a été fixée quatre ans avant leur soixantième anniversaire à 41,5 années. Au rythme actuel, cette durée pourrait être de 42 ans pour la génération 1962 et 43 ans pour la génération 1975.

L'impact de cet allongement est estimé à 2 milliards d'euros en 2030 pour un besoin de financement de 11 milliards d'euros. Pour l'Agirc - Arrco, le gain serait de 600 millions d'euros pour un besoin de financement de 9 milliards d'euros.

En y ajoutant la fonction publique, cet allongement ne générerait que 4 milliards d'euros de ressources pour un besoin de financement,en 2030, de 20 milliards d'euros.

dimanche 24 mars 2013

Le Conseil d'Orientation des Retraites poursuit le décryptage du système de retraite français


Le Conseil d'Orientation des Retraites se réunira le 26 mars afin de compléter le rapport sur le système de retraite français avec à la clef des compléments aux perspectives du système de retraite en 2020, 2040 et 2060 et des projections régime par régime . Ces travaux se mènent en parallèle à ceux du Comité mis en place par le Premier Ministre et qui doit tracer les grandes lignes de la futures réformes.

L'âge de départ à la retraite au sein de la fonction publique recule


Selon le Conseil d'Orientation des retraites, l'âge effectif moyen de départ à la retraite était, en 2011, de 61,9 ans pour les salariés du privé. En revanche, pour les bénéficiaires des régimes spéciaux de la RATP et de la SNCF, l'âge de départ est respectivement de 55,1 ans et de 54,4 ans.

Dans la Fonction publique d'État, l'âge moyen de départ à la retraite était de 57,1 ans en 2010 mais 61 ans pour les fonctionnaires «sédentaires», soit un âge proche de celui des salariés du privé. La différence provient des militaires qui peuvent partir plus tôt à la retraite. Dans la Fonction publique territoriale et hospitalière, les départs ont eu lieu en moyenne à 58,4 ans.

Les fonctionnaires pouvaient partir plus tôt quand ils étaient parents de trois enfants et justifiaient de 15 ans de service mais cette disposition a été supprimée. Selon le COR, l'arrêt de ce dispositif devrait dans les prochaines années aboutir à un recul de l'âge moyen de départ à la retraite dans le public.

Ainsi, les agents de la Fonction publique territoriale et hospitalière sont partis à la retraite à 60,2 ans en moyenne en 2012, selon des chiffres non encore définitifs. Toujours selon les prévisions du COR, en 2025, l'âge de départ devrait grimper à 62,4 ans dans la Fonction publique territoriale et hospitalière, et à 58,7 ans dans la Fonction publique d'Etat.

vendredi 22 mars 2013

L'accord sur les complémentaires du 13 mars en passe d'être approuvé


Après FO et la CFTC, c'est au tour de la CFDT de valider l'accord du 13 mars permettant son application. La CGT devrait ne pas, sans surprise, l'accepter même si au cours du Congrès, il a été indiqué qu'aucune position n'avait été prise. La CFE-CGC devrait comme en 2011 ne pas approuver un accord qu'elle juge trop pénalisant pour les cadres. L'accord du 13 mars ouvre un nouveau chapitre pour les complémentaires avec l'instauration d'une désindexation et l'engagement de plusieurs chantiers. Il faut souligner qu'en 2011, il avait déjà prévu que les partenaires sociaux s'entendent sur une réforme à froid des complémentaires. La conjoncture n'aura pas permis de respecter le calendrier. A voir si celui de 2013 sera respecté.

Quand l'entreprise est vendue pour cause de retraite


Un grand nombre de dirigeants d'entreprise arrivent à l'âge de la retraite et souhaitent céder leur entreprise. 25 % des chefs d'entreprises de plus de 60 ans veulent vendre leur entreprise d'ici deux ans selon une étude BPCE l'Observatoire. La cession pour cause de retraite est à l'origine de 60 % des cessions. Les chefs d'entreprise peuvent bénéficier d'un régime fiscal avantageux avec exonération des plus-values sur la cession des titres sous certaines conditions. En revanche, les prélèvements sociaux restent dus.

mercredi 20 mars 2013

L'OCDE veut une réforme systémique des retraites en France et une révision du régime de la réversion


Dans son rapport sur la France publié le 19 mars, l'OCDE préconise une réforme du système des retraites. L'OCDE souligne qu'avec les dépenses de santé, les dépenses de retraite progressent rapidement et qu'elles figurent parmi les plus élevées d'Europe. L'OCDE demande une action rapide pour corriger la trajectoire à court, moyen et long terme. L'organisation internationale suggère de supprimer les exonérations de CSG et de cotisations d'assurance-maladie dont bénéficient les retraités. Elle demande également la suppression des avantages fiscaux en faveur des retraités avec en parallèle une augmentation du minimum vieillesse.

Tout en reconnaissant qu'il est difficile de comparer les régimes du privé et ceux du public (fonctionnaires et régimes spéciaux), l'OCDE considère qu'il faudrait harmoniser les situation.

L'OCDE considère que le régime de réversion est trop avantageux et ne prend pas en compte au niveau individuel le coût d'une telle assurance décès induisant une redistribution en faveur des couples mariés en particulier au profit de ceux pouvant bénéficier de retraités élevées.

L'OCDE préconise d'aligner le régime français sur celui de la Suède avec l'introduction 'une option réversion e contrepartie du paiement d'une cotisation supplémentaire.

mardi 19 mars 2013

Revalorisation des retraites


Le ministère de l'Économie a annoncé que les retraites seraient revalorisées de 1,3% et les prestations familiales de 1,2% au 1er avril. Cette annonce fait suite à la réunion de la Commission économique de la Nation. le débat sur une éventuelle désindexation des pensions des régimes de base n'interviendra qu'au mois de juin avec les conclusions du Comité mis en place pour la réforme des retraites.

Consulter le communiqué conjoint au Ministre de l'économie et à la Ministre des affaires sociales

vendredi 15 mars 2013

Le Gouvernement hésite à désindexer les retraites de base


Interviewé sur I Télé, Michel Sapin, Ministre des Affaires sociales, considère qu'il sera difficile de diminuer les pensions des régimes de base du fait des conséquences sociales d'une telle mesure. Il ne porte pas la porte de la désindexation mais il avoue que ce sera difficile car tous les pensionnés seraient touchés. Affaire à suivre

jeudi 14 mars 2013

France Info : combien les cadres perdront du fait de l'accord sur les complémentaires ?



Philippe Crevel interviewé par Sarah Lemoine sur France Info a tenté d'évaluer la perte de pouvoir d'achat généré par l'accord du 13 mars qui instaure une désindexation partielle des retraites complémentaires pour les trois prochaines années.





mercredi 13 mars 2013

Complémentaires : enfin un accord...


Après de longues négociations, les partenaires sociaux ont réussi à s'entendre mercredi 11 mars. Les pensions Agirc Arrco seront revalorisées de 0,46 % au 1er avril. Cette revalorisation est inférieure à l'inflation constatée ces douze derniers mois d'un point. Par ailleurs, les partenaires sociaux se seraient engagés à pérenniser la désindexation en 2014 et 2015. Un accord serait intervenu sur l'augmentation des cotisation pour 2013.

Cet accord qui concerne 11 millions de retraités devra être entériné par les syndicats dans les prochains jours.

Le viellissement de la population créera-t-il de la richesse ?

Services à la personne, santé, tourisme, autant de secteurs qui pourraient être dopés par l'arrivée à l'âge de la retraite des classes du baby boom. Une question demeure est-ce que cela porteur de croissance et comment financerons-nous la retraite. Sur e sujet, Philippe Crevel a été interviewé par Atlantico.fr

lire l'article d'Atlantico.fr 

Sondage IFOP sur les retraites : est-il en opposition avec celui du Cercle des Epargnants ?


A première vue, le sondage IFOP Sud Ouest parue le 10 mars est à l'opposé de celui du Cercle du mois de février. En effet, les Français se prononcent  majoritairement contre le report de l'âge légal de départ à la retraite. Dans les faits, les résultats ne sont pas comparables. En effet, dans le sondage du Cercle, 60 % des sondés déclarent que le report à 65 ans est nécessaire pour assurer la pérennité des régimes de retraite ce qui ne signifia en aucun cas une adhésion personnelle à ce report. Les Français n'apprécient pas que la loi les oblige à travailler plus longtemps mais ils considèrent que cela sera nécessaire. Il faut noter que dans le sondage de l'IFOP, les  Français sont contre toutes les voies de réforme...

Lire les résultats du sondage IFOP

mardi 12 mars 2013

Les jeunes sont devant Internet quand les retraités préfèrent la TV

L'INSEE vient de mettre en ligne une étude sur les pratiques des Français face aux écrans qu'ils soient ceux des ordinateurs ou ceux de la télévision. il apparaît que la télévision demeure  l’écran le plus regardé, avec une moyenne de trois heures par jour, contre trois quarts d’heure pour l’usage domestique de l’ordinateur.

Si le temps passé devant le petit écran a progressé  25 ans, il demeure stable depuis une dizaine d'années. En revanche, la pratique de  l’ordinateur et d’Internet a beaucoup augmenté durant la dernière décennie.

l y a une nette différence au niveau de la pratique entre les jeunes générations qui passent plus de temps devant les ordinateurs et les  personnes retraitées ou sans emploi  qui sont toujours celles qui regardent le plus la télévision. De même, au niveau des CSP, les ouvriers et les employés regardent plus la télévision que les cadres et les professions libérales.La consommation de la télévision change en étant plus un acte solitaire qu'auparavant. La multiplication des écrans conduit à e mode de consommation. par ailleurs, la télévision constitue le loisir numéro un des personnes seules.*

Consulter l'enquête de l'INSEE

Atlantico.fr : réforme des retraites, interview croisée de Philippe Crevel et de Jacques Bichot


Atlantico.fr a réalisé une interview croisé sur la réforme des retraites et sur les futurs contributeurs financiers de cette réforme. Philippe Crevel, secrétaire général du cercle des Epargnants a été interviewé avec Jacques Bichot, économiste.

Atlantico : Quelles sont les catégories qui vont être le plus touchée par les nouvelles mesures de financement de retraites ?

Philippe Crevel : La retraite concerne tous  les Français, soit en tant que futurs retraités soit en tant que retraités. Notre système de retraite repose sur la répartition qui assure, en effet, plus de 85 % des revenus des retraités ; or selon ce système, ce sont les cotisations acquittées par les actifs et les entreprises qui permettent le financement des pensions. Avec un déficit qui devrait tourner autour d’une vingtaine de milliards d’euros d’ici 2020, les voies et les moyens de la réforme ne peuvent que concerner tout le monde. De manière plus ou moins explicite, le gouvernement et les partenaires sociaux joueront à la fois sur les dépenses (les pensions) et sur les recettes (taxes et cotisations).

Le gouvernement devrait recourir à plusieurs curseurs pour tenter d’équilibrer les comptes des régimes de base. Il pourrait ainsi allonger la durée de cotisation qui est actuellement fixée à 41,5 années. Depuis 2003, elle augmente en fonction de l’espérance de vie à la retraite. Les pouvoirs publics pourraient accélérer le mouvement en la portant à 42 voire 42,5 années. L’inconvénient de cette mesure est son faible rendement à court terme. En revanche, à la différence du report de l’âge légal, elle ne pénalise pas ceux qui ont commencé à travailler tôt. Autre piste qui toucherait l’ensemble des actifs, la modification du mode de calcul des pensions. En lieu et place des vingt cinq meilleures années, le gouvernement pourrait imposer comme le suggère le Conseil d’orientation des retraites l’ensemble de la carrière. Il en résulterait, en moyenne, une baisse des futures pensions. Cette mesure pose un réel problème d’équité car la retraite des fonctionnaires est calculée sur la base de 75 % des six derniers mois.

Lire la suite de l'interview

lundi 11 mars 2013

réforme des retraites, Marisol Touraine précise la position du Gouvernement


Invitée de l'émission du Grand Jury RTL-LCI- Le Figaro, la ministre de la Santé et des Affaires sociales, Marisol Touraine, a souligné que des «efforts» seront demandés à «tous les Français» pour la prochaine réforme des retraites. Comme piste, elle a mentionné que la question de la durée de cotisation devait «être examinée». «Il nous faudra trouver des mesures de financement à court terme, ces mesures supposeront des efforts de la part de tous les Français, il faut qu'ils soient justement répartis», a-t-elle également ajouté. Selon Marisol Touraine, «l'allongement de l'espérance de vie doit être pris en considération». «Je ne l'ai pour ma part jamais caché, mais la diversité des carrières professionnelles sera aussi prise en compte» et «à partir du temps où nous vivons plus longtemps, la durée de cotisation doit être examinée», a-t-elle ajouté. Elle a semblé écarté l'idée de jouer sur l'âge légal». Elle a précisé qu'elle serait " bien étonnée qu'on aboutisse à une seule mesure, le simplisme n'a pas lieu d'être dans ce dossier». Concernant les complémentaires, elle a souhaité un accord pour cette semaine et a jugé la position du Medef de trop ferme.