jeudi 8 avril 2010

La lettre du Cercle des Epargnants - Avril 2010

Au sommaire de la lettre n°45 du Cercle

- de l'assurance-vie à l'assurance-retraite
- l'emploi des seniors, une question d'âge social
- le taux d'équipement des entreprises en produit d'épargne retraite
- les contrats Madelin
- la dépendance
- l'avenir du PERP
...


lire la lettre



mardi 6 avril 2010

Fonction Publique : réforme ou pas réforme ?

Les retraités de la fonction publique sont payés directement par l'Etat ; il n' y a pas l'équivalent de la CNAV pour les fonctionnaires ; heureusement sinon il serait en situation de faillite du fait du rapport démographique très défavorable en particulier en ce qui concerne la fonction publique d'Etat.

pour en savoir plus

lundi 5 avril 2010

Dette publique, le pire n'est pas certain mais bon il faut se bouger

Un rapport de la Banque des Règlements Internationaux publié récemment souligne que du fait du vieillissement de la population, la dette publique de nombreux Etats pourrait dépasser à court terme les 100 % du PIB mais que la dérive pourrait les porter à 200 ou à 300 % du PIB, des taux insoutenables. A de tels niveaux, les Etats seraient paralysés par le service de la dette et les marchés refuseraient de prêter. De ce fait, il faut que d'ici là quelque chose change afin d'éviter la banqueroute...

lire le rapport de la BRI

mercredi 31 mars 2010

Copé et la coproduction en matière de retraite

Le groupe UMP et le groupe Nouveau Centre ont décidé en parallèle aux négociations du Gouvernement avec les partenaires sociaux de créer un groupe de travail afin d'établir des propositions parlementaires.

Un site internet a été mis en ligne à cette occasion

Plan senior, fin du délai de grâce pour les PME

Si les grandes entreprises avaient jusqu'au 31 décembre dernier pour adopter leur plan senior, les PME (moins de 300 salariés) avaient bénéficié d'un délai supplémentaire qui arrive à échéance faute de quoi elles sont susceptibles d'acquitter une taxe de 1 % de leur masse salariale.
78 accords de branches sur l'emploi des seniors et 26.000 accords ou plans d'actions en entreprise ont été conclus, a indiqué mercredi un expert du ministère de l'Emploi."On saura en avril s'il y a des entreprises de plus de 300 salariés pénalisées. Mais l'esprit de la mesure est que la pénalité rapporte zéro euro et qu'il y ait un maximum d'accords et de plans: 78 accords de branches ont été validés et 26.000 accords ou plans d'entreprises", a indiqué David Anglaret (DGEFP) lors d'un débat organisé par l'association patronale Croissance Plus à Paris.

vendredi 26 mars 2010

Autoentrepreneurs et retraite

Pour valider un trimestre de retraite, les autoentrepreneurs devront avoir dégager un revenu au moins égal à 200 heures d’équivalent SMIC. Cette règle est en vigueur pour les non-salariés. Sans chiffre d’affaire, il n’y aura pas de droit retraite. Un décret sera publié sur le sujet au mois d’avril. Jean Arthuis, Président de la Commission des Finances,du Sénat demande par ailleurs que les autoentrepreneurs soient obligés de publier annuellement leurs résultats pour éviter toute dissimulation.

jeudi 25 mars 2010

Un COR très musclé

La réunion du Conseil d'Orientation des Retraites du 24 mars a fait l'objet de débats houleux entre partenaires sociaux. La décision de réaliser des simulations sur un report à 62 ans et au-delà de l'âgé légal de départ à la retraite ainsi que sur la durée de cotisation a été contesté par la CGT et la CFDT qui ont souligné que l'option de scenarii noirs permettraient au gouvernement de présenter un scenario gris et plus acceptable. Ils ont indiqué que d'autres solutions existaient comme le relèvement des ressources ou l'élargissement des assiettes.

Le COR qui est un lie de consensus n'est pas habitué à être le théâtre de passes d'armes. La CFDT a même menacé de se désolidariser du rapport.

Il n'en demeure pas moins que la question du financement demeure pleine et entière et que les estimations d'espérance de vie de l'INSEE sont sans appel :

2009 :

- Hommes : 77,8 ans
- Femmes : 84,5 ans

2020 :

- Hommes : 79,3 ans
- Femmes : 85,7 ans

2050 :

- Hommes : 83,8 ans
- Femmes : 89 ans

mercredi 24 mars 2010

Pour une réforme équitable ?

Le nouveau ministre du travail, de la solidarité et de la fonction publique a pour mission de régler, d’ici la fin de l’année, le dossier des retraites qui constitue un des objectifs clef du Président Sarkozy.

Homme rigoureux tout en étant ouvert à la négociation, il s’est prononcé, en prenant ses fonctions, pour une réforme équitable. En ayant dans son escarcelle la fonction publique, certains y voient la volonté de l’exécutif de mener de front la réforme dans le secteur privé et dans le secteur public. Cette attribution permet de redonner un peu de lustre à un ministère qui voit se succéder à un rythme rapide les ministres, quatre depuis 2007, et qui ne se remet pas d’avoir perdu l’emploi qui est désormais de la compétence du Ministère de l’Economie. En récupérant la fonction publique, le Ministère du travail reprend du poids. Il faut signaler qu’Eric Woerth avait déjà en charge ce dossier aux comptes publics.

Après libre à chacun d'interpréter la signification d'une réforme équitable. Doit-elle aligner la fonction publique sur le privé ? Doit-elle prévoir une augmentation des cotisations sociales et prendre en compte la pénibilité en contrepartie d'un report au-delà de 60 ans de l'âge légal de départ à la retraite ? Faut-il modifier l'âge de la retraite à taux plein ?

A suivre...

mardi 23 mars 2010

Le COR au travail

Après la trêve électorale, la réforme des retraites redevient d'actualité. Ainsi, le Conseil d'Orientation des Retraites est amené à préciser ses hypothèses de travail. Il a prévu de réaliser des simulations en retenant comme âge légal de départ non plus 62 ou 63 ans mais 65 ans. Par ailleurs, il étudierait également la possibilité de reporter de l'âge de la retraite à taux plein qui est de 65 ans à 68 voire à 70 ans. Autre option qui devrait être étudiée, le passage de la durée de cotisation à 45 ans d'ici 2028. Jusqu'à maintenant, le COR tablait sur un passage à 43,5a ns pour 2050. Ces scenarii assez ambitieux devrait permettre aux négociateurs de trouver un accord à mi-chemin.

Il n'en demeure pas moins que le tabou des 60 ans semble être levé du moins au sein du COR...

Affaire à suivre

lundi 22 mars 2010

Les comptes notionnels expliqués par Antoine Bozio et Thomas Piketty

Sou la direction de Philippe Askenazy, directeur de recherche au CNRS, et de Daniel Cohen, professeur à l'école normale supérieure et auteur de l'essai "la prospérité du vice", une série d'économistes français reconnus ont publié un ouvrage "16 nouvelles questions d'économies contemporaine" qui traite tous les grands sujets d'actualité : la crise financière, le mal français et l'état providence menacé. Dans cette dernière partie, la retraite fait l'objet d'un long développement avec en particulier la reprise des travaux d'Antoine Bozio et de Thomas Piketty sur la réforme systémique avec la mise en place de comptes notionnels.

Cet ouvrage qui fait suite à celui paru en 2007, 27 questions d'économie contemporaine" permet tout à la fois de prendre conscience de la richesse de la réflexion économique française et en particulier du Cepremap que dirige Daniel Cohen.

aller sur le site du CEPREMAP


acheter le livre sur le site de la FNAC

samedi 20 mars 2010

Le Sénat bosse sur la réforme des retraites

Le Sénat, en parallèle avec les travaux du COR et du Gouvernement, a mis en place une mission, la mission d'évaluation et de contrôle de la sécurité sociale (Mecss) afin de préparer le rendez-vous 2010 sur les retraites.

Cette mission procède à l'audition des acteurs de cette réforme ainsi que des spécialistes des questions de retraite.

pour retrouver les comptes-rendus et les vidéos

jeudi 18 mars 2010

Propositions de l'UIMM pour la réforme des retraites

La fédération de la métallurgie, l'UIMM, s'est prononcé pour la mise en place d'un régime de retraite à trois piliers, un pilier de solidarité nationale autour d'un régime par répartition, un régime professionnel et un niveau dévolu à l'épargne individuel. L'UIMM qui a repris la direction de la Commission du MEDEF en charge des retraites défend l'idée que la France devrait cesser de faire exception sur ce sujet et retenir le principe qu'il est mauvais de dépendre d'un seul pilier.

Lire l'article des Echos

mercredi 17 mars 2010

Pourquoi le rendement des complémentaires baisse ?

La baisse du rendement des complémentaires s'opère à deux niveaux, au moment de l'achat des points et au moment de la liquidation des droits.

Il convient de souligner que les cotisations aux complémentaires ne sont pas totalement prises en compte pour l'attribution de points. Il y a l'application du taux d'appel de 125. Pour 100 euros cotisés, seuls 80 sont pris en compte. Les 80 de cotisations sont transformés en point retraite dont la valeur d'achat est réévalué annuellement. Au 1er avril, la revalorisation est de 1,3 %.

A la retraite, ces points sont transformés en pension selon une valeur qui est différente de leur valeur d'achat, valeur inférieure. Celle ci ne sera revalorisée que de 0,72 % au 1er avril. Ainsi, la valeur d'achat progresse plus vite que celle de liquidation entrainant une perte de rendement... C'est ainsi depuis plusieurs années.

mardi 16 mars 2010

Complémentaire, baisse du rendement ce n'est pas fini

Le rendement tombera à 6,70 % à l’Agirc et à 6,59 % à l’Arrco. Il était encore supérieur à 8 % en 1997. Le rendement est calculé en prenant en compte la valeur d’achat d’un point et sa valeur au moment de la liquidation. Du fait des règles d’indexation, ce rendement baisse afin de limiter les pertes pour les régimes complémentaires. Le point ne sera revalorisé que de 0,72 % au 1er avril pour une inflation prévue de 1,2 %. Cette minoration est liée au fait que l’inflation 2009 a été inférieure aux prévisions.

Retraite : + 0,9 % au 1er avril

Au 1er avril prochain, les pensions devraient être revalorisées de 0,9%, le minimum vieillesse l'étant de 4,7 %.

L'inflation prévue est de 1,2 % en 2009 mais les retraites en 2009 avaient bénéficié d'une hausse calculée sur une inflation supérieure de 0,4 point à la réalité. Le Gouvernement déciderait de ce fait d'amputer de 0,3 point la hausse des prix retenue pour le calcul des pensions en 2010. 1 point d'augmentation des retraites de base génère un coût de 840 millions d'euros.
Le minimum vieillesse bénéficie conformément aux engagements du Président d'une revalorisation de 4,7 % au 1er avril, à 708,96 euros par mois contre 677,13 euros auparavant.

Un décret paru en 2009 établit la progression de cette prestation, réservée aux personnes de plus de soixante-cinq ans disposant de faibles ressources (soixante ans en cas d'inaptitude au travail), jusqu'à avril 2012 : elle atteindra alors 777,16 euros par mois, ce qui correspondra à une hausse de 25 % sur la législature.

Environ 400.000 personnes sont bénéficiaires. Le coût global représente environ 400 millions d'euros sur la législature.

lundi 15 mars 2010

Racheter des trimestres, combien ça coûte ?

Depuis la loi Fillon, les assurés ont la possibilité d'acheter des trimestres afin d'atteindre plus rapidement le nombre exigé et d'augmenter ses droits. Le prix du rachat est fonction de l'âge et du salaire.

Ce rachat permet aux personnes qui n'ont pas pu cotiser durant certaines périodes de ne pas être pénalisées lors de la retraite.
Pour racheter des trimestres, l'assuré doit être âgé de 20 à 65 ans et ne ne pas être retraité du régime général au moment de la demande.

L'assuré peut racheter des trimestres au titre de :

- des années d’études effectuées dans des établissements d’études supérieures, en France et dans un certain nombre de pays, validées par un diplôme ou l’admission dans une grande école ou une classe préparatoire,
- des années d’activité pour lesquelles vous n’avez pas pu valider 4 trimestres.

Il n'est pas possible de racheter plus de 12 trimestres.

Les démarches de rachat sont à effectuer auprès de la caisse de retraite du régime général dont dépend l'assuré.

Deux options vous sont offertes :
- racheter des trimestres pour améliorer le taux de liquidation de la retraite, dans la limite du taux plein,
- améliorer le taux de liquidation de la retraite et la durée d’assurance prise en compte.

Cette 2nde option permet d’augmenter plus rapidement le montant de la pension, mais elle est également plus chère.


Pour déterminer le prix de rachat, Les revenus d’activités des 3 dernières années civiles précédant la demande sont pris en compte, de même que l’option du règlement (comptant ou échelonné). Par ailleurs, le prix n’est pas le même selon l’option de rachat : améliorer le taux seul ou le taux et la durée d’assurance.

En 2010, le coût d'un trimestre varie de 1 057 à 2 089 € pour un assuré de 20 ans et de 2 885 à 5 688 € pour un assuré âgé de 64 ans.

site pour calculer le montant du rachat de trimestres

dimanche 14 mars 2010

Quelques conseils pour préparer sa retraite...

Les relevés de situation individuelle en matière de retraite peuvent comporter de nombreux oublis voire des erreurs. Il convient de le mentionner auprès de l'organisme mentionné sur le relevé afin qu'il réalise les corrections nécessaires.

Il vaut mieux le faire le plus rapidement.

pour plus de précision sur le sujet

vendredi 12 mars 2010

Interview de Philippe Crevel dans l'Argus de l'assurance sur le PERP

« L'ouverture du Perp a des prestations en capital j y suis oppose,
car la philosophie d un produit de retraite, e est qu'il verse une rente
viagère Mélanger sortie en capital et en rente, cela compliquerait
la gestion du produit ainsi que sa performance les épargnants n'en ressortiraient pas gagnants On pourrait plutôt envisager d aménager cette phase de rente en lui fixant des paliers différents en fonction
du cycle de vie de I assure On sait très bien que les jeunes retraites dépensent plus et réduisent ensuite leur train de vie a partir de 75 ans Les dernières années de vie sont les plus problématiques, avec l'entrée en dépendance, qui nécessite a nouveau des rentes importantes »

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mardi 9 mars 2010

La surcote, une affaire qui commence à prendre

Après des débuts difficiles, la surcote commence à concerner un nombre croissant de Français. La surcote est une majoration de la pension de base. Elle s'applique aux personnes qui continuent de travailler après 60 ans et qui ont dépassé le nombre de trimestres de cotisations nécessaires pour obtenir la retraite à taux plein (de 160 à 164 en fonction de la génération).
Elle concerne les salariés du régime général, les salariés agricoles, les
travailleurs non salariés des professions artisanales, industrielles et commerciales et les exploitants agricoles. Pour les fonctionnaires, il existe une surcote spécifique.

La surcote est une majoration de la pension de base, calculé en fonction du nombre de trimestres travaillés en plus. Depuis le 1er janvier 2009, chaque année supplémentaire rapporte 5%, soit 1,25% de plus par trimestre.

Entre le 1er janvier 2004 et le 31 décembre 2006, la surcote était fixée à 3% par an.

Les années travaillées entre le 1er janvier 2007 et le 31 décembre 2008 donnaient lieu à une surcote de 3% la première année, puis 4% par année supplémentaire et 5% au-delà de 65 ans. La surcote n'est pas plafonné mais ne s'applique qu'à la retraite de base. Les régimes complémentaires ne sont pas concernées. Ce dispositif n'entre pas en compte dans plafond maximum de la retraite de base (50 % du plafond de la sécurité sociale). Depuis le 1er avril 2009, la surcote est calculée avant la majoration de 10% pour les retraités ayant eu plus de trois enfants. Pour les retraités ayant cessé leur activité avant cette
date, la surcote inclura la majoration.

12,2% des nouveaux retraités ont cessé leur activité en bénéficiant d'une surcote au premier semestre 2009. Ce chiffre est en constante augmentation depuis 2004 : ils étaient alors 1,56% à prendre leur retraite avec une surcote, puis 5,38% en 2005, 5,67% en 2006, 7,6% en 2007 et 9,6% en 2008.

lundi 8 mars 2010

Le PERCO, en progression

Selon l'Association Française de Gestion, le PERCO (Plan d’Epargne pour la RetraiteCollectif) a enregistré des résultats encourageants. Au cours de l’année 2009, le nombre d’entreprises équipées a augmenté de plus de 41%. Au 31 décembre 2009, près de 111.500 entreprises proposaient l’accès au PERCO à leurs salariés. Parmi les 2,5 millions de salariés couverts, plus de 557.000 ont déjà effectué des versements, soit une progression de 26 % en un an. L’encours total géré dans les PERCO s’établit au 31 décembre 2009 à 3 milliards d’euros, en hausse
de 63 % par rapport au 31 décembre 2008.

lire le communiqué de l'AFG

jeudi 4 mars 2010

Agir Pour Ma Retraite : Mars 2010 N°2



Selon une étude de l’OCDE réalisée parmi 16 pays membres, les pensions, du fait des réformes engagées ces vingt dernières années, diminueront en moyenne de 22 % pour les hommes et de 25 % pour les femmes. La France est un des pays où la baisse est la plus marquée. Les modifications de la base de calcul, et des règles d’indexation ainsi que le passage à 25 ans expliquent, en grande partie, la diminution des pensions qui seront, dans le futur, fournies.
Toute réforme des retraites pose le problème de la répartition de la charge entre actifs et inactifs que ce soit dans les systèmes par répartition ou par capitalisation. Elle pose également la question de la place accordée au secteur public et au secteur privé. En France, 85 % de la rémunération des retraités est assurée par le secteur public. Ce taux est très largement au-dessus de la moyenne de l’OCDE ou de l’Union européenne. La tendance est au rééquilibrage en faveur des systèmes privés. Les actifs sont appelés dans tous les pays à travailler plus longtemps et à prendre en charge, sous forme d’épargne, directement ou indirectement, une part croissante de leur future retraite. Nos partenaires développent des systèmes privés à adhésion obligatoire ou facultative avec la possibilité d’affiliation automatique.
Pour atteindre le taux de remplacement moyen de l’OCDE qui est de 59 % du dernier salaire individuel, il faudrait accroître l’effort d’épargne, en France, de quatre points du salaire.
Le report de l’âge légal de départ à la retraite et celui de la retraite à taux plein aboutiraient à réduire ce déficit d’épargne.
Cette tendance au sein de l’OCDE bute en France sur le fait que la retraite ne repose que sur un pilier constitué du régime de base et des régimes complémentaires, obligatoire et reposant sur la répartition. Le second pilier qui chez nos partenaires repose sur des régimes professionnels n’existe que marginalement, en France, et enfin le troisième pilier celui de l’épargne individuelle demeure évanescent malgré la création en 2003 du PERP.
Le passage à un système de retraite par points et en comptes notionnels ne résoudrait en rien la problématique du financement des retraites. En revanche, en conduisant à une fusion de l’Agirc et de l’Arrco avec le régime général, il ouvrirait un espace pour la création d’un véritable second pilier. Sur ce point, la polémique sur les « retraites chapeau » n’aurait pas du aboutir à leur diabolisation mais à leur généralisation en reprenant le concept qui avait prévalu en 1947 avec l’instauration des complémentaires rendues obligatoires pour tous les salariés en 1972.

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La lettre du Cercle des Epargnants : mois de mars 2010





Au sommaire de la lettre d'information du Cercle des Epargnants du mois de mars 2010, la numéro 44 :


- Ne pas confondre assurance-vie et dette publique
- Les frais de gestion en France et chez nos partenaires
- Les résultats du PERP et du Madelin
- Pourquoi le Livret A fait une bonne année 2009 ou presque...
- Les Français, les fourmis de l'OCDE




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mardi 2 mars 2010

Epargne retraite, l'heure est à la réflexion

L'épargne retraite ne sera pas au coeur de la discussion des partenaires sociaux. Au contraire, le gouvernement fera tout pour éviter d'en parler. Mais, après le mois d'août, Bercy présentera le rapport sur les retraites chapeau. Il sera tentant de faire des moulinets pour affirmer que les pouvoirs publics ont décidé de mettre un terme à ce régime dérogatoire qui concerne néanmoins pas moins de 200 000 personnes.

François Fillon avait déclaré en 2009 qu'il souhaitait supprimer les retraites chapeau. A défaut d'atteindre cet objectif, les contributions ont été sensiblement augmentées dans le cadre de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2010. Aujourd'hui, l'heure est plutôt à la réforme. la question de la portabilité et de la transformation des retraites chapeau en régimes de retraite en cotisations définies sont à l'étude. Bercy réfléchit à une refonte de l'assurance-vie avec en perspectives la dépendance et la retraite.

mercredi 24 février 2010

Regain conjoncturel pour le Livret A

La collecte nette pour le LIvret A a, au mois de janvier 2010, atteint 1,69 milliard d'euros, pour un encours de 186,6 milliards d'euros tous guichets confondus. La tendance est la même pour le Livret de développement durable (LDD) : la collecte a atteint 220 millions d'euros en janvier, pour un encours de 69,9 milliards d'euros. Pour le Livret A, cette collecte positive met fin à un processus de décollectte entamée au mois de mai 2009.

Ce regain est conjoncturel. A la fin d'année de nombreux salariés reçoivent des primes ou un treizième mois qu'ils placent sur leur Livret A en attente de réemploi. Le paiement du premier tiers provisionnel devrait assécher en partie cette enveloppe.

La persistance d'un fort de chômage conduit les ménages français à maintenir un fort volant d'épargne de précaution.

Il faut souligner que sur l'ensemble de l'année dernière, le Livret A et le LDD ont attiré 13,21 milliards d'euros, une somme à laquelle se sont ajoutés les 4,67 milliards d'euros d'intérêts capitalisés en fin d'année. Cette augmentation se décompose en deux mouvements, le premier, la hausse de la collecte sous fond de crise financière puis économique avec la banalisation de la distribution du Livret A à toutes les banques au 1er janvier 2009, le second après les baisses du taux de rémunération un puissant mouvement de décollecte de 10,6 milliards d'euros entre mai et décembre 2009.

Il n'est pas prévu de remonter des taux avant le second semestre 2010, remontée qui devrait être limitée compte tenu des politiques monétaires et du très faible rebond de l'inflation.

vendredi 19 février 2010

Le COR avance dans l'élaboration de son rapport 2010

Le COR poursuit son travail en vu de la publication au mois d'avril de son rapport qui servira de base à la réforme des retraites.
La dernière séance a été consacrée aux hypothèses économiques retenues pour l'élaboration des projections. Trois scénarios ont été retenus. Le A prévoit un retour à un chômage à 4,5 % en 2024 avec un taux de productivité de 1,8 % ; le prévoit un taux de chômage de 4,5 % avec un taux de productivité de 1,5 % et le C un taux de chômage de 7 % avec un taux de productivité de 1,5 %.
Le MEDEF aurait souhaité intégré un scénario plus sombre mais les syndicats ont refusé considérant qu'il n' y avait pas lieu de retenir un cadre trop pessimiste...

l'étude générale du COR
le benchmark en matière d'hypothèses éco
étude macro

jeudi 18 février 2010

Les maux et les mots de la réforme des retraites

télécharger en pdf l'article

Le défi des retraites ne se limite pas à la question du financement des régimes d’assurance-vieillesse. Il s’inscrit dans un processus démographique sans précédent qui prend trois aspects :

• L’augmentation par allongement de la durée de vie du nombre des personnes de plus de 60 ans ;
• La stabilisation puis le déclin de la population active ;
• La stabilisation et le déclin de la population totale.

Ce processus concerne, en premier lieu, les pays occidentaux mais aussi les pays émergents voire les pays en développement. Entre aujourd’hui et 2050, tous les Etats ou presque devront résoudre les problèmes que génère cette mutation démographique : financement des retraites, financement de la dépendance et de l’assurance maladie, gestion de l’emploi des seniors…

A l’exception des périodes de guerre et de grandes épidémies, jamais le monde n’a été confronté à un tel défi qui est de nature structurelle et qui comprend tout à la fois des aspects économiques, financiers et sociaux. Les guerres, la peste, le choléra étaient des accidents conjoncturels.

L’instauration de la couverture vieillesse accompagne le développement économique des Etats. Le passage de la société agricole à la société industrielle avec à la clef l’urbanisation a conduit les pouvoirs publics à instituer des dispositifs d’assurance vieillesse. L’assurance vieillesse devient une réalité selon les pays à partir de la première révolution industrielle autour des années 1870 pour se généraliser après la seconde guerre mondiale. Les pays à fort consensus et ayant connu un développement industriel rapide ont été les premiers à mettre en œuvre de larges couvertures vieillesse. La France, plus rurale, moins industrialisée et moins consensuelle, a longtemps tergiversé avant de créer un régime de retraite par répartition obligatoire avec la publication des ordonnances de 1944.

L’octroi d’une retraite constitue au départ une récompense, un dédommagement pour l’effort fourni durant des années. Ainsi, le premier régime de retraite français concerne les marins qui donnaient bien souvent leur vie au Roi.

Dans un pays marqué par la lutte des classes comme la France, les pensions réparent, en partie, le préjudice subi par « l’exploitation » des salariés par le capital. Le débat actuel sur la pénibilité reprend cette thématique.

La France a opté, en 1944, pour un système d’assurances professionnelles associant les syndicats. Ce système censé couvrir tous les risques et tous les actifs n’a jamais atteint ses objectifs du fait de l’opposition des bénéficiaires des régimes spéciaux (qui préexistaient avant l’adoption des ordonnances) que des indépendants (qui ne voulaient pas être placés sous la coupe des syndicats).

Par ailleurs, l’Etat a toujours joué un grand rôle à travers son pouvoir réglementaire. Il a réduit le champ de la négociation sociale au point que les syndicats ont perdu le contrôle dans les faits de l’assurance-maladie. Aujourd’hui, le pouvoir des syndicats dans l’assurance-vieillesse est, de plus en plus, virtuel. La réforme de 1993 a été réalisé en plein été sous forme de décrets ; les lois ultérieures ont donné lieu à des négociations mais selon un calendrier et en retenant les paramètres fixés par l’Etat.

La division syndicale a facilité le transfert de responsabilités au profit de l’Etat. Les syndicats sont, de toute façon, assez heureux d’imputer aux pouvoirs publics l’impopularité des mesures. Ils se cantonnent dans un rôle d’opposants tout en étant officiellement gestionnaires des régimes sociaux.


La France s’est engagée dans la réforme des retraites depuis 1993 afin de limiter l’impact sur les équilibres des régimes de retraite de l’allongement de la durée de vie et de l’arrivée à l’âge de la retraite des enfants du baby-boom en jouant sur les critères paramétriques du système (durée de cotisation, base de calcul de la retraite…).

Les différents plans n’ont jamais adopté ou pris dans le cadre d’un consensus. Un syndicat comme la CFDT a, en 2003, appuyé l’initiative du Gouvernement au prix de divisions internes.

Dix sept ans après le premier train de réformes, le système de retraite entre dans une période de tempête du fait que, depuis 2007, les classes nombreuses du baby boom arrivent à l’âge de la retraite et que l’allongement de la durée de vie poursuit son allongement. La crise a ajouté une composante conjoncturelle à ces facteurs structurels en privant les régimes de base de près de 5 milliards d’euros en 2010.

Les simulations réalisées pour le rapport 2007 sur les retraites par le Conseil d’Orientation des Retraites apparaissent dépassées car elles reposaient sur un taux de chômage de 4,5 % ; une productivité de 1,8 % et d’une croissance de 2 %. Ces hypothèses ont été balayées par la crise. Le COR considère qu’il faudra près de 9 ans pour effacer les scories de la crise sur les équilibres financiers des comptes sociaux. Les résultats du régime de base retraite en 2010 an sont ceux qui étaient prévus en 2020.

Face à cette dérive structurelle et conjoncturelle, le Président de la République a lancé un cycle de négociations qui comporte plusieurs enjeux.

Une des raisons de ce cycle est de prouver aux marchés financiers et donc aux investisseurs internationaux qu’au moment où la dette publique dépasse 80 % du PIB, la France est capable de se réformer et de maîtriser ses déficits publics.

Le second enjeu est de démontrer à l’électorat de droite que le Président et le Gouvernement n’ont pas renoncé à réformer. Il a réussi à piéger Martine Aubry sur le report de l’âge légal.

Depuis le début de son quinquennat, le Président essaie de diviser le front syndical en soulignant leurs divergences (FO est pour le statuquo, la CFDT pour la réforme systémique, la CGC est ouverte au report à 62 ans, la CGT est attentiste…).

Officieusement, les partenaires sociaux, la majorité et une partie de l’opposition sont d’accord sur les grands principes d’une réforme. L’exception française en matière d’âge légal de départ à la retraite n’est pas tenable. Depuis 1945, la durée moyenne de la retraite a été multipliée par deux et celle de la vie active s’est contractée de 8 ans. En 1936, la moitié des jeunes de 14 ans travaillaient ; en 2010, l’âge moyen d’entrée sur le marché du travail est de 22,5 ans. En 1960, il y avait 4 cotisants pour un retraité, aujourd’hui, il y a 1,5 actifs pour un retraité, en 2030 il y en aura 1,3 et en 2050, 1,2.

Si dans les quarante prochaines années, le nombre de retraités doit être multiplié par deux, celui des actifs a atteint son maximum et devrait décroître sauf immigration dans les prochaines années. Chaque année, plus de 730 000 personnes prennent leur retraite, retraite dont la durée s’allonge en parallèle avec l’espérance de vie.

Les syndicats, en début de négociation, refusent l’idée d’un report de l’âge légal de départ à la retraite qui figure au panthéon des acquis sociaux. Mais, les 60 ans jouent le rôle de butoir. Les salariés comme les entreprises se calent sur cet âge pour gérer leur carrière et leur personnel. Contrairement à une idée reçue, il n’y a pas de problème d’emploi des seniors en France. Le taux d’emploi des 50/59 ans est même supérieur en France à celui de la moyenne européenne ; entre 54 et 59 ans il est de 56 % contre 59 %. C’est pour la tranche d’âge des 60/65 ans où il est nettement en dessous de la moyenne. 16 % des Français sont encore en activité entre 60 et 65 ans contre plus de 30 % au sein de l’Union européenne. Ceux qui poursuivent leur activité au-delà de 60 ans sont essentiellement les cadres et les femmes ne disposant pas des trimestres suffisant pour obtenir une retraite à taux plein. Les 60 ans organise le monde du travail. Bouger le curseur modifiera les comportements. Tous les autres pays ont utilisé ce paramètre. Nos partenaires ont choisi de fixer l’âge de départ entre 65 et 67 ans en moyenne.

La France en privilégiant l’allongement de la durée de cotisation a choisi de contourner le problème des 60 ans. En effet, avec une entrée plus tardive sur le marché du travail, il y aura de moins de moins d’actifs qui disposeront des 41 ou des 42 annuités à 60 ans. Il n’en demeure pas moins que la vie professionnelle continue à s’organiser autour de ce fameux seuil. Le passage à 62 ans permettrait un gain de 6 milliards d’euros soit le montant du déficit structurel actuel de la CNAV. Pour 2020, il faudrait sans nul doute passer à 64 ans. Le passage à 62 ans, tout comme l’allongement de la durée de cotisation, ne peut être réalisé que de manière progressive. Il est difficile d’annoncer à un salarié de 60 ans qu’il devra travailler d’un coup deux ans de plus. De même, pour une entreprise, il est délicat de gérer avec des à-coups les départs à la retraite.

Les syndicats pensent que l’augmentation des cotisations permettrait de résoudre le problème. Certes, il était prévu dans la loi Fillon de 2003 de transférer une partie des cotisations chômage sur les cotisations retraite avec une hypothèse d’une décrue du chômage. Ainsi, un transfert de 0,4 pont était fixé au 1er janvier 2003, un autre transfert de 0,3 point au 1er janvier 2010 et enfin 0,4 point au 1er janvier 2011. Ce basculement aurait du fournir en fin de processus plus de 6,5 milliards d’euros à la CNAV. La crise avec la remontée du chômage a eu raison de cette opération. Est-il alors possible d’augmenter le taux des cotisations vieillesse ? La France figure dans le peloton de tête en matière de coût du travail. Le relever aboutirait à favoriser un peu plus la désindustrialisation et les délocalisations. Le gain en termes de cotisations serait amputé par les pertes générées par l’augmentation du chômage et la contraction de la masse salariale. En outre, d’autres dépenses sociales pourraient également justifier une augmentation de cotisation ou de la CSG, l’assurance maladie ou la dépendance. Néanmoins, il est possible qu’en fin de négociation, le patronat accepte un relèvement des cotisations s’il obtient en contrepartie un geste des syndicats sur les 60 ans.

Les syndicats réclament la prise en compte de la pénibilité du travail. Cette revendication avait été intégrée dans la loi de 2003. Plus de quatre ans de négociation ont débouché sur un échec. Le patronat refuse la création d’un système automatique de reconnaissance de la pénibilité de peur que se multiplient des régimes spéciaux. Le MEDEF est disposé à la mise en place de commission médicale qui étudierait au cas par cas l’état des salariés. Les organisations syndicales demandent que certains métiers soient classés comme pénibles. Peu de pays se sont engagés dans cette voie du fait de la difficulté à définir la pénibilité. En effet, un travail peut se révéler pénible des années après ou en fonction de l’âge du salarié. Faudra-t-il intégrer le stress, les conditions de transport… ? Une des difficultés provient aussi de notre système de base qui est un régime à prestations définies. Le calcul de la pension intervient au moment de la liquidation. Les salariés ayant été exposés à un travail pénible pourrait bénéficier de trimestres supplémentaires ou à des majorations de droit. Ces dispositifs, lourds à gérer, faussent les modalités de calcul. Dans un système par points et en comptes notionnels, il est possible de prendre en compte, plus facilement, l’espérance de vie et d’accroître le nombre de points pour des travailler exposés.

La CFDT en réclamant une réforme systémique a intégré la difficulté de prendre en compte la pénibilité dans le système actuel. En revanche, le basculement du régime général à prestations définies tel que nous le connaissons aujourd’hui en un système par points et en comptes notionnels est anxiogène car il occasionnerait des transferts de revenus entre retraités ; il y aura forcément des gagnants et des perdants. Il est bien connu que les perdants hurlent quand les gagnants restent silencieux. La révolution systémique ne peut être menée que progressivement et sur les bases d’un large consensus comme en Suède. Cette réforme nécessiterait, en outre, de réaliser la fusion des régimes de base avec l’AGIRC et l’ARRCO. Elle serait par nature anxiogène et ne peut être réalisée qu’après une élection présidentielle. Une telle révolution modifie les règles de calcul des retraites et lisse les effets du vieillissement sur les comptes publics mais elle ne garantit pas pour autant un équilibre automatique. Le passage à un régime en comptes notionnels ne permet de supprimer les déficits. A charge constante, il faut toujours trouver 80 milliards d’euros d’ici 2050.

Autre sujet sensible, la modification du mode de calcul des pensions publiques. Aujourd’hui, les retraites des fonctionnaires sont calculées sur la base des salaires des six derniers mois. Le taux de remplacement atteint plus de 70 % quand il est en moyenne de 60 % dans le privé et que de dernier devrait baisser de près de 10 points d’ici 2050. En outre, depuis 2003, les primes sont, en partie, prises en compte avec le Régime additionnel de la fonction publique. L’harmonisation des modes de calcul entre le public et le privé constitue un chiffon rouge pour les syndicats. Le gouvernement a évoqué le sujet afin de le retirer de l’ordre du jour en signe d’apaisement. Il n’en demeure pas moins que les retraites publiques occasionneront un surcroit de 40 milliards d’euros d’ici 2050.

Le Président de la République a fixé son calendrier en tenant compte des différentes contraintes électorales, syndicales et patronales. Entre les élections législatives et celles de la CFDT ainsi que celles du MEDEF, il était impossible d’aboutir avant l’été. De plus, au sein des grandes entreprises, les syndicats participeront à des élections qui détermineront leur représentativité en vertu de la loi adoptée en 2008.


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mardi 16 février 2010

Public Sénat : Jean-Claude Mailly et Philippe Crevel en débat sur les retraites

A l’occasion su sommet social du 15 février 2009, Philippe Crevel a été convié à débattre avec Jean-Claude Mailly, secrétaire général de Force Ouvrière. Philippe Crevel a été amené à répondre aux propositions de FO sur la réforme des retraites.


Regarder le débat

lundi 15 février 2010

Sommet social : la prudence est de mise

La prudence semble être de mise. le Président de la République semble lâcher du lest en soulignant au début du sommet social du 15 février qu'il "ne passera pas en force" concernant la réforme des retraites. Il a ajouté que "nous prendrons tout le temps nécessaire pour dialoguer, pour que les positions de chacun soient parfaitement comprises, pour que les Français soient clairement informés des enjeux et des situations".

"En tout état de cause, la réforme ne sera pas adoptée par le Parlement en juillet. Je veux un débat approfondi… qui prendra le temps qu'il faut."
Il a déclaré que "la réforme des retraites est trop importante pour qu'elle ne soit pas conduite de manière concertée, ouverte et sur la base d'un diagnostic partagé".

Pour montrer que le sommet social ne se limitait pas à la question des retraites, il a commencé son discours en abordant le problème du chômage.

La concertation sera réellement lancée après les élections régionales au mois d'avril. Cette concertation pourrait associer les partis politiques comme l'a indiqué ce matin Laurent Wauquiez. Cette concertation sera lancée à partir des travaux du Conseil d'Orientation des Retraites. La question de la pénibilité fera l'objet d'une concertation spécifique.


Or, ce sont les deux pistes favorisées par le gouvernement pour tenter de renflouer le régime des retraites gravement menacé par le vieillissement de la population et le mauvais fonctionnement du marché du travail. "Aujourd'hui, sur dix retraites que nous versons, il y en a une qui n'est pas financée. Si nous ne faisons rien, dans dix ans ce sera une sur huit", a rappelé M. Sarkozy.


La réforme des retraites bute en France sur l'absence de consensus comme en témoignent les différentes enquêtes d'opinion; Ainsi selon l'enquête d'opinion, commandée par Matignon et réalisée les 4 et 5 février, 56 % se disent hostiles à l'allongement de la durée de cotisation et 60 % à la remise en question de l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans.

Le Madelin fait son petit bonhomme de chemin

90 000 nouveaux contrats Madelin ont été souscrits en 2009 dans un contexte économique peu porteur. La récession, la plus forte que la France ait connu depuis 1945 n'a pas incité les indépendants à accroître leur effort d'épargne en vu de la retraite ou de la prévoyance. Néanmoins, par rapport à 2008, un léger rebond est constaté. Fin 2008, le nombre de souscription de nouveaux contrats était en baisse de 2 % par rapport à 2007.

Il y a, en France, 856 000 contrats Madelin, soit une hausse de 5 % par rapport à 2008.

Les cotisations ont progressé de 2 % contre 7 % en 2008 pour s'établir à 2,056 milliards d'euros.

Les provisions mathématiques ont progressé de 16 % Après une hausse de 8 % en 2008 et s'élevaient au 31 décembre 2009 à 14,963 milliards d'euros.

Le PERP à la recherche d'un second souffle

En 2009, 62 000 nouveaux PERP ont été souscrits portant leur nombre à 2,074 millions. Les souscriptions ont baissé de 27 % par rapport à 2008, année qui avait été marquée par une baisse de 35 %. Le nombre de plans a augmenté de 1 % après i,e hausse de 3 % en 2008.
Les cotisations ont atteint 1,036 milliard d'euros soit autant qu'en 2008, 1,032 milliard d'euros.
Les provisions mathématiques ont augmenté de 29 % pour s'établir à 5,233 milliards d'euros contre 4,054 milliards en 2008.
Avec la crise financière, les produits tunnels n'ont pas eu la cote en 2009. Le PERP n'en demeure pas moins un complément de retraite intéressant pour les contribuables fortement imposés.

vendredi 12 février 2010

Réforme des Retraites, Avier Bertrand VS François Hollande

Xavier Bertrand et François Hollande ont longuement débattu dans le cadre de l'émission de "A vous de juger de France 2,jeudi 9 février 2010, de la réforme des retraites. Un consensus s'est dégagé sur le fait qu'il faudra travailler plus. La question du report à 62 ans de l'âge légal demeure un tabou de part et d'autre à quelques semaines des régionales. Les deux protagonistes ont tenté de pousser l'autre à "la faute".

François Hollande a mentionné qu'il faudra augmenter les cotisations en commençant à taxer d'avantage l'épargne salariale et les produit d'épargne. Xavier Bertrand a récusé cette idée de l'augmentation des cotisations qui aboutirait à pénaliser soit le pouvoir d'achat des salariés ou la compétitivité des entreprises.

lire l'article du Monde

jeudi 11 février 2010

Le MEDEF pour le report de l'âge de la retraite et l'augmentation de la capitalisation

Le Medef a renouvelé sa position sur la retraite en demandant à nouveau le report de l'âge légal de départ à la retraite mais aussi en soulignant la nécessité d'accroitre la capitalisation.

A ce sujet, l'organisation étudie plusieurs pistes dont la création d'un plan retraite qui serait attaché au salarié ainsi que la possibilité de détaxer les sommes de l'épargne salariale affectée à la préparation de la retraite.

lire la dépêche AFP

mardi 9 février 2010

L'emploi des senior, le problème est après 60 ans

La France se caractérise par son faible taux d'emploi des seniors, 38,2 % contre une moyenne au sein de l'Union européenne de 45 %. Il faut néanmoins souligner que le taux d'emploi des 50/59 ans est supérieur à la moyenne européenne (68,4 % contre 67,5 %. Sur la tranche d'âge 50/64 ans, la France fait presque jeu égal avec ses partenaires (53,1 % contre 56,5 %). Ces résultats s'expliquent par le haut niveau d'emploi entre 50 et 54 ans (80,5 % contre 75,5 % au sein de l'UE 27). Le faible taux d'emploi des seniors est imputable à la chute d'activité après 60 ans. Seulement 16,3 % des 60/64 ans sont encore actifs en France contre 30,1 % en Europe. Dans la tranche d'âge des 55-59 ans, la France est juste au-dessous de la moyenne (56,3 contre 59 %).
La barrière des 60 ans joue donc bien un rôle de partage entre activité et inactivité.

Après la retraite, la dépendance

D'élection en élection, le règlement de la question de la dépendance demeure toujours d'actualité. Aujourd'hui, les finances des départements sont mis durement à l'épreuve. Par ailleurs, l'APA, l'allocation personnalisée d'autonomie ne permet pas de compenser le surcroit de dépenses générées par la dépendance. En effet, l'APA s'élève en moyenne entre 460 et 490 euros. Plus de 1 million de personnes en bénéficient soit un coût total de 5 milliards d'euros.

Le recours au privé est évoqué mais pose le problème de qui paie et pour quelle prestation. Ainsi, pour toucher plus de 540 euros, il faut verser durant 20 ans 350 euros. C'est beaucoup et ce n'est pas certain de suffire. En effet, le coût de la dépendance peut atteindre rapidement 2500 euros par mois quand le montant moyenne de la pension est de 1200 euros.
La seule solution est de mutualiser sur un très grand nombre d'assurés avec un système de cotisations non récupérable. Or, les Français n'apprécient pas ce type de produits.
Les pouvoirs publics et les assureurs sont donc dans l'obligation d'innover pour résoudre ce problème.

samedi 6 février 2010

La réforme des retraites bouclée avant les vacances d'été

Nicolas Sarkozy souhaiterait que la réforme des retraites soit adoptée au mois de juillet. Cette réforme comporterait deux mesures phare : l'allongement de la durée de cotisation et le report de l'âge légal de départ à la retraite à 62 ans.
Afin d'éviter un enlisement automnal, le Président veut un accord au courant du mois de juin après le Congrès de la CFDT.

lire l'article du Figaro

vendredi 5 février 2010

La Chine doit s'occuper de ses retraités

L'OCDE a publié son "Etude économique 2010 sur la Chine" . L'organisation internationale préconise toute une série d'actions dont la poursuite de l'ouverture des marchés de capitaux, le renforcement du cadre de la politique monétaire, l'amélioration des règles de concurrence, l'unification des filets de la sécurité sociale, l'amélioration de la mobilité de la main d'oeuvre et la continuatio de la réforme des soins de santé. L'OCDE insiste, par ailleurs, sur la nécessité de consolider les régimes de retraite.

Les auteurs de l'étude notent que pour assurer un taux de remplacement correct, en particulier, pour les retraités vivant dans les campagnes, il sera nécessaire de relever l'âge de départ à la retraite et que le coût des pensions soit pris en charge par l'Etat.

L'OCDE note que le taux des cotisation retraite demeure faible et que le système de couverture vieillesse est segmentée et parcellaire. La mobilité de la main d'oeuvre est freinée par la cohabitation de plusieurs systèmes de retraite (en milieu rural, la fonction publique, en milieu urbain).
60 % des personnes de plus de 75 ans en milieu urbain n'ont pas de retraite.
L'OCDE préconise l'unification des régimes et pour couvrir les retraités qui n'ont pas cotisé puiser dans les réserves d'épargne.

[pour en savoir plus->L'OCDE a publié son "Etude économique 2010 sur la Chine" . L'organisation internationale préconise toute une série d'actions dont la poursuite de l'ouverture des marchés de capitaux, le renforcement du cadre de la politique monétaire, l'amélioration des règles de concurrence, l'unification des filets de la sécurité sociale, l'amélioration de la mobilité de la main d'oeuvre et la continuatio de la réforme des soins de santé. L'OCDE insiste, par ailleurs, sur la nécessité de consolider les régimes de retraite.

Les auteurs de l'étude notent que pour assurer un taux de remplacement correct, en particulier, pour les retraités vivant dans les campagnes, il sera nécessaire de relever l'âge de départ à la retraite et que le coût des pensions soit pris en charge par l'Etat.

L'OCDE note que le taux des cotisation retraite demeure faible et que le système de couverture vieillesse est segmentée et parcellaire. La mobilité de la main d'oeuvre est freinée par la cohabitation de plusieurs systèmes de retraite (en milieu rural, la fonction publique, en milieu urbain).
60 % des personnes de plus de 75 ans en milieu urbain n'ont pas de retraite.
L'OCDE préconise l'unification des régimes et pour couvrir les retraités qui n'ont pas cotisé puiser dans les réserves d'épargne.


pour en savoir plus

mercredi 3 février 2010

La lettre N°43 du Cercle - Fev 10





Au sommaire de la lettre du mois de février :

- l’édito : "Vous avez dit rendez-vous ?"
- pourquoi les taux des fonds euros baissent ?
- Premier bilan des plans senior
- les résultats démographiques 2009
- ...

Retrouvez toute l'actualité de l'épargne et de la retraite dans la lettre du Cercle du mis de février

Le casse tête de la retraite des fonctionnaires

Depuis 1990, les pensions versées aux fonctionnaires ont augmenté de plus de 50 % passant de 9,3 à 14,3 % des dépenses de l’Etat. La situation ne risque pas de s’améliorer compte tenu de l’évolution attendue du rapport démographique. En 2006, l’Etat comptait 1,4 actif pour 1 retraité. Ce ration devrait passer à 0,9 en 2015 et à 0,8 en 2030. Pour le privé, le rapport est de 1,8 aujourd’hui et devrait passer à 1,5 en 2020 et 1,3 en 2030 selon le Conseil d’Orientation des Retraites.

Pour réduire la facture et au nom de l’égalité de traitement, le Gouvernement souhaite modifier les règles de calcul des pensions publiques. A la différence du secteur privé pour lequel il est retenu les 25 meilleures années, ce sont les six derniers mois qui servent de base aux pensions de la fonction publique. Il en résulte un taux de remplacement supérieur d’au moins de 10 points par rapport au privé. En outre si le taux de remplacement baissera d’ici 2050 dans le privé, il restera stable voire augmentera dans le public du fait de la montée en puissance du Régime additionnel de la fonction publique créée par la loi Fillon en contrepartie de l’allongement de la durée de cotisation.

La CFDT et la CGC ne sont pas complètement opposées à l’ouverture d’une négociation sur le sujet ; en revanche FO et la CGT sont fortement contre.

Plusieurs options existent. Ce débat pourrait être un leurre pour mieux faire accepter le passage de la retraite à 62 ans. Il pourrait déboucher sur un transfert d’une partie des charges de retraites de l’Etat sur le RAFP, le régime additionnelle qui est alimentée par des cotisations payées sur les primes versées aux fonctionnaires.

Ce qui est certain c’est que le sujet est très glissant...

mardi 2 février 2010

La lettre d'Agir Pour Ma Retraite

Face à l’allongement de la durée de vie, plus 10 ans en 50 ans, nous sommes tous conscients, même si nous le regrettons, que les régimes de retraite devront faire l’objet d’ajustements et de réformes dans
les prochaines années. Le droit à la retraite, affirmé dans le préambule de la Constitution représente pour les Français un acquis social de première importance. Dans un pays sensible à la lutte des classes, il
est perçu comme une juste compensation. Dans les trente prochaines années, les gains en espérance de vie, la stagnation de la population active du fait d’un plus faible taux de fécondité depuis 1965 auront des incidences économiques et financières dont les Français ont conscience.
Quand la retraite représente le quart de la vie d’un homme ou d’une
femme, il devient de plus en plus crucial de s’en préoccuper. « Agir Pour Ma Retraite » entend tout à la fois répondre à des questions pratiques sur la préparation de la retraite et faire le point sur les réformes en cours. Cette lettre analysera les propositions du Gouvernement et des partenaires sociaux.

Lire la lettre N°1 d'Agir Pour Ma Retraite

vendredi 29 janvier 2010

La retraite reportée à 67 ans : "Vérité en deça des Pyrénées, fausseté en delà" (Montaigne)

Quand la France s'interroge sur l'éventuelle possibilité de repousser l'âge de départ à la retraite à 62 ans, nos voisins travaillent sur le report au-delà de 65 ans qui est déjà la norme moyenne au-delà de nos frontières.
Ainsi, l'Espagne dotée d'un gouvernement socialiste devrait adopter un projet repoussant l'âge de la retraite à 67 ans.

Lire l'article sur le site de l'Express


lire l'article des Echos

60 ans, un symbole qui a la vie dure

Selon le dernier sondage réalisé par BVA, les Français seraient favorables à 63 % au maintien du départ à la retraite à 60 ans. Il faut souligner que la question incitait au conservatisme. Il n'y a que 34 % des Français qui sont prêt à reculer cet âge de départ en fonction des gains d'espérance de vie.

Il y a sur ce sujet pas de réel consensus. Près des trois quarts des sympathisants de gauche sont pour le statu-quo pour 43 % de ceux de droite.

En revanche, 51% des Français préfèrent travailler plus longtemps et 31% payer plus, alors que 14% n'optent ni pour une solution ni pour l'autre (4% ne se prononcent pas).

Sondage réalisé par téléphone les 22 et 23 janvier auprès de 1.012 personnes représentatives de la population française de 15 ans et plus, selon la méthode des quotas.


retrouver les résultats du sondage

jeudi 28 janvier 2010

Statu Quo pour les régimes de retraite

Le Conseil d'Orientation des Retraites a remis au Parlement son rapport sur les possibilités de réformer le système de retraite. Sans surprise et dans la droite ligne des propos présidentiels, le COR n'incite pas les pouvoirs publics à se lancer dans une réforme systémique. Même si le rapport souligne la caractère complexe du système actuel, il mentionne la difficulté d'un processus de basculement dans un nouveau régime. par ailleurs, une réforme structurelle ne changerait pas la donne financière. Le COR a étudié trois types de régime, le régime à annuités (le régime actuel), le régime par points (qui est retenu par les complémentaires) et le régime en comptes notionnels (qui est en vigueur en Suède et en partie en Italie). Le COR a refusé toute préconisation mais la CFDT s'est déclarée ouverte sur les comptes notionnels. Si un mode de calcul ne fait pas un équilibre financier, en revanche il peut ou non simplifier son obtention. Le système actuel est lourd à gérer. Il n'est possible de jouer que sur le nombre de trimestres et sur le nombre d'années retenues pour le calcul de la pension. Un système par points ou en comptes notionnels (ce dernier permettant de prendre en compte l'espérance de vie par génération pour le calcul des droits) offre plus de souplesse.
Il faudra attendre la présidentielle.... pour certainement se pencher le futur de l'assurance vieillesse en France.

Lire l'article du Monde

le rapport du COR

mardi 26 janvier 2010

Assurance-vie en pleine forme

Selon la Fédération françaises des sociétés d’assurance (FFSA), les cotisations brutes de l’assurance-vie, avec des cotisations brutes ont progressé de 12% (137,5 milliards). La collecte nette a pour sa part grimpé de 80% (51,1 milliards). Après deux années difficiles, l’assurance-vie a bénéficié de la remontée du taux d’épargne qui est de 17 % du revenu disponible brut ainsi que de la baisse du taux de rendement du Livret A. La diminution de l’inflation a rendu, par ailleurs, plus attractif les fonds euros. Il faut enfin ajouter que le pouvoir d’achat des Français contrairement à certaines idées reçues à augmenter l’année dernière, autour de 1 % (allègements fiscaux et effet retard d’augmentation des salaires calée sur une inflation plus forte).

lundi 25 janvier 2010

Sarkozy sur TF1 : réforme de la répartition pour tous

Nicolas Sarkozy a, à l’occasion de son intervention sur TF1, lundi 25 janvier 2010, a souligné qu’il souhaitait une réforme des retraites qui concerne l’ensemble des Français. Il veut une réforme globale qui n’aboutisse pas à une diminution des pensions. Il a rappelé son attachement au régime par répartition. Il recevra les forces syndicales le 15 février ainsi que les responsables politiques. Il est disposé à obtenir un large consensus. Il a avancé l’idée de l’allongement de la durée de cotisation et la prise en compte de la pénibilité.

Réforme des retraites, laisser le temps au temps

Le 27 janvier prochain, le COR adoptera son septième rapport sur les retraites, rapport qui abordera la question du transfert du régime général en régime par points et en comptes notionnels. Le suspens n'est pas de rigueur. Le COR, à travers plusieurs documents de travail et quelques indiscrétions à laisser entendre que la révolution systémique n'est pas à l'ordre du jour. A deux ans de l'élection présidentielle, il apparaît difficile de remettre à plat l'ensemble du système de retraite français. Le COR souligne à juste titre que le changement de système ne modifiait pas les coûts. Néanmoins, le passage à un régime par points pouvait amener de la transparence et faciliter les ajustements à opérer compte tenu du défi que nous impose le vieillissement de la population. Il faut, sans nul doute, laisser le temps au temps afin que les esprits prennent conscience des avantages et des inconvénients du statu quo, surtout en France.

mercredi 20 janvier 2010

64,7 millions de Français et moi, et moi et moi

64,7 millions de Français, "Et moi, et moi, et moi, Avec ma vie, mon petit chez-moi, Mon mal de tête, mon point au foie, j'y pense et puis j'oublie
C'est la vie, c'est la vie". petit hommage à Jacques Dutronc qui a entamé une nouvelle tournée à 66 ans prouvant ainsi que les seniors avaient de la ressource...

L'INSEE vient de publier les résultats du dernier recensement démographique. En 2009, la population française s'est élevée à 64,7 millions de personnes en progression de 346 000 par rapport à 2008. La France demeure le deuxième pays le plus peuplé de l'Union européenne derrière l'Allemagne qui compte 81,7 millions d'habitants. Le Royaume-Uni compte 62 millions d'habitants. L'Union européenne à 27 possède 500 millions d'habitants et les Etats-Unis 308 millions.

L'espérance de vie continue d'augmenter ce qui alimente le débat sur le recul de l'âge de départ à la retraite. Ainsi, une fille née en 2009 dispose d'une espérance de vie de 84,5 ans en progression de deux mois par rapport à 2008. Pour les hommes, l'espérance de vie est de 77,8 ans. Les gains se réalisent désormais dans la tranche d'âge 70/79 ans. En 1981, l'espérance de vie pour les femmes et les hommes étaient respectivement de 78,5 et 70 ans. En moins de trente ans, le gain est de 6 ans pour les femmes et de près de 8 ans pour les hommes.

A 60 ans, l'espérance de vie d'un homme est de 22,2 ans et pour une femme de 27 ans.

De ce fait, le vieillissement de la population française se poursuit. La part des plus de 60 ans atteint 23 %.

Le solde naturel a été de 275 000 contre 286 000 en 2008. La France est responsable de la moitié du solde naturel européen. Le taux de fécondité est de 1,99. Seule l'Irlande fait mieux. L'âge d'arrivée du premier enfant continue de reculer. Il est désormais de 30 ans. 821 000 naissances ont été enregistrées en 2009 en recul de 7500 par rapport à 2008. Ce recul s'explique par le fait que 2008 était une année bissextile et que les Femmes retardent de plus l'arrivée du premier enfant.

Le solde migratoire s'élève à 71 000 très en dessous du niveau de nos principaux voisins.

Le PACS continue à rencontrer un important succès, plus de 700 000 depuis sa création. En 2009, la progression a été de 20 % , après 40 % en 2008. 175 000 PACS ont été enregistrés contre 256 000 mariages. 95 % des PACS concernent des personnes hétérosexuelles.

retrouver les résultats de l'INSEE

dimanche 17 janvier 2010

Claude Guéant sur Europe 1 se prononce en faveur de l'augmentation de la durée de cotisation

Claude Guéant, a, à l'occasion de l'émission "Grand Rendez-Vous Europe 1/Le Parisien, affirmé que la réforme des retraites passera, sans nul doute, par un allongement de la période de cotisation. Il a évoqué les différentes solution. Ainsi sur la possibilité d'augmenter les prélèvements, il a indiqué que "c'est très difficilement envisageable parce que ça signifie (...) encore une dégradation de la compétitivité de la France".

Il a mentionné que les Français étaient très opposés à toute de baisse du montant des pensions.

Il a donc conclu qu'il ne restait donc "la possibilité d'augmenter la durée de cotisation comme d'autres pays l'ont fait".

Claude Guéant a néanmoins mentionné qu'"aucun choix n'est fait a priori" et que "le choix sera fait en concertation avec les partenaires sociaux".

Il a tenu à rappeler que "par rapport à la naissance du système que nous connaissons encore, les choses, les données ont considérablement changé : les Français, chaque année, voient leur espérance de vie, depuis 50 ans, augmenter de trois mois". "Ca crée évidemment des besoins de financement supplémentaires puisque, vivant plus longtemps, les gens bénéficient plus longtemps de leur retraite, donc il faut s'adapter".

mercredi 13 janvier 2010

Débat sur les retraite au sénat : un début en douceur pour le futur rendez-vous

Le Sénat a consacré, le mardi 12 janvier 2010, une séance à un débat sur les retraites, la pénibilité et l'emploi des seniors. Du fait que le COR n'a pas rendu son rapport, du fait que les concertations avec les syndicats n'ont pas officiellement commencé, le débat a été avant tout l'occasion de faire le point sur le régime des retraites en France.

Dominique Leclerc, membre de la commission des affaires sociales spécialiste des questions de retraite, a souligné que "la remontée de l'âge légal de départ à la retraite aurait des effets importants". Il a souligné que si en 1960, on passait les trois quarts de sa vie au travail, aujourd'hui, c'était seulement la moitié. De ce fait, il recommande de suivre les partenaires étrangers qui ont remonté l'âge de départ.

Il a fait remarquer que le faible taux d'emploi des seniors constituait un obstacle à la remontée effective de l'âge de départ à la retraite. ce faible taux est le produit des politiques menées à partir des années 70. Il constate une légère amélioration en la matière. Il souligne néanmoins que "les Français arrêtent de travailler, en moyenne, un an et demi avant de prendre leur retraite : entretemps, ils sont en invalidité, en préretraite, en chômage". Il ne faudrait pas que le recul de l'âge de départ aboutisse à une augmentation du nombre de demandeurs d'emploi. Néanmoins, il mentionne que le passage à 62 ans devrait permettre une économie de 6,6 milliards d'euros en 2020 et de 5,7 milliards d'euros en 2050 sur un déficit prévisionnel de 46 milliards d'euros.

Sur la pénibilité, Dominique Leclerc privilégie l'approche individuelle et remarque qu'aucun pays n'a mis en place de législation sur ce sujet. Concernant le passage du régime général en un régime par points et en comptes notionnels, il s'en remet prudemment au futur rapport du COR.

La présidente de la commission des affaires sociales, madame Muguette Dini, a souligné dans son intervention que le choc démographique était d'une ampleur sans précédent du fait du papy boom et de l'allongement de la durée de vie, 6 ans depuis 1980.

Elle a rappelé que la France comptera en 2050 70 millions d'habitants avec une personne sur trois de plus de 60 ans; 11 millions de Français auront alors plus de 75 ans contre 5 millions en 2005. De e fait, le déficit de l'assurance vieillesse dépassera toute chose étant égale par ailleurs 25 milliards d'euros en 2020 et 70 milliards d'euros en 2050.


L'orateur du groupe UMP, Gilbert Barbier, a noté que les efforts du Gouvernement en faveur de l'emploi des seniors étaient significatifs avec la surcote, le report à 70 ans de la mise à la retraite d'office, le cumul emploi-retraite et le dispositif des plans seniors dans les entreprises. Plus de 8000 entreprises et 80 branches ont finalisé un accord ou un plan d'action en faveur du travail des plus de 55 ans. Il a constaté que les divergences entre partenaires sociaux n'avaient pas permis d'avancer sur le sujet de la pénibilité.

L'orateur communiste, Guy Fischer, a fait remarquer que les réformes précédentes avaient abouti à une diminution des pensions et que la mesure au plus fort impact était celle liée à la désindexation (80 % des économies). Il rejette l'idée d'un report de l'âge légal de départ à la retraite. Il a noté que les entreprises avaient pour plus de deux tiers d'entre elles opté pour des plans d'action et non pour des accords avec les partenaires sociaux. Il pense que ces plans n'auront aucun impact concret sur l'emploi des seniors.

Il a rappelé que pour le PC la question de la prise en compte de la pénibilité était fondamentale. Il a indiqué que "l'appréciation de la pénibilité doit reposer sur la reconstitution de la carrière du salarié. Le système de commissions préconisé par le Medef reviendrait à avancer de quelques mois à peine la retraite des salariés malades du travail".

Le PC est opposé au régime par points qui est selon son orateur l'antichambre du démantèlement du régime par répartition.

Pour maintenir la retraite à 60 ans, il propose la réforme de l'assiette des cotisations, l'instauration de cotisations sur les revenus financiers des entreprises et des institutions non financières, la mobilisation en faveur de l'emploi de tous les acteurs et la suppression des exonérations de cotisations, qui ont progressé de 13,1 % en 2008.

René Teulade, pour le PS, a rappelé son attachement au régime par répartition et son souhait de modifier la gestion des âges au sein de la société.

Nicolas About pour le Nouveau Centre a mentionné que la dégradation financière des régimes de retraite était plus rapide que prévu. Il a mentionné qu'il était partisan du régime par points.

Le Ministre du travail, des relations sociales, de la famille, de la solidarité et de la ville a indiqué que "le financement des retraites concerne directement la génération qui vient d'entrer dans la vie active et qui verra s'accroître de plus en plus la charge des retraites. Il faut dès aujourd'hui agir sur le déficit mais aussi sur la capacité du système à tenir les engagements. Le rapport entre le nombre de cotisants et le nombre de retraités sera de 1,5 dans dix ans et de 1,2 en 2050. Aujourd'hui déjà, à 1,8, une retraite sur dix n'est pas financée".

Les deux objectifs de la réforme préparée par le gouvernement sont : sauvegarder le système par répartition, dont la crise a bien montré qu'il est irremplaçable, et veiller à l'équité -ce qui exigera d'aborder la question de la fonction publique.

Le Ministre a fait remarquer que "le régime des fonctionnaires connaît une situation financière délicate, mais qu'elle est masquée par le mécanisme d'équilibrage automatique du compte d'affectation spéciale « Pensions ». Le taux de cotisation de l'État est fixé de façon à maintenir l'équilibre : 44 % en 2000, 62 % aujourd'hui, contre 16 % environ pour les employeurs privés. Cela représente un déficit de près de 10 milliards d'euros, autant que celui du régime général. Si nous n'agissons pas, les contribuables continueront de supporter la charge de cette dérive financière."

Xavier Darcos a plaidé en faveur de l'accroissement de l'activité de seniors. Il a indiqué que "pour travailler plus, il faut travailler mieux et équitablement. Cela impose de poser sans tabou la question de la pénibilité, en distinguant entre ce qui relève de l'amélioration des conditions de travail -objet du deuxième plan santé au travail que je présenterai vendredi au conseil d'orientation des conditions de travail- et ce qui relève de la compensation, laquelle exige de tenir compte de la pénibilité spécifique à certains secteurs".

Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat à l'emploi, a fait remarquer que les préteraites qui concernaient 100 000 personnes en 1997 ont diminué à 8000 en 2009.

mardi 12 janvier 2010

taux de rendement des contrats d'assurance-vie : baisse logique et relative

Les compagnies d’assurance commencent à publier leur taux de rendement 2009 pour leurs différents contrats d’assurance-vie. Après une année financière mouvementée et compte tenu du niveau bas tant des taux d’intérêt monétaires et obligataires que de l’inflation, une baisse du taux de rendement de 0,4 à 0,7 point est attendue. En termes réels, la diminution est compensée par l’inflation qui est descendue au-dessous de 1 point quand elle était de 3 points il y a deux ans. Les taux de rendement devrait se situer légèrement en-dessous de 4 points soit très nettement au-dessus du taux du Livret A qui est de 1,25 point.

Cette correction à la baisse devrait inciter les épargnants à reconsidérer les placements en unités de compte. Depuis le mois de mars 2009, l’appréciation du CAC 40 a atteint plus de 55 %.

lundi 11 janvier 2010

Retraite : méfiance et pessimisme. Bon courage au Gouvernement

L'enquête de l'IFOP publiée par le JDD du 10 janvier 2010 souligne la difficulté de faire passer en France le principe d'une réforme sur les retraites.

Ainsi 40 % des Français considèrent que jusqu'à maintenant il n'y pas eu de réforme. Pourtant depuis 1993, notre système de retraite a été profondément changé. Les conditions d'obtention de la retraite de base ont été revues, le régime des fonctionnaires a été aligné sur celui des salariés et les régimes spéciaux ont été (en partie) banalisés. Un processus de rapprochement des caisses tant au niveau du régime de base qu'au niveau des régimes complémentaires a été entrepris.

Pourquoi alors 40 % des Français jugent que rien n'a été fait ? La répétition des rendez-vous et l'apparition de déficits sembleraient prouver que les réformes n'ont pas été à la hauteur. Or, tous les pays ont conduit la réforme de leur système de retraite par étapes. L'Italie, l'Allemagne, le Royaume-Uni, les Pays-Bas ont réalisé leurs réformes en plusieurs fois et n'ont pas terminé d'ajuster leur système aux réalités démographiques et financières.

40 % des Français pensent que les réformes sont allées dans le mauvais sens pour seulement 20 % qu'elles allaient dans le bon sens. Tout le monde ou presque souhaite gagner plus tout en travaillant moins. Les Français refusent d'admettre que l'espérance de vie a doublé à 60 ans en 50 ans. Bien évidemment que l'allongement de la durée de cotisation ne peut pas être une mesure populaire. Il en est de même pour les règles d'indexation. Par ailleurs, les Français sont fâchés avec l'économie et les chiffres. Ils ont du mal à admettre que la part consacrée aux retraites en France figure parmi les plus élevées de l'OCDE et que le niveau de vie des retraités est supérieur à celui des actifs. Il est difficile à admettre que moins d'actifs et plus de retraites signifie une remise en cause des règles. Le travail de pédagogie est encore à réaliser.

Ce sont les plus jeunes et les ruraux qui sont les plus opposés à l'évolution du système. Les CSP+ sont les fortement convaincus qu'il n'y a pas vraiment eu de réformes. La méfiance des jeunes provient de la répétition du message comme quoi ils n'auront pas de retraite à la fin de leur vie. Les cadres supérieurs qui seront les principaux concernés par la chute du taux de remplacement considèrent que les gouvernements hésitent à prendre des mesures impopulaires en particulier contre les fonctionnaires.

76 % des Français ne sont pas confiants concernant la garantie de toucher plus tard une retraite satisfaisante par rapport à leurs revenus. ce taux était de 61 % en octobre 2008. Les confiants sont passés sur la même période de 38 à 24 %. Les tout à fait confiants ne sont plus que 4 % contre 8 % précédemment ; les pas du tout confiants sont 46 % contre 33 % en octobre 2008. Cette grande inquiétude symbolise l'anxiété propre à la société française et qui dépasse de loin le débat sur les retraites. Le niveau de redistribution publique en faveur des retraités est très élevée en France (85 % des revenus des retraités provient de la retraite par répartition). L'idée que ce système soit remis en cause est une crainte partagée par le plus grand nombre et tout particulièrement par les jeunes. L'idée d'une insuffisance de revenus au moment de la retraite n'est pas sans conséquence sur la volonté d'épargner durant la période d'activité. Plus d'un Français sur deux affirment épargner pour sa retraite.

Cette méfiance face à la retraite future est très forte pour les cadres supérieurs (89 %). Elle peut se comprendre car d'ici 2050 leur taux de remplacement devrait chuter de 20 points. Plus les Français sont diplômés, plus la méfiance s'accroit (68 % pour les non diplômés contre 79 % pour les bac+2 et 76 % pour les BAC+3 et supérieurs).

Age de départ à la retraite, une spécificité française

Avec les importants gains d’espérance de vie à 60 ans, le recul de l’âge de départ à la retraite s’est imposé dans la quasi totalité des pays. De fait, l’âge légal moyen de départ se situe autour de 65 ans. Par ailleurs, de nombreux pays ont prévu de le reculer pour tenir compte de l’augmentation de l’espérance de vie. Ainsi, il passera de 66 à 67 ans d’ici 2027 aux Etats-Unis, de 65 à 67 ans d’ici 2012 en Allemagne, de 65 à 68 ans d’ici 2046 au Royaume-Uni et à 65 ans pour tous entre 2013 et 2030 au Japon. En Europe du nord, de nombreux pays ont prévu de reporter l’âge de la retraite au-delà de 65 ans. La France reste bloquée à 60 ans et a joué sur la durée de cotisation. L’objectif était de favoriser les actifs ayant commencé à travailler tôt or, aujourd’hui, l’âge moyen de début de carrière est de 22 ans. De ce fait, il apparaît assez logique de toucher au curseur de l’âge légal qui a été abaissée de 65 à 60 en 1982.

dimanche 10 janvier 2010

Enquête JDD : les Français conscients qu'il faudra travailler plus longtemps pour avoir une retraite

Le JDD du 10 janvier 2010 publie les résultats d'une enquête sur les retraites. Dans la droite ligne des enquêtes conduites par Jérôme Jaffré pour le Cercle, l'étude du JDD souligne que les Français demeurent très inquiets face à l'évolution du système des retraites, 76% craignent une retraite insuffisante. 40 % pensent que les réformes allaient dans le mauvais sens et 40 % jugent qu'il n'y a pas eu vraiment de réformes.

Comme à l'occasion de la dernière enquête du Cercle, les Français sont prêts à travailler jusqu'à 62 ans. 44 % sont prêts à travailler de 60 à 64 ans et encore 33 % sont disposés à travailler de 65 à 69 ans. Les Français pensent qu'ils prendront leur retraite à 64,7 ans. Ils sont 38 à penser que l'âge effectif de retraite se situera entre 65 et 69 ans, 30 % entre 60 et 64 ans, 24 % après 70 ans et seulement 8 % avant 60 ans. Néanmoins, dans les solutions proposées, les Français optent pour plus de cotisations pour partir le plus tôt possible à la retraite (41 %) contre 34 % favorable à un recul de l'âge de départ. 23 % sont prêts à gagner moins tout en partant tôt.

Lire les résultats du sondage

vendredi 8 janvier 2010

"Pas question de bâcler la réforme des retraites" selon François Chérèque

François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, dans une interview au journal les Echos, en date du 8 janvier, souligne que "il faut être lucide : le système (des retraites) créé en 1945 n'est plus adapté. Un rafistolage n'est plus possible. Il faut une réforme d'ampleur du système par répartition pour faire face au vieillissement de la population, à des carrières plus erratiques et à l'enjeu de la pénibilité du travail. Les retraites doivent mieux coller aux parcours de vie des assurés, avec plus de choix personnels et de lisibilité car le système actuel est trop complexe.

le secrétaire général de la CFDT ne souhaite pas trancher dès maintenant la question d'un éventuel transfert du régime actuel de base vers un régime par points. Il mentionne que le système par points n'est pas un gage automatique d'équilibre financier Il demande un véritable débat au Gouvernement et regrette que le calendrier de la loi Fillon n'ait pas été respecté. Il aurait préféré que le rendez-vous intervienne en 2012.
LA CFDT n'est pas pour le recul de l'âge légal mais pour l'allongement de la durée de cotisation afin de ne pas pénaliser ceux qui commencent à travailler tôt.

retrouver l'interview de François Chérèque

jeudi 7 janvier 2010

Fin de la retraite à 55 ans pour les infirmières

Les infirmières travaillant dans les hôpitaux publics avaient la possibilité de partir à la retraite à 55 ans. Dans le cadre d'un futur projet de loi, ce droit serait reporté à 60 ans avec une contrepartie en termes de revenus.

pour en savoir plus

mercredi 6 janvier 2010

La lettre n°42 du Cercle des Epargnants

Au sommaire de la lettre n°42 du Cercle des Epargnants :

- la réforme des retraites 2010, réforme systémique ou paramétrique ?
- les coûts économiques du vieillissement
- les dépenses de retraite et la redistribution sociale
- l'épargne et la crise font bon ménage

lire la lettre N°42


Retraite ou pas retraite en 2010 ?

Avec la réforme de la retraite annoncée pour cette année, la tentation de liquider ses droits peut exister pour un certain nombre d’actifs qui remplissent les conditions pour obtenir une pension à taux plein. Cette tentation peut se comprendre d’autant plus qu’il est désormais possible de cumuler sans problème retraite et emploi. Mais, il ne faut pas tomber surréagir. La réforme même si elle modifiait profondément le système, ce qui est loin d’être certain, rentrera en vigueur de manière progressive. Son application comme pour les précédentes réformes sera étalée sur plusieurs années

vendredi 1 janvier 2010

L'Etat s'endette, les Français épargnent

L’année 2009 pourrait se résumer par ce titre "l’Etat s’endette et les Français épargnent". Jamais, en effet, en dehors des périodes de guerre, le niveau de l’endettement public n’avait atteint un tel sommet, il dépasse les 1400 milliards d’euros. Par ailleurs, les Français ont mis de côté les gains de pouvoir d’achat dont ils ont bénéficié en 2009. Ainsi, le taux d’épargne des ménages qui avait atteint un point bas au 3ème trimestre 2008 à 14,9 % du revenu disponible brut a remonté durant toute l’année 2009 pour s’établir à 17 % en 3ème trimestre, soit le niveau le plus élevé enregistré depuis 2002.

Cette augmentation du taux d’épargne s’explique par la volonté des Français qui restent les plus inquiets de l’Union européenne d’accroître leur épargne de précaution pour faire face aux différents risques auxquels ils pourraient être confrontés, en particulier le chômage. Par ailleurs, les ménages ont pu avoir envi de reconstituer leur patrimoine entamé par la dépréciation des actifs constatée de fin 2007 à début 2009.

L’augmentation du pouvoir d’achat (1 % au dernier trimestre 2008, au 1er trimestre 2009, 0,4 et 1,1 et 0,6 % pour les trois premiers trimestres 2009) a facilité la remontée de l’épargne.

Pour 2010, les prévisions demeurent délicates. La baisse du taux de l’épargne serait un signe positif pour la consommation. Mais cette baisse sera conditionnée par l’amélioration de la situation de l’emploi. Plus de 2,6 millions de Français sont demandeurs d’emploi. Il n’en demeure pas moins que les sujets anxiogènes demeurent nombreux. Les finances publiques ainsi que la réforme des retraites n’incitent pas à l’optimisme. Il est par ailleurs possible que les Français soient obligés de puiser dans leur épargne non pas pour consommer mais pour acquitter un surcroît d’impôt, surcroit quasi incontournable du fait du niveau inquiétant des déficits publics.

jeudi 31 décembre 2009

Bilan 2009 et au Prgramme 2010

Le déficit de l’assurance-vieillesse s’est fortement accru en 2009 pour frôler les 10 milliards d’euros. Après quelques cas atypiques au sein des grandes entreprises, le Gouvernement a décidé de taxer un peu plus les retraites chapeau. Les indemnités de départ volontaire à la retraite seront désormais assujetties à l’impot sur le revenu. Sinon, les entreprises ont négocié ou ont établi des plans seniors pour éviter une taxe de 1 % sur leur masse salariale. Le PERP stagne mais bizarrement est moins critiqué comme quoi, en France, moins on a du succès, plus on est aimé...

2010, comme le souligne le dernier Fig Mag de l’année sera l’année des rendez-vous pour la retraite : régime général et régimes complémentaires. L’épargne retraite est pour le moment la grande absente pour les débats pourtant pour les futurs retraités, elle sera indispensable pour maintenir le pouvoir d’achat.

mercredi 30 décembre 2009

Vive l'épargne

Le taux d'épargne des ménages français atteint, en cette fin d'année 2009, 17 % du revenu disponible brut soit le niveau le plus élevé constaté depuis 2002. Depuis le début de la crise, il a gagné près de deux points. Au sein de l'Union européenne, les Français se caractérisent par le plus haut niveau d'inquiétude. Par ailleurs, le pouvoir d'achat des Français a augmenté cette année avec en particulier les baisses d'impôt décidées par le Gouvernement ainsi que la légère augmentation des salaires. Enfin, la stabilité des prix contribue également à l'augmentation du pouvoir d'achat.
L'assurance-vie et le Livret A sont les grands gagnants de cette frénésie de l'épargne. Le livret A a eu son heure de gloire durant le premier semestre quand l'assurance prix enregistre de très bons résultats depuis le mois de mars. Le livret A connait un reflux avec le passage à 1,25 % de son taux.

mercredi 23 décembre 2009

Le goût salé de la réforme des régimes spéciaux

Le rapport du sénateur, Dominique Leclerc sur les régimes spéciaux confirme ce que nous savions. La réforme des régimes spéciaux en 2007 a été obtenue au prix de concession auprès des partenaires sociaux (comptabilisation des années d’études, création d’échelons hiérarchiques supplémentaires...). Il en résulte un coût qui pourrait dépasser à terme les gains générés par le passage à 41 ans de cotisation.

lire le rapport du Sénat

lire l'article du Monde

Encadrement des taux de rendement des fonds euros

Les rendements 2009 des fonds euros des contrats d’assurance-vie devraient diminuer du fait du faible montant des taux d’intérêt. Par ailleurs, l’Autorité de contrôle des assurances et des mutuelles a le 16 juillet dernier sanctionné trois compagnies n’ayant pas respecté la règlementation sur les taux promotionnels.

Compte tenu du caractère peu lisible de la règlementation en vigueur, Bercy, en relation avec la profession, travaille à une refonte du décret. L’objectif est d’encadrer plus clairement les taux de rendement en interdisant en autre les taux promotionnels sur moins de 6 mois et éviter que les anciens souscripteurs soient pénalisés du fait des actions commerciales pratiquées pour conquérir de nouveaux assurés

mardi 22 décembre 2009

Les baby boomers à la retraite, une étude de l'IPSOS

Au moment où les générations d’après guerre commencent à prendre leur retraite, l’institut de sondage IPSOS a étudié leur comportement en tant que retraités en tant que futurs retraites. Ainsi, selon les sondeurs, les baby boomers devenus papy boomers sont des hédonistes sans complexe. 6 sur dix considèrent que la retraite permettra "de vivre sans poser de question". 87 % d’entre eux sont propriétaires et bénéficient de pensions plus importantes que leurs ainés et sans nul doute que leurs enfants

Prolongation d'un an du dispositif de retraite progressive

La retraite progressive permet à un salarié de plus de 60 ans de cumuler une activité à temps partiel avec une fraction de sa pension. Ce dispositif est ouvert aux salariés disposant au moins de 150 trimestres de cotisation. Depuis sa création, 2015 salariés en ont bénéficié. Il devrait prendre fin à la fin de l'année. Les ministres du Travail et du Budget ont décidé de le reconduire jusqu'à la fin 2010.

dimanche 20 décembre 2009

Le PERP a peut être de l'avenir ?

Depuis son lancement en 2004, le PERP est souvent décrié du fait de sa sortie en rente, du fait des multiples règles qui le rend coûteux pour les gestionnaires, il n’en demeure pas moins que ce produit comporte de nombreux avantages en particulier pour les contribuables imposés dans les hautes tranches de l’impôt sur le revenu. En effet, il est doté d’une déduction sur le revenu professionnel (plafond de 10 % des revenus professionnels dans la limite de 8 fois le plafond de la sécurité sociale avec possibilité de doubler le plafond pour les couples et de cumuler les droits à déduire sur trois ans).

vendredi 18 décembre 2009

Le régime par points a du plomb dans l'aile

A l'occasion de sa dernière réunion de travail, le Conseil d'Orientation des Retraites, le 16 décembre dernier, a étudié les modalités de passage du régime général en régime par points. Compte tenu des éléments fournis, il apparaît que le COR considère que cette réforme systémique est difficile à réaliser. La prise en compte des droits familiaux et des dispositifs de solidarité ainsi que la reconstitution des carrières passée sont délicates. La position définitive du COR devrait intervenir au début de l'année 2010 mais ces premières indications confortent le Gouvernement dans sa volonté de jouer sur les paramètres classiques pour tenter d'équilibrer nos régimes de retraite.


lire l'article des Echos


lire les notes du COR

mercredi 16 décembre 2009

La fusion des régimes complémentaires est-elle enclenchée ?

La convergence informatique des régimes complémentaires est en cours comme l'a déclaré le directeur général de l'Agirc/Arrco. La création d'une plate forme commune permettra des gains de productivité et favorisera les rapprochements entre les différentes caisses. Elle sous-tend une éventuelle fusion juridique et des rapprochements au sein des Institutions de Prévoyance.

lire l'article

samedi 12 décembre 2009

Comment contourner le problème de l'âge légal de départ à la retraite ?

La France, avec son âge légal de départ à la retraite à 60 ans, reste une exception au sein de l'OCDE. Nos partenaires ont, en moyenne, ces dernières années, reculé cet âge à 65 ans. Certains ont déjà prévu de le reculer à 67 voire 69 ans.
Face au symbole des 60 ans, l'idée de contourner le problème fait son chemin au sein du gouvernement. Déjà, en allongeant la durée de cotisation à 41 puis à 42 ans, la possibilité de partir à 60 ans deviendra de plus en plus coûteuse compte tenu de l'entrée tardive sur le marché du travail, la moyenne se situe désormais à 22 ans.
Par ailleurs, en travaillant sur une réforme systémique du système de retraite à travers la migration de notre régime à prestations définies en système par points intégrant des comptes notionnels, le débat des 60 ans pourrait être effacé. Le départ à 60 ans serait toujours possible mais financièrement pénalisant pour les éventuels candidats. En effet, pour le calcul de leur pension, il serait pris en compte le nombre de points accumulés et leur espérance de vie au moment de leur cessation d'activité.

Cette voie permettrait de surmonter l'hostilité syndicale. Bernard Thibault a rappelé à l'occasion du Congrès de la CGT qu'il s'opposerait à toute réforme remettant en cause la barre des 60 ans. Pour obtenir l'appui des syndicats, le gouvernement devra lâcher du lest et ce sera sans nul doute sur la question de la pénibilité ; or le système à points avec comptes notionnels permet une plus facile prise en compte de cette fameuse pénibilité soit à travers l'octroi de points, soit à travers le coefficient de conversion lié à l'espérance de vie.

mercredi 9 décembre 2009

Un bon livre pour l'hiver

François Charpentier, diplômé de l’Ecole supérieure de Journalisme et de l’IEP de Paris, journaliste à l’agence de presse AEF, est devenu au fil des années, un des meilleurs spécialistes des questions de retraite. Son ouvrage sur les fonds de pension qui en est à sa troisième réédition fait référence. Il vient de publier un livre très complet sur les retraites "Les retraites en France et dans le monde, Nouvelles Problématiques (Edition Economica - 533 pages - 29 euros) qui analyse l’ensemble de notre système de retraite en intégrant les réformes qui ont été adoptées depuis 1993. Il passe en revu tous les régimes, de base et les complémentaires ainsi que les régimes spéciaux. En s’intéressant aux expériences étrangères, il réalise un benchmark qui pourrait être exploité par les représentants des pouvoirs publics à la veille du rendez-vous de 2010.

mardi 8 décembre 2009

la CGT campe fermement sur la retraite à 60 ans

Dans le cadre du Congrès de la CGT, Bernard Thibault a souligné qu'il était opposé à toute remise en cause de la retraite à 60 ans.

lire l'article de Capital.fr sur le sujet

Patrimoine des Français à la hausse

Avec la reprise des cours de la bourse et la relative stagnation des prix de l'immobilier, le patrimoine des ménages est de nouveau en hausse. Selon le Bipe, après une baisse de 3 %, le patrimoine augmenterait de 0,6 % cette année et de 1 % en 2010. Entre 2003 et 2006, le patrimoine augmentait de 11 à 14 %. La richesse des Français représente environ 10 200 milliards d'euros. Elle est constituée pour les deux tiers de biens immobiliers et fonciers, les placements financiers représentant le tiers restant. L'assurance-vie qui était à la peine depuis deux ans renoue avec une croissance de 10 % et un encours de plus de 1200 milliards d'euros.

Les Français ont, par ailleurs, légèrement accru leur effort d'épargne avec un taux qui dépasse 16,7 % du revenu disponible brut. «Les sommes épargnées par les Français n'ont pas changé avec la crise, elles devraient représenter cette année un peu plus de 70 milliards dans l'immobilier et près de 120 dans les placements financiers», estime l'économiste André Babeau.

samedi 5 décembre 2009

Plus de 700 000 nouveaux retraités en 2008

Selon la CNAV, 708 758 nouvelles retraites ont été attribuées en 2008. La CNAV a, par ailleurs, réalisé 901 054 régularisations de carrière et versé 87 milliards d’euros de prestations. 2,6 millions de personnes sont passées par ses guichets. La CNAV gère plus de 17 millions de cotisants et 12 millions de retraités.

vendredi 4 décembre 2009

La lettre du Cercle du mois de décembre 2009

Au sommaire de la lettre d'information du Cercle des Epargnants du mois de décembre 2009 :

- les nouveaux plafonds de l'épargne retraite pour 2010
- l'économie mondiale face au choc démographique
- les rendez-vous de 2010 pour les retraites
- l'actualité sur l'épargne et la retraite


lire la lettre N°41

jeudi 3 décembre 2009

le COR tient colloque

Le Conseil d’Orientation des Retraites a tenu son colloque annuel jeudi 3 décembre 2010 sur le thème "les systèmes de retraite face à la crise en France et à l’étranger".

De nombreux experts ont analysé les conséquences de la crise sur les systèmes de retraite et présenté les mécanismes de correction que certains systèmes ont prévu pour tenter de réduire la dérive des déficits.

Dominique Libault, direteur de la Sécurité sociale a souligné que depuis le début de l’année la dégradation de la conjoncture a généré une perte de recettes pour le régime retraite de 5 milliards d’euros.

Il a souligné que « notre système joue son rôle de protection des retraités. Leur niveau de vie est maintenu et le taux de pauvreté (10%) reste inférieur à celui de la population globale (13%). Le minimum vieillesse a augmenté de 25%, et le mécanisme de revalorisation fonctionne indépendamment de la situation économique, ce qui explique l’augmentation des dépenses »,

Pour 2010, le directeur de la Sécurité sociale a été assez pessimiste : « D’après les prévisions, la masse salariale va continuer à se réduire ou bien stagner l’année prochaine. Un tel scénario sur deux années consécutives, c’est sans précédant ».

Par ailleurs, l’impossibilité de transférer les cotisations chômage sur les cotisations retraites entrainé un manque à gagner de quelques 6,7 milliards d’euros.

Dans ces conditions, pour 2010, le déficit de la caisse nationale d’assurance vieillesse estimé à 8 milliards pour 2009 devrait atteindre 14 milliards en 2013.

mercredi 2 décembre 2009

Réforme des retraites, Sarkozy offensif

A l'occasion du discours sur la relance économique prononcé à la Seyne sur Mer le 1er décembre 2009, Nicolas Sarkozy a indiqué qu'il serait offensif sur le dossier de la retraite qui est, à ses yeux, "un marqueur de la poursuite des réformes structurelles". Il a indiqué "qu'il ne reculera pas sur la réforme des retraites".

Proposition de loi sur les transferts de contrats d'assurance-vie

Le député Alain Suguenot (UMP) a déposé le 27 novembre 2009 une proposition de loi visant à faciliter le transfert des contrats d'assurance-vie non dénoués.

Prenant appui sur des pratiques commerciales qui avantagent les nouveaux souscripteurs au détriment des anciens, il propose que les épargnants puissent transférer leur contrat sans pénalité d'une compagnie à une autre. Cette proposition de loi a été renvoyé pour examen à la Commission des Finances.

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