vendredi 30 août 2013

Réforme des retraites, juste ou pas juste ?


Philippe Crevel a été interrogé par la rédaction de Sicavonline au sujet de la réforme des retraites version 2013.

Responsable, juste, équilibrée et structurelle", c'est ainsi que Jean-Marc Ayrault a défini sa réforme des retraites. Les mesures annoncées assurent-elles la préservation et la survie de notre système de retraite ? Marc Touati, président du cabinet d'analyse économique ACDEFI et Philippe Crevel, Secrétaire Général du Cercle des Epargnants, n ont ainsi répondu aux question de Sicavonline.

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Jeunes ou Vieux ? A vous de choisir !


Philippe Crevel a répondu à une interview sur le site d'information d'Atlantico  avec Jacques Bichot et Julien Damon au sujet du financement de la réforme des retraites et sur le point de qui entre les jeunes et les seniors devaient contribuer pour assurer le retour à l'équilibre des régimes de retraite.

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Economie Matin : tribune sur l'avenir du système de retraite français


Dans le prolongement de l'annonce de la réforme version 2013 des retraites, Philippe Crevel a publié une tribune sur le site Internet "Economie Matin".

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mercredi 28 août 2013

Réaction de Philippe Crevel à la réforme des retraites


Philippe Crevel a réagi à la présentation de la réforme des retraites présentée par Jean-Marc Ayrault, mardi 27 août sur le site d'Atlantico. Il indique que le choix de l'ajustement paramétrique a primé au détriment du traitement structurel.

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La réforme des retraites version 2013


Le Premier Ministre a annoncé mardi 27 août la réforme des retraites, version 2013. Cette réforme comporte deux volets, un volet de réduction des déficits et un volet social avec la prise en compte de la pénibilité et une amélioration des pensions des femmes ayant eu des enfants.

Les mesures de financement à court terme

Le Gouvernement a renoncé pour financer le déficit des retraites d'augmenter la CSG. En revanche, les cotisations des actifs et des entreprises seront augmentées dans la même proportion, . Tous les régimes seront concernés. La hausse sera progressive sur 4 ans : 0,15 point pour les actifs et les employeurs en 2014, puis 0,05 pour les 3 années suivantes. Au final en 2017, l’accroissement aura été de 0,3 point pour les actifs et 0,3 point pour les employeurs. Cette mesure pénalisera les entreprises et réduira le pouvoir d'achat des salariés. Pour un salaire modeste, la ponction sera d'environ 50 euros par an.

Les retraités sont appelés à financer en partie la réforme à travers deux mesures. Les majorations de pensions de 10% des retraités ayant élevé 3 enfants ou plus qui sont aujourd’hui exonérées d’impôt sur le revenu seront désormais assujetties à l'IR. Si le Gouvernement a renoncé à la désindexation, il a choisi de décaler la date de la revalorisation en fonction de l’inflation qui interviendra le 1er octobre en lieu et place du 1er avril.

La mesure d'équilibre à long terme

A côté de ces mesures de financement à court terme, le Premier Ministre a annoncé que la durée de cotisation passera progressivement à 43 ans à compter de 2020 et cela jusqu'en 2035.

Pour un assuré né en Et atteignant 62 ans en La durée requise pour le taux plein sera de 1958 2020 41 ans et trois trimestres 1961 2023 42 ans 1964 2026 42 ans et un trimestre 1967 2029 42 ans et demi 1970 2032 42 et trois trimestres 1973 2035 43 ans

Pour les assurés nés après 1973, la durée requise restera de 43 ans

Cette mesure vise à reporter la charge du financement des régimes sur les générations les plus jeunes.

Le pilotage Le Gouvernement a institué un petit dispositif de pilotage sera mis en place. Le Conseil d’orientation des retraites réalisera chaque année. Un bilan public sur le système de retraite et un Comité de surveillance des retraites rendra un avis annuel et notifiera une alerte en cas d’écarts significatifs. Le Gouvernement, après consultation des partenaires sociaux, sera censé proposer au Parlement les mesures de redressement. Cette annonce complète le dispositif des rendez-vous prévu par les précédentes réformes.

La pénibilité

Le Gouvernement a décidé la création d'un compte personnel de prévention de la pénibilité qui sera effective en 2015. Ce compte profitera à tout salarié du secteur privé exposé à des conditions de travail réduisant l’espérance de vie. Le compte permettra de cumuler des points en fonction de l’exposition à un ou plusieurs facteurs de pénibilité. Chaque trimestre d’exposition donnera droit à un point (deux points en cas d’exposition à plusieurs facteurs). Le nombre total de points sera plafonné à 100. Les critères de pénibilité sont ceux qui avaient été retenus par les partenaires sociaux en 2008. Environ 20% des salariés du privé sont concernés.

Les points accumulés sur le compte pourront être utilisés pour :

- suivre des formations permettant de se réorienter vers un emploi moins pénible, car l’objet principal est bien d’aider les salariés à sortir de la pénibilité
- financer un maintien de rémunération lors d’un passage à temps partiel en fin de carrière ;
- bénéficier de trimestres de retraite.

Le barème de conversion des points en trimestres de formation, temps partiel et retraite est le suivant : 10 points sur le compte = 1 trimestre. Mais les 20 premiers points seront obligatoirement consacrés à la formation.

Le dispositif sera financé par une cotisation des employeurs : une cotisation minimale de toutes les entreprises et une cotisation de chaque entreprise tenant compte de la pénibilité qui lui est propre.

Les pensions des femmes
Le Gouvernement avait annoncé son intention d'améliorer les pensions des femmes. Il utilise le système des droits familiaux. À compter du 1er janvier 2014, les femmes pourront valider autant de trimestres que de périodes de 90 jours de congé maternité.

Le décret du 2 juillet 2012 élargissant la possibilité de départ à 60 ans a ajouté, au titre de la durée réputée cotisée pour les départs en carrière longue, 2 trimestres au titre de la maternité. À compter du 1er janvier 2014, tous les trimestres de congé maternité seront réputés cotisés.

Le Gouvernement entend permettre la validation des trimestres pour les petits temps partiels, qui touchent essentiellement les femmes

Le nombre de trimestres d’assurance vieillesse validés au titre d’une année est établi en fonction du montant de la rémunération annuelle soumise à cotisations : sont validés autant de trimestres que le salaire annuel représente de fois 200 heures rémunérées au Smic. Cette disposition ne permet pas aux assurés à temps très partiel, à faible durée de travail ou à faible revenu dans l’année de valider quatre trimestres. À l’inverse, il est possible pour certains salariés percevant une rémunération élevée, de valider 4 trimestres en moins de 2 mois et demi d’activité.

À compter du 1er janvier 2014, les modalités de validation d’un trimestre seront modifiées : - acquisition d’un trimestre avec 150 heures Smic de cotisations au lieu de 200 ; - création d’un plafond afin de limiter les effets d’aubaine : ne seront prises en compte pour le calcul de la durée que les cotisations portant sur un revenu mensuel inférieur à 1,5 Smic ; - report des cotisations non utilisées pour valider un trimestre sur l’année suivante.

Les majorations de pension pour enfant seront revues.

Aujourd’hui, la majoration de 10% des pensions ne concerne que les parents de trois enfants et plus Elle profite plus les hommes que les femmes. Pour les retraités actuels et ceux partant à la retraite d’ici à 2020, les règles actuelles ne sont pas modifiées. Au-delà de 2020, la majoration actuelle sera progressivement plafonnée et transformée en majoration forfaitaire par enfant. Elle bénéficiera principalement aux femmes.

Le Gouvernement a également prévu de faire quelques gestes en faveur des jeunes en particulier les apprentis et les jeunes en alternance afin de faciliter la validation de leurs trimestres d’apprentissage.

Les apprentis cotisent sur une assiette forfaitaire, inférieure à leur rémunération et trop faible pour leur permettre de valider une durée d’assurance vieillesse au moins égale à celle de leur contrat. assiette de cotisation des apprentis sera réformée afin de leur permettre de valider à l’avenir un nombre de trimestres de retraite correspondant aux nombres de trimestres travaillés, quelle que soit leur rémunération. Ces cotisations seront prises en charge par la solidarité nationale

Le Gouvernement entend faciliter le rachat pour les jeunes de lurs périodes d’études post bac. Les assurés peuvent déjà racheter jusqu’à 12 trimestres d’assurance au titre des années d’études supérieures depuis 2003. Le tarif de ce rachat varie selon l’âge et le niveau de revenu. Il est cependant relativement élevé pour des jeunes entrant dans la vie active, ce qui le rend très peu utilisé.

Un tarif préférentiel de rachat de trimestres d’études sera ouvert aux jeunes entrant dans la vie active, dans les conditions suivantes :

- rachat effectué dans un délai de cinq ou dix ans suivant la fin des études ;
- quatre trimestres au maximum seront rachetables à ce tarif ;
- le montant de l’aide sera forfaitaire afin d’avantager relativement les assurés les plus jeunes et aux revenus les plus faibles lors du rachat..

Pour les carrières heurtées, le Gouvernement étend la validation de périodes de formation professionnelle et de chômage non indemnisé. À compter du 1er janvier 2015, toutes les périodes de formation professionnelle seront assimilées à des périodes d’assurance, dans les mêmes conditions que les périodes de chômage indemnisé (validation d’un trimestre pour chaque période de 50 jours de stage). Afin d’éviter que l’alternance entre chômage non indemnisé et emploi se traduise par de moindres validations de droits, les périodes de chômage non indemnisées seront validées si l’assuré reste inscrit à Pôle emploi, même en cas de reprise d’emploi.

Mieux prendre en compte les accidents de carrière pour les assurés à carrière longue

Le décret du 2 juillet 2012 a ajouté, au titre de la durée réputée cotisée pour les départs en carrière longue, 2 trimestres de chômage et 2 trimestres au titre de la maternité. À compter du 1er janvier 2014, seront réputés cotisés 2 trimestres supplémentaires de chômage et 2 trimestres d’invalidité.

Pour les petites pensions, le minimum contributif sera amélioré. Le minimum contributif n’est versé que si l’ensemble des pensions de retraite personnelles légalement obligatoires est inférieur à 1028€. En cas de dépassement, le minimum contributif est écrêté. Le seuil d’écrêtement sera relevé à 1120€ à compter du 1er janvier 2014.

Le Gouvernement a également pris l'engagement d'améliorer les pensions agricoles conformément aux engagements du président de la République.

Pour les polypensionnés, une fois de plus, il est prévu des mesures de simplification.

Le Premier Ministre a également prévu des mesures de simplification. Il est ainsi prévu avant la liquidation des retraites,, la création d’un compte retraite unique pour chaque Français qui permettra d’avoir une vision consolidée, à jour, de la carrière de chaque assuré, en regroupant l’ensemble des informations sur les droits acquis sur l’ensemble de leur carrière, pour tous les régimes. Il sera associé à un simulateur de retraite en ligne, intégrant les informations sur la carrière pour les périodes passées, et projetant la fin de carrière. Au moment de la liquidation, il est prévu la création d’une demande unique de retraite en ligne avec une déclaration préremplie. Les accueils unifiés inter-régimes seront développés une fois la pension liquidée. Le Gouvernement entend à travers la simplification du paiement et l'utilisation du compte unique de retraite faciliter pour les retraités l'accès à l’ensemble de ses pensions de retraite, de retrouver tous les documents et formulaires utiles et de déposer les informations nécessaires aux caisses.

Une structure inter-régimes sera créée, associant l’ensemble des organismes de retraite obligatoire (de base et complémentaire), et sera chargée d’assurer le pilotage des principaux projets interrégimes. Elle absorbera à terme le GIP Info retraite

Lire le dossier de presse du Gouvernement

mardi 27 août 2013

Retraite, les premières annonces de réforme


Le Premier Ministre après avoir entendu les partenaires sociaux a a annoncé aujourd'hui les détails de la réforme du financement des retraites. Comme prévu la durée de cotisation sera allongé mais après 2020. En effet, la durée de cotisation passera à 43 ans en 2035, contre 41,5 aujourd'hui. Il est prévu une hausse des cotisations salariales et patronales de 0,15 point en 2014. Par ailleurs, un compte pénibilité financé par les entreprises est institué. Le gouvernement n'a pas prévu pour le moment d'augmenter la CSG.

lundi 26 août 2013

Réforme des retraites : coût de la non réforme : interview de Philippe Crevel

Philippe Crevel et  Vincent Touzé économiste senior au département des études de l'OFCE (Observatoire français des conjonctures économiques) ont répondu aux questions de la rédaction d'Atlantico sur le coût de la non réforme du système des retraites au moment où le premier Ministre entame officiellement un tour de piste avec les partenaires sociaux.

lire l'interview sur Atlantico.fr

samedi 17 août 2013

La semaine économique et financière

Le coin des Epargnants

 Après la publication de résultats encourageants pour la zone euro et la France en particulier, la bourse a enregistré une huitième semaine de hausse. Le CAC 40 a terminé vendredi à 4.123,89 points. Comme toujours au mois d’août, les volumes d’échanges sont faibles avec en moyenne environ 2 milliards d’euros de transactions quotidiennes ces derniers jours.
 Sur cette semaine, la Bourse de Paris a augmenté 1,16 %. Depuis le début de l’année, la progression est de 13 %.

 Etats-Unis, quelques bonnes nouvelles

 Aux Etats-Unis, les mises en chantier de logements ont augmenté de 5,9 % en juillet. Le nombre de permis de construire accordés en juillet par les autorités a augmenté de 2,7 %.
 De ce fait, de nouvelles rumeurs circulent sur un durcissement de la politique monétaire ce qui a pesé sur la bourse de New York.

 France et la zone euro, sortie du pot au noir

  La zone euro a mis un terme à 6 trimestres de recul du PIB avec un taux de croissance de 0,3 % au deuxième trimestre 2013. Ce taux est également celui de l’Union européenne.  Au cours du premier trimestre 2013, les taux de croissance avaient été respectivement de -0,3% et -0,1%. En comparaison avec le même trimestre de l’année précédente, le PIB corrigé des variations saisonnières a enregistré une baisse de 0,7% dans la zone euro et de 0,2% dans l’UE au cours du deuxième trimestre 2013, contre respectivement -1,1% et -0,7% au trimestre précédent. Au cours du deuxième trimestre 2013, le PIB des États-Unis a augmenté de 0,4% par rapport au trimestre précédent (après +0,3% au premier trimestre 2013). Par rapport au même trimestre de l’année précédente, le PIB a  augmenté de 1,4% (après +1,3% au trimestre précédent). L’Union européenne a bénéficié du bon taux d’activité de la France et de l’amélioration de la situation dans les pays d’Europe du Sud. Les efforts budgétaires ont été concentré en 2012 et au début 2013. DE ce fait, leur impact récessif a été moindre au deuxième trimestre. Ce regain de croissance est lié à l’amélioration de la compétitivité des pays d’Europe du sud et à la décision de Bruxelles de relâcher la pression sur l’assainissement des finances publiques. La fin de l’année avec les élections allemandes et certains rendez-vous financiers pourrait être plus compliquée.
 Miracle ou pas mais il n'en demeure pas moins que la France a connu un taux de croissance de 0,5 % au deuxième trimestre 2013, % après un recul de 0,2 % chacun des deux trimestres précédents.  Cette augmentation  est selon l'INSEE  la plus forte hausse depuis le premier trimestre 2011. L’acquis de croissance annuelle à mi-année est de +0,1 %.

Cette croissance repose sur une accélération des dépenses de consommation des ménages  (+0,4 % après –0,1 %). L'investissement ou la formation brute de capital fixe (FBCF) totale continue de diminuer, mais moins fortement qu’en début d’année (–0,5 % après –1,0 %).  De ce fait, la demande intérieure finale (hors stocks) contribue nettement à l’accélération du PIB : +0,3 point au deuxième trimestre, après –0,1 point au trimestre précédent.
 Les exportations (+2,0 % après –0,5 %) et les importations (+1,9 % après +0,1 %) rebondissent de conserve. En conséquence, le solde extérieur a une contribution comptable nulle sur la croissance du PIB ce trimestre (après –0,2 point).

Les variations de stocks des entreprises contribuent de nouveau positivement à la croissance de l’activité : +0,2 point, après +0,1 point au premier trimestre 2013.
 Au niveau de la production, la progression a été au rendez-vous  au niveau des biens et des services : +0,9 % après 0,0 %. La production de biens manufacturés augmente de +2,0 % après +0,2 % grâce à l'augmentation de la production de matériels de transport (+8,2 % après –1,0 %), notamment dans les industries automobile et aéronautique. L’activité progresse dans toutes les autres branches manufacturières. La production de services marchands accélère également (+0,7 % après 0,0 %), notamment dans les services aux entreprises.
 Au deuxième trimestre 2013, les dépenses de consommation des ménages augmentent à nouveau avec +0,4 % après –0,1 %. Les dépenses d’énergie restent dynamiques (+2,4 % après +2,0 %). Les augmentations des prélèvements ont impacté les ménages surtout en 2012 et début 2013. Le deuxième trimestre a bénéficié d'un contexte extérieur plus porteur avec un début d'infléchissement de la situation d'Europe du sud. Les Français ont décidé de maintenir leur niveau de consommation à la veille des vacances favorisant ainsi l'activité.

 La France en a-t-elle fini avec la crise. Il est un peu tôt pour le dire. le deuxième trimestre est en règle générale assez porteur. Après plusieurs mois d'attentisme, les Français ont légèrement renoué avec la consommation en particulier en ce qui concerne l'achat de voitures. Par ailleurs, l'impact des prélèvements obligatoires a été concentré en fin d'année 2012 et en début d'année 2013. Il faudra attendre le 3ème trimestre pour avoir une vision plus nette de la capacité de rebond de l'économie française.

 L’Allemagne qui n’a pas été officiellement en récession cette année a enregistré un bon deuxième trimestre avec une hausse de son PIB de 0,7 %. Toutes les composantes de la croissance seraient passées au vert même si l’investissement reste en retrait.

Point estival

Après le 15 août, la France reprend progressivement le chemin du travail. Un premier bilan de la saison touristique peut être réalisé. Le mois de juillet a été en demi-teinte. Si le mois d'août a enregistré un fort taux de départ, en revanche, les touristes ont été contraints de mesurer leurs achats. L'augmentation des tarifs et la crise freinent les sorties. Dans un marché fort concurrentiel, des différences entre types de restauration et d'hébergement peuvent se faire sentir d'autant plus qu'Internet permet de comparer les prix et d'avoir en direct plus ou moins réellement le jugement des consommateurs.

  A suivre

 Lundi, au Japon, les résultats de la balance commerciale de juillet seront publiés.

 Mardi, toujours au Japon, il faudra suivre l’indice d'activité industrielle de juin.
 En Allemagne, il faudra regarder l’orientation des prix à la production de juillet. Pour la zone euro, les statistiques de la production du secteur de la construction de juin seront rendus publiques.
 Aux Etats-Unis, l’indice national d'activité du mois de juillet sera publié par la Réserve fédérale de Chicago.

 Mercredi, au Japon, il faudra regarder l’orientation annuelle des ventes de supermarchés en juillet.
 Au Royaume-Uni, il faudra également suivre la situation budgétaire du mois de juillet et l’enquête de la Chambre de commerce et d'industrie du mois d'août.
 Aux Etats-Unis, sera communiquée la demande de prêts hypothécaires au cours de la semaine achevée le 16 août. Il faudra également suivre les ventes de logements anciens du mois de juillet et la publication du compte rendu du Comité de politique monétaire de la Réserve fédérale des 30 et 31 juillet.

 Jeudi, au Japon, il faudra examiner l’estimation finale de l'évolution des commandes de machines-outils en juillet
 En Chine, il faudra suivre l’indice PMI HSBC instantané des directeurs des achats du secteur manufacturier du mois d'août. En France, il sera rendu public les créations d'entreprises en juillet
 Au sein de la zone euro, il faudra suivre l’indice PMI Markit instantané des directeurs des achats des secteurs manufacturier et non manufacturier du mois d'août.
 En Espagne, sera communiquée la balance commerciale de juin.

Vendredi, sera communiqué en Allemagne, la deuxième estimation du PIB du deuxième trimestre 2013. Il faudra suivre avec attention, au Royaume-Uni, l’évolution du PIB au deuxième trimestre 2013.

Pour la zone euro sera publié l’indice de confiance des consommateurs du mois d'août, publié par la Commission européenne. Au Brésil, sera rendue publique la balance courante de juillet Enfin, aux Etats-Unis, les ventes de logements neufs du mois de juillet seront publiées. 

mardi 13 août 2013

Réforme des retraites : tout ça pour ça !


Le Gouvernement semble vouloir retenir les solutions fiscales pour équilibrer le régime des retraites. Il n'y aurait pas d'allongement de la durée de cotisation avant 2020 soit presque une éternité. Le Gouvernement opterait pour l'augmentation de la CSG à hauteur de 0,3 à 0,5 point. Il pourrait également réformer les droits familiaux et supprimer la déduction de 10 % dont bénéficient les retraités au titre de l'IR. Il s'agit de gagner un peu de temps sur le emps et de passer 2014 au chaud.

Est-il urgent de réformer le système des retraites en France


Après la déclaration de Julien Dray sur la non-urgence de la réforme des retraites, Philippe Crevel a répondu aux questions de la rédaction d'Atlantico. lire l'interview

lundi 12 août 2013

Nous n'échapperons pas à la hausse de la CSG


La hausse de la CSG s'avance. Reste à connaître l'ampleur de l'augmentation. Le Gouvernement hésite entre une hausse de 0,2 à 0,3 point destiné au seul financement des retraites avec en plus la suppression de l'abattement de 10 % applicable aux pensions des retraités et une hausse de 0,5 point qui rapporterait plus de 6 milliards d'euros. Une telle augmentation servirait tout à la fois au renflouage de l'assurance-maladie, de l'assurance-vieillesse voire de la branche famille.

Une hausse de la CSG aurait un impact sur la conjoncture en pénalisant le pouvoir d'achat des Français. Elle réduirait encore plus le rendement de l'épargne mis à mal par la faiblesse des taux et le relèvement des prélèvements sociaux.

UMP / PS : si on refaisait le match des retraites


L'UMP dévoilera son projet sur les retraites au mois de septembre mais Hervé Mariton a déjà vendu la mèche en publiant quelques axes de réflexion. Par rapport au PS qui nie la réalité économique, l'UMP joue le classicisme  en demandant le report de l'âge légal et l'augmentation de la durée de cotisation.

lire le papier sur le site d'Atlantico.fr

samedi 10 août 2013

La semaine économique et financière

Le coin des épargnants

La bourse de Paris a terminé la semaine à 4076 points réussissant à ne pas retomber au-dessous du seuil des 4000 points. Elle enregistre ainsi sa septième semaine de hausse soit le plus long cycle depuis le printemps 2009. Depuis le mois de janvier, la progression est de 11,96 %.

France, un retour très modéré de la croissance sur fond de déficit budgétaire croissant

Selon l’indicateur synthétique mensuel d’activité (ISMA) de l’enquête mensuelle de conjoncture de la Banque de France, le produit intérieur brut devrait augmenter de 0,1 % au 3ème trimestre. L’INSEE table sur un recul de l’activité de 0,1 % en 2013 quand le FMI prévoit une récession de 0,2 %.
L’OCDE est moins optimiste concernant le 2ème trimestre concernant la  prévision de croissance du PIB du deuxième trimestre avec un recul de  0,2 %. La reprise se matérialiserait par une reprise de la croissance de+ 0,2 % au 3ème trimestre et de + 0,6 % au 4ème. La Commission de Bruxelles table sur une croissance nulle au 2ème et sur une reprise de l’ordre de + 0,2 % au 3ème trimestre. Pour l’année 2013, elle prévoit une contraction de 0,1 % et une reprise limitée à 1,1 % pour 2014
Si la saison estivale a démarré lentement, avec l’arrivée du mois d’août, la France a pris ses quartiers d’été avec une activité économique tournant au ralenti. La saison touristique risque d’être cette année très concentrée entre le 3 août et le 20 août.

Finances publiques, le déficit entre deux eaux

Le déficit budgétaire français s'est accru en juin. Il a atteint 59,3 milliards d'euros contre 56,7 milliards un an auparavant. Hors éléments non récurrents, qui ont pesé pour 7,5 milliards d'euros, il serait en amélioration de près de cinq milliards d'euros d'un an sur l'autre. En 2012, l’Etat avait enregistré des recettes exceptionnelles en provenance de la vente des licences 4G quand en 2013, il a dû doter en capital les fonds européens institué par le traité budgétaire.

A suivre

Lundi au Japon, il faudra suivre l’évolution des prix des biens d'équipement du mois de juillet. Le Gouvernement conserve son objectif d’accélération de l’inflation afin de sortir de la déflation. Il faudra suivre également les statistiques de la production industrielle du mois de juin ainsi que le taux de croissance économique du deuxième trimestre 2013. Le PIB aurait augmenté de 0,9 % après un gain de 1 % au cours des trois mois précédents
En France, la balance des paiements de juin sera rendue publique quand en Italie sera communiqué le montant de la dette publique à la fin juin 2013 qui devrait être en recul de 3,7 % par rapport à juin 2012.
Aux Etats-Unis, sera communiquée la situation budgétaire de juillet.

Mardi, au Japon seront communiquées l’orientation des commandes de machines en juin  et le compte rendu du Conseil de politique monétaire de la Banque du Japon
En Allemagne, le taux d’inflation du mois de juillet sera diffusé ainsi que l’indice Zew du climat économique.
En Espagne sera communiqué le taux d’inflation de juillet tout comme pour le Royaume-Uni.
Pour la zone euro, toujours mardi seront rendus publics l’indice Zew du climat économique tel qu'il est perçu par les analystes financiers et les investisseurs au mois d'août ainsi que l’évolution de la production industrielle de juin. Aux Etats-Unis, il faudra regarder la publication de l'indice NFIB de l'optimisme des dirigeants de petites entreprises, la progression des ventes au détail en juillet, l’orientation des prix du commerce extérieur en juillet et les stocks des entreprises de juin.

Avant le pont du 15 août qui marque le début de la fin des vacances, il faudra regarder mercredi les premiers résultats des comptes nationaux du deuxième trimestre. Il faudra aussi étudier l’estimation de l'emploi salarié au deuxième trimestre et le taux d’inflation de juillet.
Pour l’Allemagne, il faudra également scruter l’évolution du PIB au deuxième trimestre 2013 tout comme pour la zone euro.
Au Royaume-Uni sera publié le compte rendu du conseil de politique monétaire de la Banque d'Angleterre du 31 juillet et du 1er août
Aux Etats-Unis, il faudra suivre l’orientation des prix à la production en juillet

Jeudi 15 août, fête de la Vierge Marie et date anniversaire de la naissance de Napoléon Bonaparte, il faudra regarder chez la perfide Albion, les ventes au  détail du mois de juillet et aux Etats-Unis, l’enquête manufacturière de la Réserve fédérale de New York du mois d'août ainsi que l’évolution des prix et des revenus réels en juillet. Seront également suivies les nouvelles inscriptions hebdomadaires au chômage pour la semaine achevée le 9 août et la production industrielle de juillet. Toujours aux Etats-Unis, seront publiés l’indice NAHB de la confiance des promoteurs constructeurs du mois d'août et l’enquête de Réserve fédérale de Philadelphie pour le mois d'août.

Vendredi 16 août, il faudra suivre la balance courante de juin de la zone euro et le taux d’inflation de juillet.
Pour l’Italie, il conviendra de regarder la balance courante de juin. Enfin, pour les Etats-Unis, il conviendra de regarder la première estimation des gains de productivité du deuxième trimestre 2013  et les mises en chantier et permis de construire de juillet ainsi que l’indice de confiance de l'université du Michigan du mois d'août.

vendredi 9 août 2013

Portugal, les retraites à la diète


Le Portugal étudie la possibilité de repousser l'âge de départ à la retraite de 65 à 66 ans. Par ailleurs, Le gouvernement prévoit également de baisser de 10% le montant des retraites des fonctionnaires qui perçoivent plus de 600 euros par mois.Un plan de départs volontaires dans la fonction publique est en outre à l'étude L’objectif est de réduire de 30.000 postes les effectifs de la fonction publique qui s'élève à 700.000.

De plus des négociations sont engagées afin de relever de 35 à 40 heures le temps de travail.

Les négociations sont en cours entre le gouvernement portugais et les syndicats. Fin juillet, le Parlement avait approuvé une augmentation du temps de travail des fonctionnaires, désormais fixé à 40 heures par semaine au lieu de 35.

mercredi 7 août 2013

Pénibilité et Retraite


Philippe Crevel a été interrogé au sujet du projet de création de comptes individuels de pénibilité par la rédaction d'Atlantico. Le compte pénibilité est un système de points cumulés selon la pénibilité de travail du salarié. Ces points permettraient de racheter des trimestres pour partir à la retraite plus tôt. Mais ces propositions cachent plusieurs effets pervers...

  Lire l'interview

lundi 5 août 2013

Retraite des agriculteurs : 75 % du SMIC


Reprenant les engagements de la précédente majorité et son engagement de la campagne présidentielle, François Hollande a annoncé vendredi 2 août "un plan de rattrapage" pour les petites retraites des agriculteurs. L"'objectif est que la retraite minimale atteigne au moins 75 % du smic", soit 1 072,66 € par mois. Ce résultat devra être atteint dans les trois ans. « Nous préparons l’avenir des retraites, des petites pensions, et notamment dans le domaine de l’agriculture où il y a des femmes et des hommes, beaucoup de femmes, qui vivent avec des pensions qui sont très faibles », a déclaré le chef de l’État. Selon la FNSEA, les 1,2 million de retraités de l’agriculture ont une retraite moyenne de 722 € par mois après une carrière complète.

le combat de la pénibilité est lancé


Parmi les priorités du Gouvernement figure le traitement de la pénibilité. Le dispositif adopté dans la loi de 2010 n'a concerné que 5 695 personnes à fi juin 2012. La possibilité de partir à 60 ans est maintenue pour les actifs ayant un taux d'invalidité d'au moins 20 %. Entre 10 et 20 % d'invalidité, les actifs doivent remplir certaines conditions. Ils doivent ainsi prouver qu'ils ont été exposés à des travaux pénibles durant pendant au moins 17 ans. 30 000 personnes seraient susceptibles d'en bénéficier mais un grand nombre faute d'information n'aurait pas demander d'en profiter.

Afin de mieux traiter cette question le gouvernement travaille sur l'idée d'un compte pénibilité sur lequel serait versé des points ouvrant droit à des trimestres permettant de partir plutôt. Les entreprises seraient amenées à financer ces comptes. Le coût est évalué à 2 milliards d'euros. Les comptes pourraient être gérés par la Caisse des dépôts. Une telle mesure pourrait pénaliser le secteur industriel. Par ailleurs,la définition de la pénibilité étant évolutive, il y a des risques de sous-capitalisation ou de mauvaise utilisation des fonds recueillis. Un gouvernement pourrait être tenté de toucher à la cagnotte pour financer des fins de mois difficiles.

Une solution serait d'instituer des systèmes d'assurance pénibilité. Les entreprises devraient se couvrir face à ce risque ; leurs efforts afin d'améliorer les conditions de travail se traduisant par une réduction des primes versées. Par ailleurs, un système privé permettrait d'instiller de la concurrence.

mardi 30 juillet 2013

Jouer avec la démographie mondiale


Afin de réviser sa démographie ou de s'amuser durant ces vacances d'été, l'INED met à disposition des cartes interactives avec la possibilité de choisir l'année, le pays ainsi que de multiples indicateurs (taux de natalité, taux de fécondité, immigration....).

Jouer avec les cartes interactives

Les emploi à domicile très liés au vieillissement de la population


En 2010, selon l'INSEE, la France comptait 1,8 million de salariés, hors assistantes maternelles qui ont travaillé au domicile de particuliers dans le cadre des services à la personne. Ces eplois représentent près de 5 % des salariés en France. Leur importance est fonction du nombre de retraités. Ils sont ainsi plus présents dans le Sud-Ouest, dans les zones rurales, âgées. Leur poids dépasse 6 % en Limousin, Poitou-Charentes, Aquitaine et Languedoc-Roussillon. Le poids est élevé s en Basse-Normandie. À l’inverse, le poids de ces services est plus faible, de l’ordre de 4 % de l’emploi salarié, en Île-de-France, dans les régions de l’Est, notamment en Alsace et Franche-Comté, et en Corse.

Le poids des cadres est un autre élément à prendre en compte. 90 % des salariés des services à la personne sont des femmes ; 24 % ont plus de 55 ans. Près d’un salarié sur trois travaille également en dehors du secteur des services à la personne. Le faible nombre d’heures travaillées chez les particuliers incite à cumuler les employeurs, le plus souvent à proximité : un tiers des salariés de particuliers-employeurs résident dans la même commune que leur(s) employeur(s).

L’assistance aux personnes âgées ou dépendantes constitue le premier pôle d'activité du secteur. Elle représente près des deux tiers des heures rémunérées par des organismes prestataires.

Ce secteur d'activité est impacté par la crise. Ainsi, entre 2008 et 2010, le nombre d’heures rémunérées pour des activités de services à la personne (salariées ou non salariées) n'a progressé que de 1,2 % par an, contre 4,7 % entre 2000 et 2007. En 2011, une chute a été enregistrée à hauteur de 1,8 %.

vendredi 26 juillet 2013

70 ans mais de retraite en vue


Clin d'oeil en cette période estivale, Mick Jagger fête aujourd'hui ses 70 ans en France au château de la Fourchette en Touraine. Après avoir célébré les 50 ans des Stones, le chanteur a décidé d'organiser une petite réception. Il n'a pas prévu de prendre sa retraite pour le moment. A-t-il lu l'étude sur Alzheimer soulignant que la cessation d'activité est propice au déclenchement de la maladie ? Il n'en demeure pas moins qu'entre sa société de production cinématographique, ses projets musicaux personnels et une éventuelle tournée des Stones à l'automne, le calendrier du septuagénaire semble encore bien chargé.

jeudi 25 juillet 2013

Le MEDEF réclame ds réformes pour les retraites


le MEDEF a envoyé au Gouvernement ses propositions sur la retraite. Il demande un passage rapide de la durée de cotisation de 41,5 ans à 44 ans d'ici 2020. Idéalement, le patronat souhaite également un relèvement de l'âge légal à 63 ans. Le MEDEF n'est pas contre l'alignement de la CSG à 7,5 % au lieu de 6,6 % pour les retraités, ni contre la suppression partielle de l'abattement de 10 %. Il préconise également la fiscalisation des majorations pour trois enfants. Il met également en avant des dispositifs en vigueur en Allemagne comme le plafond de cotisations et la fixation d'un taux de remplacement plancher. Il suggère également une refonte des droits familiaux. Le MEDEF n'est pas opposé à la désindexation des pensions avec une progression moins rapide que l'inflation.

Le MEDEF au niveau structurel propose l'instauration d'ici 2020 d'un régime unique par points avec harmonisation progressive des différents régimes fonction publique comprise.

Le MEDEF préconise également le développement de l'épargne retraite.

Au niveau des cotisations, organisation patronale demande une réduction des charges de 5,4 points avec en contrepartie le relèvement de la TVA ou de la CSG.

mercredi 24 juillet 2013

La lettre du Cercle des Epargnants du mois d'août 2013 N°85


Au sommaire de la lettre N°85 du miso d''août  :

  • L'édito "doom and gloom" ou l'amère réforme des retraites
  • Gimme  shelter ou deux tiers de l'épargne des ménages placées en produits non risqués
  • Perp /Perco, on refait le match 
  • Les Livrets A à l'abandon
  • Le mercato de l'épargne est ouvert
  • Le retraité un épargnant sous surveillance 


L 85 V1

  lire la lettre N°85

mardi 23 juillet 2013

Alzheimer, le pire n'est pas écrit


La revue médicale The Lancet a publié une étude de l’Institut de santé publique de Cambridge qui souligne que la prévalence à Alzheimer est peut être en recul. En comparant deux groupes de 7 000 personnes tirées au sort en Angleterre et au Pays de Galles vingt ans après, il apparaît que le taux de prévalence de la maladie varie assez fortement Au début des années 1990, le taux, extrapolé à l’ensemble de la population du Royaume-Uni, aboutissait au chiffre de 884 000 malades. Entre 2008 et 2011, le taux de prévalence n’est plus que 6,5 %, contre 8,3 % vingt ans plus tôt. Le nombre de malades estimé est alors de 670 000, soit 114 000 patients de moins. or, il était admis que le nombre de malades d'Alzheimer double tous les 20 ans. Il y aurait donc une révision assez nette des évaluations.

En France, le nombre de malades est évalué à 860 000 personnes de plus de 65 ans atteintes. D'ici 30 ans, il a été avancé un chiffre de deux millions de patients. Une révision à la baisse du nombre de malades aurait un impact sur les dépenses de santé et allégerait d'autant les dépenses publiques.

Pour régler le problème des retraites et Alzheimer, continuer de travailler !!!


Comment réduire les dépenses de retraite et d'assurance maladie, il faut continuer à travailler le plus longtemps possible. Une enquête française de l'Inserm et du Centre international sur la longévité (ILC) souligne que les départs tardifs à la retraite réduisent les risques de démence. Le Pr Françoise Forette, présidente de l'ILC-France explique : "après 60 ans, chaque année de travail en plus, c'est 3 % de diminution du risque de démence". Soit un risque diminué de 15 % entre un départ à 60 ans et un départ à 65 ans.

L'activité professionnelle préserverait la réserve cognitive de l'individu et permet le maintien d'une socialisation. Il y a évidemment des biais statistiques. Ceux qui continuent à travailler sont ceux qui le peuvent et qui ne sont pas atteints par d'incapacité.

samedi 20 juillet 2013

La semaine économique et financière

Le coin des épargnants

Le taux du Livret A passera donc bien de 1,75 à 1,25 % au 1er août. Ce taux concerne également le livret de développement durable. Le taux du Livret d’épargne populaire sera de 1,75 % contre 2,25 %.

La bourse de Paris a gagné 1,82 % sur la semaine et termine à 3925 points à quelques encablures du seuil des 4000 points. Depuis le 1er janvier, la hausse est de 7,81 %. Les marchés ont, durant cette semaine, réagi positivement aux propos de Ben Bernanke qui a souligné que les taux devraient rester bas pendant encore deux ans et qu’il était trop tôt pour mettre un terme à la politique de soutien extraordinaire à l’économie. En début de semaine, la bourse de New York avait dépassé ses plus hauts historiques.

 La France ne fait plus partie du club des 3 A

 Avec la décision de l’agence Fichte d’abaisser la note de la France, notre pays a quitté le club des triple A.

 Dans la zone euro, seuls l’Allemagne, la Finlande, le Luxembourg et les Pays-Bas disposent encore de la meilleure note des agences.

 L'Allemagne, le Luxembourg et les Pays-Bas sont néanmoins sous surveillance négative ou sous la menace d'une dégradation par Moody's. Il faut noter que Standard & Poor’s a récemment confirmé la note de l’Allemagne. Selon S&P’s, « l’Etat fédéral a fait la preuve de sa capacité à absorber les chocs, économique et financier. Il est à même de supporter un endettement supérieur à beaucoup d’autres pays, «au vu de sa structure économique diversifiée et résistante et de son accès à un financement à bas coût sur les marchés de capitaux ».

 La France attendra l’automne

 Les propos du Président de la République sur une sortie rapide de la récession n’ont pas pour le moment réussi à rassurer les acteurs économiques. Si la récession a atteint un palier, la reprise n’est pas encore au rendez-vous. Elle sera, sans nul doute, ténue. Les capacités de rebond restent limitées du fait de la faiblesse de l’investissement. Par ailleurs, les entreprises françaises doivent supporter la concurrence accrue des entreprises du sud de l’Europe privées de leur marché intérieur et qui bénéficient de la baisse des salaires. Les tensions sociales sont aujourd’hui moins vives que les tensions dans les banlieues. La France à plusieurs vitesses prend de plus en plus forme. A côté d’un monde des CDI se développe un monde du non-travail, des CDD, de l’intérim qui part à la dérive. Les accidents à Trappes en sont le symbole. Le manque d’actes en faveur des jeunes et des banlieues risque de déboucher sur de plus en plus en bouffées de chaleur aux marges des grandes villes. Les emplois d’avenir et les contrats de génération ne suffisent pas à créer un choc économique positif.

 Angela Merkel fête ses 60 ans et reçoit en cadeaux de beaux sondages

 Angela Merkel peut fêter sereinement son 60ème anniversaire au regard des derniers sondages publiés. Le dernier sondage commandé par l’hebdomadaire Bild Am Sonntag, en date du 14 juillet, accorde 41% des intentions de vote à la CDU / CSU (46% avec les voix du FDP) contre seulement 26% pour le SPD (38% avec les Verts).

 Pour conforter ses intentions, Angela Merkel a annoncé un plan de relance dont le coût est estimé à environ EUR 30 mds, plan qui ne remet pas en cause l’équilibre budgétaire.

 Rééquilibrage des comptes courants au sein de l’Union européenne et au sein de la zone euro

 L’excédent des paiements courants de l’Union européenne s’améliore avec en plus un rééquilibrage interne. L’amélioration de la compétitivité de l’Europe du Sud ainsi que la faiblesse de la demande intérieure contribuent à ce rééquilibrage qui était recherché par les autorités communautaires. Par ailleurs, l’excédent allemand a enregistré en mai sa plus forte baisse mensuelle depuis janvier 2010 (EUR -3,4 mds)

 Le G 20 au chevet d’une économie mondiale hésitante

 Les Ministres des finances et les Gouverneurs des banques centrales se sont réunies à Moscou vendredi 19 juillet. L’objectif a été d’adresser un message aux marchés afin de réduire la volatilité. Les perspectives de reprise se précisent aux Etats-Unis et au Japon constituent des facteurs positifs sur lesquels il faut capitaliser.

 Les responsables du G20 souhaitent éviter les tensions issues des propos de Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale des Etats-Unis, sur un éventuel ralentissement  du programme de soutien à l'économie.

 Anton Silouanov, ministre russe des Finances, a ainsi souligné qu’une meilleure communication serait "cruciale pour éviter une volatilité grave sur les marchés financiers".
Le communiqué final de la réunion appelle à "des efforts coordonnés et à une prévisibilité des mesures d'assouplissement quantitatif".

 Le Fonds monétaire international (FMI) a rappelé que la sortie de la politique non conventionnelle serait sources de problèmes pour les pays émergents

 Sans surprise, le  G20 a mentionné  son attachement à des taux de change flexibles et à des réformes structurelles au niveau national. La Chine était ainsi visée avec une demande de rééquilibrage de l’économie vers la demande intérieure.

 La banque centrale chinoise a annoncé vendredi une libéralisation des taux de prêts pratiqués par les établissements en Chine, ce qui devrait réduire les coûts de financement des entreprises et des ménages.

 Les participants du G 20 ont rappelé leur refus de se lancer dans des guerres monétaires, "nous nous abstiendrons de toute dévaluation compétitive et nous ne fixerons pas des objectifs de taux de change dans un tel but".

 "Nous restons attentifs aux risques et aux effets négatifs inopportuns de périodes prolongées d'assouplissement monétaire", est-il également écrit dans le communiqué de fin de réunion. "Les futurs changements de politique monétaire seront toujours élaborés de façon précise, et clairement expliqués."

 A suivre

 Le calendrier des publications des résultats économiques sent un peu les vacances en s’allégeant un peu.

 Mardi 23 juillet, il faudra suivre la publication par l’INSEE du climat des affaires qui pourrait ressortir en hausse.

 Mercredi, Eurostat, publiera les enquêtes PMI de la zone euro du mois de juillet. L’indice composite d’activité s’est inscrit à 48,7 en juin, en hausse d’un point par rapport au mois de mai, signalant une modération du rythme de contraction de l’activité

Jeudi, il faudra regarder la publication de l’indice sur les biens durables aux Etats-Unis du mois de juin qui pourrait être en hausse.

Au Royaume-Uni, il faudra suivre le PIB du 2ème trimestre avec une possible accélération de la croissance qui a été de +0,3% t/t au T1 2013). Selon les données d’activité et les enquêtes
 L’indice IFO allemand du mois de juillet sera communiqué. Pour le mois de juin, l'enquête IFO avait légèrement progressé à 105,9. En juillet, elle pourrait rester quasiment inchangée, en dépit de la correction à la baisse attendue de l'indice des anticipations qui avait bondi le mois précédent.

 Vendredi, il faudra suivre le taux d’inflation du mois de juin au Japon. Comme espéré par les pouvoirs publics, l'inflation devrait se redresser progressivement. En juin, mesurée par l'indice national sous-jacent des prix à la consommation, elle devrait repasser au-dessus de 0 pour la première fois depuis avril 2012.

vendredi 19 juillet 2013

Retraite, les majorations pour enfant pourraient ne pas passer l'automne !!!


Le Gouvernement poursuit sa chasse aux milliards pour tenter de restaurer l'équilibre des régimes de retraite. La proposition qui tient la corde est celle d'une recomposition des majorations pour familles nombreuses, la majoration de 10 % des pensions pour les ayants droits avec plus de 3 enfants.

Marisol Touraine souhaiterait transformer cet avantage en un système à forfait destiné aux femmes dont les pensions sont en moyenne inférieure de 40 % avant réversion.

Dans le système actuel, les régimes de retraite obligatoires versent aux mères et aux pères d’au moins 3 enfants une majoration de leur pension de retraite proportionnelle au montant de la pension versée, avec un taux de 10% pour 3 enfants et plus. Dans la fonction publique et les régimes spéciaux, il y a majoration de 5% en général – par enfant supplémentaire au-delà du troisième.

Le coût de ce dispositif est de 5,7 milliards d'euros pour l'ensemble des régimes de retraite de base.

Selon le Conseil d'Orientation des retraites (Cor), la pension moyenne des hommes s'élève à 1.552 euros et celle des femmes à 899 euros, l'écart se réduisant avec les nouvelles générations. Du fait du versement sur les deux membres du foyer, cette majoration accroît de facto l'écart hommes femmes car elle favorise ceux dont les pensions sont les plus élevées.

C'est pourquoi le Gouvernement réfléchit à l'instauration d'un forfait mensuel de 70 ou 100 euros versé dès le premier enfant pour la mère et non plus pour le père. Ce forfait serait en outre fiscalisé et soumis à l a CSG et au CRDS à la différence de la majoration de 10 % .

lundi 15 juillet 2013

Les règles de calcul des retraites passées au crible du COR


Le Conseil d'Orientation des Retraites a publié dans  sa lettre une étude très intéressante sur les modalités de calcul des retraites dans les différents pays  de l'OCDE. La comparaison est difficile à mener tant les règles diffèrent d'un pays à un autre. Des termes identiques peuvent recouvrir des réalités différentes.

Dans tous les pays, l'octroi d'une pension est lié au fait d'avoir versé des cotisations mais la comparaison des taux est délicate. En effet, les périmètres diffèrent et le niveau des taux dépend de la place des retraites dites publiques. En outre, les retraites de certains pays bénéficient de dotation publique qui amoindrit d'autant le recours aux cotisations. Ces dernières sont réparties à parité entre employeurs et salariés aux Etats-Unis, en Allemagne, au Japon et au Canada. En France, en Belgique ou en Suède, les cotisations employeurs sont légèrement supérieurs à celles des salariés.  En Espagne ou en Italie, les cotisations sont très majoritairement employeurs. Aux Pays-Bas, c'est l'inverse.

Pour avoir droit à une pension, il faut avoir une durée minimale d'assurance de 5 ans en Allemagne, de 10 ans aux Etats-Unis, de 20 ans en Italie ou de 25 ans en Espagne. En France, il est possible de liquider une pension dès l'obtention d'un trimestre.

L'ouverture des droits est conditionnée à un âge minimal de 60 ans au Canada, de 60 ans et 9 mois pour la génération 1952 en France, de 61 ans en Suède, de 62 ans aux Etats-Unis, de 65 ans en Belgique et au Royaume-Uni (68 ans à terme), de 65 ans en Allemagne (67 ans à terme), de 66 ans et 3 mois en Italie.

Des dispositifs de carrière longue permettant de déroger à la condition d'âge existe en France, en Italie, en Belgique et en Espagne.

lire la lettre du Conseil d'Orientation des Retraites du mois de juillet 2013 

dimanche 14 juillet 2013

François Hollande prudent sur la réforme des retraites

A l'occasion de son intervention du 14 juillet, François Hollande a été relativement prudent au sujet de la réforme des retraites.Il a déclaré que "la réforme est nécessaire". Il a indiqué que pour réduire le déficit de 20 milliard d'euros en 2020, il faudrait des ressources supplémentaires. Il a confirmé que la durée de cotisation fixée actuellement à 41,5 années augmentera dans les prochaines années. Il n'a pas nié que les retraités pourraient être mis à contribution. Il a souligné qu'il attendait les positions des partenaires sociaux.

mercredi 10 juillet 2013

Les seniors heureux !!!!!


En pleine récession, il y a au moins une catégorie de Français qui sont heureux, les seniors. 89 % des Français de plus de 70 ans  se déclarent heureux selon un sondage réalisé par Viavoice pour le Monde. 37 % indiquent qu'elles sont très heureuses.   62 % affirment ne pas avoir peur de vieilli.  et 76 % estiment que l'allongement de l'espérance de vie est une "bonne chose". Et autant de personnes âgées ont le sentiment de s'être "bien préparées". 60 % pensent que l'on s'occupe bien des personnes âgées.

44 % déclarent apprécier  avoir du temps à consacrer du temps à leur famille et à leurs proches, et 38 % avoir  du temps pour leurs activités de loisirs, culturelles ou associatives. 

La dépendance  est évidemment la plus grande crainte des plus de 70 ans. . Un sur deux se dit préoccupé par "la crainte de ne plus être suffisamment autonome". La seconde préoccupation étant la maladie pour 47 % d'entre eux. Là aussi, le sentiment est partagé par la génération de leurs enfants dans les mêmes proportions.

lire l'article du Monde 

vendredi 5 juillet 2013

Les Français sont d'accord pour allonger la durée de cotisation

Selon un sondage CSA pour les Echos et l'Institut Montaigne, 53 % des Français se déclarent favorable à l'allongement de la durée de cotisation contre 45 % qui sont contre dont 23 % tout à fait opposés.

Les retraités en étant pas concernés sont les plus favorables (59 % pour) ;suivent les cadres qui seraient pourtant les plus impactés en commençant à travailler tard (62 %). En revanche, les catégories les plus modestes sont opposés (52 % contre).

Deux tiers des sympathisants de droite sont favorables à l'allongement de la durée de cotisation mais seulement 52 % des sympathisants de gauche. Les sympathisants du Front de gauche sont très opposés (seulement 28 % de favorables). 50 % des électeurs de François Hollande sont opposés quand 64 % des électeurs de Sarkozy y sont favorables.

Consulter le sondage 

jeudi 4 juillet 2013

Né un 4 juillet : focus sur le système de retraite par répartition américain


La population américaine compte environ 315 millions d'habitants et augmente de 1 % par an. Les personnes de plus de 60 ans représentent 19,5 % de la population contre 14 % en 1970. Elles représenteront 25 % de la population en 2025. La part des personnes de plus de 60 ans par rapport à la population active passera de 34 à 52 % de 2013 à 2050.

Les dépenses de retraite sont le premier poste de dépenses fédérales obligatoires avec 773 milliards de dollars en 2012 soit 31 % des dépenses totales. En 2017, le montant des retraites pourraient atteindre 1026 milliards de dollars.

Le système de retraite américain est inséré dans le programme de sécurité sociale "Social Security" qui prend en charge la vieillesse, le décès, l'invalidité, Medicare (soins de santé pour les plus de 65 ans).

Le régime de retraite a été institué en 1935 par Roosevelt et concerne tous les secteurs d'activité publics et privés. 96 % de la population active est couverte par le Old Age and Survivors Insurrance appelé OAS.

La retraite est de la compétence du Congrès. Les partenaires sociaux ne participent pas à la gestion de l'OAS. Néanmoins, ils sont consultés par le Congrès.

Le régime OAS fonctionne selon le principe de la répartition et est financé par des prélèvements. Les cotisations sont à la charge des employeurs et des salariés. (6,2 % sur les 110 100 premiers dollars tant pour les salariés que pour les employeurs ; 12,4 % pour les 110 100 dollars pour les indépendants).

La pension est obtenue sous réserve d'avoir un nombre trimestres cotisés minimum (40) et avoir atteint un âge minimum. Pour les personnes nées après 1960, cet âge minimum est fixé à 67 ans. Il est néanmoins possible de l'obtenir à 62 ans sous réserve d'une décote. Une surcote s'applique jusqu'à 70 ans.

La pension est calculée sur la base des salaires perçues dans la limite de 110 100 dollars par an. Le calcul tient compte des 35 meilleures années avec une indexation. Des majorations s'appliquent en cas d'enfant à charge et de la présence d'un conjoint. Il y aussi un dispositif de réversion.

A ce régime par répartition, il faut ajouter les régimes par capitalisation professionnels et individuels. La capitalisation assure le versement de 456 milliards de dollars.

Il n'en demeure pas moins que la répartition assure la première source de revenus des retraités.

Retraite, le débat ou le combat


Le Premier Ministre reçoit les partenaires sociaux ce jeudi 4 juillet afin de connaître officiellement leur position sur le sujet de la réforme 2013 des retraites. Le débat ne sera pas simple à mener compte tenu du peu de consensus sur le sujet. La CGT et FO sont hostiles à toutes mesures pouvant aboutir à une remise en cause du système. La CFDT favorable à la réforme systémique joue la prudence sur un dossier délicat. Le Medef avec son nouveau Président entend s'opposer dur comme fer à tout relèvement des cotisations. Il y a peu de mesures qui arrivent à faire l'unanimité. La désindexation des retraites de base semble être mise de côté. En revanche, le Gouvernement tient à l'allongement de la durée de cotisation. Il apparaît également possible que les retraités soient mis à contribution.

La Caprimka passe à l'attaque pour défendre la retraite des auxiliaires médicaux


La Carpimko, la caisse de retraite des auxiliaires médicaux, qui est une des dix sections gérant les retraites des professionnels libéraux a décidé de présenter ses propositions dans le cadre du futur débat sur les retraites. Il faut savoir que la Caprimko a été la seule caisse membre de la CNAVPL à s'opposer au plan d'urgence pour rééquilibrer les comptes. Ce plan comporte une augmentation des cotisations de près de 17 % d'ici 2014. Cette augmentation concerne essentiellement les revenus situés dans la tranche 1 de cotisations (0,85 fois le plafond de la sécurité sociale). Or 60 % des cotisants la Caprimko se trouvent dans cette tranche. En outre, la Caprimko du fait de sa structure démographique est amenée à financer une part importante de la compensation entre les régimes. De ce fait, le taux de cotisations par rapport aux revenus moyens des affiliés à la Caprimko est supérieur à celui des autres sections.

Face à cette situation, la Caprimko a demandé aux pouvoirs publics une modification des règles de calcul des cotisations, de maintenir une durée de cotisation. La CNAVPL souhaiterait abandonner la durée de cotisation ce aboutirait à fixer à 67 ans l'âge de liquidation de la retraite à taux plein selon les représentants de la Caprimka. Par ailleurs, ces derniers souhaitent maintenir l'indexation de la retraite sur l'inflation.

mardi 2 juillet 2013

La Cour des Comptes épingle la branche vieillesse


Comme en 2011, la Cour des Comptes a certifié les comptes de l'assurance-vieillesse mais en énonçant six réserves. La Cour a souligné qu'il existait des incertitudes relatives aux données de carrière adressées par les organismes sociaux et les employeurs de salariés, de nombreuses erreurs de calcul des pensions de retraite : 9,1 % des pensions nouvellement attribuées sont affectées par une erreur de portée financière (soit une incidence financière de 0,84 % du montant total des droits), contre 7,5 % en 2011 (incidence financière de 0,69 %). La Cour des Comptes a rappelé que pour avoir une vision claire du déficit de la branche vieillesse il faudrait imputer celui du FSV. Dans les faits, le déficit de la branche vieillesse est minoré de près de 4 milliards d’euros par la non intégration du déficit du Fonds de solidarité vieillesse (FSV). Le FSV, qui finance notamment le minimum vieillesse (pour les personnes âgées n’ayant pas ou très peu de pension de retraite) et les cotisations retraite des chômeurs, a enregistré un déficit de 4,1 milliards d’euros en 2012, contre 3,5 milliards en 2011.Ce déficit du FSV, «de nature structurelle» selon la Cour des comptes, est «lié à l’insuffisance des ressources dont il est doté». «Les règles de combinaison des comptes en vigueur n’autorisent pas l’intégration du FSV dans le périmètre des comptes du régime général», regrette la Cour dans son rapport. La Cour des Comptes a recalculé le déficit de la branche vieillesse qui serait de 3,9 milliards au dessus de son niveau affiché, 4,8 milliards d'euros en 2012. ».